Interview de MeLL

Propos recueillis par IdolesMag.com le 07/05/2013.
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Mell - DR

Après douze ans de carrière, MeLL sort déjà son cinquième album, « Relation Cheap », dans lequel elle semble plus apaisée. Séduits par ce nouvel opus, nous avons été à la rencontre de MeLL afin d’en savoir un peu plus sur sa création (elle l’a créé quasiment toute seule). Il est beaucoup question d’amour, parfois un peu cheap, dans cet album, MeLL nous expliquera que c’est finalement une de ses plus grandes sources d’inspiration. Enfin, elle reprend superbement « Succès Fou » de Christophe, une chanson qui trouve toute sa place dans le répertoire de MeLL. Rencontre avec une artiste sincère et authentique, pour le coup pas cheap du tout...

IdolesMag : T’es-tu remise rapidement à l’écriture et à la composition après la sortie de « Western Spaghetti » ?

MeLL : Oui, assez rapidement parce que j’avais attendu longtemps avant que « Western Spaghetti » ne sorte. Ça a pris beaucoup plus de temps que prévu, ce qui m’a aussi un peu bloquée en terme de développement. Donc, quand l’album est sorti, ça m’a remise sur les rails de la composition.

Mell, Relation CheapQuel est le point de départ de cet album ?

C’est la chanson « Cheap Cheap » qui donne son nom à l’album. Elle a été le point de départ d’une ambiance. C’est cette chanson qui a mis un cadre aux autres compositions. Après, c’est un truc que moi j’imagine, ce n’est pas forcément évident. Disons que ça m’a cadrée dans les instruments que j’allais utiliser, dans la manière dont j’allais aborder les compos et les textes. C’est cette chanson qui a apporté aussi, je pense, un peu de légèreté dans les textes. Elle a vraiment donné un fil conducteur.

J’ai envie de dire que tu es plus canalisée sur cet opus, plus centrée. MeLL est-elle plus apaisée ou bien avais-tu la volonté de toucher un plus large public ?

Je ne sais pas si l’album est plus ou moins accessible que les précédents. Je pense que c’est à peu près pareil. Il n’y a pas eu de volonté de ma part de toucher un plus large public. Disons que quand j’écris, je ne pense pas à ça, je ne me pose pas ce genre de question. Peut-être que c’est l’âge qui fait que je suis un peu plus calme ?... (rires) Encore que… ce n’est pas non plus un album calme ! Je crois que je suis moins torturée par des trucs et je suis plus relax par rapport à ma musique, plus décomplexée. Enfin… moins complexée. Et puis je suis moins dans le cerveau, c’est plus tribal, plus instinctif que les autres. Et plus lâché, plus détendu… Comme tu le disais, peut-être plus apaisé.

Tu as tout fait sur cet album, tu signes l’intégralité des textes et des musiques. Était-ce une volonté de te retrouver seule ?

Oui. C’était une volonté de me lancer un petit défi et de changer un peu mes habitudes parce que j’avais tout de même déjà fait quatre albums avec des musiciens… qui ont changé, hein ?!... je n’ai pas toujours eu les mêmes ! (rires) Et là, j’ai commencé à pas mal écrire chez moi et à tout enregistrer. Finalement, je me suis mise à réaliser quelques petits arrangements et à commencer à donner une couleur malgré moi au futur disque. Je ne pensais pas vraiment à ce que ça impliquait, j’étais simplement en train d’écrire. J’attendais de voir ce que ça allait donner. Et puis quand j’ai remis les bandes entre les mains de Laurent Lepagneau qui a été le réalisateur de l’album, il a tout de suite compris là où je voulais en venir. C’était assez clair même si pour moi c’était moyennement clair. Lui, vu la cohérence, il m’a aidée à mettre tout ça bien au propre pour faire le disque tel qu’il est maintenant.

Après coup, dirais-tu que le parcours de cet album a été plus facile ou plus difficile que celui des précédents ?

Je ne sais pas… J’ai l’impression que c’était assez… pas facile vraiment, mais plutôt détendu. Pour moi, c’était assez naturel de travailler comme ça. Ça faisait déjà quelques temps que je trifouillais chez moi et que j’essayais de faire des trucs seule. Là, je me suis dit qu’il fallait que je me lance. Donc, ce processus est venu assez naturellement. Ça ne veut pas dire que c’est facile, mais en tout cas, c’était un accouchement sans douleur. Il y a eu des difficultés et des moments de panne, mais dans la globalité, comme c’était naturel, ça a été. Ce n’était pas trop dur.

Depuis quand écris-tu des chansons ?

J’ai écrit ma première chanson à l’âge de 16 ans, je crois. Ça fait quatorze ans, si je compte bien… (rires)

À l’époque était-ce du domaine du jeu ou plutôt de l’exutoire et de l’échappatoire ?

Il y avait plusieurs facettes. Il y avait notamment la facette de l’ado un peu torturée comme beaucoup d’ados. Et en même temps, j’avais un petit clown en moi, je chantais mes chansons dans la cours du lycée, donc, il y avait aussi des textes assez rigolos. Ça ne se prenait pas au sérieux. Et puis, je ne savais pas du tout que j’allais en faire mon  métier, donc, dans ma tête, c’était aussi de la blague. Les textes les plus torturés, je les gardais plus pour moi, je ne les chantais pas comme ça. Et puis voilà… et je crois qu’au final, aujourd’hui, on peut retrouver dans l’album les deux côtés, le côté un peu plus sombre et un côté assez léger et absurde dans les paroles.

Ton rapport à la création a-t-il changé avec le temps ?

Je pense que ma manière d’écrire a évolué, évidemment. À seize ans, je faisais des premiers jets et je pensais que c’était bon. Ce n’est que plus tard que j’ai appris à retravailler les morceaux, et à avoir  une idée plus globale de ce que j’étais en train de faire. Donc, aujourd’hui, il y a plus de lucidité et plus de recul. Après, ça reste pour moi toujours un jeu. Je pense que ma manière de base de composer a toujours été très instinctive. Je prends mon instrument et je peux partir sur n’importe quoi : un rythme de batterie, une ligne de basse ou tout simplement de la guitare. Ce qui se passe par contre, c’est que je compose de moins en moins à la guitare. Surtout sur cet album, d’ailleurs. Je l’ai essentiellement composé en partant de rythmiques ou de claviers. Donc, ça change la composition. Mais sinon, dans l’esprit, c’est toujours pareil. J’écris quand ça me vient, c’est un peu comme une envie de pisser, c’est incontrôlable… (rires)

Mell - DR

Écris-tu beaucoup ?

Non. J’écris vraiment par période. J’ai beaucoup écrit au moment de la conception de « Relation Cheap » parce qu’il me fallait de la matière. Et puis, quand il a été fini, je me suis carrément arrêtée d’écrire du jour au lendemain. Je me suis dit « Allez hop, je fais d’autres trucs, maintenant, il faut que je vive un peu… » Tout simplement pour avoir de la matière pour un prochain album.

Quand tu as un but ou une échéance, ça te galvanise.

Ouais. Et ça, c’est assez nouveau. Avant, j’écrivais vraiment un peu tout le temps. Et puis en fait, depuis le quatrième album, qui m’a donné un peu de soucis au moment de sa sortie et qui m’a complètement bloquée (pendant un an et demi, je n’ai pratiquement pas écrit), ça a changé. Tout ça m’a pas mal perturbée et du coup, j’ai un rapport un peu plus distant avec l’écriture maintenant, ça fait moins partie de ma vie de tous les jours, même si quand j’ai une idée, je la note et que je chantonne souvent des petits trucs que j’enregistre sur un dictaphone. Ces bribes de chansons se retrouveront peut-être sur un prochain disque, qui sait ? En tout cas, c’est moins quotidien.

Abandonnes-tu rapidement une idée si tu sens que ça ne prend pas tout de suite ?

Ça dépend vraiment. Si je crois vraiment au morceau, je m’acharne. J’ai déjà passé huit ou neuf mois sur un refrain. En faisant d’autres trucs à côté tout de même, mais bon… C’est un morceau qui a été très long à sortir. Souvent, quand ce n’est pas vraiment ça, je laisse le truc dans un coin et quand je fais le tour de ce que j’ai, je me dis que finalement, l’idée n’était peut-être pas complètement débile et que je vais la reprendre… Il n’y a pas vraiment de règle à ce niveau-là. Mais par contre, je sais pratiquement à l’avance si un morceau va être sur un disque ou pas. C’est assez évident pour moi. Après, si je pense que ça pourrait plaire à un autre chanteur, j’essaye tout de même de le finir…

C’est quelque chose qui te tente d’écrire pour les autres ?

Je ne l’ai pas vraiment fait pour l’instant. J’ai coécrit quelques trucs, mais plutôt en composition qu’en texte. J’aime bien travailler avec d’autres gens en général, même si c’est juste jouer de la guitare sur scène, j’aime assez…

On va revenir à l’album … « Un pied dans le vide » sonne très eighties. Avais-tu l’envie d’aller tâter ce terrain musical depuis longtemps ?

J’avais une véritable fascination pour les boîtes à rythme eighties. C’est une fascination que j’ai vraiment pu concrétiser dans cet album avec l’aide de Laurent. Ouais… je voulais que ce morceau sonne très 80. Déjà la rythmique sonne assez années 80. C’est une époque que j’aime bien, pour les boîtes à rythme et pour les synthétiseurs.

Le titre a été clippé. Quels souvenirs en gardes-tu ? Et est-ce un exercice qui t’a intéressée ce travail de la musique à l’image ?

Quand j’écris, j’ai des images qui me viennent en tête. Ce ne sont pas celles qu’on retrouve dans le clip, mais l’image est importante pour moi au niveau de l’écriture. Après, je sais que pour mon label c’était important d’avoir un clip pour être diffusée. Donc, il fallait mettre cette chanson en images. J’ai pris énormément de plaisir pendant le tournage. On a vraiment bien rigolé en faisant le clip… C’est tout de même un peu dur de te prendre tout le temps de l’eau dans la tronche…

Ça laisse des souvenirs !

Oui, on peut dire ça… Je suis tombée malade juste après ! (rires)

L’idée venait de toi ?

Non, c’est vraiment l’idée du réalisateur. Mais on a trouvé ça assez drôle finalement et on s’est laissé faire ! (rires)

Au fil des chansons, il est beaucoup question d’amour… d’un amour un peu cheap finalement. L’amour est-il une de tes plus grandes sources d’inspiration ?

Oui, c’est sûr… je ne sais même pas quoi te répondre parce que c’est tellement évident pour moi d’écrire là-dessus. J’ai vraiment une facilité à ce niveau. Après, ça parle d’amour au sens large. Mais les relations m’intéressent. J’aime bien ça, tout ce qui peut se passer dans la tête de l’être humain pendant ces moments qui sont un peu exceptionnels. Ce sont des moments qui nous sortent de notre état normal.

Tu es beaucoup plus dans l’observation que dans le nombrilisme sur cet opus.

En fait, ça se dessine depuis un bon moment. J’ai l’impression qu’à chaque album, je me suis éloignée petit à petit de mon nombril. Le premier album, je l’ai enregistré quand j’avais dix-neuf ans. Donc, les chansons, je les ai écrites quand j’avais 18/19 ans. C’était vraiment très très centré sur moi. Je m’en suis éloignée un peu sur le deuxième, et encore un peu plus sur le troisième, et encore plus sur le quatrième. Et là, bien évidemment, il y a des choses vécues qui font partie de moi, mais ça ne parle pas forcément de mon histoire à moi. Je crois qu’on peut mettre de soi dans une chanson sans véritablement parler de soi.

Tu fais une excellente reprise de « Succès Fou » de Christophe. Comment t’es venue l’idée ?

En fait, l’idée de base, c’est que j’avais vraiment envie de mettre une reprise sur ce disque.

Pourquoi ?

Parce que je n’en avais jamais faite. Et je trouvais rigolo de pouvoir détourner une chanson de son sens d’origine. C’est assez dur de trouver une chanson qu’on puisse un peu remanier ou faire revivre. Donc, je voulais un vieux titre. Et pour tout te dire, c’est la femme du réalisateur qui a eu cette idée. Elle a eu cet éclair de génie un soir. Moi, je n’étais pas là, ils étaient tous les deux. Et lui a dit tout de suite que c’était génial. Après, ils m’ont présenté l’idée et je n’étais vraiment pas sûre de moi au début… Et puis, lui de son côté avait fait une musique derrière que je trouvais super. Et en fait, je me suis sentie hyper à l’aise en chantant ce texte de Christophe. Là, quand je l’ai chanté, c’est apparu comme une évidence. Le texte, chanté par une fille, c’était assez décalé et c’était rigolo.

As-tu pensé à un moment changer le texte ?

Non, jamais. Elles sont très bien les paroles, tu ne trouves pas ? (éclats de rire) Et en même temps, elle tombe très bien cette chanson en ce moment. C’est parfait.

Tu n’avais rien calculé ?

Oh non, c’était bien avant le débat sur le mariage pour tous que la chanson a été enregistrée, mais effectivement, elle tombe à point !

Christophe, est-ce un artiste que tu as écouté toi ou par l’intermédiaire de tes parents ?

Pas du tout. Mon père écoutait du rock’n’roll et ma mère de la chanson française comme Ferrat, Brel, Ferré..., des choses comme ça. Et puis aussi des chansons plus engagées comme François Béranger. Donc, Christophe, non. Il ne faisait pas partie de ce que mes parents écoutaient. Peut-être était-il un peu trop « variété » pour eux à l’époque. Ce n’était pas dans leur discographie en tout cas.

Viens-tu d’un milieu artistique ? Y avait-il des chanteurs ou des musiciens dans la famille ?

Eh bien, non.  Je ne dirais pas que je viens d’une famille d’artistes. Par contre, on a toujours eu une sensibilité pour la bonne littérature, pour la musique aussi. C’est vrai qu’on a été élevés avec mes frères dans une ambiance ou la musique était importante. Mon père jouait un peu de guitare. Il n’a jamais été question d’en faire un métier pour lui, mais il nous chantait des chansons à la guitare quand on était petits. En ce moment, il fait du piano.

Mell - DR

Il y avait tout de même une fibre artistique.

Oui, il y a un truc. Ma grand-mère maternelle était violoniste quand elle était plus jeune. Elle faisait des bals clandestins pendant la guerre. Donc oui, il y avait une ambiance un peu musicale, mais aucun n’a choisi d’en faire son métier.

Et toi, quand est-ce devenu sérieux ?

Moi en fait, je n’ai jamais eu envie de faire ce métier… (rires) Plus jeune, je voulais être archéologue, après, j’ai voulu être caissière… pour rentrer avec la caisse tous les soirs à la maison ! (rires) C’est ce que je disais à ma mère. Donc, je n’ai jamais vraiment voulu faire ça. Après, ça s’est imposé tout seul. J’aimais bien faire de la guitare. J’ai commencé tard, vers 15/16 ans. J’ai écrit des chansons assez vite. J’ai donné mes premiers concerts. Et puis, par hasard, j’ai rencontré des gens avec qui j’ai bossé pendant cinq ans, de super musiciens sur Metz. À partir de là, c’est devenu sérieux très vite parce qu’on a enregistré un petit quatre titres. Pour nous, c’était assez sérieux, on le vendait après les concerts. On cherchait vraiment à progresser, à jouer dans de meilleurs endroits à chaque fois…  Et puis, j’ai eu un producteur qui s’est penché très vite sur mon cas. J’ai commencé à donner des concerts fin 2000 et mi-2002, j’avais déjà un producteur.

Tout a été super vite en fait.

Oui, oui. On a enregistré le premier album fin 2002 et il est sorti en 2003. Je suis devenue intermittente du spectacle en 2004. Du coup, je ne sais pas s’il y a vraiment un moment où c’est devenu un peu sérieux. En tout cas, mes parents ont accepté que je fasse ce métier et m’ont laissé faire. En 2002, j’ai participé au chantier des Francofolies. C’est une sorte de stage d’une semaine pour les jeunes artistes. Il y a des cours de chant, du coaching et des rencontres avec des pros. Et puis là, Jean-Louis Foulquier nous dit qu’on était le groupe qu’il avait préféré pendant la semaine et qu’il voulait nous programmer aux Francofolies. À partir de ce moment-là, mes parents m’ont foutu la paix. Ils ont dû être très fiers. Depuis, je n’ai plus rien lâché…

Ça fait plus ou moins douze ans que tu es dans le métier, est-ce que ça t’arrive de regarder dans le rétroviseur de temps en temps ?

Je suis très intéressée par la suite, après quand je jette un regard en arrière, je me dis que c’est très chouette et que j’ai beaucoup de chance. Tout a été assez vite et j’ai toujours eu la possibilité de faire des disques comme je l’ai voulu et quand je l’ai voulu. J’ai toujours eu de super musiciens. C’est un très chouette parcours. Je me dis que c’est tout ça qui m’a construite et qui a fait ce que je suis aujourd’hui. J’avance encore, je me pose des questions, j’essaye d’évoluer…

« Relation Cheap » est à peine sorti, mais es-tu déjà en route pour de nouvelles chansons ?

Là, c’est un peu trop tôt, mais je commence à avoir des sensations sur ce que pourrait être la suite. Je serais incapable de te le traduire avec des mots, ce sont vraiment des sensations. Je n’ai pas encore commencé à écrire, mais j’ai des trucs dans la tête. Là, j’attends juste que la période de promo intense soit passée, et puis, après, je pense que cet été j’aurai un peu de temps devant moi et que je vais commencer à poser des trucs.

C’est un tout petit embryon, ça commence à germer.

Oui, c’est bizarre. L’envie est là. Il y a quelques images et quelques sensations. Il faut juste laisser faire…

La scène est-ce quelque chose de très écrit ?

C’est très spontané. La scène reste vraiment le noyau de mon métier. Avant le studio ou quoique ce soit, il y a la scène. C’est là que je m’amuse, c’est là qu’on rencontre des gens, c’est là qu’on voyage et qu’on découvre des choses… ça reste un moment très appréciable. Il faut savoir que j’ai commencé à enregistrer des disques pour pouvoir faire des concerts. Le spectacle n’est pas vraiment écrit. J’ai une trame et je vais jouer dans ce cadre-là. Il m’arrive des fois de partir ailleurs, j’aime bien laisser la place à ce qui va se passer ce soir-là avec ces gens-là. Ce qui m’importe, c’est de passer un bon moment avec les gens qui sont là et de bien faire monter la sauce. Je sais que je fais partie des artistes qui ont vraiment beaucoup besoin du public. Il faut qu’il y ait un échange. Même si j’ai vraiment bien joué, si je n’ai pas eu cet échange, j’ai l’impression d’avoir fait un concert moyen.

Penses-tu rapidement scène quand tu crées tes chansons ?

Là, pour le coup, c’est venu dans un deuxième temps. Je savais que j’allais être sur scène seule et je ne savais pas trop comment j’allais faire avec tous ces arrangements que j’étais en train de mettre en place. Et j’ai découvert petit à petit en fouillant du matos comment j’allais pouvoir faire. C’est donc venu après…

Propos recueillis par IdolesMag le 7 mai 2013.
Photos : DR
Facebook : http://www.facebook.com/mellturbo









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