Interview de Matt Marvane

Propos recueillis par IdolesMag.com le 28/03/2013.
© Reproduction, même partielle, interdite sans autorisation écrite de IdolesMag.com.








Matt Marvane © PAM

Après avoir longtemps chanté au sein de son band, Matt Marvane, pasteur de son état, sort un premier album solo, « Un Coin de Paradis », financé par les internautes. Nous avons donc été à sa rencontre afin d’en savoir un peu plus sur sa démarche (qui peut surprendre) mais aussi dans quelles circonstances il a écrit les chansons qui le composent et comment il combine ses activités de pasteur et de chanteur. Sans faire de prosélytisme, Matt Marvane nous livre un album où il est question de joie, de pardon, d’espérance, mais aussi de souffrance, des sujets qui parleront au plus grand nombre.

IdolesMag : Tu as pas mal évolué en groupe ces dernières années. Nourrissais-tu ce projet solo depuis longtemps ?

Matt Marvane : Pas vraiment… J’avais déjà fait un petit EP en anglais il y a de cela deux ans. C’était en anglais, parce que j’essayais de faire sortir ma musique du territoire français. Mais disons qu’avec le groupe avec lequel je tournais tout se passait vraiment bien donc, je n’avais pas vraiment en tête de mener à bien un projet solo.

Matt Marvane, Un coin de ParadisEst-ce plus ou moins facile de se retrouver seul ? Tu as forcément une plus grande liberté et d’un autre côté, tu es aussi seul pour prendre les décisions…

Comme tu le dis toi-même, d’un côté on a plus de liberté et d’un autre, on se retrouve plus face à soi-même. Du coup, ça a été un gros challenge pour moi d’écrire ce nouvel album parce que quand on est en groupe, on sert l’image du groupe, c’est l’image du groupe qui est véhiculée. Et là, quand on fait un album solo, on livre sa propre image. Donc, il a fallu aussi retravailler mon univers, où je voulais aller, le message que je voulais transmettre… C’était un gros challenge au niveau de l’écriture et au niveau du style. Mais c’était un très beau challenge en tout cas !

Quelle est la clé de voûte de ce projet ? Quand est-ce que c’est devenu concret ?

Clairement, quand l’aventure a commencé avec My Major Company, j’avais un ou deux titres en français. Je venais de faire un EP en anglais, donc, il n’y avait pas beaucoup de réserve en français. Quand j’ai signé mon contrat avec My Major Company, je n’ai pas eu d’autre choix que de me dire qu’il allait falloir écrire un album. Là, je m’y suis mis pendant deux ou trois mois. Bien sûr, j’ai fait d’autres choses pendant ces deux ou trois mois, mais j’ai mis la priorité sur l’album. Il fallait que je ponde l’album, quoi ! J’étais au pied du mur en quelque sorte ! (rires) Donc, comme je n’avais pas le choix, il fallait que j’y aille. Mais parfois, ça aide d’être au pied du mur. La pression peut te faire faire certaines choses. Donc voilà comment ça s’est passé.

Ton EP était écrit en anglais, là pour l’album, tu reviens au français, est-ce que ça a été facile de revenir à ta langue maternelle ?

Ceci dit, j’ai toujours beaucoup plus écrit en français qu’en anglais dans ma vie. Donc, j’ai été beaucoup plus habitué à écrire en français. En tout cas, cet album, j’ai voulu l’écrire d’une manière simple et efficace, en essayant toujours de rester proche des gens. Je voulais des expressions simples pour passer des sentiments et de l’émotion dans les paroles. J’ai beaucoup essayé de travailler là-dessus en tout cas.

Justement, quels thèmes abordes-tu dans les chansons ?

Comme j’essaye d’être le plus proche des gens, j’aborde des sujets que tout le monde traverse dans la vie de tous les jours, que ce soit la joie, l’espérance… mais aussi des moments difficiles comme la perte de quelqu’un de cher. Je pense notamment à un titre comme « À nos étoiles », où je parle des gens qu’on peut perdre. Forcément, dans notre vie, nous sommes tous confronté au deuil à un moment où à un autre. On voit tous quelqu’un qu’on aime partir. Mais même ces thèmes plus lourds, je les aborde toujours avec une lueur d’espoir. C’est ce que je voulais. Excuse-moi l’expression, mais j’ai essayé d’apporter un peu de couleur, de chaleur et d’intimité dans ce monde de brutes. Tout simplement un peu de joie et un peu d’espoir.

Tu signes ou cosignes la totalité des chansons. Depuis quand écris-tu des chansons ? Depuis que tu es enfant ?

Non. C’est venu un peu plus tard. J’ai commencé à faire de la musique assez tôt, ça a été un privilège. Et puis, j’ai fait musique-études tout le long de mon collège. Donc, là aussi, on m’apprenait à écrire et à composer. Disons que quand j’ai commencé à vraiment écrire des choses personnelles et des choses de ma vie, c’est vers 15/16 ans. Et puis les choses se sont développées au fur et à mesure.

À 15/16 ans, quand tu as écris tes premières chansons, était-ce plutôt de l’ordre du jeu, ou plutôt de l’échappatoire ou de l’exutoire ?

Je pense que c’était de l’ordre du cri de mon cœur, le cri de mon être intérieur. C’était une façon de m’exprimer et exprimer ce que je vivais. Et si en plus, ça pouvait toucher d’autres gens, c’était le jackpot ! C’était cool, quoi !

Aujourd’hui, écris-tu toujours pour les mêmes raisons ?

Oui, franchement, ce sont les mêmes raisons. Cet album, c’est vraiment un partage de mon cœur. J’ouvre mon cœur par rapport à qui je suis et par rapport à comment je perçois l’être humain en général, ce que je peux voir de l’être humain. J’essaye toujours de l’emmener plus haut et de positiver. Voilà… Il faut regarder devant, il y a de l’espoir, il faut se donner les moyens… C’est ça qui me motive. Pour moi, cet album, c’est un partage, en fait. C’est tout simplement ça.

Comment bosses-tu sur tes chansons en général ? Pars-tu plutôt de quelques notes, d’une mélodie qui te trotte dans la tête ou de quelques mots ?

Des fois, ça part effectivement d’un petit riff de guitare que j’enregistre rapidement sur mon IPhone pour ne pas le perdre. Ça peut partir pareil d’une mélodie qui me trotte dans la tête. Il y a beaucoup de choses qui peuvent me toucher. Je vais te raconter une anecdote… je suis parrain d’une association qui s’appelle « Aide aux Enfants de la Francophonie » qui soutient les enfants à Madagascar. J’ai une chanson qui leur est dédiée, elle s’appelle « Peu importe ». Là, ce sont vraiment des paroles qui me sont venues tout naturellement, j’ai essayé de décrire, avec tout de même une façon positive, ce que ces enfants vivaient et comment on pouvait les aider. Je suis très sensible à tout ce que je vois et ce que j’entends. Tout peut être une source d’inspiration. Je pars du principe que tout être humain peut m’apprendre quelque chose. Donc, je suis tout le temps à l’affût, je regarde tout et je prends des notes. C’est comme ça que ça marche pour moi… (rires)

Matt Marvane © PAM

Tu es pasteur. Te mets-tu des barrières quand tu écris des chansons pour ne pas faire du prosélytisme ?

Sur cet album, c’est un peu différent. Les autres albums que j’ai faits, je ne me suis pas restreint puisque le public auquel je m’adressais était un public « averti » entre guillemets. Là, je m’adresse à un public beaucoup plus large, donc, il fallait que je m’adapte au mieux pour que tout le monde comprenne mon message. Je voulais rendre cet album le plus accessible possible en restant le plus proche des gens. C’est vraiment ma démarche. Je voulais rendre ce message au final plus joli et plus accessible sans forcément parler de religion ou de choses comme ça. Je voulais parler de choses normales de la vie que tout le monde traverse et que moi aussi je traverse. C’est ça que j’ai voulu transmettre dans l’album.

Certaines chansons sont cosignées avec Pierre Marvane.

Oui, c’est mon petit frère.

Comment s’est passée la coécriture en famille ?

Ça s’est passé super simplement en fait. Tout a commencé sur le titre « Pour quoi faire ? ». On était à la maison tous les deux, je vaquais à deux/trois trucs. Et à un moment donné je lui ai demandé ce qu’il pensait de ce que je commençais à jouer. Il a trouvé ça cool. Dans la foulée, on a écrit le morceau l’après-midi ensemble. C’était un beau moment de complicité entre deux frangins. Après, sur les autres titres, j’ai fait appel à lui parce qu’il est très fort en textes. Je lui ai dit qu’il me manquait un couplet et lui ai demandé qu’il me ponde quelque chose dans les jours qui venaient. Ça s’est fait très simplement comme tu peux le voir. C’était top. Et en plus, c’était un partage entre frères et c’était vraiment sympa.

Ça va plus vite, on se dit les choses plus simplement, mais il y a peut-être une pudeur qu’il n’y a pas avec quelqu’un d’autre.

Oui, mais là, c’est vraiment mon petit frère, il a 17 ans et moi j’en ai trente… Donc, c’était l’occasion de partager quelque chose entre l’aîné et le petit dernier. En tout cas, j’y ai pris vraiment beaucoup de plaisir.

C’est Laurent Guéneau qui réalise l’album, le connais-tu depuis longtemps ? Qu’est-ce qui t’a donné envie de travailler avec lui ?

Je ne le connaissais pas du tout avant. C’est le label qui m’a proposé de travailler avec lui. Et effectivement quand on s’est rencontrés, le feeling est passé directement. Il a tout de suite perçu ma personnalité, qui j’étais et ma musique aussi. Il a réussi à en faire quelque chose de magnifique, en tout cas à mes yeux. Il a su capter l’essence-même de mon message et le retranscrire en musique.  C’est un homme qui a du génie. Son CV parle de lui-même… Il a travaillé avec des gens comme Zazie, Sinsemilia… de grands noms de la chanson française. C’est quelqu’un qui a ce génie-là et ce talent-là de partir de quasiment rien, un simple guitare/voix, et d’en faire quelque chose d’abouti.

Tu me parles de Zazie, Sinsemilia… Il a bossé avec IAM et Souad Massi aussi. La liste est longue et ce sont toujours des univers très différents les uns des autres. Sont-ce des gens que tu as écoutés ?

IAM forcément… ça fait partie de mon adolescence ! Après, il y a quelques artistes avec qui il a travaillé que j’ai écoutés et d’autres moins. Mais c’est la force qu’il a. C’est là qu’on voit le talent du personnage. C’est qu’il sait s’adapter à l’artiste avec lequel il travaille. Peu importe l’univers, il arrive à se mettre dans la peau de l’artiste et il respecte l’artiste. C’est ça qui est assez extraordinaire avec lui…

Matt Marvane © PAM

Je ne vais pas te demander s’il y a une chanson que tu préfères aux autres, tu ne saurais pas me répondre, je pense. Mais y en a-t-il une pour laquelle tu as un peu plus de tendresse qu’une autre ? Quand je dis tendresse, je ne pense pas forcément à ce dont elle parle, mais plutôt quelque chose qui se serait passé autour de la chanson, pendant sa création ou pendant l’enregistrement.

J’aime beaucoup la chanson « Peu importe » parce que c’est la chanson que je dédie à tous ces enfants que je soutiens. C’est pour cette raison que je suis autant attaché à cette chanson. L’histoire de cette chanson c’est que… j’avais la musique, mais les paroles me manquaient. Et l’image qui m’a vraiment bouleversé, c’est la photo en noir et blanc de la petite vietnamienne toute nue qui suite au bombardement court dans la rue sur le pavé. Quand j’ai vu cette photo, elle m’a complètement bouleversé. Il y avait tellement d’émotion dans ce cliché. Il était tellement chargé, que j’ai eu ma dose d’inspiration. C’est là que j’ai trouvé les mots pour parler de ces enfants et pour parler de ce qu’ils ont pu vivre ou endurer. C’est donc un titre que j’affectionne tout particulièrement.

Tu m’as dit tout à l’heure que tu avais commencé à écrire vers l’âge de 15/16 ans, mais que tu avais baigné dans la musique depuis presque toujours. Quel genre de musique tes parents écoutaient-ils quand tu étais gamin ?

C’est une bonne question ça… Je ne me souviens plus très bien. Je me souviens que mon père écoutait de la musique comme Simon & Garfunkel ou Supertramp. C’était des trucs de son époque, tout simplement. On a beaucoup aimé cette musique-là, et je l’écoute encore beaucoup. Et puis, bien sûr, on écoutait aussi des musiques chrétiennes. J’ai été bercé avec ce genre de musique. C’était toujours des musiques agréables. On n’était pas dans des trucs trop extrêmes. On a toujours été dans des choses faciles à écouter et simples. C’est un peu l’esprit de la famille, en fait. Mes parents ont toujours cherché à aller vers la simplicité. Mon père a toujours été cool et relax, même s’il est pasteur aujourd’hui ! (rires) C’était cool à la maison.

Y avait-il des artistes dans la famille ?

Pas vraiment.  Mes parents ne sont pas vraiment musiciens, ils jouent un petit peu comme ça. Ni dans la famille de ma mère ou celle de mon père, il n’y a eu d’artistes à proprement dit. Mais nos parents nous ont toujours fait faire de la musique. C’est une chose dans laquelle ils ont voulu investir quand on était enfants. On a tous fait de la musique en tout cas…

On parlait tout à l’heure, tu es donc pasteur. Comment évolues-tu dans ce monde du showbizz qui est somme toute assez différent du tien ?

C’est vrai que c’est un monde différent, mais l’homme reste le même. C’est sûr qu’on est dans des contextes où on n’est pas confrontés aux mêmes choses tous les jours… Mais en même temps, j’y trouve un réel plaisir parce que je rencontre de nouvelles personnes, il m’arrive bien souvent aussi de parler de ma foi et de Dieu. On se rend compte que c’est un sujet qui revient facilement sur la table. Donc, au final, mon rôle de pasteur, je le joue… enfin, si je peux dire que je le joue !! (éclats de rires)… disons que je le vis aussi dans ce milieu-là, bien sûr avec précaution et avec tact. C’est sûr que ce sont deux milieux différents, mais on peut y trouver un épanouissement dans chacun des deux.

L’humain est partout.

Exactement. Et la vocation de pasteur, c’est être proche de l’être humain en règle générale. Que je sois près de ma communauté ou ailleurs. Alors, bien entendu, ma communauté me manque parce que je la vois moins, mais je rencontre aussi d’autres personnes et le partage est là. C’est ça aussi qui est intéressant.

Pratiquement, ça se passe comment ? Au jour d’aujourd’hui, avec la promo, les concerts, les radios, les télés, etc… as-tu encore le temps d’assurer les cultes et d’être pasteur à 100% ?

(rires) Concrètement, depuis le mois de janvier, je me suis déchargé des responsabilités que je pouvais avoir dans mon Église à Dijon. On est toute une équipe de pasteurs là-bas. Les derniers mois, j’avais travaillé à ce que mes postes soient remplacés. Donc, là, ça se passe plutôt bien. Et ma communauté m’encourage vraiment dans ma démarche. Elle me soutient beaucoup, et donc du coup, elle m’a libéré aussi dans mon temps pour pouvoir répondre vraiment au maximum aux attentes du label et de la musique. C’est vraiment top de vivre ça comme ça. Se sentir soutenu de ses proches et de toute cette communauté avec laquelle je partage tant chaque semaine, même si on se voit moins maintenant, c’est formidable. C’est vraiment super !

Matt Marvane © PAM

Quel regard jettes-tu sur un projet comme « Les Prêtres », qui a cartonné…

Moi, personnellement, je trouve que c’est un projet qui est audacieux. Pour être honnête, j’en ai eu écho, mais je n’ai pas plus plongé mes oreilles ni mon regard sur ce projet. Ça a plutôt bien marché pour eux. Après tout, ils ont aussi le droit de s’exprimer comme tout le monde. Ils l’ont fait et ça a marché. Si seulement, ça pouvait marcher comme ça pour tout le monde, ce serait bien ! Je pense que les gens se sont retrouvés dans le message qu’ils annonçaient. Comme tout message, à partir du moment où il y a un porte-parole, les autres suivent. Là, c’était un énorme porte-parole et beaucoup de gens ont suivi. C’est une bonne aventure pour eux. Ça a eu un énorme succès. On se dit qu’il y a peut-être encore de la place pour parler de la foi dans notre société. Mine de rien, les gens sont peut-être parfois amenés à acheter un album pour répondre à certaines de leurs questions ou tout simplement leur faire du bien. C’est une bonne chose après tout.

On a beaucoup parlé de notre société au cours de cette interview, j’aimerais évoquer un fait de société avec toi. Tu es donc papa, tu es marié et tu es pasteur, quel regard jettes-tu sur le mariage pour tous et sur la polémique qui l’entoure en France actuellement ?

(rires) Je ne sais pas si je suis à la bonne place pour parler de ça… Maintenant… voilà… forcément, je respecte tout être humain. Comme je te le disais tout à l’heure, on se doit de respecter tout être humain. Les choix qui sont faits par les uns et les autres, même si on ne les comprend pas, on se doit de les respecter. Alors, moi, forcément, je vis dans une vie de famille, je suis marié, j’ai des enfants et j’essaye de construire ma vie sur ce modèle-là, qu’aussi la bible nous enseigne. C’est un sujet qui est tellement épineux, mais en même temps, moi, je parle essentiellement de ce que je vis. Mon épanouissement, il est avec ma femme et mes enfants. Donc, voilà.

Avant de te quitter, j’aimerais évoquer un instant la scène. Tu donnes pas mal de concerts et de show-cases en ce moment. Est-ce finalement là, sur scène, qu’est l’essentiel de ton métier de chanteur ?

Je pense que comme tout artiste qui lance un album, il y a toute cette partie de développement, ce qu’on appelle les show-cases, des petits concerts par-ci par-là. Et moi, j’aime beaucoup ça. J’ai envie d’aller faire découvrir cet album au public. J’aime être tout simplement à leur contact et leur faire découvrir ces titres-là. Que ce soit une salle de cinquante, trois cent, mille ou deux milles personnes, peu importe. Ce qui m’intéresse, ce sont les gens en face de moi qui écoutent les chansons et ce qu’ils peuvent recevoir. S’ils peuvent repartir avec le sourire, c’est encore mieux. J’ai juste envie que ça démarre, et voilà.

Tu donnes des concerts aussi bien dans des Églises que dans des salles plus traditionnelles. Abordes-tu la scène de la même manière dans un endroit que dans l’autre ?

Oui. Je pense que je l’aborde de la même manière. Après, il y a des contextes que je connais mieux dans les Églises, donc, peut-être qu’il y aura un peu plus de « liberté », entre guillemets, pour s’exprimer à la communauté. Mais si je chante devant un autre public, le message restera le même et j’aborderai les choses de la même manière.

Paradoxalement, tu as plus de liberté à évoluer dans une Église que dans une salle de spectacle.

Disons que oui… parce qu’en même temps, je me sens à la maison. Je me sens chez moi. La plupart des Églises dans lesquelles je chante, ce sont des endroits que je connais et des pasteurs que je connais. Donc, forcément, on a le sentiment de se sentir dans la famille et dans la maison. D’un autre côté, comme je te le disais, le message ne va pas changer. J’aborderai peut-être ce message avec moins de pression dans une Église parce que c’est un lieu que je connais fort bien. Maintenant, dans un lieu traditionnel, on verra comment je l’aborderai au fur et à mesure, mais je compte bien m’y adapter le plus vite possible…

Propos recueillis par IdolesMag le 28 mars 2013.
Photos : Pam DR
Site web : http://www.mattmarvane.com/









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