Interview de Some Velvet Morning

Propos recueillis par IdolesMag.com le 13/05/2013.
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Some Velvet Morning, Allies

Le groupe anglais « Some Velvet Morning » emmené par les deux frères Lambert, Desmond et Gavin, et Rob Flanagan a sorti le 13 mai dernier son deuxième album, « Allies ». Avec des influences  comme Depeche Mode, the Beatles ou encore U2, la musique de ce groupe londonien avait tout pour nous séduire ! Nous avons donc été à la rencontre de Desmond et Rob afin de savoir dans quelles circonstances ce nouvel album avait vu le jour. Nous en profiterons également pour en apprendre un peu plus sur le groupe et pourquoi Nancy Sinatra les a tant inspirés…

IdolesMag : Avant de parler de votre nouvel album, j’aimerais revenir sur certains points de votre carrière, et j’aimerais notamment savoir ce qui vous a donné envie de faire de la musique tous ensemble?

Desmond : (rires) C’était très difficile ! [en français] Pour être honnête, je voulais vraiment faire de la musique, mais je jouais seul. J’ai rencontré Rob qui jouait de la batterie. Et donc, c’est après, en vue de monter un groupe, que j’ai demandé à Gavin, mon frère, d’apprendre à jouer de la basse. C’était vraiment moi qui voulais faire de la musique au départ, pas mon frère !

Quelles sont vos influences musicales aux uns et aux autres ?

Desmond : Aussi étrange que cela puisse paraître pour un guitariste, j’adore Depeche Mode !

Rob : Et moi, je suis complètement fan des Beatles. Si je pouvais jouer aujourd’hui dans les Beatles, je le ferais avec le plus grand plaisir ! (rires)

Quels sont les débuts du groupe ? Avez-vous directement chanté des chansons originales ou bien, comme beaucoup, avez-vous fait des reprises dans les premiers temps ?

Desmond : C’est un peu les deux en fait… On a écrit assez rapidement des chansons originales, mais pour bien apprendre à se connaître au sein du groupe et apprendre à jouer les uns avec les autres, il faut aussi jouer les chansons des autres. La première chanson qu’on a jouée en live, c’est une cover de Bill Withers, « Grandma’s hands ».

Avez-vous trouvé rapidement la direction musicale qu’allait prendre le groupe ?

Desmond : Au début, ça n’allait pas du tout… (rires) On jouait, on jouait, on jouait, mais on ne trouvait pas l’angle. On est vraiment passés par plusieurs genres. C’est quand il a été question de sortir un premier album qu’on a réellement trouvé le son de « Some Velvet Morning ».

Some Velvet Morning © Only the best ;)

Comment bossez-vous tous ensemble ? Qui amène quoi ? Est-ce un travail collectif ?

Desmond : Nous travaillons vraiment tous ensemble, on se réunit souvent. Chacun amène quelque chose et tout le monde peut tout changer… Rob peut très bien donner son avis sur un morceau de guitare alors qu’il fait de la batterie habituellement. C’est vraiment un processus commun dans l’écriture.

Êtes-vous prolifiques ?

Rob : On ne peut pas dire qu’on soit si prolifique que ça, par contre, on réécrit beaucoup nos titres avant de trouver la version définitive. La chanson « Control » par exemple a été écrite à quatre reprises avant de décider que ces paroles-là seraient les paroles finales.

Allez-vous rapidement sur scène avec vos nouveaux titres pour avoir le retour du public ?

Desmond : Oui, on teste nos chansons en live, on observe la réaction du public. On voit par exemple si le titre tire trop en longueur ou si c’est trop court. Ça nous guide après pour savoir comment l’enregistrer.

Comment avez-vous choisi le nom du groupe, qui fait référence à une chanson de Nancy Sinatra et Lee Hazlewood ? Avez-vous rencontré Nancy Sinatra ?

Rob : Nous n’avons pas rencontré Nancy Sinatra, mais sa fille. Pour la petite histoire, elle porte le même nom de famille que Desmond ! C’est une Lambert, elle aussi ! (rires) Sa maman a écouté une chanson qui était sur notre premier album. Elle l’a beaucoup aimée. Et nous savons que Nancy a dit que cette chanson aurait très bien pu être écrite pour elle…

Desmond : Pour ce qui est du nom du groupe, c’est une chanson que nous aimions tous les trois. On aimait bien l’idée que ça donnait, « Some Velvet Morning », ça évoque beaucoup d’images. C’est probablement l’une des rares chansons sur laquelle nous sommes tous d’accord.

Le premier album est sorti en 2007. Comment se fait-il que le deuxième sorte six ans après ? C’est tout de même long six ans !

Desmond : En fait, avec mon frère, on se dispute beaucoup… comme beaucoup de frangins d’ailleurs ! Donc… quand on n’est pas d’accord sur certains points, ça n’avance pas…

Some Velvet Morning © Andy Willsher

Avez-vous tout de même posé les premières pierres de cet opus rapidement après la sortie du premier ?

Rob : On a commencé assez vite après la sortie du premier album. Un des premiers titres qu’on a écrit est d ‘ailleurs « How to start a revolution ? ». Et ce sont vraiment les petits problèmes personnels dont te parlais Desmond qui ont fait qu’on n’a pas été plus vite.

Quels thèmes abordez-vous dans les chansons ?

Rob : Nos titres partent tout simplement d’une émotion qui nous inspire. Et pour cet album en particulier, il s’est passé de nombreuses choses sur la scène politique internationale, et ça nous a inspirés.

Qu’est-ce qui vous a poussé à faire produire cet opus sur un label participatif français, vous qui êtes anglais ?

Rob : Ce qui nous a plu dans ce système, et notamment avec My Major Company, c’est que nous arrivions avec un projet et que nous pouvions mener à bien ce projet. Beaucoup d’autres labels nous demandaient de changer telle ou telle chose, ce qui ne nous intéressait pas. Nous avions une direction, un cap, et nous voulions le garder. Ce qui nous a plu dans le participatif, c’est vraiment que c’est le public qui décide si ton album sera produit ou non. Si, ça leur plait, ils le témoignent aussi en mettant un peu d’argent dessus.

Desmond : Et en ce qui concerne la nationalité du label, ça nous importait peu. Il se trouve que nous nous sommes très bien entendus avec My Major Company et que nous avions la volonté d’aller dans la même direction. Et puis, My Major Company est plus novateur que certains autres labels anglais…

Desmond, tu as réalisé l’album. Était-ce une volonté de départ ou bien est-ce que ça s’est dessiné dans le temps ?

Desmond : Le premier album a été réalisé par le producteur de Coldplay, Rik Simpson. Et pendant toutes ces années depuis le premier album, j’ai énormément fait de choses à ses côtés. J’ai travaillé avec d’autres groupes notamment, et j’ai énormément appris. Je me sentais donc plus légitime pour réaliser le deuxième opus de « Some Velvet Morning ». Je ne voulais pas laisser passer cette opportunité.

Some Velvet Morning © Andy Willsher

Pourquoi est-ce le titre « Allies » qui donne son nom à l’album ?

Rob : On aimait l’idée qu’« Allies » ait plusieurs connotations, que ce soit amicales ou politiques. Ça résumait somme toute assez bien l’ambiance dans laquelle cet album avait été fait. Le côté amical nous renvoyait aussi à tous les fans qui ont contribué à la production de l’album. C’est grâce à eux qu’il est dans les bacs aujourd’hui. Donc, c’était  un petit clin d’œil…

Il y a une très jolie version acoustique du titre sur l’album. Est-ce un exercice que vous aimez ? Pourriez-vous en faire quelques autres et les sortir, pourquoi pas sur une version collector, en bonus ?

Rob : C’est quelque chose qu’on aime beaucoup, les versions acoustiques. D’ailleurs, on a donné, il n’y a pas si longtemps, un concert à Moscou, et nous y avons joué nos titres en acoustique. Même si on aime le « gros son » et les choses bien produites, on aime beaucoup aussi aller vers ces versions plus simples, plus brutes. Ça permet de faire découvrir nos titres dans n’importe quelles circonstances. En radio ou en télé, par exemple, c’est plus simple de proposer des versions acoustiques.

Avec le recul et maintenant que « Allies » est dans les bacs, diriez-vous qu’il a été plus ou moins facile à mener à son terme que le premier ?

Desmond : Sur le premier, comme je te l’expliquais tout à l’heure, j’ai appris énormément de choses. Depuis qu’il est sorti, on a aussi pu se rendre compte de ce qui tournait bien et moins bien dessus. Avec ce deuxième album, on n’a pas voulu faire les mêmes erreurs. On a vraiment mis en pratique tout ce qu’on a appris, donc, il a été, vu sous cet angle, beaucoup plus facile de mener à bien ce deuxième album.

Quelques scènes sont prévues en France, et notamment le 27 mai à La Boule Noire (Paris 18ème) et les 21 et 22 juin à Marseille (13). Le public français est-il différent des autres publics ? Comment le qualifieriez-vous ?

Rob : On a déjà joué en France l’année dernière, dans un gros festival à Marseille sur la plage. On n’a pas vraiment une image différente du public français par rapport à d’autres publics. On joue un peu partout dans le monde… La seule chose qu’on a pu remarquer, c’est que le public français est plus calme et moins énervé que le public anglais ! Et quand bien même, peu importe le public devant lequel on joue, l’important c’est de bien jouer et de leur apporter du plaisir. La musique est une langue internationale, peu importe la nationalité du public devant lequel on joue ! (rires)

Vous êtes tous anglais, connaissez-vous tout de même un peu la nouvelle scène française ? Et quel regard jetez-vous sur elle ?

Rob : Très sincèrement, on connait mal la nouvelle scène française. Nous connaissons principalement les artistes de notre label. Nous aimons tout particulièrement Joyce Jonathan. En première partie de notre concert, il y aura Kinnie Lane, une artiste de My Major Company également. Mais mis à part ça, nous ne connaissons pas bien les artistes français. Il y en a très peu qui sortent leurs disques en Angleterre.

Desmond : Moi, je tiens à dire tout de même que j’aime beaucoup Jacques Brel ! J’ai un peu travaillé avec Manu Chao il y a quelques années et quelques musiciens français en studio. Ça s’est toujours très bien passé.

Propos recueillis par IdolesMag le 13 mai 2013.
Photos : Andy Willsher, Only the best ;)
 Site web : http://www.somevelvetmorning.co.uk/









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