Interview de Emilie Minatchy

Propos recueillis par IdolesMag.com le 09/07/2013.
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Emilie Minatchy - DR

Emilie Minatchy publiera le 23 septembre prochain son premier album solo, intitulé « Mon ailleurs ». Emmené par le single « Bye Bye » aux sonorités bluesy et jazzy teintées de pop, ce premier opus a été écrit et composé dans sa quasi intégralité par la jeune artiste. Nous avons donc été à sa rencontre pour en savoir un peu plus sur la genèse de cet opus. Nous en profiterons également pour lui demander ce qu'elle retient de son passage dans la StarAc, où le grand public l'a découverte en 2005, et sur son expérience de comédienne dans le sitcom « La Baie des Flamboyants ». Enfin, nous évoquerons la scène avec cette release party qui aura lieu le 19 septembre prochain à La Boule Noire (Paris 18ème) et la tournée qui suivra.

Emilie Minatchy, Mon ailleursIdolesMag : Vous avez déjà un parcours très riche derrière vous, et pourtant, c'est votre premier album solo qui sort à la rentrée. Le temps vous a-t-il paru long?

Emilie Minatchy : Oui et non. Oui parce que ça faisait un petit moment déjà, même avant la StarAc, que je rêvais de ce projet. Il faut savoir que j'étais déjà dans la musique bien avant StarAc. Et non, parce que j'ai la sensation et l'impression qu'il m'a fallu en fait ce temps pour vraiment mûrir ce projet, pour qu'il soit complètement à mon image et qu'il soit vraiment représentatif de ma musique. Donc, non, le temps ne m'a pas paru si long que ça. J'ai l'impression que chaque expérience que j'ai eue, vu que j'ai un parcours un peu riche, m'a permis de me construire et a fait en sorte qu'aujourd'hui je suis prête pour enfin assumer pleinement ma musique et mes mots.

Quand a-t-il commencé à prendre réellement forme?

Je me suis levée un matin et je me suis dit que j'étais enfin prête ! (rires) Je connaissais très bien le réalisateur depuis pas mal d'années. Comme quoi, on aurait pu le faire il y a pas mal de temps, mais ce n'était pas le bon moment. Ce matin-là, je me suis mise à la guitare et au piano et je me suis mise à écrire des chansons. Le lendemain je l'ai contacté en lui demandant s'il voulait réaliser mon album, que j'étais enfin prête et que j'avais des chansons. C'était en avril de l'année dernière. Il m'a dit qu'il était partant et on a commencé l'aventure comme ça. Du coup, j'étais un peu dans une sorte d'émulsion. Il n'y a qu'une seule chanson que j'ai reprise de mon ancien répertoire. C'est une chanson que j'avais écrite il y a dix ans. Sinon, toutes les autres chansons ont été écrites pendant la phase de production. Donc, ils arrangeaient des titres, moi je composais, ça m'inspirait... ils m'envoyaient un nouvel arrangement et pouf, ça m'amenait une nouvelle idée... Il y a des chansons que j'ai écrites en moins d'une demi-heure parce que je savais exactement ce que j'avais envie de dire et ce que j'avais envie d'y mettre. Du coup, ça s'est fait tout naturellement. Il n'y a pas eu de temps mort. On a fait ça d'avril à septembre et dès le mois de septembre, on a enchaîné sur l'enregistrement en studio avec les musiciens. Il n'y a vraiment pas eu de temps mort, tout s'est fait naturellement, et dans de bonnes conditions en plus...

Emilie Minatchy - DR

Vous signez la quasi-totalité des paroles et des musiques de cet album. Quel genre d'auteure-compositrice êtes-vous? Écrivez-vous un peu tout le temps ou plutôt avec parcimonie?

Je n'essaye pas de me ménager des temps de création. Ça vient quand ça vient. C’est-à-dire que je suis comme beaucoup d'artistes je pense, j'ai peur de la page blanche. Et c'est vrai que j'ai la chance d'exercer un métier qui est vraiment ma passion. Pour moi, ce n'est pas vraiment un métier. Donc, je n'ai pas envie de me dire « aujourd'hui, je vais écrire ». Parce que j'ai l'impression que justement c'est quand on se force à faire les choses qu'elles ne viennent pas, ou en tout cas pas bien, pas naturellement. Des fois je me mets au piano en me disant que ça viendra peut-être, mais je ne me force jamais la main en me disant que je vais écrire. Non. Je laisse plutôt venir quand ça vient. Là, j'ai écrit dernièrement des chansons parce que j'avais envie de les écrire, en pensant peut-être à un deuxième album... et puis aussi pour un peu étoffer le live également. Donc voilà. Mais c'est vrai que je ne me suis jamais forcée et que j'ai toujours laissé venir. J'ai des phases où je peux être très productive, comme des phases un peu plus ternes, sans inspiration aucune. Après, c'est vraiment en fonction de ce qui se passe dans ma vie... c'est marrant. (rires)

Depuis quand écrivez-vous des chansons? Étiez-vous encore gamine ou est-ce venu un peu plus tard à l'adolescence?

J'ai écrit ma première chanson à l'âge de treize ans. J'étais au Conservatoire en classe de violon et j'ai demandé à mes parents de m'acheter un piano parce que je rêvais d'en faire, même avant de faire du violon. Du coup, ma première chanson est venue comme ça. Le violon étant un instrument plutôt mélodique qu'harmonique, j'avais besoin de prendre tous les accords pour créer une mélodie. J'avais donc treize ans quand j'ai écrit cette première chanson. Après, ça m'a toujours un peu suivie. Avant d'écrire cette première chanson, j'écrivais beaucoup beaucoup de poèmes. J'étais une grande fan des sonnets et des alexandrins, donc, j'écrivais déjà beaucoup de poèmes plus petite. Mais la phase d'écriture de chansons, c'est vraiment à l'adolescence.

On retrouve des titres en français et en anglais sur l'album. Est-ce naturel pour vous d’écrire dans les deux langues?

Complètement. Étant donné que j'ai beaucoup voyagé et que j'ai beaucoup travaillé avec des artistes internationaux, je devais pratiquer et maîtriser l'anglais. Et c'est vrai que j'aime beaucoup chanter en anglais. Je suis une grande fan de jazz et forcément, le berceau du jazz et du blues, c'est plutôt quand même les États-Unis que la France. Donc, c'est vrai que cette langue, j'aime beaucoup la chanter. J'aime ses sonorité et je trouve qu'elle va bien à ma voix. Après, ça, c'est personnel. Et je ne voulais pas me mettre de barrières. Tout le monde m'a posé la question « Pourquoi chanter en anglais alors qu'on est en France? » Et moi, je répondais que c'était une langue que je pratiquais autant que le français. Donc, pourquoi me mettre des barrières? Il y a aussi une chanson en créole sur l'album. Et parfois je fais des mixes français-créole. Je n'ai pas fait de mix français-anglais, mais en tout cas j'ai essayé de mettre une partie de moi dans cet album. Donc, l'anglais fait partie de ma vie, de mes influences musicales et de la pratique que j'en fais également.

Emilie Minatchy, Bye ByeComment « Bye Bye » s'est-il retrouvé en premier extrait?

En fait, on ne s'est pas vraiment posé la question... On ne s'est pas posé pendant deux heures autour d'une table en se demandant quel titre on allait bien pouvoir choisir en premier extrait. Dès que cette chanson est arrivée (c'est d'ailleurs l'une des premières que j'ai écrite), tout naturellement on s'est dit que ce serait elle qui représenterait l'album. Cette mélodie est déjà simple, elle parle un peu à tout le monde. Le style des arrangements est, je dirais, un peu plus ouvert par rapport à certains titres qui peuvent être un peu plus personnels et un peu plus jazzy. Plus typés en tout cas dans le genre d'influences auxquelles ils font référence.  Donc, c'est vrai que c'est venu naturellement. Je ne me suis pas posé la question de savoir si c'était bien ou pas. Dès le départ, dès le mois d'avril de l'année dernière quand il est sorti, je me suis dit que ce serait ce titre qui représenterait l'album.

Va-t-on rester dans cette veine un peu jazzy et bluesy teintée de pop dans l'album?

C'est complètement ça.  Je ne me défends pas comme étant une grande chanteuse de jazz, donc, je n'avais pas la prétention de faire des titres très jazz. Par contre, comme ce sont mes influences, j'aime beaucoup chanter avec ces intonations bluesy et jazzy. C'est ma manière de chanter. Et comme je voulais que cet album soit à mon image, je me suis dit que je n'allais pas me priver d'avoir ces intonations-là. Après, c'est dans les arrangements qu'on a fait un choix qui correspondait vraiment à aller vers des choses très acoustiques et très pop, mais tout en gardant des accords jazzy. Il y a un titre, et c'est d'ailleurs celui qu'on a gardé depuis dix ans, qui est le plus jazz. C'est « Mon ailleurs ». Je ne sais pas ce que ça veut dire, mais bon... (rires) En tout cas, je voulais que cet album soit cohérent avec ma personnalité musicale et surtout qu'il arrive au bon moment. Donc, je voulais être cohérente avec moi-même pour le défendre le mieux possible.

S'articule-t-il autour du violon ?

On va dire que le violon fait partie de l'album. Après, je n'ai pas voulu en mettre en veux-tu en voilà à toutes les sauces parce que je ne suis pas la nouvelle Catherine Lara ! (rires) Non. Le violon est une pièce importante du projet, parce que ça fait partie de moi. Maintenant, je pense qu'on va vraiment beaucoup plus l'utiliser sur scène parce que c'est vraiment un instrument qui est beau à voir. Sur scène, avec mon violon électrique, ça va donner quelque chose de chouette... Sur l'album, on a fait le choix artistique de ne pas en mettre sur tous les titres. On a eu la chance d'avoir un quatuor qui est venu jouer. Donc, on retrouve ces sonorités-là que j'aime et que j'ai gardées du classique. Disons, qu'on a essayé de l'utiliser avec parcimonie.

Vous avez commencé très jeune l'apprentissage du violon. Qui vous a donné cette envie? Venez-vous d'une famille de musiciens?

Je viens d'une famille de musiciens. Mon papa est auteur/compositeur et guitariste autodidacte. Et ma maman chantait dans « Les Chanteurs de la Croix de Bois » quand elle est venue en métropole. Donc, il y avait beaucoup de musique à la maison. D'ailleurs, le premier morceau que j'ai joué avec mon papa au violon, c’était « Les Feuilles Mortes ». J'ai appris toute petite ces belles chansons un peu jazz. J'ai vraiment baigné dans la musique. Mes parents écoutaient beaucoup de jazz... Michel Petrucciani, Miles Davis... j'ai vraiment baigné là-dedans et j'ai donc eu la chance de savoir très vite ce que je voulais faire.

Quel est finalement l'instrument le plus difficile à apprivoiser : le violon ou la voix?

C'est une question piège, ça... Je dirais que ce sont deux instruments tellement différents mais qui se ressemblent pourtant. Le violon est un instrument ingrat déjà de par sa position et de sa tenue. Je me souviens de mes maux de dos de l'époque quand j'en faisais huit heures par jour. Maintenant, la voix est un instrument qui fait corps avec nous-même, qui fait corps avec notre âme. Maîtriser un instrument externe et faire corps avec... c’est difficile. Je dirais donc que le violon est plus difficile à cause de ça. C'est une pièce rapportée au corps, alors que la voix, si on s'entend bien avec son âme, son corps et sa tête, il n'y a pas de raison que ça ne chante pas.

Emilie Minatchy - DR

Y a-t-il un thème qui se dégage dans cet album?

Oui. En général, ça tourne autour de la famille. C'est vraiment le line up de l'album. Peut-être avais-je inconsciemment envie de les remercier parce qu'ils ont toujours été là ? Mais j'ai tout de même fait en sorte que chaque auditeur et chaque personne qui écoute l'album puisse s'identifier dans ces chansons. Ce sont des chansons très personnelles, mais elles ne sont pas forcément très identifiées. Il y a une chanson pour ma fille, une qui parle de ma grand-mère, une pour mes parents... ça tourne beaucoup autour de la famille, de l'amour et de l'amitié. La famille est quelque chose de très important et même de fondamental pour moi.

Vous venez de me parler de votre fille. J'imagine qu'elle a changé la femme que vous êtes, mais est-ce que ça a changé l'artiste aussi?

Ah oui, beaucoup beaucoup... Très sincèrement, si je n'avais pas eu ma fille, je ne sais pas si j'aurais été prête à faire cet album... C'est marrant, mais je pense que la maternité m'a changée. Le fait de  donner de l'amour inconsidérablement... m'a donné envie de partager également ma musique et de donner de l'amour à travers elle. Là, quand je vois ma fille réagir à ma musique, c'est formidable. C'est aussi ça qui m'a fait dire que maintenant, j'étais prête. Si elle n'avait pas été là, je ne suis pas certaine que j'aurais sorti cet album aujourd'hui. En tout cas, cette expérience de la maternité est une des plus belles choses qui me soient arrivées.

De toutes les chansons qui composent « Mon ailleurs », y en a-t-il une pour laquelle vous avez un peu plus de tendresse qu'une autre? Quand je dis tendresse, je ne pense pas forcément à ce que la chanson raconte, mais plutôt à quelque chose qui se serait passé autour de la chanson. Pendant sa création, son enregistrement, ou même sur scène...

Oui, il y en a une, c'est d'ailleurs celle que j'ai écrite il y a dix ans, c'est « Mon ailleurs ». J'y parle de mon arrivée à Paris, de ce que j'ai laissé à La Réunion, de mes déboires à Paris, de mes expériences. Elle est très importante pour moi parce que déjà, c'est la plus ancienne, et puis, je pense que, comme le texte a plus de dix ans maintenant, j'y retrouve l'état d'esprit que j'avais à l'époque. Et je m'y retrouve toujours un petit peu aujourd'hui, mais d'une autre manière.

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C'était logique que ce soit cette chanson qui donne son titre à l'album, finalement.

Oui, mais ça n'a pas été forcément évident au départ. Et puis c'est venu tout naturellement qu'il allait s'appeler « Mon ailleurs ». Il y a d'ailleurs des choses qui se sont passées sur cet album que je n'arrive pas à expliquer parce que tout s'est fait naturellement. Pourquoi cette chanson que j'ai écrite parmi plus de trois cents autres se retrouve-t-elle en titre de l'album? Alors que j'avais envie de nouveauté, pourquoi avoir eu envie d'aller piocher juste celle-là? Pourquoi avoir voulu la mettre sur l'album? Il y a des questions auxquelles je n'ai pas de réponses à donner...

Avant d'évoquer ce qui va se passer à la rentrée, et notamment la scène, j'aimerais revenir un instant sur l'épisode StarAc. Qu'est-ce qui vous a incitée à intégrer le Château?

En fait, pas grand-chose... on est surtout venu me chercher! (rires) Je travaillais à l'époque comme violoniste sur les plateaux télé et il se trouve que les gens avec qui je bossais à l'époque s'occupaient du casting de la StarAc. Donc en fait, comme dans toute bonne télé-réalité, ils cherchaient des stéréotypes. J'étais une métisse musicienne et du coup... on m'a demandé si ça m'intéressait. Je suis arrivée au casting final à TF1. J'ai été prise et je me suis dit « Why not? »

Avec le recul qu'en retenez-vous? Si c'était à refaire, la retenteriez-vous?

C'était une expérience extraordinaire. On n'a pas été beaucoup à avoir eu la chance de la faire. Moi, j'ai encore eu la chance de la faire à la belle époque, au Château. J'ai eu la chance de rencontrer des artistes fabuleux, de faire des duos magnifiques... donc, si c'était à refaire, bien sûr que je le referais. Maintenant que je suis maman, je ne sais pas... Mais peut-être dans d'autres conditions, avec du recul, en ayant mûri un peu, huit ans après, c'était une expérience fantastique. C'est évident. Je l'assume complètement. J'en parle si on veut m'en parler, je n'ai aucun problème avec ça.

Dans un autre registre, on vous a vue comédienne dans « La Baie des Flamboyants ». Était-ce un rêve de jouer la comédie?

Non. Ça, c'est un peu arrivé comme un cheveu sur la soupe... (rires) Je ne m'y attendais pas. C'est très marrant parce que c'est donc une époque de ma vie où je sortais de la tournée StarAc, j'étais un peu dans le flou. Je me demandais ce que maintenant j'allais bien pouvoir faire de ma vie... Je ne pouvais plus trop pratiquer mon ancien métier qui était d'accompagner des artistes sur des plateaux. C'était un peu compliqué. Et là, un coup de fil : « On vous a repérée. Est-ce que ça vous dirait de jouer la comédie? On aimerait vous faire passer des essais. » Je ne me sentais pas vraiment légitime, du coup, je me suis formée à l'actor studio pendant trois mois pour ne pas avoir la sensation de voler la place à un autre comédien dont c'était vraiment le métier. Au final, ça s'est extrêmement bien passé. C'était une expérience vraiment enrichissante. Ça m'a permis aussi de prendre un peu du recul par rapport à la StarAc. On tournait dans les Antilles et les Caraïbes et ça m'a permis de m'éloigner un peu, de prendre du recul et de réfléchir où j'allais aller musicalement plus tard. De toute façon, il était évident que je resterais dans la musique après cette parenthèse.

Emilie Minatchy - DR

Il va y avoir une release party à la Boule Noire le 19 septembre. Vous avez déjà une grande expérience de la scène, mais pas vraiment avec vos propres chansons... Dans quel état d'esprit êtes-vous? Plutôt sereine, plutôt excitée, un peu stressée?

En fait, c'est un peu un mélange d'excitation et de stress. J'ai vraiment hâte d'y être. En même temps, l'album ne sera pas encore sorti et le public ne saura pas à quoi s'attendre. Donc, c'est vrai que j'ai une petite appréhension sur le fait de savoir comment ma musique va être entendue et va être reçue... Est-ce que le public y sera réceptif? Ce sont surtout ces questions-là que je me pose. Autrement, je n'ai carrément pas peur de monter sur scène. Au contraire, je n'ai qu'une hâte, c'est d'y être et de lancer la tournée. C'est surtout une appréhension de me dire... « Et s'ils n'aimaient pas « Mon ailleurs »? »...Alors que j'aimerais tellement les emmener ailleurs. C'est plein de choses qui se mélangent. C'est de l'excitation, c'est de la peur, c'est de l'appréhension...

Était-ce un choix que l'album ne soit pas sorti avant cette release party ou plutôt un hasard de calendrier?

Un petit peu des deux. Je voulais absolument faire une release party, en ce sens que je voulais présenter l'album à mes proches, aux gens qui me suivent depuis pas mal d'années et puis comme j'ai la chance d'avoir un petit peu de presse qui me suit, je voulais aussi leur présenter en live mes chansons. Pourquoi pas avoir quelques petits mots ou quelques petits articles qui donneront peut-être envie aux gens d'aller découvrir une ancienne de la StarAc qui propose sa musique? Parce que quand on a un parcours comme le mien, ce n'est pas forcément évident. C'est très difficile dans ce milieu, et encore plus quand vous sortez de telle ou telle émission. Les gens et les médias ont des a priori et des préjugés... Et puis, le 19 septembre, c'est la Sainte-Emilie et je me dis que que peut-être ça me portera chance! (rires)

On va terminer cette interview par une question qui n'a rien à voir avec la musique, mais plutôt avec le monde du silence. Sur votre facebook, vous demandez aux gens de voter pour votre aquarium... Avez-vous cette passion pour l'aquariophilie depuis longtemps?

(éclats de rires) Je vais être complètement honnête... C'est l'aquarium de mon mec! On adore avoir chez nous ce petit espace de lagon parce qu'il est Réunionnais comme moi et que ça nous rappelle un peu notre chez nous... Donc, je ne suis pas du tout aquariophile, c'est lui qui l'est. Mais j'adore la plongée sous-marine, j'ai mon niveau 1. J'adore les poissons et tout ça, mais après, s'occuper d'un aquarium, c'est du taf, donc...

Propos recueillis par IdolesMag le 9 juillet 2013.
Photos : DR
Site web : http://www.emilieminatchy.fr/

 









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