Interview de Mayor

Propos recueillis par IdolesMag.com le 12/06/2013.
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Mayor - DR

Après avoir bossé avec Nadj pendant de nombreuses années, Mayor sort de l’ombre et publie son premier album solo, « Thérapie de troupe », attendu le 17 juin. Nous avons été à sa rencontre afin d’en savoir un peu plus sur cet opus dans lequel il tire le portrait de nombreuses personnes de sa famille, et pas que ! Mayor nous expliquera que certaines de ses chansons existent depuis une dizaine d’années et qu’il n’avait pas, avant il y a peu, envisagé de les rendre publiques...

IdolesMag : Dans quel état d'esprit es-tu avec ce premier album qui est enfin dans les bacs?

Mayor : Super bien. Je suis super heureux de tout ce qu'on a fait autant sur l'album que sur le clip ou la promo. J'ai hâte de faire découvrir ça aux gens et je suis très excité.

Quand l'album a-t-il commencé à prendre réellement forme dans ta tête?

En fait, c'est l'histoire qui a fait cet album. Je reprends dedans des chansons que j'ai écrites il y a une dizaine d'années. C'étaient des chansons que j'avais écrites de façon très personnelle pour ma famille, etc... sans forcément penser à les exploiter un jour autrement. Donc, comme tu vois, ça a commencé à mûrir il y a très longtemps. Entre temps, j'ai fait plein d'autres choses et il y a trois ans, je me suis dit que j'allais enfin faire mon truc à moi et que j'allais mettre tout ça à plat. J'ai donc composé d'autres chansons et puis j'ai mis le tout sur internet pour savoir ce que les gens en pensaient. My Major Company était un super bon plan pour ça puisque ce sont les internautes qui écoutent, qui choisissent ce qu'ils aiment et qui mettent des sous sur la production s'ils ont envie que le projet aboutisse. Donc, comme tu vois, ce projet a été mûri pendant très longtemps finalement.

Mayor, Thérapie de troupeTu as donc fait le choix d'un label participatif pour avoir directement le retour du public.

Complètement. J'étais à mille lieues de m'imaginer qu'on pourrait arriver à cette somme-là parce que la démarche allait dans le sens où je voulais savoir ce que les gens pensaient de ma musique. Et puis, ça a commencé à miser, miser, miser... à ma grande surprise. Et je suis alors entré dans un processus complètement différent. Quand je me suis rendu compte que ça allait être possible, j'ai été le plus heureux.

Quel rapport entretiens-tu avec tes 1279 producteurs? Les consultes-tu pour prendre des décisions?

Ça, c'est par définition le principe de My Major Company. Dans la mesure où les internautes sont contributeurs financiers sur le disque, on les consulte pour connaître leur avis sur le choix de la pochette, le choix du premier single, etc... Après, on a aussi nous notre propre idée de ce qu'on veut faire. Mais dans la mesure où les internautes ont craqué sur les mêmes titres que nous, nos idées se sont recoupées. On les a sollicités assez souvent. Et à côté de cela, on a tissé des liens avec certains d'entre eux. On s'est mis à converser par le biais des réseaux sociaux et voilà...

Tu as évolué en groupe pendant de nombreuses années (avec Nadj). Comme tu me l'a dit tout à l'heure, au départ, tu écrivais ces chansons pour la famille, nourrissais-tu tout de même déjà ce projet solo?

Pas vraiment. À chaque fois que j'ai écrit une chanson avant de créer Mayor, c'était dans un but personnel. Tu sais, j'ai commencé à faire de la musique quand j'ai eu 15/20 ans. J'avais déjà un petit tapis de chansons que je ne jouais plus puisque je suis parti dans le domaine du rock et que j'ai rencontré de nombreux autres artistes. Pendant tout ce temps-là, il s'avère que ma grand-mère a fêté ses 80 ans et qu'on m'a demandé de faire une chanson. Je l'ai fait, c'est « Mamy rosette ».  Je ne voulais pas m'en servir pour monter mon propre projet. Mais une fois que j'ai arrêté d'évoluer dans le milieu du rock, j'ai tout stoppé net et je me suis dit que j'avais envie de revivre des trucs forts avec des gens sur scène, donc, j'ai monté mon projet solo, sans forcément savoir ce que ça allait devenir. Du coup, j'ai repris des chansons qui avaient une quinzaine d'années et j'en ai écrites d'autres. C'est comme ça que j'ai fabriqué mon premier tapis de chansons.

Mayor - DRL'album a été réalisé par Bruno Dejarnac (Bernard Lavilliers, Anaïs...), que t'a-t-il apporté musicalement parlant? Qu'est-ce qui t'a donné envie de travailler avec lui?

J'avais donc des prémaquettes qui étaient déjà très abouties. Toutes les parties de basse, de batterie et de guitare étaient déjà écrites. Les arrangements étaient déjà bien bien maquettés. Et nous nous sommes bien entendus avec Bruno parce qu'il avait compris qu'il fallait que je rentre en studio avec un réalisateur qui allait juste refaire ce que j'avais fait en amont chez moi, mais de manière super efficace. Donc, il y a eu peu de création en studio puisque j'avais bien bossé en amont. Lui, il a juste enjolivé les morceaux. Certains morceaux que je trouvais moins efficaces que d'autres, il leur a donné un véritable coup de fouet. Sa patte, outre l'enregistrement, aura été de dynamiser les morceaux, de recadrer des parties de batterie ou de guitare pour que le morceau final soit ultra efficace. Il a donné beaucoup d'énergie à mes titres.

Le connaissais-tu depuis longtemps ou l'as-tu rencontré en vue de ce projet?

Non, je ne le connaissais pas, je l'ai rencontré pour le projet. On m'a donné un catalogue avec plusieurs noms de réalisateurs. Au départ, je voulais travailler avec un autre réalisateur, mais du fait que mes maquettes étaient très abouties, ça n'a pas collé entre nous. Lui voulait en tant que réalisateur faire vraiment de la création artistique. Comme j'avais déjà fait ce travail chez moi, ça ne collait pas. Dans un deuxième temps, j'ai découvert le travail de Bruno. J'ai adoré tout de suite son son. J'aime vraiment tout ce qu'il a pu faire. Du coup, je l'ai contacté et lui de son côté était partant. On s'est donné une ligne de conduite, on est rentrés en studio et ça a tout de suite collé entre nous. C'est quelqu'un qui a une humilité et une gentillesse incroyables. Une patience incroyable aussi! Donc, tout a été très vite. On n'a quasiment fait que des « one shot good shot », une prise et c'était la bonne. Et puis, je voulais travailler avec quelqu'un avec qui je m'entendais vraiment bien. La dimension humaine sur un projet artistique est très importante. Je voulais qu'on soit vraiment à l'aise l'un avec l'autre. On a eu beaucoup de plaisir à travailler ensemble.

Tu me disais tout à l'heure que tu avais commencé la musique vers les 15/20 ans, mais quand as-tu commencé à écrire des chansons? Un peu avant?

J'ai commencé au début de l'adolescence. J'écrivais des chansons d'amour et ce genre de choses. J'étais aussi un peu torturé quand j'étais plus jeune... on peut le dire…  j'étais même totalement à l'ouest. Du coup, j'ai créé des chansons aussi pour exprimer la rage que j'avais en moi. C'est très vite devenu... enfin, soyons honnêtes, c'était un peu nul à ch***!! (éclats de rires) Disons que ce n'était pas mon créneau. Et donc naturellement, j'en suis venu à des choses plus simples et plus touchantes, plus dans le style de chansons légères. C'est vraiment dans la légèreté que j'ai trouvé mon salut.

Et puis,  il y a aussi une dimension un peu ludique.

Complètement. Je ne sais pas vraiment parler de choses profondes, c'est probablement une carapace que  je me suis construite. C'est pour cette raison que je traite certains sujets en dérision et que je rigole dessus. La légèreté et le côté décalé, c'est ma manière à moi de m'exprimer. Je ne sais pas faire autrement, il faut toujours que ça soit ironique ou rigolo. Il y a, comme tu as pu le remarquer, beaucoup d'autodérision dans ce que je dis...

Passes-tu rapidement à autre chose quand tu sens que la chanson ne vient pas tout de suite?

Malheureusement, non, je m'acharne... Quand j'ai trouvé une super musique ou un thème qui me plaît bien, je ne lâche pas le morceau. Je m'acharne donc dans un premier temps pour aller au bout de mon idée. C'est un peu de l'auto flagellation! (rires) Si vraiment ça ne vient pas en me tapant la tête contre les murs, eh bien alors j'arrête et je passe à autre chose !! Des fois ça ressort un an après ou même plus et des fois, ça ne ressort pas du tout. Disons que j'essaye quand même de réfléchir beaucoup à chaque fois que je compose une chanson. Il faut savoir que la création de chanson, même si c'est très spontané, c'est aussi quelque chose qui s'apprend. Je l'ai appris à force de côtoyer des musiciens. Il y a des techniques pour écrire, ça ne se fait pas tout seul comme ça. Et moi, comme je ne suis pas parolier à la base, c'est quelque chose qui n'est pas simple pour moi. Pour arriver à une phrase tout con, tu es parfois obligé de passer par plein de phrases très compliquées.

Mayor - DRQu'est-ce qui te guide dans la création? Une idée générale que tu as envie de traiter sous un angle particulier, quelques mots déjà bien déterminés ou une mélodie et quelques notes?

Il n'y a pas de règle, ou en tout cas, il y a plusieurs règles. Et par contre, il y en a qui ne fonctionnent pas du tout. C'est-à-dire que me dire que je vais aborder tel ou tel thème parce que ça me touche, ça ne marche pas du tout chez moi. Je suis incapable de faire ça. Chaque fois que j'ai créé une chanson, ça a été lié à une phrase qui me trottait dans la tête, autour de laquelle j'ai commencé à broder, ou alors à une personne de mon entourage que j'aime (ou que je n'aime pas d'ailleurs) sur qui j'avais envie d'écrire un texte. Il y a toujours quelqu'un qui m'inspire une chanson. Il y a par exemple une chanson qui s'appelle « Mon embonpoint », elle m'est dédiée... à la trentaine, j'ai vu un petit bedon arriver... j'essayais de le cacher, etc... Et cette chanson, je l'ai écrite pour dire « eh ben foutez-moi la paix! ». Ou alors, je vais parler de ma grand-mère ou écrire une chanson sur ma femme parce que c'est toute ma vie. Je vais aussi faire une chanson sur mon fils parce que c'est toute ma vie aussi... Ou alors, c'est un collègue qui va m'amener un bout de chanson. Ça a été le cas pour « Sous la lune », Arthur Luc m'a amené une petite ritournelle et une petite phrase. Après, moi, je l'emmène ailleurs. Souvent d'ailleurs il y a un petit point de départ qui n'est pas de moi. Je ne sais pas arriver devant une feuille blanche et me dire « allez hop, je vais écrire une chanson sur tel ou tel sujet ». Il y a toujours un déclencheur.

De tous les gens dont tu as tiré le portrait en chanson, y en a-t-il qui l'ont mal pris?

Euh... non. De toute façon, il n'y a qu'une chanson où ça peut prêter à confusion, c'est l'histoire de « Mon voisin ». C'est une chanson que j'ai écrite un jour que je regardais par la fenêtre de chez moi. J'étais au chômage et comme dans le sketch de Gad Elmaleh, « Le Blond », mon voisin faisait tout bien. Toi, tu es un gros glandeur en slip chez toi et tu le regardes, lui, vivre sa belle vie. Ça te ramène à ton état de chômeur pourri. Dans la chanson, peut-être que mes vraies voisins auraient pu le prendre pour eux, mais en fait, ça n'a pas été le cas... mais dans le fond, quand on écoute bien la chanson, on se rend compte que c'est de moi que je me moque! Sinon, le but, c'est plutôt de faire pleurer ou émouvoir les gens pour lesquels j'écris une chanson, pas de les égratigner!

Comment « Sous la lune » a-t-il été choisi en premier extrait? Est-ce parce que le titre est l'un des plus accessibles de l'album, plus grand public?

C'est complètement ça. Il y a plusieurs raisons au choix de ce morceau. Il y a évidemment celle-là. C'est le morceau le plus accessible de l'album. Le but, c'est de vendre l'album, donc, pour le mettre en avant, autant choisir le titre le plus accessible au plus grand nombre. Ce n'est pas du tout un truc à cacher. C'est la vie, c'est comme ça. Et celui-là, ça n'a fait aucun doute pour personne, il sortait clairement du lot. D'ailleurs, il a piqué la place à une autre chanson qui avait été choisie avant, « Mamy Rosette ». Mais après avoir composé « Sous la lune », on s'est rendu compte qu'il était bien plus fédérateur et qu'il tournait bien. C'est un morceau un peu plus tubesque que les autres. Et d'un autre côté, c'est un morceau qui marque l'évolution de Mayor. À la base, Mayor, c'est moi tout seul et ce sont des chansons comme « Mamy Rosette », « Mon voisin est un con », etc... Entre temps, les collègues qui sont venus jouer sur scène avec moi ont aussi participé à l'écriture des morceaux suivants. « Sous la Lune » est arrivé à ce moment-là. C'est une collaboration entre Arthur et moi. C'est une totale co-signature et ça représente ce vers quoi Mayor tend aujourd'hui. Comme c'est un peu nouveau, c'était complètement logique que le choix du single soit celui-là.

Le titre a été clippé. Est-ce toi qui a écrit le scénario?

Eh non! C'est un réalisateur qui s'appelle Clément Dumas, que je ne connaissais pas et que mon copain Arthur m'a présenté. Il avait flashé sur la chanson et m'a contacté en me disant que le morceau lui parlait. Son métier à lui était de faire du clip et il avait imaginé toute une petite histoire autour de la chanson. Il m'a demandé si ça me brancherait de bosser avec lui. Je lui ai fait confiance de A à Z. Il a fabriqué toute l'histoire et il a monté le clip. C'est vraiment plus son bébé que le nôtre parce que c'est vraiment lui l'acteur principal du truc. C'est lui qui a vraiment tout fait. Et je l'en remercie vraiment parce que c'est super et qu'il a amené une autre dimension à Mayor. C'est un bel écrin ce clip. Il y a un côté poétique auquel je n'aurais probablement pas pensé moi-même. C'est génial. Et surtout, où il a été fort, c'est qu'il est parti d'une chanson et qu'il a monté une histoire qui ne colle pas forcément aux paroles. Si tu lis les paroles en regardant le clip, ça n'a pas grand-chose à voir. Mais c'est ça aussi qui est génial, c'est que ça peut partir dans tous les sens et que chacun peut un peu le mettre à sa sauce. Disons qu'il a réussi à créer une histoire sans forcément se calquer sur les paroles. Il a fait ça magistralement bien.

De toutes les chansons qui figurent sur l'album, y en a-t-il une pour laquelle tu as un peu plus de tendresse qu'une autre? Quand je dis tendresse, je pense à quelque chose qui se serait passé autour de la chanson, pendant sa création, son enregistrement ou sur scène...

Le problème, c'est que je pourrais te donner une anecdote sur chaque chanson. Chaque chanson a généré son lot d'émotions. C'est super difficile pour moi de dire s'il y en a une qui sort un peu plus du lot. Par exemple, il y a des chansons que j'ai écrites pour ma femme. Quand je les écrivais je fondais en larme et quand elle les écoutait, elle fondait en larmes à son tour. C'est super fort comme moment. La chanson pour ma grand-mère, ça a été aussi un moment magique... Il y a aussi la chanson pour mon fils. À chaque fois, il y a quelque chose de très fort qui se passe et je ne voudrais pas parler d'une chanson plus que d'une autre. C'est toujours un moment énorme quand tu composes une super chanson. Et quand tu la fais écouter aux gens, c'est un truc de fous.

Tu as écrit une chanson pour tes producteurs...

Oui! Là, je n'ai pas forcément pleuré en l'écrivant, mais ça a été un moment super fort. C'est parti d'une boutade que j'avais faite en disant que j'allais leur écrire une chanson, et puis, elle a fini par exister cette chanson. Après que je la leur ai faite écouter, il s'est passé un truc de malade. C'était un cadeau énorme que je leur faisais, sans vraiment l'avoir voulu puisque je ne m'en étais pas rendu compte. Et cette chanson m'a porté aux oreilles d'autres producteurs et elle a permis à Mayor de finaliser sa production et d'atteindre les 100 000 euros nécessaires.

Viens-tu d'une famille de musiciens ou de chanteurs?

Ouais! Mais je n'ai pas grandi avec eux. Du côté de mon papa... mon grand-père était chef d'orchestre très connu dans sa région et ma grand-mère avait des parents danseurs. Il y a toujours eu une dimension artistique dans cette famille. Tous les oncles et tantes ont été musiciens, ils ont fait du rock, certains étaient peintres... Je n'ai pas grandi avec eux, mais finalement, un jour, ça te rattrape. Et du côté de ma mère aussi, ce sont trois sœurs dont deux sont des artistes peintres. Mon grand-père chantait beaucoup. Bref, il y a toujours eu de l'art autour de moi, mais pas mes parents. Ça c'est marrant parce que pour le coup, eux, n'ont jamais rien fait d'artistique. Par contre, dans leurs familles respectives, c'était assez riche. Du coup... je n'allais pas rester les bras croisés!! (rires)

Mayor - DR

Écoutaient-ils de la musique?

Oui, mais sans plus. On écoutait ce qui passait à la radio. Ma mère était fan de Bourvil et Fernandel. Ça m'a suivi ça... Mais à part ça, ce n'étaient pas de grands mélomanes. Je n'ai pas été éduqué avec la culture de la musique. En tout cas je ne m'en rappelle plus. Finalement, de mon enfance, je ne me rappelle de pas grand-chose. C'est un gros trou noir avant mes 12/13 ans... le total blackout!

Tu as bossé pendant quelques années avec Nadj. Que retiens-tu de cette aventure?

J'y ai fait mes armes. J'ai vécu des moments fabuleux que j'espère d'ailleurs revivre avec Mayor. J'ai appris à dompter la scène. Nadj, c'est une artiste qui te pousse à aller plus loin qu’où tu aurais été  naturellement. J'ai vraiment bouffé de la scène et j'ai appris à la maîtriser comme jamais. Et aussi, ça m'a donné envie d'avoir un autre rapport avec le public. Là, avec Nadj, c'était génial, mais on était plus dans le son. On scotchait les gens par le son. Et moi, je voulais retrouver ce que je n'avais plus, passer un bon moment avec le public, mais plus festivement, les emmener dans mes histoires, s'amuser tous ensemble. J'avais envie de le faire plus dans la légèreté que dans le gros son.  Et c'est vraiment ce qui est en train de se passer. Même au-delà de ce que j'espérais. Un concert de Mayor, c'est une teuf entre potes, qu'il y ait 30 ou 2000 personnes.

Finalement, la scène reste le plus important pour toi.

Complètement. Et pour bien maîtriser ça, le fait d'avoir évolué avec Nadj a été super formateur pour moi, même si c'était dans un tout autre contexte. Maintenant, Mayor, c'est aussi vraiment un groupe de scène, c'est vraiment un projet lié aux planches, il n'y a pas photo.

Il y a pas mal de scènes qui se profilent j'imagine...

Oui, quelques-unes. Il y en a pas mal autour de la sortie de l'album, un petit peu cet été et ça reprendra à la rentrée...

Propos recueillis par IdolesMag le 12 juin 2013.
Photos : DR
Facebook :
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