Interview de Myriam Conroy

Propos recueillis par IdolesMag.com le 12/07/2013.
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Myriam Conroy - DR

Myriam Conroy vient de publier son deuxième single, « Fall on Me » en featuring avec Jonny Rose. Peut-être vous souvenez-vous de son tout premier single « Comme tu la vois » ou de son passage dans « Vous avez du talent » sur IDF1 ? Elle planche actuellement sur l'élaboration de son premier album, qui est attendu pour la fin de l'année. Nous avons donc été à sa rencontre afin d'en savoir un peu plus sur elle et sur ce premier opus. Rencontre avec une jeune artiste qui positive en toutes circonstances!

IdolesMag : Viens-tu d'un milieu familial dans lequel la musique avait de l'importance?

Myriam Conroy : Bizarrement, pas vraiment. Ma mère et mon père écoutent de la musique un peu comme tout le monde, mais sans plus. En tout cas, il n'y a personne dans la famille qui jouait d'un instrument ou qui chantait. Donc, mis à part que certaines personnes de la famille écoutent de la musique et ont leur style musical propre, il n'y a pas de musicien ni de chanteur...

Quelle musique tes parents écoutaient-ils?

Ma maman, c'était Patrick Bruel et Mylène Farmer. Tout ce qui est variété française, va-t-on dire. Mon père, lui était plus reggae. Comme tu peux le voir, ça n'a rien à voir avec ce que je fais actuellement...

Et toi, justement, vers quelle musique t'es-tu dirigée?

J'ai toujours été attirée par la culture pop en général. Que ce soit de la pop/R'n'B ou du Pop/Rock. On ne peut pas vraiment parler de rock. J'aime aussi tout le côté guitare sèche et guitare électrique. Disons que j'ai toujours eu un environnement pop.

As-tu eu des idoles quand tu étais ado?

Oh oui! J'ai été une grande fan de Britney Spears. Elle représentait tout ce que j'aimais. Il y avait le chant, mais aussi le show avec des danses et des chorégraphies. Tout ça me plaisait vraiment bien. Parce qu'il faut savoir que ma maman m'a inscrite aux cours de danse classique quand j'avais trois ans. J'en ai fait jusqu'à mes dix-huit ans. Donc, le côté show de Britney avec la danse et le chant me plaisait beaucoup. Après Britney, il y a eu Usher et un tas d'autres artistes que j'ai beaucoup appréciés. Mais quand on parle d'idoles et de fan, j'ai été très fan de Britney et d'Usher. C'étaient mes deux chouchous.

Tu as donc fait de la danse pendant quinze ans. Pourquoi as-tu arrêté? En avais-tu marre? Avais-tu envie de te consacrer plus à la chanson?

Non, je n'en avais pas du tout marre, mais à un certain âge, tu ne peux plus cumuler trop d'activités. Quand tu es encore aux études, il faut faire des choix. En plus, la musique arrivait aussi dans ma vie à cette époque... C'était le temps des premières maquettes et des premières démarches de label. Donc, j'étais à fond dans le côté chant. Ça, plus les études, ont fait que j'ai dû faire un choix. C'est ce que j'ai fait en privilégiant le chant.

As-tu pris des cours de solfège? As-tu appris à jouer d'un instrument?

Oui, j'ai fait du violon quand j'étais petite. Et là, pareil, j'ai dû arrêter parce que j'avais trop d'activités extra-scolaires. Là aussi, j'ai dû faire un choix. Mais j'en ai tout de même fait pendant quelques années, avec tout ce que cela implique, le solfège et ce genre de choses...

Était-ce une envie perso ou une envie de tes parents?

C'était une envie perso. J'étais partie en colonie de vacances. Et il y avait des ateliers de batterie, de violon et de piano. Je sais que ma maman aurait voulu que je fasse du piano, mais moi, entêtée comme pas deux, j'ai préféré faire autre chose, quelque chose de moins commun, finalement. Tout le monde voulait faire soit de la guitare, soit du piano, soit de la batterie, eh bien, moi, j'ai préféré faire du violon! (rires) Je n’ai jamais voulu faire comme tout le monde !

Quand as-tu commencé à chanter?

Tard. Je faisais un peu de chant choral quand j'étais petite, mais je ne prenais absolument pas ça au sérieux. J'ai commencé vraiment à me rendre compte que ça me plaisait de chanter et qu'il y avait peut-être quelque chose à faire vers l'âge de quinze ans. C'est l'époque où mes parents m'avaient inscrite dans une colonie de vacances sous forme de Star Academy. Il y avait des ateliers de danse, de chant, de théâtre, etc... Moi j'étais partie là-bas essentiellement pour la danse et au final, on m'a vraiment fait plus d'éloges sur ma voix que sur ma façon de danser... Et c'est à partir de ce moment-là que j'ai commencé à prendre la chose au sérieux et à m'inscrire de moi-même à la chorale de mon lycée, à m'inscrire pour faire des petits concerts dans la région, aux fêtes de la musique ou à la fête du lycée. Là, j'ai vraiment commencé à me dire que c'était ça que je voulais faire.

Myriam Conroy - DR

En fait, avant tes quinze ans, tu n'avais pas franchement conscience de ta voix ni de ta passion pour la chanson.

C'est vraiment le mot, je n'en avais pas conscience. Je chantais, j'ai toujours chanté... Avec mes copines, on se prenait pour des chanteuses, on imitait les chanteuses, mais ça s'arrêtait là. Je n'avais pas du tout conscience que je pouvais faire quelque chose avec ma voix. C'est vraiment le stage en colo qui m'a fait prendre conscience qu'il y avait quelque chose à faire.

Il se passe quoi à ce moment-là? Tu commences à écrire des chansons?

Il faut savoir que j'ai toujours écrit, que ce soient des petits textes à droites à gauche ou des petits poèmes. Mais quand j'ai pris conscience de ma voix, j'ai commencé à poser des petites mélodies dessus. On ne peut pas parler d'instru. À quinze ans, le monde de la musique me paraissait tellement éloigné du mien… Je ne connaissais rien à ce métier. Donc, je chantonnais des petites mélodies que j'inventais, je posais des textes dessus, mais sans plus. J'ai commencé à faire quelques prestations en faisant des reprises. Et c'est après le Bac que j'ai pu faire mes premières maquettes. C'est là que j'ai compris qu'on pouvait avoir de vrais instrus et qu'on pouvait poser des mots dessus. C'est là que j'ai compris ce qu'était une vraie chanson.

Ces petits poèmes que tu écrivais quand tu étais gamines, tenaient-ils plus du journal intime ou du jeu et de la rime?

C'était un peu un mélange des deux. J'écrivais toujours des choses assez positives. Je me rappelle par exemple d'un qui commençait par « La clé du bonheur, c'est... » C'était assez « positive attitude », j'aimais évoquer le bonheur en soi, l'amour que j'avais pour mes proches, mes parents, ma famille, mes sœurs, mon frère, mes grands-parents... j'avais envie un peu de leur prouver mon amour à travers ces poèmes. C'étaient des petits poèmes sans prétention, mais ça me plaisait vraiment de les écrire...

Aujourd'hui, ta démarche est-elle toujours dans cette envie de positiver les choses?

Oui. Je suis quelqu'un de très positif. J'essaye toujours de trouver un angle positif quand je traîte un sujet. Je vais prendre l'exemple de mon premier single, « Comme tu la vois ». Je raconte l'histoire d'une fille qui envie la nouvelle copine de son ex-petit copain. Mais je reste toujours dans un état d'esprit positif. Je ne suis jamais en mode haineux ou négatif, genre « je les maudis tous les deux »... Pas du tout. Je dis d'ailleurs dans ce texte « j'aimerais que tu me vois comme tu la vois », donc, ce n'est pas une ambiance déprimante. C'est un thème qui me touche et qui peut toucher énormément de jeunes femmes de mon âge, et j'essaye de rendre la situation et l'ambiance plus gaie, même si ce n'est pas forcément gai. J'essaye toujours de garder une touche positive. Je n'aime pas quand on s'apitoie sur son sort. Quand on s'apitoie sur soi, ça m'énerve.

Écris-tu beaucoup aujourd'hui?

Oui. Là, maintenant, c'est beaucoup plus cadré. Je reçois des prods et des instrus et souvent, ce sont ces instrus qui me guident vers un thème ou vers quelques mots. Je procède actuellement comme ça. Avant, j'écrivais mes textes et je les adaptais à l'instru après. Maintenant, comme je reçois beaucoup d'instrus, je m'en inspire pour écrire mes textes.

Tu as participé à « Vous avez du talent » sur IDF1. Quels souvenirs en gardes-tu?

C'était une très belle aventure. Je n'avais jamais vraiment fait de télé ni de grande scène. J'avais fait un peu de scène dans ma région, mais rien de plus. À force, on commence à connaître tout le monde et on finit par être à l'aise. J'ai donc pris cette émission comme une première expérience. Je voulais à la base vaincre ma timidité. Je voulais voir si j'aurais le courage de franchir le pas... Et puis, je voulais aussi me rendre compte de l'image que je pouvais véhiculer à la télé. On le voit d'ailleurs sur mes premières prestations, j'étais toute timide devant mon micro. Je n'arrivais pas à bouger. Mais ça m'a permis de comprendre ce que je devais faire. Ça a été super positif, en fait. Et puis, comme on est soumis au vote, et comme j'ai gagné à deux reprises, ça m'a aussi permis de prendre confiance en moi. J'ai un très bon souvenir de cette émission, et quand je me regarde aujourd'hui, je me dis que du chemin a été fait! (rires) Certaines pourraient avoir la honte de se voir ainsi, mais moi, il n'en est rien parce justement, je vois une évolution. C'est grâce à ce genre d'expérience qu'aujourd'hui, je peux me produire sur des scènes nettement plus grandes. J'ai appris beaucoup de cette émission.

T'es-tu inscrite à d'autres télé-crochets, genre « Nouvelle Star », « Star Academy », « Popstars »?

Non. On m’a proposé de faire les castings, mais je ne m'y suis jamais inscrite. Pour l'instant, on va dire que j'essaye de prendre un autre chemin. Peut-être qu'un jour je tenterai l'aventure, je ne sais pas, mais en tout cas, ce n'est pas d'actualité.

Qu'est-ce qui ne te plaît pas dedans?

Ce n'est pas vraiment que ça ne me plaît pas. Mais j'ai peur de comment la production va montrer l'artiste. J'ai peur du montage. On connaît tous très bien l'envers du décor et comment la télé amène les choses. Les traits de caractère sont amplifiés. J'ai toujours eu un peu peur de ça. C'est un quitte ou double la télé-réalité. Soit on te montre sous ton meilleur jour, soit on montre tous tes côtés négatifs. En sortant de là, parfois, il ne sert même plus à rien d'envisager de faire une carrière. Ça passe ou ça casse. C'est donc un choix qu'il faut mûrir longtemps.

Dans quelles circonstances as-tu signé chez Madison?

J'ai passé un casting... Et je vais te raconter comment je m'y suis inscrite... J'étais allé voir Usher il y a deux ans, quelque chose comme ça. Big Ali assurait sa première partie. Et donc, Madison, c'est le label de Big Ali. Comme je n'ai pas de craintes d'aller vers les gens, quelques mois avant le concert, je lui avais envoyé un mail en lui demandant s'il ne cherchait pas une jeune chanteuse pour faire des chœurs et ce genre de choses... C'était un petit mail envoyé comme ça. En parallèle, je continuais à enregistrer des maquettes et à démarcher d'autres personnes. Il s'avère que l'équipe de Big Ali m'a répondu et m'a dit qu'un casting aurait lieu en avril... je m'y suis présentée. On était pas mal de candidats et au final, j'ai remporté la signature d'un contrat d'artiste chez Madison. C'était vraiment super. Tout s'est vraiment bien passé, du début, jusqu'à la fin.

J'imagine qu'à partir de ce moment-là, ta carrière prend une autre tournure...

C'est clair! C'est le jour et la nuit. Aux yeux des gens, il y a une crédibilité qui s'installe. Et on a tout un encadrement. Avant, je faisais tout toute seule. Aujourd'hui, j'ai toute une équipe derrière moi, un producteur, un manageur, un attaché de presse, un directeur artistique... Chacun a sa place. Et c'est sûr qu'à partir de là, ma carrière a vraiment pris un autre tournant. Que ce soit aux yeux des médias, des autres maisons de disques, ou des radios. Tout prend un autre sens. C'est sûr.

Dans quelles circonstances est née « Fall on Me », ton nouveau single?

C'est un titre que je chante avec Jonny Rose. On était donc en studio et nous nous sommes fait écouter nos univers réciproques. Il s'avère qu'il avait cette prod-là en main. Et là, gros coup de cœur sur la prod. De là, on s'est dit qu'on allait essayer d'en faire quelque chose. On a tenté et « Fall on Me » en est ressorti. Je suis vraiment super contente du résultat. C'est un beau morceau, je trouve.

Myriam Conroy feat Jonny Rose, Fall on MeVous connaissiez-vous avant?

Non, pas du tout. On s'est vraiment rencontrés par l'intermédiaire de Big Ali. On s'est rencontrés une première fois dans le studio où j'enregistre actuellement. On a kiffé nos projets réciproques et de là, on a eu envie de faire un morceau ensemble.

Un clip est-il en préparation?

Il devrait arriver, j'espère, pour la rentrée.

Est-ce quelque chose qui t'intéresse tout ce travail de la musique à l'image?

Complètement. Aujourd'hui, le visuel est aussi important que la partie musicale. La musique atteint d'elle-même les gens, c'est sûr, mais l'aspect visuel apporte aussi beaucoup. Avec tout ce qu'il y a de réseaux sociaux et de sites web, l'image est devenue aussi importante que la musique. Donc, j'ai vraiment envie d'avoir un clip bien fait et bien réalisé qui mette en valeur le son et l'univers de la chanson. C'est super important. Il faut que les gens puissent se rendre compte de comment est la personne qui chante le titre... Et puis, il faut que les gens puissent s'identifier à l'artiste. Le visuel est devenu primordial.

Quelle est la suite de ces deux singles? Un EP? Un album?

Là, je travaille actuellement sur un EP. Je ne sais pas encore vraiment quand il va sortir. Et en parallèle, il y aura un album, c'est une certitude. Il y a déjà plusieurs titres qui sont prévus pour cet album. Il pourrait sortir pour la fin de l'année. Mais on n'a pas de date fixe parce que la musique, c'est aléatoire et il y a beaucoup d'éléments extérieurs qui rentrent en ligne de compte.

C'est bientôt tout de même la fin de l'année... donc je suppose qu'il prend gentiment forme tout de même...

Oui, c'est clair.

Est-ce toi qui signe tous les titres ou as-tu collaboré avec d'autres personnes?

Pour « Fall on Me », j'ai bien évidemment collaboré avec Jonny Rose. « Comme tu la vois », je l'ai écrite avec un ami qui m'a inspiré le thème. Et pour les autres morceaux que j'ai actuellement, je les ai écrits moi-même. Après, comme je te le disais, l'album n'est pas bouclé, donc, ça reste ouvert.

Quels thèmes abordes-tu dans ces  chansons que tu as déjà écrites?

Il y en a qui forcément vont parler de ma passion pour la musique, de comment je vois la musique. Il va être question d'amour aussi, mais je vais aborder l'amour sous plusieurs angles différents. Il y aura des choses un peu joyeuses de mon âge, des choses pas prise de tête. Il y aura un peu de tout va-t-on dire.

Au niveau du son, sais-tu déjà de quelle équipe tu vas t'entourer ou bien es-tu encore en pleine réflexion sur ce point?

Je travaille avec beaucoup de compositeurs. Mais essentiellement avec deux. Je fonctionne vraiment au feeling de la prod que je reçois. Si on m'envoie une prod que j'adore et que je ne connais pas la personne qui l'a composée, je la prends immédiatement.

Myriam Conroy - DR

Penses-tu qu'il va y avoir d'autres duos et featurings que celui avec Jonny Rose ou est-ce trop tôt pour en parler?

Je pense qu'il y aura des featurings à venir. Mais je ne peux pas t'en dire beaucoup plus aujourd'hui.

Y a-t-il des show-cases ou des scènes prévues cet été?

Pour l'instant, non, mais ça va venir probablement au mois d'août. De toute façon, je communiquerai les dates sur facebook et sur twitter.

As-tu l'expérience de la scène?

Avec le temps, je commence à l'avoir. C'est sûr qu'à mes débuts, je n'étais pas comme aujourd'hui. Mais je commence à prendre confiance et à prendre mes marques. Je commence à  communiquer avec le public, chose que je ne faisais pas avant. J'ai appris avec le temps. J'ai pris sur moi et j'ai réussi à vaincre ma timidité. Je me sens aujourd'hui beaucoup plus à l'aise pour aller chercher les gens. Je me sens aujourd'hui vraiment dans mon élément sur scène.

Tu as fait les premières parties de Big Ali, notamment. Quels souvenirs en gardes-tu?

C'est magique. Surtout quand tu débutes. C'est formidable de passer avant Big Ali ou des gens comme Magic System qui foutent un feu monstre dans la salle. C'est aussi ça qui me donne le goût de me battre et me donne envie d'avoir leur aisance sur scène, comme une artiste confirmée. Ce sont de très belles expériences.

Tu as fait pas mal de covers au fil du temps, dans des styles très différents les uns des autres. On y retrouve Jenifer, Rihanna, Katy Perry, Teri Moïse... De laquelle es-tu la plus fière et pourquoi?

Sans aucun doute celle de Katy Perry, « Teenage Dream ». Depuis que j'ai commencé à travailler sur mon projet personnel, c'est vraiment de cette artiste que je me suis inspirée. Et en particulier de cette chanson, « Teenage Dream ». C'est ma cover préférée et celle avec laquelle je me sens le mieux. Elle est vraiment dans mon univers.

Définitivement pop!

C'est ça, définitivement pop! (rires)

Propos recueillis par IdolesMag le 12 juillet 2013.
Photos : DR
Site web : http://www.myriamconroy.fr/

 









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