Interview de Manu

Propos recueillis par IdolesMag.com le 08/04/2013.
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Manu © Jipé Truong

Manu, ex-chanteuse du groupe Dolly, revient avec un superbe deuxième album, « La Dernière Étoile ». Autant touchés que séduits par ce nouvel opus, nous avons été à la rencontre de Manu afin d’en savoir plus sur ce nouvel album, sur lequel elle a travaillé beaucoup toute seule, puisque Nikko était pas mal occupé de son côté. Elle nous expliquera que cette fois, elle en a eu marre de se regarder le nombril et qu’elle s’est ouverte vers l’extérieur. Nous évoquerons également la tournée qui va suivre, durant laquelle elle va reprendre le titre emblématique de Dolly, « Je n’veux pas rester sage ». Manu se produira notamment le 18 avril au Divan du monde (Paris 18ème). Rencontre avec une artiste sincère et authentique.

IdolesMag : Ton deuxième album solo, « La Dernière Étoile », vient tout juste de sortir. Dans quel état d’esprit es-tu ?

Manu : Je suis contente… Enfin ! [dit-elle en soufflant un grand coup et en éclatant de rire] Je suis très soulagée et excitée… J’étais anxieuse avant. C’est un peu comme quand on monte sur scène, avant on a le trac et après, on n’a plus peur. Voilà, ça y est, maintenant l’album est livré, on ne le maîtrise plus. C’est juste de l’excitation et de la joie.

Manu, La dernière étoileL’album a mis un bon moment avant de sortir, tu l’as produit en indé total. Comment l’as-tu vécu ?

On a fait une belle production. On a pris notre temps ave Nikko et aussi avec l’aide des studios Planet Live. On pouvait aller y travailler quand on avait de la matière. Donc, je l’ai vécu avec un grand confort de travail, mais peut-être un peu trop étalé dans le temps. L’album sort un peu tardivement par rapport au précédent. Mais ça a été riche, très riche, parce que justement on avait beaucoup de recul et le temps de travailler et chercher des sons. C’est encore une bonne expérience, en fait…

À quelle époque as-tu commencé à poser les bases de cet album ?

Pendant qu’on tournait avec le premier album. On commençait déjà à réfléchir. On a fait quelques répés, et puis, j’ai travaillé toute seule parce que les garçons étaient partis un peu à droite et à gauche dans d’autres formations. Du coup, je me suis retrouvée toute seule et ça m’a fait du bien parce que je ne pensais pas être capable de composer vraiment toute seule. Je ne pensais pas y prendre du plaisir non plus.

Ce n’était donc pas une volonté de ta part de ne plus travailler systématiquement avec Nikko sur les compos.

Voilà. En fait, avant, je faisais un guitare/chant avec une mélodie et puis ensuite je donnais la chose à décorer à Nikko. Et là, j’ai dû effectivement aller plus loin puisque parfois il n’était pas là et qu’il fallait tout de même avancer. C’était très bien dans le fond. Ça m’a mis un petit coup de pied aux fesses, on va dire ! (rires)

La création de chansons, chez toi, est-ce un exercice quotidien ?

Non, ce n’est pas quotidien. Par contre, ce que je fais maintenant, c’est que je suis beaucoup plus dans l’observation de l’extérieur et beaucoup moins de moi-même… ça fait du bien… (rires) Du coup, je prends des notes. Et ça, c’est un exercice, peut-être pas quotidien, mais assez régulier. Sinon, il faut que je m’accorde une petite période pour écrire des chansons. Je ne suis pas en train d’y penser au quotidien.

Effectivement, j’ai eu l’impression en lisant les textes que les « je » étaient plus de l’acabit du « nous » ou du « tu ». Était-ce une volonté de ta part dès le départ ou bien est-ce que ça s’est dessiné avec le temps ?

J’en avais marre de me regarder le nombril, quand même ! J’étais un peu bloquée. Je n’avais plus grand-chose à dire. Dès qu’on doit s’attaquer à l’écriture, c’est un peu dur quand on a moins de matière parce qu’on est heureux, ou qu’on est moins malheureux, va-t-on dire. On a peur de ne rien avoir à dire. Et le fait de regarder l’extérieur, d’être dans l’observation et de prendre des notes, ça aide. Et du coup, je deviens l’interprète de la personne ou de la situation que j’ai observée. Et je vais traduire ça avec mes propres doutes et mes propres questionnements quand même parfois, mais je deviens vraiment l’interprète de la personne dont j’imagine la vie. Et ça, ça me plait beaucoup. Ça ouvre plein d’autres portes pour le futur.

Et puis, ce doit être libérateur aussi.

Oui. J’avais déjà bien évacué avec le premier album. C’était assez exutoire. Du coup, comme tu le dis, là, c’est libérateur.

Depuis quel âge écris-tu ?

Je chante depuis que je sais parler, me dit ma mère. Je lui ai bien cassé la tête, apparemment. Mais l’écriture est venue plus tard. Ça a commencé quand je me suis dit qu’il fallait que je fasse de la musique sinon… disons que je manquais de confiance en moi et que je faisais le tour de la chanson, mais je faisais tout sauf de la musique. Je faisais du théâtre, des claquettes, de la danse, etc… J’avais tellement peur qu’on me dise que je n’étais pas capable de faire de la musique que j’ai commencé à en faire assez tardivement. Enfin, tardivement… j’avais 20 ans. Les ados maintenant, ils apprennent à jouer, et jouent d’ailleurs très bien, d’un instrument assez rapidement. Moi, j’ai commencé tout ça plus tard, vers 20 ans. Et donc, l’écriture, c’est pareil.

Manu & Friends © Jipé Truong

À cette époque, était-ce plutôt du domaine de l’exutoire ou du jeu ?

C’était toujours en rapport à une chanson. Il fallait que j’aie le support d’une chanson. Je n’étais pas du genre à écrire pour écrire. J’écrivais par rapport à la mélodie que j’avais créée. Je cherchais des mots dessus. La musique m’inspirait des émotions et me transmettait des mots. J’écris très peu de chansons à l’avance.

Avec le temps, est-ce que ça a changé ?

Oui, parce que je me suis rendue compte que le plus important c’était de développer paroles et musiques. Les développer en même temps, c’est ce que je préfère. Quand j’ai une idée de mélodie, j’essaye tout de suite d’écrire le texte assez rapidement. Sinon, l’écriture avant la mélodie, c’est intéressant aussi parce qu’on met la musique au service des mots et non pas l’inverse. Peut-être que je trouve ça plus intéressant parce que j’ai pratiqué pendant tellement longtemps l’autre manière de fonctionner, à savoir la musique d’abord et puis le texte ensuite, je ne sais pas… Je trouve ça plus enrichissant de fonctionner autrement maintenant. Je pense qu’il n’y a pas de vérité là-dedans, il faut que la musique et les mots soient aussi forts les uns que les autres, qu’il y ait une cohérence au moins. D’ailleurs, ça peut être de manière légère aussi. Ça fait du bien d’avoir un texte léger avec très peu de mots ou en tout cas des mots simples… J’aime les textes avec des mots simples. Et ça, je trouve que c’est plus dur que ce que je faisais avant. Quand j’ai commencé, je voulais que ce soit très imagé. Certainement par pudeur et par peur. Et maintenant, je suis à la recherche des mots les plus simples. Et c’est plus dur en fait… (rires)

Sur l’album, France Cartigny et Tom Windrif Pochy te rejoignent sur l’écriture de certaines chansons.

Je me mets dans la peau d’une interprète dans ces cas-là, mais je confie l’écriture de textes à des gens dont j’aime la plume et qui me connaissent bien. France, c’était une vraie volonté de lui confier ces deux chansons-là parce que je savais que ce qu’elle allait m’écrire allait me plaire et que je pourrais m’y identifier facilement. Ce sont des textes en fait que je n’arrivais pas à écrire.

Tu savais où tu voulais aller mais pas vraiment comment y aller. C’est un peu ça l’idée.

Oui… C’est-à-dire que parfois on trouve que le texte n’est pas à la hauteur de la musique, qu’il n’est pas assez fort. Et dans ces cas-là, je ne suis pas de celles qui veulent absolument tout faire elles-mêmes quitte à ce que ce soit moyen. Je préfère aller chercher ailleurs d’autres belles énergies.  C’est pareil pour les textes en anglais. Quand j’écris en yaourt, c’est déjà un peu en anglais, mais n’étant pas bilingue, je préfère demander à un anglais de me faire un texte plus cohérent.

« J’attends l’heure » parle des maisons de retraite. C’est un thème assez peu souvent évoqué dans les chansons. Qu’est-ce qui t’a donné envie d’en parler ?

C’est le fait d’être allée dans cet endroit régulièrement. J’y amenais mon fils qui allait visiter les personnes âgées dans les maisons de retraite. Il y faisait un peu de bénévolat. Il allait passer un petit moment avec les petits vieux, comme on dit. C’était la période où je commençais à prendre des notes. Et je me suis rendue compte que les personnes étaient toujours les mêmes. C’était atroce. C’était toujours ce petit vieux qui était là dans la salle d’accueil, qui était aussi le salon de télé, avec cent cheveux sur la tête et sa tâche sur son gilet. Et pour moi, ça voulait dire plein de choses. Et donc, du coup, cette chanson, j’avais pris des notes et quand j’ai commencé à la composer, tout est venu ensemble. Le balancier de l’horloge était là. Le son de banjo s’est transformé en mandoline… ça évoquait le temps qui passe. Tout est vraiment né à partir de mes notes. Je n’avais pas forcément envie de parler des maisons de retraite, mais l’observation de cette personne-là s’est traduite avec des mots, encore une fois simples. Et en même temps, il y a le mélange avec un regard d’enfant. Sur les refrains, je me mets dans sa tête.

Manu & Friends © Jipé Truong

C’est un vrai sujet de chanson et pourtant, il est rarement abordé. On dirait que ça fait peur…

Oui, mais je pense que de l’aborder de manière légère, avec une musique douce, c’était un angle. Je ne voulais pas non plus plomber l’ambiance. Ce texte parle déjà tellement aux gens qui connaissent cette situation, qui ont un parent qui se retrouve en maison de retraite, qu’ il fallait que la musique soit légère derrière, qu’il y ait un petit balancier comme dans une comptine. C’est souvent le cas… beaucoup d’artiste qui abordent des thèmes plus lourds mettent des musiques plus légères par-dessus.

Elle est très touchante, en tout cas, cette chanson.

L’idée n’était vraiment pas de plomber l’ambiance, mais de toucher le moral des gens.

Surtout qu’elle se retrouve en deuxième plage et qu’en réalité, c’est la première chanson de l’album. Disons qu’elle interpelle.

C’est ça. C’est très rare les gens qui l’ont traduite autrement. Après, on s’approprie les chansons par rapport à ce qu’on vit. Mais bon, une personne m’a dit qu’elle ne pensait pas du tout que ça parlait de ça. Je trouve ça tout de même assez éloquent. Après, parfois, il y a des choses qu’on n’a pas envie d’entendre… Et cette chanson, dans le fond, tant mieux, si elle peut permettre à un petit vieux d’avoir plus de visites… (rires)

Pourquoi est-ce « La Dernière Étoile » qui donne son titre à l’album. Qu’a-t-elle de particulier pour toi, cette chanson ?

Cette chanson, quand je lui ai donné son titre, j’étais contente de concilier le désabusement et l’espoir. C’est pour ça que j’ai donné ce titre à l’album parce que ça correspond vraiment à l’époque dans laquelle on vit. On est vraiment entre ces deux sentiments et ces deux émotions-là. On est vraiment le cul entre deux chaises… Et ça correspondait bien aussi à ma manière de fonctionner à ce moment-là. J’étais toujours partagée entre le fait de vouloir y croire et le fait d’avoir envie de jeter l’éponge parfois. La chanson en elle-même, c’est plutôt la photo d’un cauchemar assez récurrent chez moi. Et pour en avoir parlé souvent en interview, je me suis rendue compte qu’il était récurrent chez pas mal de gens. C’est ce cauchemar que tu fais et dans lequel tu veux courir et tu n’y arrives pas, que tu as des jambes qui pèsent quatre tonnes et que chaque pas est impossible à faire… On est bloqué, mais on ira quand même. On va y arriver.

Quand on lit tous les textes, la notion de mouvement revient tout le temps, que ce soit le verbe marcher, le verbe dévaler, ou même « run » en anglais… On se retourne de temps en temps, mais on repart toujours de l’avant. Es-tu comme ça dans la vie ?

Oui. Je n’ai trop envie de regarder en arrière, mais c’est fort utile de temps en temps. Et puis, il faut bien parfois se confronter à soi-même. Moi, ce qui m’intéresse, c’est d’avancer. Et quand on a des enfants qui sont encore petits encore plus. Enfin… moi, je n’en ai qu’un mais je sais que c’est depuis que j’ai Tim que j’ai encore plus envie d’aller vers l’avant. Il me donne une force incroyable. Donc, bien évidemment, on va vers l’avant. Je suis contente que tu l’aies noté. Parfois c’est juste un clin d’œil, mais en filigrane dans les chansons, il y a toujours le temps qui passe et le fait qu’il faut avancer tout le temps. Le mouvement comme, tu dis…

Manu © Camille Promenat

Dans les remerciements dans le livret, tu remercies « Vous qui achetez encore des disques et qui en plus vous intéressez au contenu du livret puisque vous lisez ces lignes… ». Le support physique reste-t-il important à tes yeux ?

Oui. Très. Je suis frustrée quand je télécharge un titre sur Itunes, ça m’arrive bien évidemment, et qu’il n’y a pas de livret… Sur l’ordinateur, même s’il y a un pseudo livret, ça me manque de ne pas pouvoir le toucher. L’objet me manque. Le disque est amené à disparaitre, mais bon… On revient au vinyl, ce n’est pas plus mal. Je passais des heures à regarder les pochettes. Ce que je ne fais plus maintenant avec un CD. Là, c’est plus le livret que je compulse. Tout ça change… Mais je trouve dommage la disparition du support quand même. C’est pour ça qu’on a fait attention au livret. On aurait eu un plus gros budget, on aurait fait un plus gros livret. Mais là, j’en suis tout de même contente …

En parlant du livret, chaque titre est illustré par une petite étoile dans les tons de bleu et toutes les étoiles sont différentes…

C’est la première fois que je m’impliquais autant dans un livret. Chaque contenu d’étoile à sa raison d’être là par rapport à chaque texte. Et pour moi, ça veut dire beaucoup de choses. Effectivement, on me reproche souvent de ne pas mettre mon visage ou mon image en avant, mais je trouve beaucoup plus intéressant d’illustrer les chansons avec autre chose que ma tête. Je ne vois pas ce que ma tête aurait apporté au visuel.

Chacun peut voir ce qu’il veut voir dans chaque étoile.

Exactement. Les gens s’approprient ça après…

De toutes les chansons qui composent l’album, y en a-t-il une pour laquelle tu as un peu plus de tendresse qu’une autre ? Quand je dis tendresse, je pense à quelque chose qui se serait passé autour de la chanson, pendant sa création ou pendant l’enregistrement par exemple.

On va revenir à « La Dernière Étoile ». Quand j’ai écrit cette chanson, j’avais une idée très précise des chœurs que je voulais. Et je n’y arrivais pas. J’entendais Sergio Leone. Je me disais que c’était infaisable de retrouver cette magie qu’il y avait sur ces vinyls que j’écoutais à l’époque. C’était « Il était une fois dans l’Ouest ». D’avoir réussi à faire ces chœurs toute seule chez moi, j’étais contente. D’ailleurs ce sont les chœurs de la maquette qui sont restés sur la version définitive parce que je n’ai jamais réussi à les reproduire après. Ce n’est pas qu’ils étaient durs à faire, mais c’est qu’il fallait mélanger différentes voyelles bouche fermée et bouche ouverte. Il y avait tout un positionnement autour du micro. C’était une expérience formidable. Je me suis retrouvée toute seule en fait à faire ça et moi, j’aime bien faire le chant avec quelqu’un en face de moi qui me conforte, qui me dise que c’est bien, que c’est la bonne direction. J’aime bien déléguer quand même. Après, j’ai envoyé la chanson à Nikko, et il m’a dit « Bravo Madame ! » J’étais contente ! Parce que ça fait vingt ans que je fais de la musique maintenant, mais je suis toujours en recherche, comme une gamine. Donc, j’ai une vraie tendresse pour cette chanson pour cette raison, et aussi une tendresse toute particulière pour « Le Paradis ». Ce sont les notes que j’avais prises après une discussion avec un ami qui était retourné sur les lieux de son enfance. Il avait revu sa petite école et son ancienne maison. Tout lui paraissait petit alors que dans son souvenir, tout était très grand, bien évidemment. Ça nous est tous arrivé, cette impression. Et donc, j’ai beaucoup de tendresse pour cette chanson-là parce que ça l’a touché quand il l’a entendue… Je ne lui avais pas dit que j’avais pris des notes quand il était parti. (rires)

Manu & Friends © Jipé Truong

Avant de te quitter, j’aimerais qu’on aborde un instant la scène. Là, tu pars en tournée. Quelle formation as-tu ?

On est quatre sur scène. Il y a donc toujours Nirox à la batterie, Ben qui était à la basse qui va passer à la guitare, Shanka et moi. Je suis à la basse quasiment tout le temps.

C’est un changement ça, Manu à la basse !

Oui, tu peux le dire, c’est un grand changement. Ça m’a demandé beaucoup de… travail ! (éclats de rires)

C’était voulu ou bien est-ce que ça s’est fait par la force des choses ?

C’est par la force des choses parce que Nikko avait fait des guitares très riches sur certains morceaux, alors qu’au départ, c’étaient des guitares très simples. Il y en avait toujours deux ou trois, donc, il fallait que les guitares soient très travaillées et très subtiles. Tout est vraiment dans le détail, il y a quelques petites notes par-ci par-là. Et moi, je ne pouvais pas faire ça en même temps que le chant. Je n’ai pas le niveau de guitare requis. Les parties de basses étaient nettement plus simples du fait que j’ai fait beaucoup de morceaux toute seule. C’était en tout cas toujours quelque chose d’assez facile à faire avec la voix. Du coup, pour une question pratique, je me suis mise à la basse. Et ça m’a plu ! Il y a beaucoup de sensations différentes que je ne connaissais pas d’ailleurs. Par rapport à la guitare, c’est vraiment autre chose. Et donc, pour en revenir à ta question précédente, on a Shanka qui va venir nous accompagner à la guitare. C’est Nikko qui le lui a demandé parce que lui tourne avec Eiffel en ce moment, il ne pouvait pas être sur certains concerts. Donc, il a demandé à Shanka de nous accompagner et du coup, on part ensemble avec Ben et Nirox tous les quatre. C’est une belle aventure qui commence.

Sur la précédente tournée, tu reprenais « Le ciel se donne », un des titres les plus obscurs et les moins connus de Dolly. Cette année, changement de cap, tu reprends certainement le plus gros tube du groupe, « Je n’veux pas rester sage »… Est-ce toujours un peu difficile de toucher à Dolly ? [le groupe s’est dissout en 2005 suite au décès d’un de ses membres, Micka]

Oui. Cette chanson-là, très franchement, je ne pensais pas du tout la reprendre un jour. C’est vraiment Timothée [de la 9ème saison de Nouvelle Star, cette année sur D8] qui m’a donné envie de la reprendre. Donc, pour le remercier, je l’ai invité à venir la chanter avec moi sur scène au Divan du Monde le 18 avril prochain. Il fallait bien qu’on la chante un jour sur scène tous les deux ! Ce n’est pas tant la version qu’il a faite à l’émission qui m’a impressionnée, parce que c’était très court, c’est une autre version qu’il a faite sur internet avec son groupe. Et comme elle était totalement dans la couleur de mon nouvel album, je me suis dit que oui, effectivement, on pourrait éventuellement la revoir cette chanson-là… Du coup, elle va faire partie du répertoire de cette tournée.

Ah bon ?! Donc, elle n’a pas été faite que pour le Divan du Monde, tu vas également la chanter en tournée.

Oui, tout à fait. Au Divan, il y aura Timothée et comme on l’a travaillée pour l’occasion, on va la jouer aussi en tournée. Je pense que ça va faire plaisir aux gens…

Je pense aussi…

Oui ! (rires) Ça va faire plaisir… Mais je n’étais pas prête, je n’avais pas envie de la reprendre plus tôt. C’était trop bizarre, quoi… Là maintenant, à partir du moment où il y a du plaisir, on peut y aller !

Propos recueillis par IdolesMag le 8 avril 2013.
Photos : Jipé Truong, Camille Premonat
Site web : http://www.manu-friends.com/

Manu se produira le 12 avril à Vauréal (95), le 13 à Vitry-le-François (51), le 18 au Divan du monde (paris 18ème), le 20 à Colmar (68), le 25 à Nantes (44), le 3 mai à Dommarien (52), le 4 à Montbéliard (25), le 16 à Toulouse (31), le 17 à Bretigny-sur-Orge (91), le 18 à Genève (CH) et le 20 juillet à Landresse (25).









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