Interview de Anne Etchegoyen

Propos recueillis par IdolesMag.com le 26/06/2013.
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Anne Etchegoyen - DR

Anne Etchegoyen et le Chœur Aizkoa publient cet été leur album « Les Voix Basques » qui met magnifiquement en valeur le répertoire musical basque, à travers les époques. On y trouve aussi bien des chants traditionnels que des chansons écrites tout récemment, ou même l'un ou l'autre grand classique comme « La Mer » de Charles Trenet ou « Il est un coin de France » de Luis Mariano. Nous avons été à la rencontre d'Anne Etchegoyen afin d'en savoir un peu plus sur ce projet et sur le parcours de l’artiste, déjà très riche. Elle nous expliquera comment le corse Patrick Fiori est venu partager un duo avec elle. Rencontre estivale avec une artiste authentique et libre.

Les Voix Basques, Anne Etchegoyen et le choeur AizkoaIdolesMag : Venez-vous d'une famille dans laquelle la musique avait de l'importance? Une famille de chanteurs, de musiciens ou de mélomanes?

Anne Etchegoyen : Ma mère faisait partie d'une chorale. Et c'est elle qui m'a inscrite dans la chorale d'enfants de cette même chorale. Elle faisait également partie de la fédération des chœurs du Pays Basque. J'ai donc tout de suite été baignée dans cette ambiance de chœur et de voix.

Qu'écoutait-on chez vous? De la musique traditionnelle ou bien d'autres registres également?

Je ne viens pas vraiment d'une famille de mélomanes. On écoutait tout de même beaucoup de groupes locaux et des groupes basques. Et puis, bien évidemment, on écoutait aussi des chanteurs de variété très connus comme Mireille Mathieu ou Enrico Macias. Mes parents n'étaient pas spécialement branchés musique et donc ce qui m'a plongée dans la musique, c'est plutôt venu de ma mère et de son goût pour le chant choral.

Souvent les enfants veulent devenir chanteur, mais de là à devenir un professionnel de la musique, il y a une marge conséquente. Vous, quand est-ce que c'est devenu sérieux dans votre tête?

Disons que j'en ai toujours rêvé, mais que je me suis toujours interdit d'y penser trop. Je suis assez pragmatique, j'ai donc voulu finir mes études avant de ne plus faire que ça. Du coup, je faisais les deux en parallèle. J'ai continué mes études, j'ai eu un bac littéraire, puis un BTS action co et j’ai fait une école de forces de vente supérieure, et en parallèle, j'allais au conservatoire étudier le chant classique. Après, j'ai commencé à me diriger vers l'univers musical qui est le mien aujourd'hui. Je n'ai pas tout claqué pour faire de la musique, j'ai un peu toujours tout fait en même temps. Je voulais assurer mes arrières... (rires)

Vous me disiez tout à l'heure que vous écoutiez tout de même un peu de chanson française à la maison quand vous étiez  enfant et ado. Sur ce nouvel album, vous reprenez « La Mer » de Charles Trenet. L'avez-vous beaucoup écouté?

Pas spécialement. C'est plutôt quelqu'un que je respecte beaucoup parce qu'il fait partie des monuments de la chanson française. C'était plutôt une manière de lui rendre hommage, et une manière aussi d'avoir une chanson qui, de un, nous plaisait, et de deux, n'était pas du tout antinomique avec le Pays Basque. La mer, elle est là, j'habite à 700 mètres, j'y cours pratiquement tous les jours. Donc, ça me semblait assez judicieux comme choix. J’avais aussi une affection particulière pour la chanson et l'artiste. Et puis, ça nous permettait aussi de mettre un chant assez accessible.

Anne Etchegoyen et le choeur Aizkoa - DR

Vous reprenez également Luis Mariano avec « Il est un coin de France ». Il est basque, lui, pour le coup...

Ah oui! Cette chanson, c'est tout à fait différent... C'est aussi un hommage à ce grand artiste, ce grand performer et ce grand chanteur qu'était Luis Mariano. L'année prochaine, il aurait eu 100 ans. Luis Mariano est d'Arcangues, et c'est d'ailleurs  là que je vais donner mon premier concert de l'été, à l'église d'Arcangues. Je dois dire que j'en suis assez contente…

Anne Etchegoyen, Basque eta Paz TourAu cours de ce « Basque eta Paz Tour », vous allez vous produire en acoustique, dans des églises et des chapelles, c'est bien ça.

Oui, c'est ça. On essaye de privilégier les sites avec un cadre particulier pour offrir un concert acoustique et intimiste. Nous sommes une voix et une guitare. Parfois, il y a une seconde guitare, mais c'est plus rare. On va donc jouer dans des églises et des chapelles, mais également dans des vignobles. On essaye de se produire dans des lieux atypiques pour proposer quelque chose d'unique et d'original. Et on fait ça dans la plus pure tradition du chant, qui est donc à la base acoustique... Après, je ne cache pas qu'on met un peu de son aussi! (rires)

Ce nouvel album, quand a-t-il vraiment commencé à prendre forme?

J'avais écrit les premières lignes du projet, puisque c'est un album assez conceptuel, il y a deux ans à peu près, je crois que c'était en avril 2011. Et ensuite, cet album a été vraiment une histoire de rencontres de A à Z. Il y a d'abord eu la rencontre de celui qui l'a réalisé, Jean-Marie Leau, sur une émission à laquelle j'ai participé, « Le chœur du village ».  Et puis aussi la rencontre avec le deuxième réalisateur, Olivier Delevingne. Il y a eu aussi cette belle rencontre avec François Bernheim qui a co-composé des musiques avec Jean-Marie, la rencontre avec Patxi Garat qui a écrit deux textes sur cet album. Et puis enfin, ça a été aussi une manière d'approfondir les liens qui nous unissent avec la chorale Aizkoa. C'est une chorale avec laquelle je travaille depuis un bon moment.

Depuis quand?

Nous avons travaillé ensemble la première fois en 2006. On avait fait un disque de chants de Noël. Donc, notre collaboration date un peu... (rires)

Dans l'album, on retrouve des chants traditionnels, mais des chansons récentes également. Était-ce important pour vous de faire cohabiter les époques et les générations?

Oui, c'était important parce que c'est un disque qui est très identifié sur la culture basque. Et c'est un disque qui s'appelle « Les Voix Basques », donc forcément, il est un peu intergénérationnel, que ce soit dans le chant ou dans les dates de création des chansons puisque nous avons décidé de proposer un panel assez large de ce qui se fait et se chante au Pays Basque.

Le premier extrait, « Hegoak » évoque la liberté par la métaphore d'un oiseau. Qu'est-ce que la liberté pour vous?

Ah la liberté... je ne sais pas... Peut-être est-ce aller de l'avant sans se soucier de ce que vont penser les gens?... La liberté, c'est aller de l'avant avec la force de ses convictions.

En parlant de liberté, vous avez créé votre propre structure, « Otentik ». Était-ce une façon de rester maître de votre projet? Pour ne pas qu'on vous impose des choix que vous n'auriez pas pris?

Oui, tout à fait. C'est ça... Comme je le dis toujours, il vaut mieux avoir un petit chez soi qu'un grand chez tout le monde. Et c'était plutôt une bonne manière de gérer les choses et d'amener notre point de vue. Même si on est restés très ouverts à la discussion, et que Sony l'est resté aussi, on a évidemment fait à un moment donné chacun un pas vers l'autre pour certains choix. On n'est pas resté bloqués, ni d'un côté ni de l'autre, sur nos positions. Et évidemment, pour faire écho à votre précédente question, c'est effectivement aussi une question de liberté...

Le deuxième extrait de l'album, « Pachamama » est chanté en duo avec Patrick Fiori. Le connaissez-vous depuis longtemps?

On s'est rencontrés la première fois à l'été 2011, je crois.

Avez-vous tout de suite eu envie de vous lancer dans un projet commun?

En fait, quand nous nous sommes rencontrés, nous avions déjà enregistré chacun de notre côté. On avait fait une collaboration, mais chacun de notre côté. Après, Patrick m'a invitée sur quelques dates à lui. On a sympathisé. Le projet commençait à prendre forme... mais il n'était pas encore question que le titre fasse partie de ce projet-là quand on l'a enregistré. On l'avait plutôt fait à titre personnel.  On n'en était pas du tout à penser que ça pourrait devenir un single sur le prochain disque.

Pourquoi avoir choisi Patrick Fiori? Pour sa voix, pour l'homme, pour ce qu'il renvoie, pour sa personnalité, parce qu'il est corse?

Un peu pour toutes ces raisons, en fait. Je crois que c'est d'une part une voix que je trouve, moi, absolument exceptionnelle. C'est très agréable de chanter avec des voix comme ça. Ma voix ne va pas non plus avec tout le monde. Et je trouve que sur un plan technique et vocal, nos voix se marient très bien. Après, il faut tenir compte de l'aspect humain. On s'entend bien. On rigole bien ensemble... On a d'ailleurs beaucoup ri sur le tournage du clip. Patrick Fiori est quelqu'un dont je respecte beaucoup les valeurs humaines et la carrière. J'aime bien comme il l'a menée, toujours travailler avec les mêmes gens. Le fait qu'il soit d'origine corse n'est pas étranger non plus dans tout cela puisque cette chanson est un hommage à la Terre Mère, à notre terre à nous et respectivement. Donc, sa présence sur ce titre avait beaucoup de cohérence.

Vous êtes, vous les Basques, comme les Corses ou les Bretons et tant d'autres, très attachés à votre pays. Qu'est-ce qui vous attache tant au Pays Basque?

Écoutez, c'est assez difficile à dire. C'est en nous. Le Pays Basque ne nous appartient pas, c'est nous qui lui appartenons. C'est quelque chose d'assez terrestre et terrien. On a les pieds dans notre sol. On est bien chez nous. C'est difficilement explicable, ce n'est pas palpable, c'est juste quelque chose qui est en nous.

Le Choeur Aizkoa - DR

Vous m'avez touché un mot tout à l'heure de Patxi Garat. C'est lui qui signe notamment l'adaptation basque de ce titre « Pachamama ». Le grand public l'a connu par le biais de la Star Academy. Quel regard jetez-vous sur ces télé-crochets, très loin de votre parcours à vous?

Il y a toujours le côté très positif de permettre à des artistes de jouer et de se faire connaître du public. Maintenant, c'est plutôt dans le suivi et dans le message délivré au début que le bât blesse. C'est parfois un peu réducteur... Alors, je ne sais pas à qui la responsabilité incombe. Disons que c'est bien pour les gagnants. Et encore, il faut qu'ils soient bien entourés. Aujourd'hui, quand on fait de la musique à l'échelle nationale, il faut être entouré d'un conseiller juridique… Il faut avoir les pieds bien sur terre et penser musique avant de penser marketing et reconnaissance. Je le crois en tout cas... Je pense que comme dans toutes les choses de la vie, il faut faire les choses à l'endroit, et ce n'est pas toujours le cas dans la télé-réalité... puisqu'on est propulsé très tôt très haut. On commence par la médiatisation avant d'avoir fait ses preuves artistiquement. C'est un peu le principe des vases communicants... mais pas dans le bon sens... À côté de ça, il ne faut pas tout ternir non plus, ça a permis de sortir de super artistes. Je pense notamment à Olivia Ruiz, Nolwenn Leroy ou Julien Doré... Je ne les ai pas tous en tête, mais il y a tout de même eu de très belles surprises dans le lot. Ce sont ces artistes qui apportent leur légitimité à ce genre de programme. Mais après, il y a tous les autres...

Vous cosignez deux titres sur l'album. Écrivez-vous et composez-vous beaucoup?

Pas en majorité. Écrire et composer, ça vient dans un deuxième temps. Mon premier réflexe, c'est chanter. Mais j'y viens progressivement. Là, je suis déjà en train de composer de nouveaux titres. Et je pense que je vais le faire d'avantage dans le futur. J'essaye en tout cas de le faire régulièrement, le plus régulièrement possible, même si ce n'est pas un réflexe comme chez d'autres artistes. Ma priorité est de chanter. Après, j'aime bien écrire et composer quand même, mais dans un deuxième temps. Là, sur cet album « Les Voix Basques », j'ai co-composé « Pachamama » et j'ai écrit mon premier texte en basque, « Ogni Etorri », qui est le dernier titre de l'album. Donc, que ce soit dans mes spectacles ou dans mes disques, je chante toujours quelques titres que j'ai composés ou écrits, mais ce n'est pas ma passion première.

Anne Etchegoyen - DR

« Ogni Etorri », justement, signifie en français « Bienvenue »... Comment se fait-il que le titre se retrouve en dernière plage? J'ai eu beau chercher une signification, je ne l'ai pas trouvée...

(éclats de rires) Il se trouve tout simplement en dernière plage parce qu'on ne pouvait pas le mettre en premier! C'est aussi simple que ça. En premier, il fallait mettre le single, « Hegoak ». Il fallait que les gens puissent d'emblée identifier le projet. En plus « Hegoak » est une chanson très fédératrice et très représentative du Pays basque. Donc, il était légitime que la chanson la plus pertinente se retrouve en ouverture de disque. Du coup, on s'est demandé où on allait bien pouvoir mettre « Ogni Etorri »... On ne pouvait pas la placer au milieu parce qu'on trouvait qu'elle ne serait pas assez mise en valeur. Et du coup, on l'a mise en sortie. Une fois que vous avez écouté l'album, on vous dit « Bienvenue au Pays Basque! Maintenant, vous savez ce que c'est, vous avez un peu touché ce qu'était le Pays Basque... Bienvenue! » Et puis, le message subliminal est... « Bienvenue sur un prochain album! » (rires)

De tous les titres, y en a-t-il un pour lequel vous avez un peu plus de tendresse qu'un autre? Et quand je dis tendresse, je pense plus à quelque chose qui s'est passé autour du titre, pendant son enregistrement, sa création, sur scène...

On va revenir sur « Ogni Etorri » parce que c'est mon premier texte en basque. C'était très important pour moi de l'écrire en basque. Et puis, ce titre raconte beaucoup de choses... Il évoque la rencontre artistique avec Jean-Marie Leau et Olivier Delevingne, les deux réalisateurs. C'est Jean-Marie qui a co-composé la musique avec François Bernheim. Donc, ce titre résume somme toute assez bien toutes les rencontres que j'ai faites en montant ce projet. C'est à la fois un échange humain et artistique. On retrouve un peu tout ça dans ce titre. Ça parle aussi bien évidemment de mon Pays Basque, de la place de mon village de Bidart où je vis... Donc quand vous me parlez de tendresse, c'est ce titre qui me vient tout de suite à l'esprit.

Anne Etchegoyen et le choeur Aizkoa - DR

Jean-Marie Leau (Marie Laforêt, Sol en Cirque,...) et Olivier Delevingne (Alain Chamfort, Tears for Fears, Henri Dès,...), que vous ont-ils apporté musicalement parlant en tant que réalisateurs?

Ils ont apporté tout l'habillage de ce disque. Si on a un très bon gâteau ou une délicieuse friandise sans empaquetage ni packaging... ce n'est pas la même chose. Ce sont eux qui ont en quelques sortes fabriqué cet écrin dans lequel on a posé les chansons. Ils nous ont mis les rideaux aux fenêtres et ils ont peint la façade de la maison... Ils ont fait un travail formidable.

Vous allez être mise en avant tout cet été sur France 2. Comment expliquez-vous l'engouement actuel du public et des médias pour les chansons traditionnelles attachées aux régions? On l'a vu récemment avec le succès phénoménal de Nolwenn Leroy.

Comment expliquer ça?... Face à la mondialisation et au progrès, c'est probablement une manière humainement très légitime de revenir à la source, aux choses simples, à la terre, à la proximité. Moi, je prêche beaucoup pour la valorisation du patrimoine local et de proximité. C'est la scène locale qui fait les hommes. Ce qui nous fait tous, c'est ce qu'on a autour de nous. C'est ce qui nous construit. Là, pour le coup, on peut une fois encore parler de vases communicants. Revenir à des choses toutes basiques et toutes simples quand on a accès à tout de manière très excessive et ostentatoire, ça fait du bien. C'est important de savoir d'où on vient pour savoir où on va... Je pense qu'il y a de ça. Et puis, les médias y sont pour beaucoup... Et j'espère que ce ne sera pas un effet de mode. Nous, nous existions bien avant la médiatisation. La culture basque, bretonne ou corse existait bien avant qu'on en parle partout. Il faut remercier Nolwenn Leroy, un peu les médias, et les maisons de disques, en tout cas la nôtre, de nous permettre de sortir nos projets à plus grande échelle. Je dois dire que le label Smart chez Sony a fait preuve d'une écoute absolue lorsque nous lui avons présenté le projet. On a vraiment monté ce projet ensemble. Tout le monde en est content. On s'est vraiment bien marrés à le faire...

Anne Etchegoyen et le choeur Aizkoa - DR

Vous savez comme moi que la France aime envoyer à l'Eurovision des artistes qui mettent en valeur telle ou telle image de la France. Accepteriez-vous d'y participer si on vous le proposait?

Très franchement? Je vais être honnête avec vous, j'en ai rêvé pendant très longtemps, d'aller à l'Eurovision! Jusqu'il y a d'ailleurs pas très longtemps. Je trouvais qu'un titre comme « Pachamama » était taillé pour l'Eurovision. Parler de sa Terre Mère à l'Eurovision, je trouvais ça génial. Maintenant, c'est un peu dommage quand on connaît les dessous de l'affaire et qu'on sait que ça coûte presque le budget d'une chaîne de télé à l'année pour organiser ce concours. On comprend que parfois les chaînes de télé n'envoient pas les meilleurs candidats. Et c'est un peu dommage... ça ne donne plus trop envie d'y participer. Si on sait qu'on va se casser la figure... c'est un peu dommage. Je trouve qu'il faudrait organiser un tremplin avec des représentations de toutes les régions de France. Il faudrait valoriser le patrimoine régional. Ce serait bien que toutes les régions, avec leur identité culturelle forte, puissent représenter la France. Parce que toutes les régions ont une identité culturelle, et elles doivent la valoriser. En tout cas, pendant longtemps, j'aurais voulu participer à ce concours. Mais quand on explique que ce n'est pas forcément dans l'intérêt de la France de gagner... c'est un peu dommage.

Je vais vous poser une toute dernière petite question, qui est de circonstance avec les vacances qui arrivent... à la fin de « La Mer », on entend le bruit des vagues. Ont-elles été enregistrées au Pays Basque?

Je crois que oui, mais comme je n'en suis pas sûre, je ne peux pas l'affirmer. Je n'étais pas à cette séance, donc, je ne suis pas sûre de moi. Je sais qu'on a fait de temps en temps des prises comme ça, mais je ne suis pas certaine que celle de « La Mer » ait été prise au Pays Basque. Je préfère vous dire que je ne sais pas, pour ne pas commettre d'impair... On ne rigole pas avec les vagues du Pays Basque !! (rires)

Propos recueillis par IdolesMag le 26 juin 2013.
Photos : DR
Site web : http://www.anne-etchegoyen.com/

 









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