Interview de Pascal Mono

Propos recueillis par IdolesMag.com le 05/06/2013.
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Pascal Mono, Latitude 43

Pascal Mono est de retour avec un troisième album particulièrement réussi, « Latitude 43 », plus positif et lumineux dans son ensemble que le précédent. Nous avons donc été à la rencontre de Pascal afin d’en savoir plus sur la genèse de ce nouvel album. Il nous expliquera que c’est l’écriture d’un texte sur le printemps arabe, « Encre Arabique » qui en est la première pierre. Au cours de notre entretien, nous aurons bien évidemment l’occasion de discuter de quelques-unes des chansons phare de ce nouvel album, ainsi que d’évoquer certains points de la carrière de l’artiste. Rencontre avec Pascal Mono, un artiste sincère et entier.

Avant de parler plus précisément des chansons qui figurent sur l'album, j'aimerais évoquer le titre et la pochette de cet album... D'abord le titre, « Latitude 43 ». C'est la latitude Nice, ta ville natale. faut-il voir dans ce titre un retour aux sources?

Pascal Mono : C'est aussi la latitude de New-York! (rires) Une latitude, c'est un tour du monde, en fait. Ça ne se résume pas à d'où je viens et où j'habite. Et heureusement. J'aimais cette idée de la latitude, ce trait autour du monde. Ce trait passe effectivement par chez moi, mais aussi par plein de pays que j'aime. « Latitude 43 » est situé géographiquement, mais en même temps, personne n'y comprend rien... Personne ne situe précisément la latitude 43 sur une carte... Si je te dis latitude 52, ça ne va pas t'évoquer un pays directement ! C'est ça qui est drôle...

Au verso du disque, c'est tout de même une vue aérienne de l'aéroport de Nice!

Tu l'as reconnu?! (rires) Eh ben...

Dans les remerciements de l'album, tu dis « c'est grâce à vous… Que l'aventure re-commence ». S'était-elle arrêtée dans ta tête?

Non, ce n'est pas ça que j'ai voulu dire. Il faut toujours mourir pour renaître. Il faut toujours renaître de ses cendres. Pour créer, il faut détruire. Il faut faire table rase de tout ce que tu as fait avant. C'est donc une renaissance, c'est un recommencement. Tout repart de zéro... enfin, c'est comme si tout repartait de zéro parce que évidemment chaque album ou chaque chanson a été forgée par le passé. Avec le temps, ton travail devient plus précis. Et je pense que j'ai été plus précis sur ce disque que sur le précédent.

Pascal Mono © Sophie M

Justement, le précédent, « Rouge Nuit », il n'avait pas bénéficié d'une édition physique. Sur celui-ci, un travail très minutieux a été apporté au visuel. C'était important pour toi?

Très. Parce qu'on est dans un monde d'images. Il faut que l'image évoque tout de suite quelque chose. C'est mon frère qui s'occupe de mes pochettes de disques, il est graphiste. Il est affichiste de cinéma, il a fait des affiches de films de Guillaume Canet, par exemple. Donc, il se trouve que c'est mon frère et que je ne pouvais pas ne pas lui demander de m'apporter son aide sur cette pochette. Je me suis demandé ce que m'évoquait la « Latitude 43 ». J'ai tout de suite pensé à la navigation, à l'aviation, ou même à l'hydravion perdu sur l'océan ou sur la mer. Si tu regardes par le hublot, tu vois bien la mer. Je suis donc allé voir plein d'images d'avions, des Latécoère, etc... Ces machines volantes m'ont fasciné. Mais plutôt que de mettre l'image d'un avion ou d'une machine volante, je voulais prendre les gens avec moi et me mettre dans le cockpit. À partir de là, c'était bien beau, j'étais dans le cockpit, mais il ne se passait rien! (rires) Donc, j'ai mis un oiseau dedans. C'est une aile noire qui est à la place du copilote. Après, on imagine ce qu'on veut. Est-ce l’aile noire du désir? Il y a quelque chose d'un peu menaçant aussi, c'est bizarre cette aile d'oiseau. Il y a quelque chose d'insolite...

Elle est assez réussie cette pochette parce qu'avant même d'écouter les chansons, elle raconte une histoire.

Voilà! C'est ce que je voulais. On part avec, ça invite à la rêverie... et ça, j'aime bien! Je trouvais ça plus intéressant qu'un portrait. Quand on regarde la pochette, on se demande tout de suite ce que vient faire cet oiseau dans le cockpit... La pochette est assez ambiguë dans le fond, on peut imaginer plein de choses!

Quand ce troisième album a-t-il commencé à prendre forme dans ta tête? Y a-t-il un moment précis? Un déclic?

Le déclic, oui. Le déclic de repartir sur un nouvel album arrive à un moment précis. L'écriture, cela dit, elle, ne s'arrête quasiment jamais. Là, actuellement, j'écris pour d'autres projets. En fait, j'écris tout le temps, je travaille tout le temps... Je ne sais donc pas vraiment quoi répondre à ta question. Peut-être dans le fond que le déclic a été quand j'ai écrit cette chanson sur les printemps arabes, « Encre Arabique ». Disons qu'à partir de ce texte, j'ai eu confiance pour la suite. Je me suis dit qu'il y avait quelque chose qui se passait... J'ai écrit ce titre avant de penser à l'album, et je pense que d'avoir écrit ce titre m'a donné l'influx pour écrire le reste.

« Encre Arabique » est donc un peu la première pierre de l'édifice.

Oui, c'est ça. Et c'est un vaste sujet... Nous, on a fait la révolution française. Cette révolution du printemps arabe nous parle aussi. On change de système. On part d'un système féodal ou monarchique pour aller vers un système d'égalité et de dignité. C'est un vaste sujet, très ou trop convenu peut-être ?... Mais nous, on s'est vachement habitués à notre liberté. On est complètement blasés. On ne se rend même plus compte que l'air qu'on respire et les mots qu'on dit, on a le droit de le respirer ou de les dire... D'ailleurs, ça nous rattrape. Encore aujourd'hui, on se fait emmerder par des rétrogrades ! Et là, tu as des jeunes qui vont jusqu'à donner leur vie pour la liberté. Ça m'a transpercé cette affaire-là... Tout ça pour te dire qu' « Encre Arabique » est vraiment un titre important sur ce disque. Pour moi, en tout cas. Ils sont tous importants, mais celui-là a déclenché l'écriture des autres.

Tu signes la totalité des textes et des musiques des chansons. Était-ce une envie de départ de ne pas avoir de collaborations au niveau de l'écriture ou bien est-ce que ça s'est fait tout simplement comme ça?

C'est vrai que jusqu'à présent, je n'ai jamais vraiment prévu les choses. Tout s'est toujours présenté comme ça. Je ne me suis jamais dit « tiens, sur ce disque, il me faut des featurings ou tel ou tel auteur... » D'abord, je me mets la tête dans le guidon sur l'écriture et ensuite je réfléchis. Tu vois, la collaboration avec Jean Fauque sur le disque précédent, elle est venue comme ça tout naturellement. Jean Fauque, je le connais depuis plus de quinze ans. On a passé du temps ensemble et il en est sorti deux chansons... ce n'est pas le fruit d'un calcul. Là, c'est pareil, ce n'est pas le fruit d'un calcul le fait que je me retrouve seul à signer les titres. Il se trouve que je me suis retrouvé avec énormément de chansons et quand on a choisi les titres qui allaient figurer sur l'album, il n'y avait que les miens, donc voilà!... C'est un peu le hasard.

Depuis quand écris-tu? Est-ce que c'est venu quand tu étais gamin ou un peu plus tard?

L'écriture, c'est venu quand j'étais gamin... enfin gamin... si on est un gamin quand on est au lycée! Je tenais déjà un petit journal intime quand j'étais enfant. Et vers 12/13 ans, j'ai écrit ma première chanson. Donc, j'ai commencé à écrire bien avant de faire de la musique. Mon père étant écrivain, je ne sais pas si j'ai voulu l'imiter... mais disons que j'ai baigné dans un milieu où l'écriture faisait partie du paysage...

Quand tu es passé au format chanson, était-ce toujours du domaine du journal intime où on a besoin de se livrer et de raconter des choses ou bien est-ce devenu plus du domaine du jeu?

Effectivement, quand je suis devant ma feuille blanche, c'est du domaine de l'intime. Après, je sais que ça va être destiné à être entendu. C'est là que réside tout l'art de l'habillage de la musique. Le journal intime, c'est un peu la chair nue, et la chanson, c'est plutôt la chair habillée. Je mets le moins de maquillage possible, le maquillage qu'il faut pour que ça puisse parler à tout le monde, et que ce soit mis en valeur et embelli. D'ailleurs, on parle toujours d'arrangements musicaux. On arrange... on maquille la nudité, voire la crudité.

Un titre comme « Michèle » est tout de même un titre du domaine de l'intime. C'est l'histoire de ta grand-mère qui était dans la résistance... Et c'est ton histoire finalement.

Effectivement. Et après, j'ai écrit une chanson comme « Qui je suis »... Cet album n'est pas plus intime que les précédents, mais quelque part, il est plus autobiographique.

Pascal Mono © Sophie M

Est-ce que ça a été plus difficile d'une certaine façon de rester plus proche de toi, de ton histoire, des choses qui te touchent personnellement ?

Le plus difficile, c'est de trouver la forme, en fait. C'est vrai que « Michèle », c'est un texte que j'ai écrit il y a des années, quand j'ai perdu ma grand-mère. Après, je l'ai laissé dans un tiroir. Je n'avais pas du tout l'intention de le mettre en musique. Et puis, j'ai ressorti ce texte et j'ai trouvé matière à en faire quelque chose avec une dimension historique. Parce qu'à travers une petite histoire, on peut parler de la Grande Histoire. J'ai trouvé sympa de faire ça, d'autant plus que j'étais parti sur « Encre Arabique ». Donc, il y avait un lien, ce combat pour la liberté. L'histoire de ma grand-mère faisait écho au printemps arabe. Ce n'est certainement pas un hasard si ce titre est présent sur le disque...

Vas-tu souvent rechercher des textes ou des idées dans tes tiroirs?

Pour moi, il n'y a pas de vieille ou de nouvelle idée. L'idée est toujours là. Quand je chante un morceau sur scène, même si je l'ai chanté des dizaines de fois avant, je le redécouvre. Ça recommence, en fait, comme la première fois. C'est comme ça que je vis la musique et que je la vois. C'est du domaine de l'instant. Je te parle de live, évidemment. Mais en fait, je suis né sur scène. Je ne suis pas passé par des écoles de musiques, etc... je suis parti dans la rue à 17 ans. J'ai commencé à gratter, puis j'ai été repéré, puis je suis parti à Paris et à Londres. J'ai tout appris en étant en représentation, en jouant devant les gens. Pas en jouant sur scène réellement, mais bon, la rue c'est une scène comme une autre quand tu commences. L'essentiel, c'est d'attirer du monde. Enfin, le principal, c'est de jouer, et après, si tu attires du monde, c'est tant mieux. Et donc, de cette attitude psychologique d'être toujours dans l'instant, je reviens sur ces idées dont tu parlais, une vieille idée, elle est toujours neuve et elle est toujours d'actualité pour moi. Je lâche des choses sur le papier, et après, je suis obligé de revenir dessus pour en faire une chanson. C'est difficile d'écrire une chanson, il faut un début, une fin, et toute une histoire à raconter. Avoir des idées, c'est assez facile, en fait. Enfin... ce n'est même pas que c'est facile ou difficile, ça vient ou ça ne vient pas, tout simplement. Et quand ça vient, tu as une idée, mais la chanson est encore bien loin...

Tu as débuté par le live et d'ailleurs, le premier album, « Intact » a mis un bon moment à sortir. Il est seulement sorti en 2006. Est-ce par la force des choses ou bien n'avais-tu pas envie de graver les chansons?

C'est tout simple... c'est très difficile de signer en maison de disque et d'avoir les moyens d'enregistrer un disque. Aujourd'hui, on ne s'en rend pas vraiment compte, mais « tout le monde », entre guillemets pour enregistrer un disque. Avec un petit budget aujourd'hui, tu peux te créer un petit studio à la maison plutôt correct. Mais moi quand j'ai commencé la musique, c'était très différent. C'était moins accessible de pouvoir enregistrer en studio, et puis, c'est vrai que j'ai toujours mis mon énergie sur la scène. Pas forcément sur mes titres d'ailleurs au départ. J'ai beaucoup travaillé sur la musique anglo-saxonne. D'ailleurs, je prépare un projet sur l'étranger, là...

C'est le troisième album. On pourrait parler de trilogie. Tu le vois comme ça?

Trois albums, c'est une boucle, une belle boucle même. Et mon écriture en français, je continue à la travailler, mais là, je me dirige plus sur la musique. Je suis toujours beaucoup parti du texte et là, j'ai vraiment envie de partir de la musique.

Pascal Mono © Flora D

Peux-tu déjà me toucher un mot sur ce projet à l'étranger?

C'est encore un peu tôt pour en parler...

Tu voudrais aller vers une autre langue?

Ouais... Là, je pense que sur trois albums, j'ai tout de même dit ce que j'avais à dire en français.

Comment ça se passe avec ce nouvel album, vis-à-vis des médias?

Il faut défendre l'album sur scène et aller chercher le public un par un. Les médias ont un peu de mal à aller découvrir des gens. En plus, moi, on m'a découvert à travers la téloche, c'est un truc que je continue de payer cash à chaque sortie de disque. Mes deux derniers albums, je ne les ai pas sortis chez Universal, mais avec un label indé authentique et sincère. Rien n'est fabriqué, etc... Ce n'est pas surproduit, ce n'est pas marketté par des gamins sortis d'écoles de commerce... C'est un vrai projet artistique, mais certains médias ont plein d'a priori et ils ne l'écoutent même pas... La scène en tout cas me permet de faire le buzz, là, j'ai rencontré plein de gens sur Paris. Le mec qui s'occupe de mon label, c'est tout de même le mec qui a découvert la Mano Negra. C'est ce mec-là qui s'occupe de moi aujourd'hui et on espère se faire connaître par la scène.

On ne va pas parler des heures de la Star Ac... Mais comme tu viens de me tendre la perche, j'aimerais savoir ce qui t'a poussé à rentrer dans le château. Tu n'avais pas du tout le profil...

Je sais... Et on est venu me chercher parce que justement je n'avais pas le profil.

Ça ne t'a pas fait peur à un moment donné?

Si, ça m'a fait flipper, mais en même temps, la vie de musicien... si tu veux en vivre, c'est compliqué! Donc, ça faisait déjà dix ans que j’étais sur la route... j'étais devenu papa... j'y ai vu l'opportunité de me montrer. J'avais demandé son avis à Mathieu Chédid et à d'autres collègues du métier. Tout le monde m'a poussé à le faire. Donc, quand on est venu me chercher, j'ai douté du bien-fondé de cette démarche... j'ai demandé conseil autour de moi, et tout le monde m'a dit « vas-y... » Je pense qu'à l'époque, tout le monde pensait que ça pouvait changer. Je voulais faire aussi un peu d'empirisme. En me lançant là-dedans, je voulais un peu lancer un coup dans la fourmilière... chose que j'ai faite mais en même temps, c'est une machine tellement huilée et tellement perfectionnée que tu te fais prendre au jeu. Il y a l'isolement par rapport à l'extérieur qu'ils réussissent à créer. C'est une expérience pénible de ce point de vue-là...

On ne va pas épiloguer sur le sujet, revenons à l'album. Il y a une chanson qui me touche beaucoup, c'est « Aux quatre vents ». Quand l'as-tu écrite celle-ci?

En fait, au départ, cette chanson s'appelait « Latitude 43 ». C'est le titre caché de l'album. J'ai changé le titre de cette chanson pour pouvoir le donner à l'album. C'est une chanson centrale de l'album. C'est l'histoire d'une proche qui a décidé d'en finir avec la vie. J'ai voulu raconter ça. Et pour ne pas plomber l'ambiance, j'ai fait ça sur une musique bien rock avec une ligne de reggae. C'est une chanson sur la disparition de quelqu'un et qui, on peut le dire parle, du suicide. J'aime beaucoup cette chanson aussi. Je trouve qu'elle mériterait d'être mise en avant aussi, d'avoir un clip...

Pascal Mono © Flora D

En parlant de clip, il y a celui de « Au bord de la mer » qui est en préparation.

Oui! On est partis sur cette idée.

Pourquoi avoir choisi ce titre pour exploiter l'album?

C'est un titre qui est hyper marrant et positif. C'est le titre le plus facile à comprendre du disque. Je crois que les gens ont besoin d'entendre des titres comme celui-là. Il est complètement délire. J'ai envie de faire la fête et d'emmener les gens avec moi. J'ai envie de montrer quelque chose d'un peu différent de moi. Jusqu'à présent, j'ai tout de même montré des choses assez sérieuses, autobiographiques, et même parfois sombres. Là, avec ce titre-là, on fait n'importe quoi et on s'amuse! En plus, et je ne sais pas si on l'entend bien, mais on a essayé à chaque couplet de reproduire une ambiance différente. On a pris tous les archétypes du rock. Il y a un passage « Beach Boys », puis un passage hard rock, puis un passage rockabilly... Chaque couplet et refrain est traité de façon un peu différente, tout en gardant une unité bien évidemment. Donc, voilà, on a fait un truc marrant, pour faire la fête. On a tous envie d'aller au bord de la mer à un moment donné... (rires)

De toutes les chansons, y en a-t-il une pour laquelle tu as un peu plus de tendresse qu'une autre? Et quand je dis tendresse, je pense à quelque chose qui se serait passé autour de la chanson, pendant sa création, son enregistrement, sur scène...

C'est difficile parce qu'elles ont toutes leur petite histoire. C'est vrai que celle dont tu m'as parlé tout à l'heure, « Aux quatre vents », elle a une histoire particulière. D'abord, c'est celle qui a donné son titre à l'album. L'écriture, ça permet de mettre à distance les épreuves de la vie. Sinon, il y a une chanson sur laquelle j'ai énormément travaillé, c'est « Dors d'amour ». C'est la première fois que j'écris une vraie chanson d'amour très intime, très romantique. Et puis, il y a aussi « Michèle », bien évidemment. C'est en tout cas celle que j'ai le plus de plaisir à écouter. Cette chanson part vraiment d'une histoire vécue. Ce sont des gens qui ont été déportés, torturés et qui ont survécu. Avec leurs petites mains, ils ont été fleuristes toute leur vie, ils ont réussi à s'en sortir et à fonder une famille. Je suis fier de ça, évidemment. Ils ont réussi à force de travail. Ce sont des gens très très résistants. Et je m'identifie à eux aussi parce que pour être artiste, il faut être assez résistant. Pas seulement physiquement, bien que ce soit important pour aller sur scène, etc..., mais psychologiquement. Ce n'est pas un métier évident. Surtout quand on veut faire ses propres chansons. Tant que tu as une maison de disques qui te propose des auteurs et des compositeurs, là tu as du monde.. enfin... si tu as de la chance. Après, quand tu es auteur compositeur et que tu fais tout tout seul, c'est un vrai parcours du combattant.

C'est difficile mais c'est passionnant!

C'est clair et je suis le plus heureux du monde de faire ce métier. Ça m'apporte beaucoup. Ce qui m'importe en fait, c'est de partager avec les autres. C'est là qu'est tout l'intérêt. Faire des chansons juste pour soi, ça n'a pas grand intérêt.

Des concerts se profilent-ils?

Oui. On est en discussion avec des tourneurs. Donc, ça se profile plutôt pour la rentrée. Et le clip « Au bord de la mer » devrait arriver aussi à la rentrée, puisque qu'on va le tourner cet été, évidemment! (rires) Je ne sais pas encore où ce sera, peut-être en Italie? En tout cas, ce sera « Au bord de la mer »! (rires)

Propos recueillis par IdolesMag le 5 juin 2013.
Photos : Sophie M., Flora D.
Site web : http://www.pascal-mono.fr









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