Interview de You and You

Propos recueillis par IdolesMag.com le 22/04/2013.
© Reproduction, même partielle, interdite sans autorisation écrite de IdolesMag.com.








You and You © Samuel Lugassy

Après avoir publié un EP en 2010, You and You sort son premier album, « Keep it Safe », chez [PIAS] le 17 juin prochain. Séduits par l’univers poétique et onirique du jeune artiste, nous avons été à sa rencontre afin qu’il nous parle plus en détail de son projet. Il nous expliquera notamment comment il en est arrivé à travailler avec Denis Clavaizolle (Murat…) et pourquoi il a voulu prendre ce nom un peu étrange et farfelu, You and You…

You and You, Keep it SafeIdolesMag : Ton premier album, « Keep it Safe », sort le 17 juin. Dans quel état d’esprit es-tu aujourd’hui?

You and You : Eh bien, justement, je ne sais pas… C’est la première fois que je sors un album, donc, je ne sais pas du tout ce qui m’attend. Je suis un peu dans l’expectative. J’ai hâte qu’il se passe plein de choses, mais là, j’attends… Un peu comme un sportif qui se lance dans une grande compétition et qui ne sait pas s’il va gagner ou s’il va perdre. Donc, j’attends de voir ce qu’il va se passer.

Tu as sorti un premier Ep en 2010, « Songs, Stories and Magic Tricks ». Le chemin a tout de même été long avant qu’il ne sorte ce premier album…

En fait, c’est vrai que le chemin a été long. On a donc sorti cet EP en 2010. Il a été tout de même bien accueilli. Après, nous, on n’a pas fait de promo. On n’a fait ni promo radio ni promo presse. On prenait les choses si on nous les demandait, mais on n’a pas réellement fait de démarches. Cet EP devait nous servir surtout à trouver des concerts et des partenaires pour produire un album. Ça a été le cas, mais effectivement, ça a pris du temps. Surtout à cause de diverses maisons de disques qui veulent travailler avec toi et qui finalement ne veulent plus… ça repart donc à zéro puis une autre maison de disques veut travailler avec toi, et rebelote. Donc, ça a été un peu tortueux comme chemin. Ce n’est pas de ma faute, le disque est prêt depuis un bon moment. On attendait juste le bon partenaire pour pouvoir le sortir et [PIAS] est arrivé. C’est super.

Depuis quand est-il prêt, cet album ?

L’album a été enregistré il y a plus d’un an maintenant. C’est un résumé de mon travail depuis ces cinq dernières années. Ça fait cinq ans maintenant que j’ai commencé à travailler sur You and You. Et c’est un peu un résumé de mon état d’esprit sur ces cinq premières années, de mes envies musicales. Je trouve que c’est un bon résumé de ce que je suis musicalement. Là, bien évidemment, je travaille sur de nouvelles chansons en vue d’un deuxième album. Je suis plutôt bien avancé, comme tu peux te l’imaginer (rires). J’ai eu le temps ! Je pense que le deuxième album ne sortira pas trop longtemps après la sortie du premier…

N’est-ce pas un peu difficile d’assurer la promo d’un album alors que tu es en pleine création d’un autre ?

Non, pas du tout, parce que c’est un album qui me tient vachement à cœur. Pour moi, c’est l’aboutissement de cinq ans de travail et ce sont des chansons qui font partie de moi. Je les aime toutes. Pour moi, elles n’ont pas vieilli. En plus, je travaille aujourd’hui avec des musiciens différents de ceux qui ont participé à l’enregistrement de l’album, ce qui fait qu’on apporte un regard nouveau en live sur les compos. Les chansons vivent, elles évoluent avec le temps, elles prennent de la maturité. Elles se développent. Le live, c’est un bon moyen de continuer à faire vivre ces chansons. Elles ne sont pas figées sur disque. Elles prennent toute leur intensité en live. Donc, non, pas du tout, ce n’est pas pour moi une difficulté de défendre cet album aujourd’hui. Au contraire. J’ai la tête plus reposée, je sais plus où je veux aller. Je pense sincèrement que c’est plutôt un avantage.

Certains titres sont plus folk, d’autres plus rock, d’autres plus pop, et pourtant il y a une réelle cohérence entre les morceaux. As-tu rapidement su dans quelle direction tu voulais aller ?

Je savais parfaitement où je voulais aller. Avec cet album, je voulais raconter une histoire. Je voulais qu’après avoir écouté les douze chansons, on ait l’impression d’avoir écouté une histoire. Je ne voulais pas que ce soit douze chansons posées les unes après les autres et qu’elles n’aient pas de rapport les unes avec les autres. Pour moi, c’était ça. Donc, s’il y a des chansons plus pop et d’autres plus rock, ce n’est pas parce que je ne savais pas quoi faire, c’est parce que j’avais envie que ces chansons soient posées comme ça sur le disque. Il y a même des chansons que je n’ai pas enregistrées parce que je ne les voyais pas sur ce disque et que je les voyais plus sur un deuxième. Ce n’est pas parce que je les aimais moins, mais parce qu’elles se prêtaient moins à cette histoire racontée sur le disque. Donc, oui, c’était complètement voulu ce mélange de style, voire limite étudié.

You and You © Samuel Lugassy

Quels thèmes abordes-tu dans tes chansons ?

En fait, j’ai une façon assez particulière d’écrire… J’écris aussi un petit peu en français parfois. Pas forcément pour la musique, juste pour le plaisir d’écrire de la prose ou des poèmes. En fait, dans mon parcours d’études, j’ai connu et je me suis vachement intéressé au surréalisme, et notamment à l’écriture automatique. Ma façon d’écrire les chansons part un peu de ça. Je ne me pose pas la question de ce que je vais raconter, je laisse le stylo trouver le thème tout seul. Il y a des mots d’accroches et à côté de ces mots, je vais broder. Au final, le texte a une cohérence et raconte quelque chose. Donc, les thèmes qui se dégagent de cet album, ce sont des thèmes en rapport avec les relations amoureuses, les relations amicales, la vie en général, le passage de l’enfance à l’âge adulte, le fait de devenir un homme… ce qu’on ferait en tant qu’homme. Le fait de regarder derrière soi aussi pour voir le chemin parcouru. Ce sont des thèmes que je trouve importants et intéressants.

Cette écriture automatique, est-ce que ça a toujours été le cas ?

Ça a toujours été comme ça. C’est comme ça que j’ai toujours travaillé bizarrement. Sans me poser la question de savoir si c’était comme ça que je voulais écrire. Je ne me suis pas posé de questions. J’ai vraiment fait ça instinctivement. La première fois que je me suis mis à écrire une chanson, c’est cette méthode que j’ai utilisée. Beaucoup d’auteurs ont d’autres méthodes d’écriture et se creusent vachement la tête sur le thème qu’ils vont aborder. Et j’imagine que c’est le cas des chanteurs engagés politiquement qui doivent vraiment réfléchir beaucoup sur leur façon d’écrire avant de poser les mots sur le papier. Moi, je laisse vraiment mon inconscient parler en quelques sortes.

Quand as-tu écrit tes premières chansons ?

C’était à l’adolescence. Je jouais à l’époque dans un groupe de métal.

Je l’avais lu dans ta bio… Quand on écoute ton album, ce n’est pas l’influence première qui en ressort !

(rires) Ce n’était pas forcément par passion pour ce style musical. À l’époque, c’était la mode. Quand tu étais adolescent, tu écoutais soit du rap, soit du métal. Moi, j’étais plutôt métal. Et j’avais vraiment envie de jouer dans un groupe. À l’époque tous les groupes qui se formaient faisaient du métal et jouaient ce genre de musique. Donc, pour moi, intégrer un groupe passait forcément par le fait de faire du métal. Mes influences d’adolescent, c’est plus le grunge en fait. Nirvana, Alice in Chains, etc… Ce sont vraiment les groupes qui ont traversé les années avec moi.

Et si on remonte le temps encore un peu plus… qu’est-ce que tes parents écoutaient, eux, comme musique ?

Mes parents sont des immigrés espagnols, donc, tu t’imagines la suite… (éclats de rires) Je n’ai pas été bercé comme beaucoup en France par Brassens, Brel ou Piaf. Moi, c’était plutôt le flamenco et la pop espagnole. C’est ce genre de choses que j’écoutais dans la voiture avec mon père.

You and You © Samuel Lugassy

Tu me disais tout à l’heure que tu commençais à écrire quelques textes et poèmes en français. Pourrais-tu envisager d’écrire une chanson en français ?

C’est quelque chose qui ne m’intéressait pas du tout il y a de cela pas si longtemps. Et c’est quelque chose qui commence à beaucoup m’intéresser. C’est-à-dire que je pense que tout vient à point à qui sait attendre. Je n’étais pas du tout parti là-dessus, mais en grandissant, en étant un peu plus mûr dans ma tête, l’idée d’écrire en français se fait un peu plus pressante. Je commence à esquisser quelques chansons en français. Pour l’instant, c’est pour moi, mais l’envie d’écrire en français me chipote un petit peu… Et peut-être même en espagnol aussi… Pourquoi pas ?!... En fait, le français est pour moi une langue très agréable à écrire en mode littérature mais qui est très dure à mettre en musique et qui se prête beaucoup à des chansons douces, lentes et intimistes. Le français est une langue qui pour moi se prête beaucoup à ça. Et l’espagnol a un petit peu les mêmes particularités. Donc pour l’instant, je me verrai bien écrire en français des chansons plutôt douces, folk et un peu aériennes. Des chansons qui laissent voguer l’esprit…

À quoi attribues-tu le fait de te diriger seulement aujourd’hui vers tes deux langues maternelles ? N’allais-tu pas tâter ce terrain par pudeur ?

Non, je ne pense pas que ce soit de la pudeur. Je pense que dans mon cas, c’était plutôt le manque de repères. Je ne me reconnaissais pas du tout dans la chanson française de mon enfance, les années 80, etc… J’ai découvert vraiment sur le tard des artistes comme Gainsbourg ou Bashung qui eux apportaient au français ce dans quoi je me reconnaissais vraiment. Les artistes d’aujourd’hui, mine de rien, sont aussi des artistes de ma génération. Donc, eux aussi, ils ont écouté les groupes anglo-saxons que j’ai pu écouter. Ils donnent au français une couleur que je n’avais jamais entendue. Ce sont ces artistes qui me donnent envie d’aller vers le français.

Qui sont ces artistes ?

Des artistes comme Dominique A. ou Babx. On sent que ce sont des gens qui n’écoutent pas que de la chanson française et qui ont une approche un petit peu particulière de la musique, bien  que restant dans la tradition de la chanson à texte. Ce sont des styles dans lesquels je me reconnais plus et qui me donnent envie de m’y frotter.

Sur de nombreuses chansons, il y a vraiment une invitation à l’évasion et au voyage, que l’on retrouve d’ailleurs sur la pochette. Qui en a eu l’idée ?

En fait, cette pochette, je l’ai conçue avec un ami à moi qui est graphiste. C’est lui qui a mis en place la structure thématique de la pochette et on l’a travaillée ensemble. C’est un artiste qui a beaucoup de talent et qui est très poétique lui aussi. Il donne des cours de peinture à de jeunes enfants. Il est vraiment dans mon univers à moi, bien que dans un créneau différent. Je pense qu’on a une façon de voir l’art assez similaire. Et c’est vrai que cette pochette nous ressemble beaucoup, aussi bien à lui qu’à moi.

You and You © Samuel Lugassy

Elle est vraiment superbe en tout cas cette pochette…

Tu sais, pour moi, c’était hyper important que la pochette reflète le contenu. Quand j’ai enregistré ce disque et qu’on a parlé avec le réalisateur, je lui ai dit que ce que je voulais c’était que les gens qui écoutent ce disque ressentent de la chaleur, pas de la chaleur genre Sahara, mais une chaleur humaine qui réconforte et qui fait du bien. Pas comme un disque de Björk qui est souvent très aquatique et très nordique, je voulais quelque chose qui vienne un peu du Sud, avec des couleurs un peu oranges… des couleurs qui donnent envie d’ouvrir les yeux et de regarder. J’ai sorti exactement les mêmes mots à mon copain Frédéric avec qui on a fait la pochette. Il a compris tout de suite ce que je voulais. Il m’a montré plusieurs types de pochettes qu’il avait imaginées. Et quand j’ai vu celle-ci, j’ai tout de suite su que c’était celle-là que je voulais. Je ne voulais pas aller chercher plus loin.

Tu viens de me toucher un mot du réalisateur. Il s’agit de Denis Clavaizolle (Jean-Louis Murat, Cocoon, Bashung…). Qu’est-ce qui t’a donné envie de travailler avec lui ?

Ça s’est fait un peu dans l’urgence. J’avais donc rencontré David Bossan qui est le directeur du label 3ème bureau et qui a produit mon disque. Il m’a demandé comment je voyais les choses et ce que je voulais faire. Je lui ai dit que je voulais travailler avec un réalisateur pour que cette personne puisse un peu m’ouvrir des portes que je n’avais pas forcément ouvertes et apporte un regard un peu différent sur mes chansons. À l’époque, il était chez Discograph et il avait déjà travaillé avec Cocoon. Il a tout de suite pensé à Denis. Donc, je l’ai rencontré. On a discuté de son, d’enregistrement et de micro… et j’ai trouvé que c’était un bonhomme hyper agréable avec qui j’avais envie de travailler. Je ne savais pas du tout où on allait, mais j’avais envie de travailler avec ce gars-là, il avait l’air de comprendre ce que je faisais, il voyait où j’avais envie d’aller. Ça s’est donc fait comme ça tout simplement, un peu dans l’urgence. C’est agréable de travailler avec quelqu’un qui comprend ta musique. Et je pense que ça a été un excellent choix.

De toutes les chansons, y en a-t-il une pour laquelle tu as un peu plus de tendresse qu’une autre ? Quand je dis tendresse, je pense à quelque chose qui se serait passé autour de la chanson, pendant sa création ou son enregistrement, pas forcément ce qu’elle raconte.

Oui. Je pense à « The House of The Moon ». C’est une chanson qui touche beaucoup les gens. Souvent, les gens me parlent beaucoup d’une chanson comme « Bye Bye » qui fait un peu, entre guillemets, « l’unanimité » parce qu’elle est un peu plus rythmée et tout ça… mais les gens me parlent aussi beaucoup de « The House of the Moon » parce que, je pense, c’est une chanson qui les fait voyager. Il y a quelque chose de mélancolique et d’agréable dedans. Et moi, c’est une chanson que j’ai composée à une époque où je n’avais pas trop la patate. J’habitais avec un copain, on partageait un studio tout petit dans le 18ème. J’ai écrit cette chanson avec lui. J’étais dans la cuisine en train d’écrire. J’essayais de composer et je lui ai dit « viens voir, j’ai une nouvelle chanson, qu’est-ce que t’en penses ?… » J’ai donc enregistré cette chanson le lendemain et c’est une chanson qui m’a permis de rencontrer ma manageuse. Elle a tout de suite accroché sur cette chanson. Elle m’a appelé en me disant que le titre était magnifique et qu’elle avait envie de travailler avec moi. C’est une chanson qui a traversé l’histoire de You and You et que j’ai pris beaucoup d’émotion et de plaisir à enregistrer sur le disque. En gros, je lui disais au revoir, parce que je pense que c’était la dernière fois que je l’enregistrais. Je ne sais pas, j’ai ressenti quelque chose en l’enregistrant. Je pense que c’est la chanson la plus marquante de mon histoire musicale jusqu’à aujourd’hui…

Le titre « Bye bye » s’est retrouvé sur la bande originale du film « La chance de ma vie ». Aimerais-tu dans le futur composer pour le cinéma ?

C’est quelque chose qui m’intéresserait. Il y a des gens pour qui c’est vraiment handicapant de travailler sur des thèmes imposés ou dans un cadre imposé. Moi, je prends ça comme un jeu. C’est très agréable finalement. Je suis vraiment quelqu’un qui est ouvert à toutes sortes de propositions, et c’est vrai que travailler sur une bande originale, c’est quelque chose qui, je pense, est dans mes cordes et que j’aimerais faire un jour.

Dans ta bio, tu dis que « You and You » est un « groupe dont tu es le seul membre permanent ». You and You, c’est donc toi. Pourquoi n’avoir pas fait le choix de chanter sous ton propre nom, ou sous un pseudo plus « classique » ?

You and You, c’est mon nom de scène. Je ne voulais pas chanter sous mon vrai nom, je trouvais que ça manquait un peu d’originalité. Je ne voulais pas créer non plus un personnage comme Yodelice qui est maquillé, etc… Je voulais que sur scène ce soit vraiment moi, mais j’avais envie que dès qu’on entendait le nom du projet, on rentre dans un univers un peu différent. Prenons un exemple tout à fait au hasard. Alain Souchon. On va voir Alain Souchon en concert. Moi, je voulais que ce soit un peu plus bizarre et un peu plus farfelu. Justement le fait que les gens ne sachent pas si c’est un groupe ou pas, je trouvais ça intéressant. You and You, c’est aussi hyper impersonnel. En anglais, il y a l’ambiguïté du tu et du vous. Encore une fois, ça ouvre beaucoup de portes à l’imagination.

Quand as-tu pensé à ce nom ?

J’étais dans un parc avec mon meilleur ami qui était bassiste. On réfléchissait, on essayait d’écrire des noms sur une feuille. J’ai trouvé You and You, ça m’a interpellé. Je lui ai demandé ce qu’il en pensait. Il m’a dit « pourquoi pas ? » Je me suis dit « allez, il faut choisir un nom, ce sera celui-là ! » Et c’est parti comme ça…

J’aimerais aborder encore un peu la scène avec toi. Des concerts sont-ils prévus autour de la sortie de l’album ?

Il va y en avoir j’espère beaucoup.

Que représente la scène pour toi ? L’essentiel ?

C’est primordial. Ça fait un peu cliché de répondre ça, mais c’est le moment où on rencontre son public. C’est le moment où on se met à nu devant les gens pour leur raconter une histoire. Le verdict est sans appel. Est-ce que les gens ont aimé ? Sont-ils ou non rentrés dans l’univers ? Il y a un côté immédiat dans le live que j’aime bien et qui fait toute la beauté de la musique. Donc, oui, c’est primordial.

Penses-tu scène directement quand tu écris une chanson ?

Au début, je n’y pense pas du tout, mais ça vient assez rapidement. J’essaye rapidement de savoir ce qu’elle pourrait donner sur scène. Je me demande si elle sonnera mieux en guitare/voix ou avec la section rythmique basse/batterie/guitare, ou encore avec un clavier ou des cuivres et des violons… Je pense à tout. Parfois, même je pense à plusieurs alternatives. Si je joue en solo, est-ce que ce sera une chanson intéressante ? Est-ce qu’elle ne prendra tout son intérêt que si elle est jouée en groupe ? Ce sont des questions que je me pose rapidement à savoir la trajectoire que vont prendre les chansons sur scène.

Propos recueillis par IdolesMag le 22 avril 2013.
Photos : Raphael Lugassy
Facebook : http://www.facebook.com/youandyoumusic









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