Interview de Sarah Kiss

Propos recueillis par IdolesMag.com le 08/07/2013.
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Sarah Kiss, DR

Après avoir longtemps collaboré avec Pascal Obispo (elle faisait partie du groupe « Ze Pequeño »), Sarah Kiss revient avec un nouveau single, « J'aime », suivi de quelques autres nouveaux titres. Nous avons donc été à la rencontre de Sarah afin d'en savoir un peu plus sur ce nouveau single et ses nombreux projets. Nous ne manquerons évidemment pas de revenir sur certains points de son parcours. Elle a créé le buzz avec une adaptation en français du titre « Diamonds » de Rihanna, voue en même temps une passion à Charles Aznavour et a commencé à chanter des chansons de Piaf ou de Montand quand elle avait quatre ans...

IdolesMag : On t'a connue au sein du groupe « Ze Pequeño », produit par Pascal Obispo. Nourrissais-tu déjà ce projet solo depuis longtemps?

Sarah Kiss : En fait, à la base, avant d'évoluer en groupe, je chantais déjà seule. J'ai rencontré Pascal Obispo quand j'avais 16/17 ans. Avec Pascal, on était partis au départ sur un projet solo. Mais étant un petit peu jeune et sans vraiment beaucoup d'expérience, il m'a proposé de faire un duo avec un gars qui faisait du ragga. On a fait le duo ensemble et Pascal m'a dit qu'il me verrait mieux évoluer en groupe à ce moment-là, qu'il trouvait que c'était mieux. On a donc cherché un rappeur pour compléter le groupe et « Ze Pequeño » était né. Mais à la base, c'était un projet solo. Depuis que je suis petite, jamais, je ne me suis dit que j'allais me retrouver dans un groupe.

« Ze Pequeño », c'est plutôt la parenthèse dans ton parcours, en fait.

Exactement!

On reparlera un peu du groupe tout à l'heure, mais j'aimerais évoquer ce nouveau titre que tu viens de sortir, « J'aime ». Dans quelles circonstances est-il né?

C'est un titre que j'avais écrit il y a deux ans maintenant. Comme il y a deux ans j'étais un peu dans l'ombre, j'écrivais pour d'autres artistes et je n'avais pas forcément envie de revenir sur le devant de la scène, je l'ai gardé de côté. Et quand j'ai pris contact avec le label avec lequel je bosse en ce moment, je leur ai proposé le titre. Ils l’ont aimé et donc on a refait les arrangements. C'est vraiment une histoire personnelle qui me touche beaucoup, ce single. Pour moi, c'était évident qu'il allait devenir mon premier single.

Sarah Kiss, DRÀ l'arrêt du groupe, tu es donc repartie un peu dans l'ombre. Est-ce toi qui a voulu prendre un peu de distance, ou bien est-ce que ça s’est fait un peu par la force des choses?

En fait, l'aventure « Ze Pequeño » a duré deux ans. À la fin du groupe, chacun avait envie de faire ses petits projets en solo, ce qui est normal. Moi, du coup, j'en ai parlé à Obispo qui était notre producteur. Il m'a dit « Ok, continuons à travailler ensemble ». Lui, comme il commençait sa comédie musicale « Adam & Eve », il avait assez peu de temps à consacrer à mon projet. Du coup, en attendant, j'ai travaillé pour d'autres personnes comme pour Mickaël Youn et Fatal Bazooka pour qui j'ai fait deux titres. J'ai fait un duo avec Faudel également. Mais c'était toujours lié à Pascal, c'est vraiment lui qui me mettait sur tous ces plans-là. À la fin, on a décidé d'un commun accord de rompre notre contrat, mais en excellents termes. Du coup, j'ai travaillé avec d'autres personnes. Voilà ce qui s'est passé.

Depuis quand écris-tu des chansons? Depuis que tu es toute gamine ou un peu plus tard?

J'ai commencé à écrire à l'âge de douze ans. C'est précis! (rires) C'est à partir du moment où mes parents m'ont acheté un synthétiseur. Et c'est sur ce petit piano électronique que j'ai commencé à faire des petites compositions et à écrire quelques textes. J'ai toujours tenu un carnet avec toutes mes chansons dedans. Je l'ai d'ailleurs toujours.

Comment appréhendais-tu la création à cette époque?

C'était vraiment un exutoire. Je rentrais chez moi, j'avais besoin de coucher sur papier ce que j'avais vécu dans la journée... Alors, bien évidemment, ça tournait beaucoup autour de mes petites histoires d'amour, du garçon qui me plaisait bien à l'époque ou des histoires de famille. J'extériorisais ce que je ressentais dans mes chansons.

Ce sont donc tes parents qui t'ont acheté ce synthé à l'âge de douze ans. Étaient-ils musiciens eux-mêmes?

En fait, ils ne sont pas du tout musiciens... mais mon papa aime tout ce qui touche à l'artistique. Et à l'âge de quatre ans, quand j'ai commencé à parler, il m'a fait apprendre des chansons d'Yves Montand, d'Edith Piaf et d'Aznavour par cœur. Et donc à quatre ans, je chantais ce répertoire... On peut dire que c'est lui qui m'a mis le pied à l'étrier et qui m'a fait aimer la musique alors qu'il n'est pas du tout chanteur à la base.

Et toi, vers quelle musique t'es-tu dirigée?

Franchement, les chansons de Montand et de Piaf m'ont beaucoup inspirée au niveau de l'écriture et des mélodies. Mais quand j'ai grandi, c'était l'époque des groupes. Donc, j'ai écouté les Spice Girls, les boys bands... et Céline Dion! En fait, j'ai toujours vécu avec des musiques différentes. Mes différentes influences musicales se sont faites au fur et à mesure des années. Quand ça a été la mode de la dance, je me suis mise à fond dans la dance. Après, ça a été le R'n'B, puis la pop... Et au final, à l'heure actuelle, mes influences musicales sont un mix de tout ça. Disons que ça tourne essentiellement autour de la variété française, la pop, le hip hop et le R'n'B. C'est en tout cas ce qu'on ressent dans mes titres actuels.

Qui étaient tes idoles à l'adolescence?

C'était à fond les Spice Girls! Le Girl Power! J'ai été les voir en concert. C'était d'ailleurs le premier concert auquel j'assistais. J'étais vraiment très émue. Je me souviens d'en avoir pleuré. J'avais plein de posters dans ma chambre. Je m'identifiais à Mel C, la sportive du groupe. Et d'ailleurs on avait même créé un groupe avec mes copines à l'école primaire, un groupe de nanas comme les Spice Girls. Et puis à côté, j'écoutais aussi les Worlds Apart et les 3T... L'époque boys bands est une époque qui finalement m'a beaucoup marquée. J'étais vraiment fan.

Sarah Kiss, DR

Tu me parles de ce petit groupe que tu avais formé avec des nanas à l'école primaire. Quel a été ton parcours avant ta rencontre avec Obispo? Des groupes? Des concours de chant?

En fait, à l'âge de 13/14 ans, j'ai commencé à acheter des magazines de castings. Il faut savoir qu'à l'époque, il n'y avait pas sur internet ce genre de choses... Du coup, je me rendais à des castings avec ma mère. Et un jour, j'ai décroché un casting qui était organisé par les anciens producteurs de Diam's, Mafia Trece, M13 Records. Ils m'ont signée à quatorze ans. Et vu que leurs studios étaient au Maroc, à Marrakech, tous les week-ends après les cours, je partais à Marrakech pour enregistrer des titres en solo. J'ai travaillé avec eux pendant pas mal d'années, mais au final, rien ne s'est vraiment concrétisé mis à part que j'ai pu prendre des cours de chant et que j'ai pu découvrir tout cet univers qui était nouveau pour moi. Ensuite, à l'âge de 16/17 ans, le hasard a fait que je rencontre Pascal Obispo. Donc, tout s'est fait quand j'étais très jeune, en fait.

Tout a été très vite en fait.

Voilà. Je n'ai pas non plus écumé tous les castings des « Nouvelle Star », etc... à chaque fois, on me pose la question « Pourquoi tu n'as pas participé à tous ces télé-crochets? » Eh bien tout simplement parce qu'à l'époque, j'étais sous contrat. J'ai fait de bonnes rencontres très jeune, donc, je n'ai pas dû faire tout ça...

Est-ce que ça t'aurait tentée finalement, ou pas?

Oui, pourquoi pas?... ça aurait pu me tenter en étant plus jeune. Ça aurait été sympa. C'est frais... Moi, franchement, ça ne m'aurait pas dérangé de faire la Star Academy. D'ailleurs, ma meilleure amie, Sandy [François] a fait la Star Academy à l'époque de Grégory Lemarchal. J'aurais bien aimé faire ça aussi. C'est une expérience qui m'aurait bien tentée. D'ailleurs là, cette année, on m'a proposé « The Voice ». Du coup, je suis en pleine réflexion...

Tu penses que ça pourrais t'apporter quelque chose?

Je me dis que ça pourrait être bien dans le sens où TF1 est une vitrine incroyable. Et à chaque fois, ils respectent l'artiste dans le sens où l'artiste arrive avec son nom de scène déjà. Quelqu'un qui a un passé, ils retracent un peu son parcours. Je pense notamment à la nana qui était dans le groupe L5. Ils ont retracé un peu son parcours d'artiste. Je pense que ça peut être pas mal au niveau promo. Ça peut être une belle aventure, pourquoi pas?... Je réfléchis... On verra...

On va revenir à « J'aime »... Comment s'est passé le tournage du clip?

Écoute... On l'a tourné dans l'appartement de mon petit frère à Châtillon puisqu'on avait besoin de quelques plans en appartement. On a tourné du matin jusqu'au soir ces plans-là jusqu'à super tard. Et le lendemain, on a tourné les plans dans une salle de danse sur Paris, cette fois-ci. Ça s'est très bien passé. C'était très fatigant, ça c'est sûr, mais ça s'est fait dans la joie et la bonne humeur. On avait une vraiment bonne équipe avec nous. C'était super cool, très agréable.

As-tu un petit truc marrant à me raconter sur le tournage?

Marrant, non! Mais bizarre, oui! J'ai failli crever en fait... [dit-elle en éclatant de rire] Il y a une scène que finalement on n'a pas mise au montage pour laquelle j'étais dans la douche... C'était une scène pour illustrer la phrase « J'aime quand Paris est sous la pluie ». On voyait des gouttes de pluie tomber sur mon visage. Il était super tard. C'était la dernière scène que nous tournions. Et là, bam! Plus d'eau chaude. L'eau était gelée. Et quand je te dis que l'eau était gelée... elle était gelée de chez gelée !!... Et moi, idiote que je suis, j'ai dit « je m'en fous! Je le fait quand même! »... Je me mets donc sous la douche gelée et là... mon cœur a commencé à palpiter. Je me suis sentie très mal. On a les images de ma « mort » entre guillemets (rires). Mais on ne les a pas gardées, c'était trop glauque. Mais à la base, ça m'a fait bien rire. Il faut dire que je ris de toutes les situations... Tu t'imagines, mourir en faisant un truc qui te passionne? C'est un peu comme le chantait Dalida... « Moi, je veux mourir sur scène »... Moi, j'ai failli mourir dans ma baignoire sur le tournage d'un clip... (rires)

Tu as fait le buzz avec une cover de Rihanna, « Diamonds ». Quelle était l'idée de départ?

Ce qui s'est passé... c'est que j'étais franchement un peu paumée. Et mon producteur m'a dit qu'il avait une idée pour moi... il m'a dit que ce serait bien de revenir avec une cover, histoire de créer un peu le buzz avant de revenir avec un single. J'ai trouvé que c'était une super bonne idée. On a réfléchi sur plein de titres différents et nous sommes tombés d'accord sur ce titre en particulier, « Diamonds » de Rihanna. Le titre cartonnait il y a quelques mois,  l'idée paraissait bonne. J'ai donc dit « OK, mais à une seule condition, que je puisse l'adapter en français. » Hors de question de faire comme tout le monde une cover de Rihanna en anglais. Il y en a eu au moins un million, donc je voulais me démarquer en adaptant le titre en français. Les mots en français collaient bien sur le titre, on a décidé de faire un clip, et finalement, ça a bien marché parce que ça a fait un sacré buzz. Le magazine Public et d'autres ont fait de jolis articles sur moi... On a vraiment eu ce qu'on espérait. En plus, c'est un titre que je trouve magnifique et je voulais me l'approprier.

Quel regard jettes-tu sur le parcours d'une Rihanna?

Un regard admiratif dans le sens où elle a une vraiment belle évolution. Je me souviens très bien, j'étais fan de son « Pon de Replay » à l'époque. C'est une belle success story. Ça fait rêver. Maintenant, ce n'est pas la même chose en étant en France. Les carrières internationales sont toujours un peu plus difficiles. Mais ça fait rêver. La nana vit de sa passion, elle fait des tournées à travers le monde... Sur scène, elle est au top. Maintenant, franchement, très personnellement, une carrière comme la sienne ne serait pas trop dans mon créneau parce que je trouve qu'elle se déshabille un peu trop à mon goût... (rires) Mais elle a de super titres et une nana comme elle ne peut que faire rêver. Maintenant, moi, mon modèle c'est Charles Aznavour...

... Ce qui n'est pas vraiment pareil ...

C'est clair! (rires) Mais je ne parle pas forcément en termes de son et de titres, je parle vraiment en termes de carrière. Charles Aznavour est un artiste et un auteur que tout le monde respecte. Il est là depuis des années... C'est vraiment quelqu'un que j'admire énormément.

Sarah Kiss, DR

On sait qu'Aznavour est extrêmement attaché aux mots. Pour toi, qu'est-ce qui a le plus d'importance, les mots ou les mélodies?

Franchement, ce sont les deux. Des fois, j'écoute la radio et je me dis que c'est dommage d'avoir une aussi belle mélodie avec un texte aussi creux... et parfois, c'est l'inverse. Parfois le texte est vraiment bien et la mélodie inexistante... Donc, vraiment, pour avoir une bonne chanson, il faut que ce soit 50/50. il faut assurer autant au niveau mélodique qu'au niveau des mots.

Qui dit single dit souvent autre chose derrière... Es-tu en train de plancher sur un EP ou un album?

Je préfère dire que je travaille sur des titres plutôt que de dire que je travaille sur un album. Travailler sur un album, aujourd'hui, ça ne veut plus dire grand-chose dans le sens que si ton premier titre n'a pas marché, l'album que tu as écrit derrière est bon à passer à la trappe... Donc, là, on travaille sur des titres. Il y en a un notamment que je verrais bien en featuring avec un autre artiste. On est en train de voir avec qui on pourrait faire ça. Je suis aussi sur un autre projet qui réunira plusieurs artistes connus, que ce soit des chanteuses, des animatrices télé, des auteures, etc... enfin des nanas très connues en France. Et c'est moi qui ai écrit ce titre. Je ne peux pas trop t'en dire plus, c'est un peu une info exclu que je te donne... Mais ça va sortir prochainement. Et ma grande fierté, c'est que c'est moi qui signe la mélodie et le texte de ce titre à paraître très bientôt.

Tu parles d’« Unissons nos voix », c'est bien ça ?...

Ah t'es au courant?!...

Il suffit de jeter un œil sur ton facebook... et on est vite au courant de ce qui se passe...

C'est vrai! Parfois un peu trop d'ailleurs... (rires) C'est en tout cas un très beau projet et une très belle association. Ça a été vraiment un grand honneur pour moi d'écrire ce titre. Je ne pensais pas qu'autant d'artistes répondraient présentes sur ma chanson... C'est une forme de consécration... Je suis trop contente.

Là, c'est un projet collectif un peu à part. Mais quand tu écris pour quelqu'un d'autres, te mets-tu vraiment dans sa peau?

En général, je préfère avoir une discussion avec l'artiste en question pour bien la ou le cerner, et surtout pour correspondre au mieux à ce qu'elle/il aime. Il faut parler, savoir quels thèmes la ou le touche. J'essaye toujours d'en savoir un peu plus sur les personnes pour lesquelles j'écris. Écrire au hasard, je ne vois pas trop l'intérêt. Chacun a une histoire différente et un parcours de vie différent. Donc, il faut s'adapter à chaque fois à la personne avec qui on va travailler.

Tu travailles donc actuellement sur différents titres. Sont-ils de toi ou as-tu travaillé avec d'autres auteurs/compositeurs?

Pour le moment, ce sont des titres que j'ai écrits moi-même. Après, je travaille avec différents compositeurs parce que je ne suis pas vraiment musicienne. Je joue un peu de piano à l'oreille comme ça, mais je ne suis pas musicienne à la base. Par contre, même si j'écris mes textes, je reste ouverte à toutes propositions. Là, je suis en pourparlers avec un auteur qui écrit super bien. Donc, c'est à voir.

Sarah Kiss, DRN'est-ce pas plus difficile de chanter les mots des autres quand on est auteur soi-même?

À partir du moment où comme je te le dis, on a une discussion avec l'autre personne, ça va. Quand je travaillais avec Pascal Obispo, je travaillais avec ses auteurs. Et donc, celui avec lequel j'ai beaucoup travaillé a pris le temps de me connaître. On a discuté pendant toute une journée pour qu'il puisse mieux me comprendre. Après seulement, il m'a proposé des chansons. Au final, ç'aurait pu être moi l'auteur de ce titre parce qu'il me ressemblait à 100%.

Cet été, va-t-il y avoir des scènes ou des show-cases?

Pour le moment, niveau programmation, je devais faire un concert en juillet, mais je l'ai annulé. J'ai vraiment envie de remonter sur scène avec au moins quatre bons titres. Pour le moment, j'attends vraiment d'avoir ces quatre bons titres pour monter sur scène. De toute façon, toutes les dates seront sur mon Facebook et sur Twitter. Je préfère avoir un show bien abouti plutôt que de proposer quelque chose au rabais.

Ces quatre bons titres dont tu me parles, où en sont-ils? Sont-ils déjà bien avancés ou en es-tu encore aux prémices?

Ils sont franchement bien avancés. Mais tout est histoire d'arrangements. Les textes et les mélodies sont là, maintenant, il faut trouver les bons arrangements. Mais ça avance bien. Ça avance très bien même.

Tu me disais tout à l'heure que tu n'étais pas musicienne, à qui as-tu confié ces arrangements?

À plusieurs personnes, en fait. Ce ne sont pas des compositeurs vraiment connus de tous. J'aime bien évoluer avec des personnes qui n'ont pas un parcours énorme pour qu'on puisse justement avancer ensemble. Je trouve que l'aventure est plus belle quand on démarre au même niveau. Donc ce sont de jeunes compositeurs avec lesquels je travaille et qui m'accompagnent désormais.

Propos recueillis par IdolesMag le 8 juillet 2013.
Photos : DR
Facebook : https://www.facebook.com/SarahKissOfficiel

 









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