Interview de Lisa Angell

Propos recueillis par IdolesMag.com le 08/04/2013.
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Lisa Angell - DR

Après 25 ans passés dans les piano-bars et un spectacle avec Dani Lary, Lisa Angell est repérée par Patrick Sébastien. Son premier album, « Les Divines », sort dans la foulée. Elle revient aujourd’hui avec un deuxième opus, « Des Mots… » sur lequel elle a travaillé notamment avec Philippe Swan et Rick Allison, mais également Rémy Bailet, son mari, et Stéphane Vetrano, son frère. Il est beaucoup question d’amour dans cet album, Lisa nous expliquera que c’est le moteur de sa vie. Rencontre avec une artiste passionnée…

IdolesMag : Votre nouvel album sera dans les bacs dans quelques jours (notre interview a été réalisée la semaine dernière). Dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Lisa Angell : Je suis très excitée et très très heureuse de présenter, enfin, ce nouvel opus au public. Donc, je ne suis pas du tout angoissée. Je pense que le disque est très beau et je suis très contente de pouvoir l’offrir aux gens qui m’aiment.

Lisa Angell, Des Mots...A-t-il été rapidement question de partir sur un deuxième album après la sortie du premier ?

À vrai dire, dès le premier, on était déjà en train de réfléchir au deuxième. Le premier a été fait très rapidement puisque je ne m’attendais pas à être produite et à avoir une maison de disques derrière. Donc, il a été fait très très vite suite à l’émission de Patrick Sébastien, « Les Années Bonheur » que j’ai faite au mois de juin. L’album est sorti au mois d’octobre, donc en quatre mois, on a fait vraiment  rapidement. On s’était dit que pour le deuxième, on prendrait notre temps. Alors, dès janvier 2012, on s’est déjà mis à rechercher de belles chansons pour le deuxième.

Quand un premier album a du succès, on peut avoir une certaine pression pour le deuxième. L’avez-vous ressentie, cette pression ?

Honnêtement pas du tout. Et d’ailleurs, à chaque interview que je fais, tout le monde me dit toujours « vous êtes tellement zen… » C’est vrai que j’ai un esprit très tranquille. Déjà faire à mon âge ce que je suis en train de faire, c’est du bonus. On ne s’attend pas à 40 ans passés d’avoir la possibilité et la chance de chanter enfin des chansons à soi, d’avoir un deuxième album qui sort, d’être produite… C’est que du bonheur. Et puis, vous savez, je fais tout avec amour et je fais tout avec mon cœur… Donc, je pense que ça y fait beaucoup aussi.

Vous avez percé auprès du grand public assez tardivement finalement. Le voyez-vous plutôt comme un avantage ou un inconvénient ? Parce que le public vous découvre seulement maintenant, mais d’un autre côté, vous avez tout un bagage derrière vous…

Oui, complètement. J’ai tout un bagage de piano-bar. J’ai quand même fait du piano-bar pendant plus de 25 ans. Ce bagage me sert beaucoup aujourd’hui, lorsque par exemple, j’aborde une émission de télé ou que je dois chanter. Je maîtrise un peu mieux mon sujet que quand on a vingt ans. Il y a le trac déjà d’être devant un public, le trac de chanter devant un ou deux millions de téléspectateurs et puis de devoir chanter en direct. C’est vrai que chanter en direct, c’est tout un métier. En piano-bar, on n’a pas droit à l’erreur. On est tout proche du public et on doit leur donner ce qu’ils veulent recevoir. Donc, c’est vrai que c’est un atout supplémentaire pour moi…

J’aimerais qu’on parle un peu plus en détail de votre nouvel album maintenant, et que l’on évoque l’équipe assez costaude que vous avez réunie autour de vous. Il y a notamment Rick Allison. Dans quelles circonstances l’avez-vous rencontré ?

En toute franchise, Rick Allison, je ne l’ai pas encore rencontré. J’habite depuis deux ans maintenant à Macao en Chine puisque mon mari y est le chef d’orchestre d’un show de Monsieur Franco Dragone. Je suis venue il y a deux ans avec ma petite fille habiter près de mon mari. Donc, Rick Allison, je n’ai pas encore eu l’occasion de le rencontrer. On a juste communiqué via des échanges de mails. On a échangé nos goûts musicaux, je lui ai dit de quoi j’avais envie de parler. Avec la voix que j’ai, il a ciblé tout de suite au niveau de la mélodie. Et puis, il m’a proposé des chansons.

Qui est allé vers l’autre ?

C’est le réalisateur de l’album, Philippe Swan, qui m’a mis en relation avec Rick Allison.

Que vous a-t-il apporté musicalement, Philippe Swan ? Qu’est-ce qui vous a donné envie de travailler avec lui ?

Ce qui m’a donné envie de travailler avec lui, c’est que tout d’abord, c’est un super gentil garçon. Et puis, il m’a proposé dès le départ plein de chansons. J’ai pu aussi communiquer avec lui en toute franchise. Et ça c’était un bel atout, parce qu’il y avait des choses que je n’avais pas envie de chanter. Et puis, il a tout de suite compris mon univers et m’a permis d’écouter plein de choses venant de plein de gens différents. Ce qu’il a fait était vraiment très intéressant car lorsqu’il me proposait des chansons, il ne me disait pas qui les avait composées ni qui les avait écrites. J’y suis allée vraiment par rapport à ce que je ressentais. Ça a été très intéressant de travailler avec lui à ce niveau-là. Ce n’est qu’à la fin lorsqu’on a fait le choix des douze titres de l’album qu’il m’a dit « Tu as Rick Allison avec toi, etc… » et moi j’ai dit « Ah d’accord !... »

Vous avez donc fait votre choix à l’aveugle.

Complètement, juste à travers mes ressentis et mes écoutes. C’était très intéressant de fonctionner comme ça aussi parce que c’est vrai que quand on sait que c’est un tel ou un tel autre qui signe une chanson, on se dit qu’il faudrait la prendre… Tandis que là, je n’ai pas été attirée par le nom ou la notoriété de quelqu’un. Ce ne sont que des coups de cœur. C’est très intéressant de travailler comme ça…

Il y a tout de même un compositeur où je pense que c’est plus qu’un coup de cœur… c’est votre compagnon, Rémy Bailet.

Ah oui !

Là, vous étiez au courant qu’il vous avait composé quelques titres…

Oui, parce qu’on les a travaillés un peu ensemble tout de même ! (rires) C’est l’homme de ma vie, c’est mon mari. Il a composé quatre titres sur l’album.

Dans les quatre, il y en a un qui est dédié à votre fille, Elody. Était-ce important pour vous de lui dédier une chanson ?

Ah oui ! Vous savez, c’est l’amour de ma vie. Pour vous dire la vérité, c’est moi qui ai écrit le texte de « Ma Douceur ». Donc oui, c’était important. Après, vous savez, je suis quelqu’un de très pudique. J’écris pas mal de choses, mais je n’arrive pas trop à faire écouter ou faire lire ce que j’écris. Cette chanson me tenait à cœur. On a reçu plein de chansons qui parlaient d’enfant ou de rapport entre une maman et son enfant. Et en fait, on a décidé de choisir celle-ci parce qu’elle était tellement simple. Et puis, comme c’est moi qui l’ai écrite, il y a tout l’amour que j’ai pour ma fille dedans.

Stéphane Vetrano signe également deux textes. Je pense que c’est votre frère.

Oui, c’est mon frère.

Il a écrit une superbe chanson sur l’amour face à la maladie, « Je reste seule ». Dans quelles circonstances l’a-t-il écrite cette chanson ? Le savez-vous ?

Oui… J’ai découvert  il y a un an maintenant que mon frère écrivait. Il faut savoir qu’il a été atteint d’un cancer du voile du palais l’année dernière. Je savais qu’il écrivait un peu dans son coin, mais comme il est très pudique aussi, il ne montrait jamais ses écrits. Lorsqu’on lui a annoncé qu’il était en rémission, je lui ai demandé d’écrire une chanson sur la maladie, mais je voulais que la mort soit là, que ce soit fatal. Je pense que ça a été un exutoire pour lui. J’attache d’ailleurs beaucoup d’importance à cette chanson. Rémy, mon mari, en a composé la musique, et moi, j’ai posé des « la la la » dessus pour qu’il ait la mélodie. Et puis, il a écrit « Je reste seule » qui est, je trouve une chanson extraordinaire. C’est difficile, mais en même temps ça fait partie de la vie. Je tenais à ce qu’il écrive le titre. Du coup, je lui ai dit « tu écris bien, si tu veux m’en écrire une autre sur les rapports avec les grands parents, ça serait vraiment génial… » Et là, il a écrit « Je me souviens ».

Quand vous travaillez avec votre mari ou votre frère, diriez-vous que c’est plus ou moins facile que de travailler avec des inconnus, ou du moins des étrangers au cercle familial ?

Pour moi, c’est pareil. Et c’est justement l’avantage d’avoir quarante ans passés. On ose dire les choses. On ose plus dire les choses à quarante ans qu’à vingt. Et donc, pour moi, c’est pareil parce que ça fait une dizaine d’années maintenant que j’exprime ce que je pense et ce que je ressens aux gens. Je mets toujours les formes, bien entendu, parce que ce n’est pas la peine de faire du mal aux gens gratuitement. Mais c’est vrai que pour moi, c’est pareil de parler et dire ce que je pense à quelqu’un que je ne connais pas ou quelqu’un que je connais bien. Je dis les choses parce que c’est tout de même un peu moi qui vais défendre ces chansons sur scène ! Donc, si elles ne me plaisent pas à la base, pourquoi les chanter ? Pour faire plaisir à quelqu’un ? Ça ne sert à rien. Donc, je préfère dire les choses. Et je ne fais pas mal parce que si la personne écrit de belles choses mais que ça ne me correspond pas, je peux lui demander d’aller dans un autre sens pour que ça me corresponde si elle a envie de faire des choses avec moi. J’ai refusé des titres qui ne me correspondaient pas. J’aime rentrer dans le cœur des choses et je n’ai pas de tabou avec les mots. Donc, j’aspire à chanter des choses vraies qui peuvent avoir été vécues que ce soit par moi, ou des gens que j’aime, ou des histoires que j’ai entendues parce que j’aime bien vivre ce que je dis…

Lisa Angell, Des Mots...

Dans votre précédent album, vous chantiez une chanson sur l’homosexualité, « Maman le sait ». Aujourd’hui, Marie Jo Zarb signe « L’Amour à Mort » dans laquelle vous dites « Deux pères, un enfant, ça n’a rien d’étonnant ni d’inquiétant ». Quel regard jetez-vous, en tant qu’artiste, femme et maman, sur la polémique qui entoure actuellement le « Mariage pour Tous » en France ?

Je trouve ça hallucinant. Ce n’est pas normal. L’amour est universel, je ne vois pas pourquoi on fait tant de polémique. J’aimerais que je ne doive pas en parler et que les choses soient normales. Quand on s’aime, pourquoi ne devrait-on pas se marier ?!... Où est le problème. Je ne suis pas d’accord avec cette polémique. Et je ne suis même pas d’accord avec le fait de devoir en parler à notre siècle comme si c’était un sujet très important. Pourquoi se permet-on de juger l’amour des uns et des autres ? Vous savez, mon meilleur ami est homosexuel… j’ai travaillé dix ans dans un pub homo à Nice… et je ne vois pas pourquoi ça pose des problèmes à certaines personnes… Donc, je ne suis pas du tout d’accord avec cette polémique.

Dans « Après la passion », toujours de Marie Jo Zarb, vous évoquez le couple après la passion… Est-ce quelque chose qui vous vous fait peur, vous, de vieillir au sein du couple ?

Je suis très sereine avec ça. Je pense que si on ne se ment pas dès le départ, un couple peut durer toujours. Je pense qu’on a tous besoin d’admirer notre compagnon. Il y a plein de paramètres qui construisent l’amour et c’est vrai que c’est bien de garder une flamme et de ne jamais l’éteindre. Il faut se respecter, s’aimer simplement et se dire les choses. Je pense que ça peut durer quand on est sincère et qu’on a un vrai amour. Des fois, ça ne démarre pas très bien et quand ça ne démarre pas très bien, il ne faut pas insister. L’amour, ça doit être simple. Le couple, pour qu’il dure, il faut que ce soit simple. Il faut vivre sa relation de couple simplement. Je le dis souvent à mes amis, un couple, c’est pour vivre à deux, c’est pour s’aider, c’est pour que ce soit plus simple. Si c’est compliqué de vivre à deux… ma foi, il faut vivre seul alors… (rires) Je le vois comme ça, en tout cas. L’amour ne peut pas aller dans le mauvais sens.

Le premier single, « Je saurai t’aimer », est une adaptation du « Power of Love » de Jennifer Rush qui a été repris par Céline Dion dans les années 90. Sont-ce deux artistes qui ont compté pour vous ?

Céline Dion, beaucoup. Jennifer Rush, pour vous dire la vérité, non. Mais Céline Dion, oui, énormément. Elle a une carrière exceptionnelle. Elle a commencé toute jeune. Je repense à l’Eurovision, etc… Je pense qu’on doit avoir à peu près le même âge. Je vais avoir 45 ans cette année, et je pense qu’elle ne doit pas être très loin de cet âge-là non plus. Quand elle a fait l’Eurovision, je commençais dans les piano-bars. Je faisais plein de radio-crochets et j’aspirais à sa carrière. Elle a eu quelqu’un  d’exceptionnel comme son mari qui a cru en elle et qui a pris des risques pour qu’elle devienne ce qu’elle est devenue aujourd’hui. Sa carrière est fantastique. Et en plus, c’est une femme de cœur. Elle a beaucoup de qualités humaines, donc, je suis très heureuse de faire une reprise de Céline Dion.

Vous me disiez tout à l’heure que vous n’aviez pas de tabou avec les mots. Pourquoi avoir donné ce nom à l’album, « Des Mots… » ? Est-ce cette chanson de Zoé Gilbert qui a donné son nom à l’album ou bien avez-vous voulu y mettre quelque chose de plus « global » entre guillemets ?

On va dire que c’est un peu des deux… J’ai souvent dit à Philippe Swan que les mots étaient très importants pour moi. Je ne veux pas chanter des globalités, je veux justement rentrer dans des sujets plus intimes. Je veux parler aux gens. Donc, pour moi, les mots sont très importants. Et puis, tout au long de la préparation de l’album, je n’arrêtais pas de dire que les mots étaient très importants. Du coup, c’est venu assez naturellement de l’appeler « Des Mots… ». Ça a été le maître mot tout au long de la création et du coup, on l’a appelé « Des Mots… ». Et Rick Allison a composé une chanson, dont Zoé Gilbert est l’auteure, qui porte ce nom. Elle a écrit un texte magnifique. Et là, on avait une chanson qui s’appelait comme ça… d’un coup, ça a été une belle image et on a trouvé le titre de l’album. Et on a mis trois petits points parce que je n’arrêtais pas de dire des mots… (rires)

En parlant de mots, écrivez-vous, vous, beaucoup ?

Non, je n’écris pas beaucoup. J’écris mais je ne peux pas dire beaucoup parce que je vous mentirais.

Est-ce un exercice que vous aimez ou pas tant que ça dans le fond ?

J’adore écrire. Mais je ne fais pas trop lire mes écrits. Je suis une femme très pudique et puis j’écris des choses perso. Donc c’est vrai que sur le troisième, j’aurai peut-être un peu plus de textes. Mais, c’est bien de faire écrire des gens dont c’est le métier, qui savent aligner correctement les mots les uns derrière les autres. Moi, j’écris tout de même simplement parce que je parle simplement et donc j’écris de la même façon. Il y a des gens très doués dont c’est le métier, et je pense que c’est bien de les mettre en lumière également. Ils le méritent.

Lisa Angell, Des Mots...

C’est Patrick Sébastien qui est à l’origine de votre premier album, « Les Divines ». Il a d’ailleurs signé quelques titres dessus. Ici, il n’en signe aucun. Était-ce un souhait de votre part, de la sienne ou est-ce que ça s’est tout simplement présenté comme ça ?

Ça s’est fait tout seul parce que Patrick mène sa carrière aussi en parallèle. Il a écrit un album pour lui, un livre aussi. Donc, il n’avait pas le temps de se pencher sur ce deuxième album. Et plutôt que de le faire à la va-vite, il m’a dit « fais ton album » et on verra sur le troisième s’il a le temps d’écrire quelques textes. Il le fera sûrement. Donc, ce n’est pas voulu de l’avoir mis de côté pour le mettre de côté, c’est vraiment une question de temps par rapport à sa carrière.

De toutes les chansons qui composent cet album, y en a-t-il une pour laquelle vous avez un peu plus de tendresse qu’une autre ? Quand je dis tendresse, je ne pense pas forcément à ce que la chanson raconte, mais plutôt quelque chose qui se serait passé autour de la chanson, pendant sa création ou son enregistrement…

Eh bien, écoutez, je vais vous répondre « Je reste seule ». Et d’une, parce que j’ai découvert le talent d’auteur de mon frère et de deux, parce que dès qu’il a été en rémission, je l’ai fait venir chez moi à Macao. On a écrit cette chanson à la maison et aujourd’hui, elle se retrouve dans l’album. C’est une belle victoire aussi. C’est un peu un conte de fée…

Des scènes ou des premières parties se préparent-elles ?

Il y a des premières parties qui se préparent. Dont une qui vient de se confirmer, le 28 juin, je serai à Montluçon en première partie d’Hélène Ségara. Je vais aussi chanter trois jours avec Monsieur Charles Dumont à l’Espace Pierre Cardin (les 18, 19 & 20 octobre 2013). C’est un spectacle pour célébrer les 50 ans de la mort d’Edith Piaf. Je vais donc assurer les premières parties pendant une vingtaine de minutes et puis, je vais chanter « À quoi ça sert l’amour » avec lui en duo. Ça c’est génial. Et puis à partir du 15 avril, je m’en vais vraiment partout en province, Nantes, Dunkerque, Lille… Je vais rencontrer mon public lors de show-cases et de dédicaces dans les magasins à l’occasion de la sortie de l’album. Et ça, c’est aussi génial. Ce sera du 15 au 24 avril. Après, il faut attendre que l’album sorte et peut-être que j’aurai d’autres concerts…

Ce serait chouette.

Ah oui, j’attends ça avec impatience. C’est le but ultime.

Est-ce ultime au point où le CD n’est finalement qu’un prétexte à aller sur scène ?

Non, le CD a son importance… Vous savez quand on vient de 25 ans de piano-bar et puis qu’on rentre en studio pour enregistrer des chansons, c’est juste « waow » ! C’est magnifique ! Pour moi, c’est magique ! Pour d’autres, ça peut paraître banal, mais pour moi, c’est magique. C’est le fait d’avoir chanté pendant des années, sans avoir de l’image et ce genre de choses… Aujourd’hui, on fait de belles photos. Ce sont des choses qui restent. Quoi qu’il arrive, l’album restera toujours. Donc, ça c’est extraordinaire. Et puis, moi l’album, on va dire que c’est le tremplin pour aller rencontrer mon public. Parce que mon truc, c’est vraiment chanter. Je sais que j’ai plein de choses à dire et à partager. Donc, j’ai vraiment envie de le faire, vraiment, vraiment.

Vous avez travaillé quelques temps avec Dany Lari qui, en tant que magicien, apporte un soin tout particulier à la mise en espace et la mise en scène. Votre conception de la scène a-t-elle changé après votre collaboration ?

Pas vraiment. Dani m’avait vue d’abord sur scène avant de me prendre avec lui dans son spectacle. Du coup, il m’a laissé vraiment faire ce que je voulais, même si j’étais à ses côtés. On avait créé les chansons pour ses illusions et il me laissait aller et venir comme je voulais. De toute façon, je ne le gênais pas. C’est assez extraordinaire d’avoir mélangé la magie avec le chant, la danse et la comédie. Du coup, je m’intégrais au milieu de tout ça. J’avais ma place en tant que chanteuse. Donc, il n’y a pas eu de changement dans la façon d’aborder la scène suite à ce spectacle.

Je vais vous poser une dernière petite question qui résumera un peu tout ce que nous venons d’évoquer. Dans votre album, il est beaucoup question d’amour. Peut-on dire que c’est le moteur de votre vie ?

Oui, c’est le moteur de ma vie. À 100%. À 1000%. Je ne fonctionne qu’avec ça. Tous les jours, quoiqu’il arrive, je ne fonctionne qu’avec ça… Il n’y a que ça qui me fait avancer. Si on fonctionnait tous avec amour, il y aurait moins de guerres… Dans la vie, j’ai été super sensible. Aujourd’hui on pense parfois à se protéger parce que c’est vrai que dans la vie, on ne rencontre pas que des gens toujours super cools. Donc, on commence à se protéger. Quand je fais la balance des gentils que j’ai rencontrés grâce à mon tempérament de fille qui aime vraiment les gens, eh bien, je balance plus vers le positif que vers le négatif. Donc, je reste comme je suis…

Propos recueillis par IdolesMag le 8 avril 2013.
Photos : DR
Site web : http://www.lisaangell.fr/

Du 15 au 24 avril, Lisa Angell se produira en show-cases/dédicaces dans toute la France, également en première partie d’Hélène Ségara le 28 juin à Montluçon (03) et de Charles Dumont les 18, 19 & 20 octobre à l’Espace Pierre Cardin (Paris 8ème).









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