Interview de Mickaël Miro

Propos recueillis par IdolesMag.com le 06/05/2013.
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Mickael Miro @ Bernard Benant

Nous avions rencontré Mickaël Miro il y a quelques semaines et lui avions consacré une interview autour de son nouvel album, « Le Temps des Sourires ». Aujourd’hui, c’est la tournée qui encadre la sortie de ce deuxième album que nous allons mettre en lumière. Alors qu’il donnait son numéro de téléphone portable lors de sa première tournée, Mickaël a cette année encore trouvé une nouvelle idée originale pour séduire le public… autour du sourire, bien entendu !

IdolesMag : Tu viens tout juste de débuter ta tournée… La première chose que j’ai envie de te demander, c’est comment ça se passe ?

Mickaël Miro : ça se passe… comment te dire ?!... C’est l’endroit où je suis le plus heureux au monde quand je mets un pied sur scène… Je le savais déjà parce qu’avant de trouver une maison de disques et de sortir mon premier album, j’ai passé une dizaine d’années justement à faire vivre mes chansons et ma variété française sur scène, dans des bars, dans des cafés concerts… Donc, je viens de là. Et ce qui est extraordinaire, c’est quand tout s’accélère d’un coup, quand on rencontre son public et que les concerts prennent une nouvelle dimension. Quand on aime ça, c’est fabuleux. J’ai fini ma première tournée il y a peu de temps, et on a rapidement enchaîné quatre/cinq mois après avec ce nouveau spectacle, celui du « Temps des Sourires ». C’est parti, on a donné le coup d’envoi. On va passer bientôt à la Cigale le 14 mai. On a fait quelques dates avant et puis il y a 15/20 dates après qui viennent d’être confirmées. C’est super. C’est un vrai rêve de gamin. Les gens avec qui je travaille sont devenus des amis, des gens très proches. Je pense notamment à Cyril Tarquiny, mon guitariste avec qui on a quasiment fait tout le deuxième album. D’ailleurs, comme je te l’expliquais la dernière fois, ce deuxième album s’est quasiment fait pendant la première tournée, entre deux trains, deux bus ou deux balances. J’ai vraiment une équipe formidable qui m’accompagne. Je ne sais pas comment c’est sur les autres projets, mais je sais que pour moi, c’est formidable de pouvoir tous les soirs mettre un pied sur scène et vivre d’aussi belles émotions avec des gens que j’apprécie. Et c’est même plus qu’apprécier, je les aime vraiment mes musiciens ! Donc, c’est magique. Et je crois que les gens le ressentent dans la salle, qu’ils sont heureux aussi. Ils arrivent avec le sourire et repartent avec un plus grand sourire. Beaucoup n’ont même pas envie de partir. On arrive à créer un truc. Tout est très naturel. Même si au final, j’écris beaucoup mes concerts, la mise en scène et les enchaînements, on arrive toujours à ce que chaque concert soit différent.

Sur ta précédente tournée, tu donnais ton numéro de portable… Ici tu prends la pose avec le public… Explique-moi un peu comment ça se passe…

Effectivement, je donnais mon numéro de téléphone sur la première tournée. Et comme à chaque tournée, j’ai envie et j’ai besoin qu’il y ait un truc un peu divertissant et spectaculaire, j’ai pensé à ce qu’on pourrait faire cette année. Je n’ai pas envie de ne proposer qu’un spectacle musical. J’aime bien l’idée de discuter avec les gens, de partager des trucs avec eux et de leur proposer quelques trucs un peu foufous. Donc voilà, sur cette nouvelle tournée, on s’est axés sur…

Mickaël Miro, Le Temps des Sourires… le sourire…

C’est ça. On s’est basés sur une chanson phare de ce nouvel album qui s’appelle « Le Temps des Sourires ». Cette chanson s’appelle de la même manière. Le refrain dit « Flashe les souvenirs en cent mille clichés ». Donc, sur toutes les dates de concerts, je me balade vers le milieu du spectacle avec une sorte de grosse montgolfière qui est équipée d’une caméra. Je chante la chanson sans laquelle je ne serais pas là, « L’Horloge Tourne », et je me balade au milieu du public avec cette montgolfière dans la main gauche. Et la caméra capte tous ces sourires et toutes ces émotions de ces gens au milieu desquels je chante. Ça fait des souvenirs incroyables parce que c’est toujours impressionnant de se voir filmé vu du ciel. J’aimais bien aussi retrouver cette idée d’altitude qu’il y a dans mon single « La vie simplement ». Je trouvais l’idée assez sympa et je dois dire que ça fonctionne assez bien.

Les gens peuvent récupérer leur photo prise pendant le concert.

Oui. On a développé un partenariat avec monalbumphoto.fr. Et c’est génial parce que les gens peuvent récupérer facilement ce souvenir.

Ils ne repartent pas avec directement après le concert ?

Non. Il faut aller sur le site à partir du lendemain, remplir un formulaire et on leur envoie la photo.

Est-ce que finalement ça privilégie ou non « Les Filles du Premier Rang », à qui tu dédies une chanson,  cette histoire ?

(rires) Je me balade vraiment dans toute la salle, pas juste devant le premier rang… Donc, ce qui est drôle à ce moment précis du concert, c’est que « Les Filles du Premier Rang » sont entre le fait de rester à leur place ou de venir pour la photo. C’est risqué de quitter un premier rang, on ne sait pas si quelqu’un ne va pas passer devant. Donc, elles sont partagées entre l’envie de me suivre avec ma montgolfière pour être sur l’ensemble des clichés et en même temps, le spectacle continue derrière, et il faut qu’elles soient à nouveau au premier rang, parce que j’ai besoin d’elles et elles ont besoin d’y être également. Il y a un échange assez fou et assez sympa entre nous. Mais tu sais, avec « Les Filles du Premier Rang », il se passe vraiment plein de choses… C’est leurs sourires… C’est l’idée qu’elles connaissent mes spectacles sur le bout des lèvres. Et comme je le dis dans la chanson, quand les paroles s’envolent et que j’ai un trou de mémoire, je me raccroche à elles, et tout de suite les mots reviennent. Elles sont presque comme un prompteur, « Les Filles du Premier Rang » ! Mais le concert n’est pas fait que pour elles. Il y a aussi tous les gens qui viennent pour la première fois. Et j’ai vraiment envie qu’ils repartent heureux. Avec « Les Filles du Premier Rang » c’est encore une autre histoire parce qu’elles ont assisté à beaucoup de concerts. Elles connaissent tout par cœur. C’est à la fois des muses, et en même temps elles font partie de l’équipe quelque part. Et puis, on discute beaucoup. Souvent, je m’interroge, j’intellectualise le truc et je me dis que ça doit les soûler de voir le même spectacle plusieurs fois, même si bien entendu il y a de l’improvisation, même si on essaye que chaque spectacle soit différent. Je me dis « Zut, elles vont me revoir faire ce petit pas de danse que je fais à chaque fois… » « Les Filles du Premier Rang » ont une vue différente des autres gens qui assistent au spectacle. Elles anticipent tout. Si tout d’un coup tu déroges à ta mise en scène, hop, elles te le font remarquer. C’est là que le spectacle commence pour elles, finalement ! C’est justement dans l’improvisation et quand on va se balader hors cadre que ça leur plaît. Ça m’inspire tout ça. L’envie qu’elles ne s’ennuient pas même après 20 concerts m’inspire, forcément. Après, il faut bien entendu s’adresser à tous ces gens qui viennent pour la première fois. En bref, c’est dans cet aquarium fou que je me sens le plus à l’aise !

Mickael Miro @ Andréa Simon

Tu me parlais tout à l’heure de Cyril Tarquiny qui t’accompagne à nouveau sur scène. As-tu gardé la même équipe que sur la première tournée ?

Oui. Enfin, presque. Il y a le pianiste qui a changé pour des raisons de planning. C’est Jean-Marie Négozio qui le remplace. C’est un pote de Cyril. En fait, c’est vraiment une histoire de potes puisque c’est mon bassiste Fabrice qui m’a présenté Cyril, Cyril qui m’a présenté Jean-Marie, et c’est Eric Starczan avec qui j’ai réalisé mon premier album qui m’a présenté mon batteur qui est lui-même le batteur de tous mes albums.

C’est une vraie famille.

Ouais ! C’est vraiment devenu une famille. Et c’est pour ça que j’essaie d’en être le moteur. J’essaye de tout faire pour que ça fonctionne. Je prie et c’est un peu aliénant d’ailleurs… Mais je n’ai tellement pas envie que cette aventure s’arrête que j’essaye constamment d’être le moteur de tout ça pour qu’on puisse continuer à faire des concerts et des albums. C’est pas toujours facile. C’est un métier où l’équilibre est fragile. Il faut profiter de chaque concert, et j’en ai conscience. Moi, j’ai beaucoup de chance parce que j’ai rencontré mon public et qu’ils viennent me voir en concert. Il y a un vrai bouche-à-oreille qui s’est installé. Mais encore une fois, je pense qu’il faut se casser la tête pour toujours se renouveler et proposer des choses différentes. Ce n’est pas parce que les gens ont acheté un album qu’ils vont venir te voir en concert.

La démarche n’est pas du tout la même.

C’est pour ça que je te remercie vraiment d’avoir mis le focus sur l’album dans une première interview et cette fois-ci de le mettre sur les concerts parce que ce sont deux choses différentes. Et sur les deux il faut donner envie aux gens. Il faut expliquer, raconter…

Est-ce que tu es traqueur ?

Oui, un peu… Tout va dépendre de comment va se passer la balance. Ça peut dépendre aussi de l’espace entre deux concerts. Il peut se passer quinze jours entre deux dates. Et donc, le premier concert qui arrive après cette pause, comme ça fait quinze jours que tu n’as pas joué, tu as un petit trac. Je ne sais pas pourquoi… Cette tournée-ci, je traque particulièrement sur les paroles. J’ai peur d’oublier les paroles. C’est juste une peur parce qu’au final je ne les oublie pas, mais bon… c’est bizarre parce que je n’avais pas eu ça sur le premier album. Il faut dire que c’étaient des chansons que je traînais depuis des années. Je les avais chantées des milliers de fois avant. Alors que là, ce ne sont que des nouvelles chansons et des nouveaux textes. Donc, je pense que ça vient de là, cette peur de l’oubli du texte… C’est vraiment quelque chose que je découvre…

Et plus tu vas y penser, plus tu risques de les oublier !

(éclats de rires) Et quand bien même ?! Ce n’est pas bien grave !

Comment concilies-tu ta vie de famille et la vie de tournée ?

C’est un peu compliqué, c’est sûr. Mais c’est le métier que j’aime et c’est ma passion. Depuis que mes deux filles sont là, ça donne un sens à ma vie d’avoir un métier qui me permet de gagner ma vie,  de nourrir mes enfants et de subvenir à leurs besoins. Tout ceci est très imbriqué. J’ai beaucoup d’amis autour de moi qui ne sont pas musiciens. Ils ont des rythmes de vie différents. Ils partent le matin à 8/9 heures et ils rentrent le soir à 8/9 heures toute l’année. Alors que moi, là on a eu une vraie pause de quinze jours où indépendamment de la promo, je suis chez moi. Je peux être avec elles toute la journée. Je participe à leur éducation. Quand il y a de l’amour, les enfants sont heureux…

C’est une organisation à prendre.

Voilà. Et puis, je pense qu’avoir un papa épanoui qui fait un métier qu’il aime sans pour autant déroger à toutes les valeurs qu’il a, c’est pas mal sain pour un enfant. C’est ce que je pense, en tout cas.

Mickael Miro @ Bernard Benant

La semaine prochaine, le 14 mai, tu seras sur la scène de La Cigale. Pourquoi as-tu choisi cette salle en particulier ?

C’est une décision qu’on a prise avec l’équipe. Je pense que mon producteur n’avait jamais produit de spectacle à La Cigale. Thierry a toujours aimé cette salle. Je me souviens d’y avoir vu Zazie il y a quelques années. Et la semaine dernière, je suis allé voir un ami d’enfance, Gesaffelstein. Lui pour le coup est dans un autre univers que le mien, celui de l’électro minimaliste. Je me suis un peu imprégné des lieux. J’ai été ravi d’applaudir un pote qui est en train de réussir un pari incroyable. Il fait danser le monde entier sur de la musique électronique. Ce que j’aime bien aussi à La Cigale, c’est l’idée que c’est une salle qui peut accueillir tous les styles de musiques, et la variété française aussi. C’est une belle salle, elle est bien faite, elle est à dimension humaine, elle est bien placée au centre de Paris, et en plus elle a une âme.

J’ai vu sur le web qu’un flashmob géant allait avoir lieu sur « Go Go Go » à La Cigale.

Je ne suis pas au courent, tu m’apprends quelque chose (rires). Alors, si c’était une surprise… pour le coup, elle est tombée à l’eau ! (rires)

Mickaël Miro, Go Go GoDésolé… mais je pensais que ce serait le support du clip puisque le titre est le deuxième single.

Ça aurait été une idée brillante. Mais les choses vont tellement vite ! On a tellement pas le temps d’organiser tout ça qu’on va arriver à La Cigale et j’ai bien peur que ce ne soit difficile à organiser. Par contre, la chanson « Go Go Go », c’est vraiment le temps fort du concert. Ça parle de boîte de nuit et des DJs qui sont devenus les nouveaux cupidons. Ce sont les héros des temps modernes. Ce sont eux qui font danser le monde entier. Ils sont aussi les témoins des couples qui se forment. Cette chanson parle de ça. Et donc, en concert, je pousse le truc. Sans tout dévoiler, l’objectif est que les gens dansent et s’amusent.

Est-ce la scène qui a guidé ton choix de prendre « Go Go Go » en deuxième extrait ?

En partie ! C’est d’abord ma fille de deux ans qui sur toutes les chansons de mon album ne chante que « Go Go Go ». Ça a été vraiment difficile de choisir ce deuxième single. Le premier, « La Vie Simplement », était une sorte de vraie suite logique à « L’Horloge Tourne ». J’essayais d’appuyer un style musical avec une chanson différente mais qui reprenait quelques codes de « L’Horloge ». Et sur le deuxième extrait, j’avais envie d’un truc différent, sur un tempo que je n’avais jamais vraiment créé. D’ailleurs, pour le coup, c’est une musique que je n’ai pas composée, celle de « Go Go Go ». Je n’ai fait que le texte, c’est Cyril Tarquiny qui signe la musique. Et on se retrouve avec cette chanson qui sur les quelques concerts qu’on a pu faire est vraiment la chanson sur laquelle tout décolle. Donc, l’idée de pouvoir traverser l’été avec ce single est venue. C’est sûr que ça m’a pour le coup ouvert les yeux sur la chanson. Autant sur le premier album, les choix de singles ont été assez faciles, autant ici, c’est plus délicat. De toute façon, quoi qu’il arrive, succès ou échec, on assume. Le choix par exemple de « Ma Scandaleuse » sur le premier album était évident pour moi. Je ne me suis pas posé la question de savoir si ça allait marcher ou pas. Alors que là, j’ai des hésitations. On a hésité entre « Le Temps des Sourires », « Rien de personnel » et « Go Go Go ». On a pris « Go Go Go » et maintenant, on assume et on fonce.

Et puis, ça montre une autre facette de ton univers.

Oui, c’est différent. C’est ça que j’ai aimé aussi dans ce choix, parce que j’aime aussi chanter sur des titres comme celui-là. Je croise les doigts. J’aimerais que cette chanson ait au moins sa chance et qu’elle puisse arriver aux oreilles des gens. Je pense qu’elle peut être le partenaire d’un été dansant.

Un clip est-il prévu ?

On va le tourner d’ici une quinzaine de jours.

Quel va être le scenario ou l’ambiance générale ?

On n’a pas encore bouclé ça. Mais je n’avais pas envie de raconter une histoire cette fois-ci. J’avais vraiment envie de mettre en scène des gens qui dansent bien, dans un univers un peu humide et tropical. C’est plus un cadre comme dans un dancing cubain où tout est en extérieur, où il y a un mélange de percussionnistes, de guitaristes, de DJs et moi qui déambule là-dedans… Moi qui suis un piètre danseur ! Il y a tout de même une sorte d’initiation à la danse le temps d’un clip. J’aimais bien l’idée…

Mickael Miro @ Bernard Benant

Pousserais-tu l’idée jusqu’à t’inscrire au prochain casting de « Danse avec les Stars » ?

Non, pas du tout du tout ! Et je vais te dire très clairement pourquoi… Je suis d’une nature quand même assez compétitrice. Je suis un compétiteur, j’aime mener des projets, j’aime quand ça marche. Je fais tout pour que ça marche. J’aime la compétition, mais je n’irais jamais m’inscrire à un concours où je suis sûr de ne pas pouvoir gagner. C’est contre ma nature. Je ne vais pas m’inscrire en me disant « chouette, c’est super, les gens vont me découvrir en train de danser sur une ou deux émissions ! » Non. Il faut naturellement un potentiel. Matt et Emmanuel ont eu deux parcours où la danse était omniprésente. Donc, c’est légitime. Pour le coup, ils pouvaient avoir cette idée folle de s’inscrire à l’émission et se dire « Je peux gagner ! ». Moi, je ne l’ai pas du tout. Donc, je ne m’inscrirai pas à ce casting… Ce n’est pas du tout pour le coup une émission par laquelle j’aimerais être révélé aux yeux d’un plus grand public. Attention, c’est une très belle émission, je ne dis pas le contraire, mais ce n’est pas pour moi. Je n’ai pas du tout envie de me mettre en danger dans cette discipline, je n’en vois pas l’intérêt. Dans la chanson et dans la musique, on essaye toujours d’aller chercher des choses un peu innovantes. C’est la même chose dans la danse. Je ne suis pas en train de dire que je n’aime pas la danse, au contraire ! Là, le temps d’un clip, j’ai envie d’expérimenter ça. Sur scène, j’essaye aussi de bouger mon corps et d’enlever tous les complexes que je peux avoir là-dessus. Et la musique m’aide beaucoup. Mais certainement pas le temps d’une émission où tout le focus est mis là-dessus.

Va-t-il y avoir des duos à la Cigale ?

Oui. Chimène va me faire le plaisir de venir chanter « Là-bas » avec moi.

Et c’est Brice Conrad qui va ouvrir le spectacle. Pourquoi l’as-tu choisi ?

Oui. Il va ouvrir le bal. J’en suis fan. J’adore sa chanson depuis que je l’ai entendue, alors que personne ne la connaissait encore. Je la fredonnais toute la journée. J’ai rencontré ce mec et j’aime son parcours. J’aime l’idée qu’un prof de tennis devienne un auteur compositeur qui passe toute la journée en radio. J’aime l’idée que tout est possible en musique. Il ne faut pas forcément être d’une descendance ou d’une famille de musiciens pour y arriver. Lui en est le parfait exemple. J’aime « Les Fleurs du Mal », j’aime « Oh Là ». J’aime cette pop légère… enfin quand je dis légère, il a tout de même un côté un peu dark… Mais disons qu’il a un univers assez accessible que j’aime beaucoup. Et je sais que ça va faire très plaisir à mon public.

Allez-vous chanter ensemble ?

Ça, ce n’est pas prévu, et je ne sais pas si on aura le temps de le monter. Mais j’aimerais !

Enrico Macias sera-t-il là ?

J’espère qu’il sera dans le public. Je lui ai envoyé un petit message. La chanson, « Le Mendiant de l’Amour », on l’a vraiment réarrangée. C’est la version qui figure sur son album « Venez tous mes amis ! » que j’ai remise sur mon album. Je trouve qu’elle avait toute sa place. Mais l’arrangement est vraiment différent et je sais que ça trouble Enrico. Quand tu as chanté pendant trente ou quarante ans une chanson avec les mêmes arrangements orientaux et la même structure, ce n’est pas facile de changer. Je ne pense pas qu’Enrico soit très à l’aise en live avec cette nouvelle version. Donc, je la chanterai et j’espère qu’il sera dans le public pour l’écouter !

Quelques places ont été mises en vente dans un circuit alternatif (vente privée). Certains autres artistes sortent également leur album via ce genre de plateforme. Quel regard jettes-tu dessus ?

Je suis quelqu’un qui s’intéresse un peu à tout. J’ai fait de la musique pendant dix ans seul, donc ce n’est pas parce que tout d’un coup tu as une maison de disques et un tourneur que tu dois tout lâcher. Donc, ça m’intéresse ce genre de circuit alternatif. C’est aussi un indice de qui va se retrouver dans la salle. Grâce à ce site, peut-être que des gens qui ont vaguement entendu « l’Horloge Tourne » à la radio, vont venir découvrir ce que je fais aujourd’hui ? Et puis les tarifs pratiqués dans les ventes privées font que tout d’un coup, tu peux te payer une découverte sans être pourtant fan d’un album. Donc, ça m’intéresse parce que c’est un peu le miroir des gens qui viendront me voir sur scène. C’est dans l’air du temps.

Et puis, comme tu le dis, le prix est nettement inférieur.

Effectivement. Tu sais, la recherche du prix d’un produit culturel est très compliquée. Que ce soit sur un album ou un spectacle. Je suis le premier à avoir envie que le monde entier découvre ma musique. Après, ça se heurte bien entendu à des logiques de rentabilité économique. Et j’adore l’idée qu’une partie de la population qui me connait à peine puisse venir me voir en concert. Je sais qu’on va vraiment faire connaissance et qu’on ne se quittera plus. C’est un truc dont j’ai pu me rendre compte sur les 80 dates de la tournée. J’ai rencontré plein de gens qui ne me connaissaient pas et sur la deuxième tournée, ils reviennent. J’aime l’idée de fédérer et de dire aux gens « Venez, je vous embarque, Vous allez passer un bon moment ! » Par contre, ce qui est un peu plus délicat, c’est le prix des places. Il y a toujours eu des remises ou des promos sur les billets de spectacle. C’est un travail de longue haleine un spectacle, comme un album d’ailleurs. Mon producteur et moi on voit ça sur du long terme. Parfois, je pense aux fans qui achètent les places dès le début au plein tarif. Et je me dis que c’est le seul truc qui me fait un petit pincement au cœur. Mais en même temps, quand je les vois réagir sur les réseaux, j’ai l’impression qu’elles sont heureuses. Elles vont pouvoir faire du bouche-à-oreille autour d’elles, faire venir des gens qui ne seraient pas venus parce que c’est trop cher… En tout cas, j’ai des fans extraordinaires ! Je ne le dirai jamais assez.

Propos recueillis par IdolesMag le 6 mai 2013.
Photos : Bernard Benant, Andréa Simon
Site web : http://www.mickaelmiro.com/









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