Interview de Sophie Maurin

Propos recueillis par IdolesMag.com le 11/06/2013.
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Sophie Maurin © Emma Picq

Sophie Maurin vient de publier son premier album, vibrant et passionnant de bout en bout. Elle y dévoile une âme rêveuse, une plume délicate et un sens affûté de la musique. Pour sûr, cet opus marquera les esprits. En tout cas, il a marqué le nôtre. Nous avons donc été à sa rencontre afin d’en savoir un peu plus sur elle, son parcours et la naissance de ce premier album. Sophie nous avouera qu’elle connaît la musique sur le bout des doigts… elle apprend le piano depuis l’âge de 6 ans ! Au fil de cet entretien, vous découvrirez une artiste attachante et pleine de vie. Sophie Maurin se produira notamment le 24 juin prochain sur la scène des Trois Baudets (Paris 18ème).

IdolesMag : Lorsqu'on écoute vos chansons, on se dit que vous avez une véritable culture de la musique et du texte. Qui écoutait-on chez vous quand vous étiez enfant?

Sophie Maurin : Justement, la culture de la musique, je l'ai depuis que je suis toute petite. Le texte, c'est venu bien plus tard. Ce qu'on écoutait à la maison, c'était essentiellement de la pop anglo-saxonne. J'ai énormément écouté les Beatles, Queen, les Rolling Stones, les Beach Boys, etc...Tout était dans cette veine-là. Et puis de mon côté, avec la formation de piano que j'ai commencée quand j'avais six ans, j'ai fait beaucoup de classique et pas mal de blues.

Sophie Maurin, son premier albumY avait-il des musiciens ou des chanteurs dans votre famille?

Pas du tout. En fait, mes parents ne sont pas du tout musiciens. En revanche, j'avais une grand-mère qui pianotait un peu et qui chantait aussi. Elle fredonnait en s'accompagnant au piano. Et je pense que ça a dû jouer un peu, ça...

C'est probablement elle qui vous a montré la voie du piano.

Peut-être mais pas tant que ça parce que comme je vous le disais, j'ai eu la chance de commencer le piano à six ans et le fait de chanter est venu lorsqu'on a commencé à faire des lectures chantées par la suite. Mon professeur dans mon école de musique, qui par après est devenu un Conservatoire, m’a proposé d'être l'accompagnatrice au piano de la chorale. Donc, c'est vraiment à cette époque que j'ai pris goût à jouer du piano et chanter en même temps. Et j'ai aussi pris goût à chanter avec d'autres gens. Et c'est ce qu'on retrouve sur l'album notamment sur un titre qui s'appelle « Far Away », une sorte de chorale qui est présente sur la chanson.

Dans un ordre chronologique, c'est donc l'apprentissage du piano, puis la compo, puis la chanson.

C'est ça. Disons que la chanson n'est pas venue tout de suite, ça a d'abord été la lecture chantée en français. Il y a par exemple des œuvres d'Erik Satie que j'ai découvertes en chantant le nom des notes. Après, la chorale m'a amenée à chanter des chansons en m'accompagnant au piano. C'est plutôt au lycée que j'ai commencé à composer mes premières chansons. Les premiers textes et les premiers mots, eux, sont venus vraiment beaucoup plus tard, vers l'âge de 20 ans. C'est à cette époque que j'ai commencé à beaucoup lire et à apprécier la littérature. Donc, mes textes, je les écris depuis peu en fait. J'ai commencé en collaborant avec des auteurs puisque je ne faisais quasiment que des musiques. Sur l'album, comme vous pouvez le constater, j'ai composé toutes les musiques, mais je ne signe que la moitié des textes.

Le texte est donc venu très tard.

Oui, tout à fait. Le point de départ reste la musique. D'ailleurs, je me considère comme musicienne et compositeur avant d'être auteure. Et même musicienne avant d'être interprète. C'est vraiment le piano qui m'a amenée à tout ça.

Au vu de votre parcours, dans votre processus créatif, j'imagine que vous partez plutôt de la musique...

Ça dépend, en fait. Quand c'est moi qui écrit, c'est toujours la musique d'abord et ensuite je viens poser les mots dessus. En revanche, quand je collabore avec mes auteurs (il y a Tristan Leroy, Coralie Leplatois et Roman Cassian), c'est différent. Par exemple, Tristan est très prolifique, et il m'envoie régulièrement beaucoup de textes. Dès qu'un texte me plait, je le mets en musique. Donc, c'est le processus inverse.

À 20 ans, vous commencez donc à mettre des mots sur vos compos…

En fait, pour vous dire toute la vérité, j'ai juste eu besoin d'avoir ces mots. Ce n'était même pas tellement du domaine de l'échappatoire. C'est juste que je prenais un plaisir fou à composer des musiques et des mélodies, et tout simplement pour les faire vivre, j'avais besoin de mots. C'est vraiment venu comme ça. C'est petit à petit que j'ai commencé à prendre goût à ça, et le texte est aujourd'hui aussi important pour moi que la musique. Mais au départ, c'était vraiment la musique avant tout et le texte au service de la musique et pas l'inverse.

Vous avez été architecte dans une autre vie...

Non, non, ce n'est pas dans une autre vie!! (rires) Je suis toujours architecte! Disons que depuis que j'ai signé mon contrat avec ma maison de disques, j'ai mis cette activité entre parenthèses, parce que je n'ai plus le temps de m'y consacrer. Je ne fais donc plus d'architecture aujourd'hui, mais je suis diplômée. Donc je suis toujours architecte mais je ne travaille plus en tant qu'architecte.

Sophie Maurin © Emma Picq

Quand est-ce que la musique est devenue quelque chose de sérieux à vos yeux?

Ça l'a toujours été. Vous savez, je viens du sud de la France, j'aurais donc très bien pu faire mes études d'architecture à Marseille par exemple. Si je suis montée faire mes études à Paris, c'était essentiellement pour des raisons musicales. Au départ, j'ai fait du piano-bar et je n'ai jamais perdu cette envie de faire de la musique et d'en vivre. C'était toujours dans un coin de ma tête. Pendant mes études, j'ai énormément composé. Et vers la fin, j'ai commencé à donner mes premiers concerts.

Vous avez commencé comme beaucoup de jeunes artistes par la scène. Est-ce que ça vous a permis de trouver ou d'affiner votre style? Est-ce que la scène fait finalement pour vous partie intégrante du processus de création ou vient-elle dans un deuxième temps?

C'est en deux temps. Dans le premier temps, c'est la composition et l'écriture toute seule ou avec un auteur. Mais là, ça reste piano-voix. Pendant un an, lors de mes premiers concerts, j'étais toute seule en piano-voix. Je jouais dans des petits endroits. Au bout d'un an, j'ai commencé à jouer avec deux musiciens. Il y avait un violoncelliste et un percussionniste que j'avais rencontrés un peu par hasard. On a commencé à jouer ensemble et c'est à partir de ce moment-là qu'une grosse partie des arrangements se sont mis en place. Il y a d'ailleurs plein de choses que j'ai trouvées avec ces musiciens-là qui se retrouvent sur mon premier EP autoproduit. C'est donc grâce à la scène qu'on a dû faire ces arrangements et certains ont été maintenus sur l'album. Donc, on peut vraiment dire que la scène a apporté quelque chose à cet album.

Le chemin vous a-t-il paru long jusqu'à la sortie de ce premier album?

En fait, jusqu'à l'élément déclencheur, oui, ça m'a paru très long. L'année de l'obtention de mon diplôme, j'ai autoproduit un EP de sept titres et cet EP a été un vrai déclic pour moi. Rapidement après l'avoir autoproduit, j'ai rencontré des professionnels, j'ai eu des propositions de contrat en édition notamment. À partir de là, finalement, tout a été assez vite. À partir du moment où j'ai signé avec ma maison de disque, j'ai trouvé que ça avait été relativement vite. Mais voilà quand j'ai fait cet EP, j'avais déjà 25/26 ans, et je rêvais de vivre de la musique depuis mes 17/18 ans. Donc, là, le temps m'a paru long, très long. Et en même temps, je n'avais pas vraiment mis tous les éléments de mon côté pour pouvoir y parvenir. C'est quand je me suis prise par la main que tout a commencé à bouger, quand je me suis dit qu'il fallait que je mette toutes les chances de mon côté. Donc, à partir du moment où j'ai eu cette démarche radicale, j'ai trouvé que ça a été relativement vite.

À l'époque de ce premier EP, comment avez-vous abordé le studio, vous qui veniez de la scène?

Comme j'ai toujours bidouillé chez moi mes arrangements et ce genre de choses, je n'ai pas été perturbée. J'ai toujours enregistré mes maquettes toute seule. Je ne peux pas dire que j'ai un home studio chez moi parce que je n'ai pas vraiment tout le matériel requis, mais disons que j'ai toujours fait mes maquettes et mes pré-productions seules avec mon piano. Je faisais aussi un peu de percussions. Du coup, le studio, je l'ai beaucoup aimé. Et cet EP, je ne l'ai d'ailleurs pas entièrement enregistré en studio, faute de moyens. J'avais fait pas mal de choses à la maison. Donc, pas d'appréhension vis-à-vis du studio. Le seul truc qui aurait pu me faire peur, c'est le temps. On n'a pas toujours beaucoup de temps en studio. Il faut être efficace très rapidement. On n'a plus le temps de chercher en studio, vu le prix de location. Du coup, quand on arrive en studio, on lâche tout et ça peut réduire un peu le côté magique qu'on peut avoir quand on a un peu plus de temps pour chercher et aller au-delà de ce qu'on avait prévu.

Il y a d'ailleurs quelque chose de très vivant dans cet album. Je me demandais s'il avait été enregistré dans les conditions du live ou si justement, il avait fallu aller droit au but, sans faire de chichi.

Ça me fait plaisir ce que vous me dites. Par contre, je vais être très honnête, il n'a pas été enregistré dans les conditions du live. Chacun a enregistré séparément. En revanche, chacun a fait très peu de prises. Moi, pour les voix, je faisais trois ou quatre prises, pas plus, après on prenait la meilleur. Je n'ai pas passé énormément de temps en studio finalement. C'est en tout cas ce que me disaient mes deux coréalisateurs qui avaient travaillé avec pas mal d'autres chanteurs. Cette rapidité, on l'a retrouvée pour tous les instruments. On a essayé de capter le moment T et de garder quelque chose de vivant. Le studio, c'est très propre, il faut que tout soit carré. Avoir quelque chose de vivant, ce n'est pas évident...Et je suis très contente quand vous me dites que ça se ressent. Ça me fait très plaisir.

Vous me parlez de vos deux coréalisateurs, Jérémy Verlet et Florent Livet. Que vous ont-ils apporté? Parce qu'une musicienne comme vous aurait très bien pu réaliser l'opus toute seule...

(rires) Je l'avais d'ailleurs fait moi-même sur le petit EP que j'avais autoproduit. Mais en fait, le truc, c'est que quand je suis en studio, j'ai tendance à avoir des idées en permanence, et donc à un moment donné, il faut qu'on me dise « stop »! (rires) J'adore faire les arrangements et j'ai tendance à vouloir en faire dans tous les sens. Donc, ils étaient là surtout pour me recadrer et évidemment, ils m'ont également fait de nombreuses propositions. Mais disons que par rapport à notre travail commun, ils ont dû calmer le chaton fou. J'étais un peu comme un enfant dans un endroit merveilleux avec plein de trésors, qui ne peut pas s'empêcher de toucher à tout...

Vous mélangez l'anglais et le français sur deux titres, « Far Away » et « White Phosphorus ». Est-ce quelque chose de naturel chez vous ou quelque chose que vous travaillez beaucoup?

Ces deux chansons sont vraiment deux cas particuliers. Sur « Far Away », ça n'a pas du tout été prémédité. J’avais commencé à composer la musique avant un voyage pendant lequel j'ai communiqué essentiellement en anglais. Et à la suite de ce voyage, les paroles sont venues en partie en anglais. Donc, je pense que ce que j'ai voulu dire dans la chanson se retrouvait un peu dans ce que je venais de vivre. Et donc, l'anglais est venu de façon évidente. En revanche, pour l'autre titre, « White Phosphorus », pour le coup ça a été une envie et un véritable choix. C'est une adaptation d'une œuvre d'Erik Satie qui est franco-écossais. On en a fait une chanson, pas forcément joyeuse, qui parle de la guerre dans laquelle il y a deux interlocuteurs : le militaire et l'autochtone qui s'adresse à ce militaire. Du coup, c'était assez intéressant pour moi de travailler sur deux langues pour faire comprendre qu'il y avait deux personnages.

On dit souvent d'un premier album qu'il est autocentré. Est-ce le cas pour le vôtre?

Il est tout de même assez autocentré dans le sens où, même si c'est très imagé et plein de métaphores, j'y ai mis beaucoup de moi. J'y ai mis pas mal de ma vie jusqu'à aujourd'hui. Il y a plein de souvenirs d'enfance. On retrouve dans cet album tout ce qui m'a nourrie jusqu'à présent. Après peut-être que le fait de ne pas avoir écrit tous les texte m'a permis de m'ouvrir et d'avoir d'autres visions et d'autres points de vue, même si ce sont des auteurs avec lesquels je travaille depuis longtemps et qui commencent à me connaître très bien puisqu’ils sont devenus des proches et des amis. Après, même si tout ce que je compose et ce que j'écris, je le fais dans des moments pas forcément roses ni très agréables pour me soulager, j'essaye de faire quelque chose qui peut s'adresser à tout un chacun. Même si mes chansons viennent d'un mood précis, d'une émotion ou d'une sensation que j'ai vécue à un moment précis dans ma vie personnelle, j'essaye en extrapolant finalement de rendre le propos plus large, presque universel pour que ça puisse parler à plus de monde et que chacun puisse y trouver une lecture différente. Ça me tient à cœur que mes chansons puissent parler au plus grand nombre. J'ai envie qu'on me comprenne, mais l'idée est aussi que les gens puissent chanter eux-aussi les chansons et se les approprier.

Certains textes portent une vraie histoire et pourraient être développés sur un plus long format. Seriez-vous tentée d'aller vers une nouvelle, un conte ou même un roman?

Oh... j'aimerais bien mais je ne pense pas en être capable. Quand j'arrive à être contente de mes textes, c'est la musique justement qui me permet de faire quelque chose de correct. Après, écrire sans musique, je ne m'en sens pas de taille aujourd'hui. Je connais bien mieux la musique que la littérature et j'ai beaucoup moins de retenue vis-à-vis de la composition... Donc, aujourd'hui, je ne me sentirais vraiment pas capable, ni légitime d'écrire des textes plus long. Alors que bizarrement, je n'ai pas ce problème-là avec la musique. C'est beaucoup plus naturel chez moi. Je suis très spontanée dans ce que je fais musicalement, en revanche, les textes, c'est beaucoup plus laborieux. Je me prends beaucoup plus la tête sur les textes. C'est toujours beaucoup plus long à mettre en place. Ce n'est pas facile pour moi... alors un format plus long, non, ce serait beaucoup trop compliqué! (rires)

De toutes les chansons qui figurent sur l'album, y en a-t-il une pour laquelle vous avez un peu plus de tendresse qu'une autre?

Je peux vous répondre très facilement, il s'agit d'un titre qui est au milieu de l'album. C'est mon titre préféré et il s'appelle « Le poisson d'or ». C'est une chanson hommage à mon grand-père. Mon grand-père a vécu une grande partie de sa vie sur la corne de l'Afrique. C'était vraiment un grand aventurier, au sens où on l’entendait avant. Il était un grand plongeur. Et dès que j'ai su nager, j'ai plongé avec lui et j'ai découvert les magnifiques fonds de la Mer Rouge notamment. J'y ai découvert une épave et c'est de cette épave et de ce site dont je parle dans cette chanson.

Sophie Maurin © Emma Picq

Dans cette chanson, vous évoquez vraiment votre vie personnelle. Vous mettez-vous parfois des barrières?

En fait, je ne me mets pas de barrière, mais comme mes textes sont très très imagés, je pense que c'est la façon que j'ai trouvée pour m'en mettre justement. J'essaye de moins dévoiler pour donner le plus de liberté possible à la personne qui écoute la chanson.

Je ne peux pas vous quitter sans évoquer le travail magnifique qui a été fait sur le visuel de la pochette du livret.

Ah oui! On sait tous que le disque, surtout en format physique ne se vend plus. Quand on voit l'état actuel de la musique et de son économie aujourd'hui, ça fait réfléchir... Mais on sait aussi que chaque chanteur a le fantasme d'avoir son disque présent dans les magasins. Je me suis dit qu'à partir du moment où on faisait cet objet, il fallait être capable de proposer quelque chose de plus avec ce format-là. C'était donc hyper important pour moi. J'ai voulu qu'il y ait une illustration pour chaque chanson. Je voulais proposer un visuel pour chaque chanson. Il se trouve que je connaissais l'artiste Caro-Ma. C'est quelqu'un avec qui j'ai fait mes études. Finalement, au cours de mon parcours, j'ai rencontré plein de gens qui sont venus m'accompagner sur ce projet musical !... Elle faisait déjà tout ce travail de collage qui me plaisait beaucoup. Je trouvais que son travail collait parfaitement avec les chansons et l'album plus généralement. Donc, je lui ai proposé d'illustrer à sa manière chaque chanson de l'album, ce qu'elle a fait et donc après, on a fait tout le packaging ensemble.

C'est superbe en tout cas.

Vous savez, aujourd'hui, je ne vois pas trop l'intérêt d'aller acheter un album à la Fnac si on ne gagne pas quelque chose de plus par rapport à iTunes...

L'album vient tout juste de sortir, mais vous de votre côté, êtes-vous déjà repartie sur le suivant?

C'est très curieux parce que j'ai toujours tout au long de ma vie énormément composé. Et depuis que j'ai enregistré cet album, je n'y arrivais plus. Je pense sincèrement que j'avais perdu l'envie de composer. Et depuis qu'il est sorti, bizarrement, je recompose à nouveau énormément. J'ai été très frustrée créativement parlant depuis près d'un an, et là, du coup, depuis que le disque est dans les bacs, il y a beaucoup de choses qui sortent. Et donc, ces chansons font effectivement penser à un deuxième album.

Il fallait que vous ayez lâché l'album pour pouvoir vous y remettre.

C'est vraiment ça. Il y a un accouchement qui a été indispensable pour pouvoir recréer à nouveau. C'est quelque chose qui ne m'était jamais arrivé, mais j'en parlais avec un ami qui écrit des romans, et il me disait que c'était la même chose pour lui, il ne pouvait pas passer au suivant tant que le premier n'était pas en librairie. C'est une sensation assez bizarre, mais finalement l'envie et l'inspiration sont revenues et c'est le principal!

Là, vous avez pas mal de scènes qui se profilent, vous servez-vous de cette énergie et cette effervescence pour composer et écrire?

Non, pas du tout. Pour composer, j'ai besoin d'être dans ma bulle, je ne peux pas être parasitée par quoique ce soit. Par contre, l'écriture, comme c'est plus de l'ordre de l'intellectualisation, là effectivement pendant qu'on voyage tous les jours, j'explore des pistes. Mais pour la musique, il me faut être dans ma bulle pour lâcher prise et laisser libre court à mes émotions et mes sensations.

Propos recueillis par IdolesMag le 11 juin 2013.
Photos : Emma Picq
Facebook : https://www.facebook.com/sophiemaurinmusique









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