Interview de Maissiat

Propos recueillis par IdolesMag.com le 08/07/2013.
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Maissiat © Raphaël Lugassy

Sorti en fin d’année dernière, « Tropiques », le premier album solo de Maissiat nous avait éblouis par sa finesse et son intelligence. Alors qu’elle entame une tournée des plus grands festivals cet été (elle sera notamment le 20 juillet sur la scène des Francofolies de Spa), nous avons été à sa rencontre  afin qu’elle nous en dise plus sur la genèse de ce premier album surprenant à plus d’un titre. Elle nous expliquera notamment pourquoi elle a voulu prendre son temps pour publier ce premier opus et comment elle s’est réappropriée sa voix. Rencontre avec une artiste aussi étourdissante qu’éblouissante.

Maissiat, TropiquesIdolesMag : Vous avez évolué en groupe pendant quelques années au sein de « Subway ». Nourrissiez-vous votre projet solo depuis longtemps?

Maissiat : Commençons par le début... Si vous voulez, quand j'écris une chanson, et même à l'époque du groupe, je n'écrivais pas en me disant ce sera pour le groupe ou pour moi. En tout cas, il n'y avait aucun volontarisme de ma part d'écrire pour quelqu'un en particulier ou pour un groupe. Après... c'est parti d'une chose très bête, et qui, sans vouloir utiliser de grands mots, a révolutionné ma manière d'aborder la musique : j'ai acheté un ordinateur ! J'ai découvert différents logiciels et du coup, j'ai pu enregistrer seule tout ce que j'entendais et voulais entendre, alors qu'avant, j'avais besoin de quelqu'un pour le faire à ma place. Et là, d'un coup, je pouvais enregistrer des cordes, des cuivres, des batteries,... absolument tout ce qui pouvait me passer par la tête. Et donc, les premières chansons qui m'ont inspiré cet album solo ont été créées à ce moment-là. Et ça, c'était en 2008.

Ça remonte à quelques années tout de même...

Comme vous le dites, ça remonte! C'est vrai! (rires) Donc, là, j'ai commencé à écrire des chansons de cette nouvelle manière et je les ai proposées aux filles avec qui j'étais dans le groupe à l'époque. J'ai senti assez rapidement que certaines d'entre elles n'avaient pas leur place dans le projet. Et je me suis dit à ce moment-là qu'il fallait que je fasse quelque chose pour qu'elles existent un jour ou l'autre. Je les ai mises de côté en me disant que dans quelques temps je sortirais comme on dit, un album solo. De fil en aiguille, j'ai quitté le groupe, ce qui est encore autre chose. Et je me suis mise réellement à écrire cet album en 2009.

L'album est sorti l'année dernière, donc, grosso modo, il a mis trois ans pour voir le jour. C'est tout de même du luxe à l'heure actuelle de prendre trois ans pour créer un album... Aujourd'hui, tout est vite fait, on ne prend plus vraiment le temps de rien...

C'est vrai, vous avez raison. Mais c'était mon premier album et c'était important, pour beaucoup de raisons différentes, de prendre ce temps-là, justement. Et encore une fois, pas seulement pour moi, mais pour les chansons. C'était aussi important d'en écrire beaucoup pour en choisir finalement assez peu. Sur le disque, il y a seulement dix titres, ce qui est assez peu par rapport aux brouillons qu'on peut accumuler et par rapport aux 25 chansons qu'on peut retenir au départ. C’est une espèce de condensé. Donc, il a fallu que je prenne mon temps pour me retrouver dans l'écriture, pour me nourrir de plein de choses, pour retrouver ma voix aussi. Le travail sur la voix a été assez important. Tout ça ne pouvait pas se faire vite. Mais c'est vrai, vous avez entièrement raison, ça a été un luxe, certes, mais avant tout un choix. Il m'a fallu le temps de me dire « là, j'estime que c'est bon, on va pouvoir passer à l'enregistrement et à autre chose... ».

Ça vaut le coup de prendre son temps pour obtenir le résultat qu'on veut...

Il faut trouver la juste mesure. Parce que c'est vrai aussi qu'en prenant trop de temps, on peut s'éparpiller et laisser place à l'indécision. On peut se perdre en prenant trop son temps. Mais là, c'était une espèce de juste équilibre.

Vous m'avez dit tout à l'heure que vous aviez laissé beaucoup de chansons de côté... Êtes-vous une artiste prolifique?

Oui, quand même. J'écris régulièrement. Il ne se passe pas une semaine sans que je n'écrive quelque chose. alors,ce ne sont pas forcément des paroles de chansons, mais en tout cas, il faut que ça sorte. Après, il y a des périodes de travail plus conventionnelles, plus intensives. Quand j'ai un peu de temps devant moi, j'aime partir et m'isoler. Mais pour l'instant, jusqu'à ce jour, et je touche du bois pour que ça dure (rires), c'est vrai que je ne me suis jamais arrêtée. Je n'ai pas eu de périodes plus ou moins longues où je me suis arrêtée d'écrire et/ou je n'ai pas touché d'instrument. C'est assez régulier en fait...

Quand avez-vous écrit vos premières chansons?

Toute petite. C'étaient des petites chansonnettes, en fait. C'était des petites choses qu'on fredonne... Je suis fille unique et donc, je me rappelle de vacances avec mes parents pendant lesquelles je chantonnais tout le temps... Souvent, les enfants s'amusent seuls ou parlent tous seuls. Et moi, je fredonnais des petites chansons. Je me souviens très bien que je le faisais sur la plage et ce genre d'endroits... C'est venu très tôt, en fait.

Maissiat © Raphaël Lugassy

C'était une forme de jeu pour vous.

Oui, on peut dire ça, c'était du domaine du jeu. Aujourd'hui, quand on me demande de temps en temps comment ça me vient, je réponds souvent que c'est en marchant ou en faisant quelque chose de très banal. Et ça a toujours été comme ça. Ça l'était déjà à l'époque. Alors, évidemment, petite, c'était un jeu, mais ça a toujours été tout de même quelque chose qui m'accompagnait.

Est-ce plutôt un mot ou une mélodie qui vous vient en premier?

Ça peut être l'un ou l'autre. Mais en proportion, c'est tout de même plus souvent les mots qui ont donné le départ de quelque chose. Quelques mots ou une rythmique de mots. Par contre, la mélodie qui accompagne les mots n'est jamais très éloignée dans le temps. Je sais que si j'attends trop, ça ne sert à rien. Je préfère laisser le texte de côté et passer à autre chose. La mélodie n'est donc jamais très éloignée des mots.

Vos parents vous ont-ils montré le chemin de la musique? Aviez-vous des musiciens dans la famille?

Absolument pas! (rires) J'avais un grand-père paternel qui était attentif et réceptif à la musique. Il aimait beaucoup la poésie, donc, je pense que sa musicalité passait par ça. Mais en musique pure, je n'ai malheureusement pas eu d'éducation musicale. C'est venu beaucoup plus tard. C'est à ce moment-là que, par le biais de mes amis, j'ai découvert certaines choses. Mais ce n'est pas à la maison que j'ai appris tout ça, ça c'est sûr!

On va revenir un peu sur « Tropiques »... Il a été réalisé en étroite collaboration avec Katel. La connaissez-vous depuis longtemps?

Je l'ai connue en 2010. Je connaissais déjà sa musique, mais c'est à cette époque que nous nous sommes rencontrées après l'un de ses concerts. Je l'avais entendue parler de son album à elle, « Décorum », avant sa sortie. J'avais donc une petite idée de sa manière de voir et d'entendre la musique. Et j'avais été bluffée parce que je ne sais pas si je me retrouvais dans ce qu'elle disait, mais en tout cas, je trouvais ça très touchant comme analyse. Et je me suis dit que ce serait bien un jour qu'on se retrouve pour parler de musique ensemble, et peut-être par la suite travailler ensemble. Et donc voilà, j'ai décidé de lui faire écouter les premiers brouillons. Ensuite, j'ai continué à écrire et à composer. Et un an plus tard, je lui ai demandé de finaliser ce disque avec moi.

Avec le recul et maintenant que l'album est sorti, que vous a-t-elle apporté?

Elle m'a apporté des oreilles neuves et une pensée curieuse. Elle a été clairvoyante. Tout est passé par la confiance. Confier la réalisation d'un disque à quelqu'un, c'est un peu comme si on lui confiait son enfant, son bébé... Donc, tout part de la confiance. Et ce qu'elle m'a apporté aussi, ce sont des choix de caractère. Par exemple, on n'a pas mis de cordes sur l'album, alors que dans mes maquettes et mes brouillons, il y en avait beaucoup. Ce choix-là, d'enlever toutes les cordes, d'aller dans l'épure dans les arrangements, enlever les choses et revenir à l'essentiel, je n'y aurais très sincèrement pas pensé toute seule. J'avais passé trois ans à travailler sur ce disque et donc à y mettre toutes les mélodies qui m'étaient passées par la tête. Il y avait donc beaucoup de choses, peut-être un peu trop. Et en tout cas, je n'aurais pas pu enlever des choses moi-même. C'est une tâche qu'il fallait que je confie à quelqu'un d'autre. Et puis, il y a eu aussi un énorme travail sur la voix qui a été fait. D'abord parce qu'il a fallu que je retrouve ma voix. Je venais de passer quatre ans en groupe où je n'avais pas la même manière de poser les mots pour chanter. Il faut savoir qu'on a commencé à enregistrer les voix en premier pour cet album. La musique a été enregistrée par-dessus la voix et pour la voix. Ça, c'est Katel qui a eu cette idée parce qu'habituellement on enregistre les voix en dernier. Elle m'a dit de faire l'inverse, de commencer par l'enregistrement des voix parce qu'elle voulait que ce soit ma voix qui guide l'album. On a toujours besoin de quelqu'un pour nous faire accoucher de ces idées-là. Et c'est pour ça que j'ai voulu travailler avec elle. En plus, elle est chanteuse elle aussi. Et je savais qu'elle allait m'apporter quelque chose de nécessaire à ce moment-là, quelque chose dont j'avais besoin.

Est-ce que ça a été difficile de retrouver votre voix, de vous débarrasser de tous les tics que vous aviez pu prendre avec le groupe? Même si on ne peut pas vraiment parler de tics...

Si, si, on peut parler de tics!! (éclats de rires) je comprends tout à fait ce que vous voulez dire... En groupe, on a des manières de chanter, et au bout d'un moment on ne s'entend plus. Donc, c'est toujours important à un moment donné d'avoir un miroir en face de soi qui nous dit ce qu'on fait, la manière dont on chante. Et très souvent, ça ne vaut pas la peine d'en rajouter... Certains mots sont assez forts eux-mêmes. On n'a pas besoin de les appuyer encore avec la voix. Au contraire. Et c'est le discours que m'a tenu Katel. Poser les mots calmement et simplement, c'est essentiel. Donc oui, pour moi, ça a été un très gros travail de revenir à ma voix, de retrouver ma voix.

Pourquoi est-ce la chanson « Tropiques » qui donne son nom à l'album?

Tout simplement parce que c'est un mot qui me fait toujours quelque chose. C'est un mot qui m'évoque quelque chose, qui me fait voyager quand je l'entends ou que je le lis. Et puis... C'est une espèce d'espace-temps, « Tropiques ». Ce n'est pas forcément un voyage géographique avec la distance. Je ne suis pas partie sous les tropiques pour accoucher de ces chansons, mais c'est une espèce d'ailleurs. Je dis souvent que l'album est comme la malle d'un voyageur qui reviendrait avec plein de souvenirs. Chaque chanson est une espèce de condensé de ce que j'ai pu vivre pendant ces trois ans de travail. Et donc, « Tropiques », c'est l'endroit où je me sens bien... Je ne peux pas vraiment vous expliquer pourquoi, mais ce mot-là est une sorte d'emblème pour moi. En tout cas, ce mot-là était évident pour moi, c'était raccord.

La malle d'un voyageur est plus ou moins bien rangée... Comment avez-vous choisi l'ordre des chansons sur l'album? Parce qu'il y a eu un changement de tracklisting entre le pressage de l'album promo et le définitif...

Effectivement... En réécoutant l'album promo, on s'est dit qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. On en revient toujours à cette idée de prendre son temps... Tout à l'heure, je vous disais que ça avait été un choix. Et là, ça a été clairement le choix de pouvoir revenir sur certaines choses. On avait mixé l'album une première fois, et on l'a remixé entièrement avec quelqu'un d'autre. Il faut être capable de se dire qu'on n'est pas encore tout à fait au point. Et un tracklisting, pour en revenir à votre question, c'est très important. En tout cas, je le vois comme ça pour cet album. Pour ce disque-ci, ça avait réellement son importance. Ça voulait dire quelque chose, ça avait du sens de commencer par « Le Départ », de finir par « Havana » et d'avoir ce fil rouge, cet enchaînement de chansons dans cet ordre-là. Quand on est arrivés au tracklisting final, on s'est tous dit que là, c'était bon.

Ce sont des détails, mais le détail est finalement très important.

Voilà! Encore une fois, ce sont les détails qui donnent du sens et qui font un album...

De tous les titres qui figurent sur l'album, je ne vais pas vous demander s'il y en a un que vous préférez à un autre, vous ne pourriez pas me répondre. Mais y en a-t-il un pour lequel vous avez un peu plus de tendresse qu'un autre? Quand je dis tendresse, je pense à quelque chose qui se serait passé autour de la chanson, pendant sa création, son enregistrement ou sur scène...

J'ai beaucoup de tendresse pour chacun des titres, et c'est vrai que ce serait très difficile pour moi d'en choisir un. Mais en tout cas, si on parle de la scène et de ce que le public peut nous faire ressentir lui-aussi, je vous dirais qu'il se passe quelque chose avec « Le Départ ». Il se passe quelque chose qu'on ne prévoit pas quand on enregistre le disque, ni même quand on le sort. Il s'est passé sur cet album, et il se passe encore sur scène un truc avec cette chanson. Voilà. Il y a un écho plus fort. C'est toujours délicat de le dire et de mettre des mots dessus, mais c'est un sentiment étrange. C'est difficile à expliquer. Donc, je sais qu'il se passe quelque chose de fort avec cette chanson, et par galanterie pour elle, je préfère ne pas trop l'expliquer... (rires)

Sur scène justement, vous reprenez « Tombé pour la France » de Daho. Comment avez-vous porté votre choix sur ce titre en particulier?

Il se trouve qu'il y a sur l'album une chanson qui s'appelle « Les fins de nuit ». C'était à l'occasion d'une nuit où j'étais sortie dans un bar où il y avait de la musique. Ils avaient passé « Tombé pour la France ». En rentrant chez moi, j'ai écrit « Les fins de nuit ». C'est donc un petit clin d'œil à ça. Et puis tout simplement, j'adore tout ce que fait Daho. J'ai beaucoup écouté ses premiers albums... Et puis, tout simplement, ça veut dire quelque chose « Tombé pour la France »... C'est en tout cas une chanson qui me plaît depuis très longtemps et puis, c'est important aussi dans un set d'avoir un titre qui, dans le rythme et dans le groove, change de ce que je fais, justement. Il m'arrive également de reprendre aussi un titre de Françoise Hardy pour lequel je me mets au piano. Je me dis « changeons un peu »... Et donc, pour toutes ces raisons, j'ai choisi de reprendre ce titre de Daho.

Vous me tendez la perche en me parlant de Françoise Hardy. Quand on lit toutes les critiques qui ont été écrites sur votre album, le nom de Françoise Hardy revient presque tout le temps... L'avez-vous beaucoup écoutée?

Je l'ai écoutée... mais surtout un album qui date de 1980 et qui s'appelle « Gin Tonic ». C'est un album que j'ai beaucoup écouté pendant l'été où j'ai écrit une bonne partie de cet album. J'ai trouvé que dans ce disque, qui donc est plus vieux que moi (rires), il y avait une espèce de fraîcheur dans les arrangements, quelque chose d'indémodable. Je ne sais pas comment l'expliquer, mais j'ai trouvé ça super. En plus, il y a des titres par forcément évidents, un peu barrés, un peu fous... Cet album m'a beaucoup marqué. Évidemment, les classiques de Françoise Hardy, je les connais comme tout le monde. Donc, oui, je l'ai écoutée. Mais après, je ne dirais pas que tout vient de là. Il y a quelque chose dans la voix aussi et dans la manière de poser les mots qui fait penser à elle.

Quand vous créez une chanson, pensez-vous tout de suite scène où bien laissez-vous ça pour un deuxième temps?

Pour cet album-là, en tout cas, c'est venu dans un deuxième temps. Je ne pouvais pas m'embarrasser de cette réflexion-là au moment où je composais, sinon, je serais rentrée dans un autre processus. Je me serais mis des règles dont je ne voulais pas. Ç'aurait été trop périmètré de penser à la scène plus tôt. C'est donc venu vraiment dans un second temps. Et ça n'a pas été facile au départ d'adapter les chansons pour la scène. Ça a été un autre chapitre...

Maissiat © Raphaël Lugassy

Cet été, on va vous voir sur la scène de nombreux festivals. Aimez-vous cette configuration un peu différente, ce public un peu plus turbulent parfois?...

Ce qui me plaît, c'est d'avoir un été bien rempli et qu'on parte sur les routes!! (rires) Le festival, ça peut être à double tranchant. On vient présenter son disque à un public qui vient voir beaucoup de concerts, qui peut rester comme partir au bout de deux chansons... C'est plein de surprises un festival... On revient des Francos de Montréal et c'était très drôle de voir les réactions des gens. Au début, il n'y avait personne dans la salle de concert et puis, on a fini avec deux cents personnes très enthousiastes. Les gens sont restés et ont été attentifs, et pourtant, on est dans le cadre d'un festival et il y a je ne sais combien de scènes autour... Les gens pourraient simplement jeter un oeil puis repartir, mais ils restent... On va donc se frotter à ça cet été...

Sur votre Facebook, vous avez posté quelques photos de vous en studio... Peut-on en savoir un peu plus? Êtes-vous déjà repartie sur un deuxième album?

Ah Ah... vous êtes curieux! (rires) J'ai enregistré un nouveau titre, mais que j'ai joué quelques fois sur scène. Et puis, à la rentrée, il n'y aura pas de nouvel album, mais il y aura des inédits...

Un EP ou tout moins un pont entre deux albums?

Non. Ce sera une réédition avec quatre inédits. Et vous êtes un des premiers à être au courant!

Vous laissez donc vivre encore « Tropiques » un petit moment.

Oui. J'ai pris mon temps pour le faire, donc je veux prendre le temps pour qu'il puisse vivre sa vie maintenant. Ce qui ne m'empêche pas de travailler sur de nouveaux morceaux et de déjà commencer à penser au prochain. Et je prendrai mon temps encore cette fois-ci... (rires)

Bertrand Belin est venu vous rejoindre sur la scène du Café de la Danse en avril dernier. Est-ce juste par amitié ou bien peut-on y voir une collaboration future?

J'ai pensé à lui parce que j'ai pensé à une voix qui correspondait vraiment à la sienne. J'avais envie que sa voix grave et ronde m'accompagne sur les refrains. Et puis, du coup, il a fait quelques couplets avec moi. Ça pourrait déboucher, pourquoi pas?, sur une prochaine collaboration... On verra! (rires)

Propos recueillis par IdolesMag le 8 juillet 2013.
Photos : Raphaël Lugassy, DR
Site web : http://maissiat.com









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