Interview de Sidoine

Propos recueillis par IdolesMag.com le 24/04/2013.
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Sidoine - DR

Demi-finaliste de la neuvième saison de la Star Academy diffusée cette année sur NRJ 12, Sidoine Rémy sortira le 6 mai un premier EP emmené par le single « On ne vit qu’une fois ». Nous avons donc été à sa rencontre afin qu’il nous en dise un peu plus sur cet EP, comment il en est arrivé à travailler avec Yohann Malory et Tristan Salvati et comment il a appréhendé son aventure dans le château. Rencontre avec Sidoine, un jeune artiste qui garde la tête sur les épaules.

IdolesMag : Ton single « On ne vit qu’une fois » sort très rapidement après ta participation à la Star Academy. Était-ce une volonté de ta part de battre le fer tant qu’il était chaud ?

Sidoine : Absolument. C’était vraiment une volonté de ma part de sortir le single assez vite. Et puis c’est aussi quelque part un objectif qui est atteint parce que c’est ce que je m’étais fixé en rentrant dans cette émission. Je suis très content que ça sorte assez vite. C’est de bon augure en tout cas.

Qui a écrit et composé le titre ?

C’est une équipe de deux jeunes gens que j’aime beaucoup et avec qui ça se passe très bien humainement, Tristan Salvati et Yohann Malory. Ils ont travaillé entre autres pour Brice Conrad, Margaux Avril ou Jenifer. Je me suis vraiment investi dans ce projet-là avec eux. Et je suis très fier du résultat.

Dans quelles circonstances les as-tu rencontrés Tristan et Yohann ?

C’est la maison de disques qui me les a présentés. Ils m’ont proposé quelques chansons. Yohann avait quelques chansons sous le pied. Après, on a travaillé ensemble pour la composition. C’est une équipe avec laquelle le dialogue est vraiment ouvert. Ils acceptent mes propositions et ça, j’apprécie vraiment.

Écris-tu toi-même des chansons ?

Oui, tout à fait. Sur le EP il y aura d’ailleurs un de mes textes et une de mes compos. J’espère, pourquoi pas, en placer un peu plus sur un futur album, si album il devait y avoir.

Ne regrettes-tu pas que le premier single ne soit pas un de tes textes ou une de tes compos ?

Non, je ne suis vraiment pas déçu que ce soit ce single-là qui soit sorti. Moi, je voulais toucher un assez large public avec ce premier single, pour pouvoir amener après les gens vers quelque chose d’un peu plus pop/rock, plus dans mon univers. Donc, je ne regrette vraiment rien et c’est même une volonté de ma part que ce soit ce titre-là qui soit mis en avant.

Écris-tu depuis longtemps ?

Oui, ça fait déjà un moment que j’écris. J’ai commencé à l’adolescence, il y a huit ans quelque chose comme ça.

Que représentait l’écriture pour toi à cette époque ? Était-ce plutôt du domaine du jeu ou un moyen de t’exprimer ?

C’était plus un moyen de m’exprimer. Je suis assez timide et j’ai parfois du mal à dire les choses. Écrire, c’était une manière de me livrer aux gens. C’était pour moi la meilleure façon de communiquer avec eux.

Avec le temps, est-ce que ça a changé ?

Non, c’est toujours la même chose. Pour moi, la musique, c’est vraiment ça, c’est le partage avec les gens. Ça le restera toujours. C’est donc vraiment dans la même optique que j’écris aujourd’hui.

Tu viens de me toucher un mot du Ep qui sort le 6 mai. Combien de titres contiendra-t-il ?

Il y aura cinq titres. Il y aura une petite reprise, « Knocking On Heaven's Door ». C’est une chanson que j’ai chantée sur le premier prime que j’ai fait. Ce sera une version assez acoustique. Pour le reste, on va aller sur des choses un petit peu plus pop/rock, pour petit à petit amener les gens vers cet univers-là.

Au vu de ton parcours dans la Star Ac, on aurait pu s’attendre à un premier single nettement plus rock et plus posé aussi. Là, « On ne vit qu’une fois » est clairement pop et enjoué. Était-ce là aussi une volonté de ta part de surprendre le public ?

Tout à fait. C’était une volonté de ma part de surprendre et qui plus est, comme je l’ai dit auparavant, je voulais vraiment toucher un public assez large pour les emmener petit à petit vers ce que j’aime vraiment.

Mis à part Tristan Salvati et Yohann Malory, d’autres personnes ont-elles collaboré à cet EP ?

Non. On ne change pas une équipe qui gagne (rires). Pour le moment, ça se passe vraiment très bien. Et c’est très important. Cette ambiance-là m’a permis de m’investir beaucoup beaucoup. Et c’est le principal. C’est comme ça que je vois la musique en tout cas, c’est un échange entre les gens. Et ça commence déjà dans le travail.

Quels thèmes vas-tu aborder dans les autres titres ?

Ce sera la jeunesse éphémère et l’amour.

Un clip est-il en préparation ?

Oui. Un clip va bientôt arriver. Je pourrai en dire un peu plus  très très prochainement. On est en pleine discussion, là. On devrait le tourner dans les prochaines semaines.

Ce travail de la musique à l’image t’intéresse-t-il ?

Oui, bien sûr. C’est très très important. L’art quel qu’il soit… c’est bien de mêler le son et l’image.

J’aimerais te poser quelques questions sur ton parcours parce qu’il y a une vie avant d’intégrer la Star Academy… Qui écoutait-on chez toi quand tu étais gamin ?

La musique qui m’a bercé, c’est du vintage vintage ! (rires) C’est du Led Zep, du Rolling Stones, du Tracy Chapman, du Billie Holiday, du Marianne Faithfull, du Lou Reed, du Jimi Hendrix… de la musique de soixante-huitards ! (éclats de rires)

Y avait-il des chanteurs ou tout du moins des artistes dans ta famille ?

Non, pas du tout. Je suis le seul chanteur de la famille.

Qui ou qu’est-ce qui t’a donné envie de faire de la musique ?

Ma mère. C’est elle qui m’a vraiment poussé dans le milieu artistique. J’ai un papa qui est très cartésien et une mère très artiste dans l’âme. C’est vraiment elle qui m’a donné ce goût pour la musique.

À l’adolescence, vers quelle musique t’es-tu dirigé ?

Je suis toujours resté dans cette veine pop/rock. Même beaucoup plus rock à l’adolescence avec des vieux de la veille. J’ai aimé la musique avec laquelle j’ai été bercé en fait.

À quel moment est-elle vraiment devenue sérieuse cette envie de faire de la musique ?

Ça n’a pas été un choix facile. C’était juste après mes études de comm’. J’ai travaillé pendant un petit moment pour le magazine « Marie-Claire ». Je faisais déjà de la musique depuis longtemps et je me suis dit qu’il était temps de faire un choix. C’était ou je rentrais dans les rangs et je faisais ma comm’ sérieusement, ou je prenais un virage, j’assumais de vouloir faire de la musique et je prenais un boulot alimentaire à côté. Je voulais faire les choses bien pour pouvoir en vivre plus tard. C’est ce que j’ai fait. C’était il y a cinq ans ce que je te raconte.

Ton parcours dans la musique est-il plutôt solitaire ou en groupe ?

C’est un parcours plutôt solitaire. Quand j’ai commencé la musique, j’ai rencontré un guitariste avec qui je travaille encore aujourd’hui. Il s’appelle Nicolas. C’est cette rencontre-là qui m’a vraiment mis le pied à l’étrier. C’est vrai que de faire de la musique avec quelqu’un à ses côtés fait que les rêves deviennent tout de suite plus grands. Du coup, on y croit beaucoup plus. Ça m’a beaucoup aidé.

On se sent épaulé.

Exactement.

Qu’est-ce qui t’a incité à t’inscrire au casting de cette nouvelle édition de la Star Ac ?

C’est mon manager, Serge Sabahi qui m’a incité vraiment à faire partie de ce casting. J’étais plutôt réticent au départ parce que j’aimais beaucoup le fond de l’émission et un peu moins la forme. Il y avait le petit côté télé-réalité qui me dérangeait. Et puis j’ai pas mal discuté avec des gens du label et mon manager également qui m’ont soumis tous les points positifs que je n’avais pas forcément mis en avant au départ.

Tout ce côté « j’expose ma vie privée » te faisait un peu peur, en fait…

Exactement.

T’étais-tu déjà présenté à d’autres castings, que ce soit pour la Star Ac il y a quelques années ou pour d’autres télé-crochets ?

Oui. En fait, j’étais vraiment beaucoup plus jeune. Je devais avoir 18/19 ans, quelque chose comme ça. J’en ai fait deux pour la Star Ac. J’étais arrivé en finale sur le casting, mais ils n’avaient pas donné suite. Je me suis arrêté finalement et mes envies ont changé. J’ai voulu emprunter un autre chemin et finalement je suis revenu sur le même…

Sidoine - DR

Qu’as-tu ressenti quand tu as compris que tu allais quitter l’aventure ?

Eh bien… franchement… beaucoup de fierté. Évidemment, une petite déception parce que je me faisais éliminer aux portes de la finale, mais surtout beaucoup de fierté. J’avais déjà dans la tête l’après-Star Ac. Et je me posais surtout une question : « Est-ce que je vais pouvoir en vivre ? » C’était vraiment la question qui revenait dans ma tête tout le temps… Je me disais que j’espérais maintenant pouvoir faire ce que j’aimais.

Tu étais déjà parti sur l’après-Star Ac.

Mais même quand j’étais dedans, je pensais déjà à l’après.

Tu savais très bien pourquoi tu rentrais dans la Star Ac.

Ah c’est sûr que je le savais très bien. Le but était de pouvoir faire ce que j’aime par la suite.

Là, c’est encore tout chaud évidemment, mais que retiens-tu de cette aventure quelques semaines après sa fin ?

Ce que je retiens, c’est que c’est une aventure humaine extraordinaire. Mais avant toute chose, c’est le travail. J’ai énormément appris là-bas en termes de connaissances, mais aussi sur moi. Gérer un prime toutes les semaines, il n’y a rien de mieux pour apprendre à gérer son stress. On apprend aussi à partager avec les gens. C’est super important.

En parlant de partage, quel duo t’a laissé le meilleur souvenir ?

Alors… il y a vraiment pas mal de duos qui m’ont marqué. Mais si je devais donner trois noms, ce serait Patrick Bruel, Merwan Rim et Alizée.

Que s’est-il passé de plus sur ces trois duos ?

Alizée m’a vraiment mis à l’aise. Elle a été une des seules à m’encourager dans le fait de revisiter sa chanson. Et ça, j’ai vraiment beaucoup aimé. Merwan Rim… parce qu’humainement, il est juste génial. Ça s’est vraiment très bien passé. Il m’a mis très très à l’aise lui aussi. Et en ce qui concerne Patrick Bruel, c’est un petit peu différent. Là, c’est quand même du lourd ! C’est un très très grand Monsieur. En répèt, ça s’est très mal passé parce que j’étais très très stressé. Par contre, le soir, sur scène, en direct, je ne sais pas ce qui s’est produit, mais j’ai lâché prise et du coup, il y a eu un beau partage entre nous deux. Je me suis senti très à l’aise du coup. C’est marrant ce paradoxe entre ce qui s’est passé quelques heures auparavant et ce qui s’est passé sur scène. Du coup, ça m’a vraiment marqué et je pense que lui aussi, ça l’a marqué. (rires)

La Star Ac est une école, on a parfois tendance à l’oublier, donc tu y as appris beaucoup de choses avec tes profs. Mais as-tu aussi appris des artistes avec lesquels tu as chanté en duo ? Eux, vous les côtoyez tout de même beaucoup moins. Ont-ils le temps de vous apporter quelque chose  de leur expérience ?

Franchement, on apprend beaucoup de ces gens-là. Déjà on apprend qu’on peut rester humain et complètement simple en faisant ce métier. Et ça, je trouve que c’est très rassurant. Il y a beaucoup de gens qui disent qu’on va changer avec le star-system… Alors, oui, on peut facilement tomber dedans, mais il y a des gens qui savent aussi rester simples. Ça apprend à rester humble et à comprendre la valeur du travail qui est très importante.

Des scènes ou des podiums sont-ils prévus ?

Pour le moment, non, mais j’espère, et j’imagine, que ça va venir assez vite après le lancement du EP.

Est-ce quelque chose de primordial pour toi ?

Ah oui ! C’est primordial. J’adore être en contact avec le public. C’est vraiment important pour moi. C’est comme ça que je voyais la musique au départ. Donc, oui, oui, c’est vraiment primordial et ce sera même une priorité après la sortie du EP. C’est évident.

Avant de te produire sur les primes, avais-tu déjà un peu l’expérience de la scène ?

Pas du tout. Ma première scène et la première fois que j’ai chanté devant un public, c’était à la Star Ac ! C’était la toute première fois… Je pense d’ailleurs que j’étais le seul élève dans ce cas-là. On m’a mis sur scène avec ma petite guitare et on m’a dit « Allez, hop, c’est parti ! »

Tu ne fais pas les choses à moitié, toi !

Exactement ! (rires) Je peux te dire que la dose de stress était tout de même assez énorme ce soir-là.

J’imagine ! Dans quel état d’esprit es-tu quand on te met sur scène avec ta guitare pour la première fois ?

Je suis complètement dans un autre monde. D’ailleurs, je ne me souviens plus de rien de ce qui s’est passé après cette prestation. J’étais limite en transe. C’est très bizarre comme sensation, je ne l’oublierai jamais. C’était un très gros défi pour moi, je t’assure…

Toute cette célébrité accélérée que tu vis depuis quelques semaines te fait-elle peur ?

Célébrité… je n’irais pas jusque-là, on va dire notoriété ! Pour le moment en tout cas ! (rires) Pour le moment, je le vis super bien. Je ne peux pas imaginer une seule seconde qu’on puisse mal vivre le fait d’avoir beaucoup d’amour autour de soi. Je le vis super bien et j’espère que je ne décevrai pas les gens qui m’entourent qui sont très importants. Je communique beaucoup avec eux sur les réseaux sociaux aujourd’hui. C’est grâce à eux que je suis là et j’ai vraiment envie de leur rendre tout l’amour qu’ils me donnent. Ils le méritent !

Propos recueillis par IdolesMag le 24 avril 2013.
Photos : DR
Site web : http://www.sidoine.fr/
Facebook :
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