Interview de Marc Fichel

Propos recueillis par IdolesMag.com le 23/02/2013.
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Marc Fichel © David Castelain

Après avoir créé le buzz avec son clip et son single « Blackberry Déprime » et sorti un EP 6 titres, Marc Fichel publie enfin son premier album. L’occasion pour nous d’aller à sa rencontre afin d’en savoir un peu plus sur lui et sur ce premier opus, entre nostalgie, mélancolie et gaieté. Il nous expliquera que tôt le matin, il est directeur export aux Halles de Rungis, et que le soir venu il endosse son costume de chanteur pour livrer le meilleur de lui-même sur scène. Rencontre avec un artiste qui croque la vie et qui ne s’ennuie jamais… il n’en aurait pas le temps, d’ailleurs !

Marc Fichel, premier albumIdolesMag : Avant de parler de ton album, j’aimerais, si tu le veux bien en savoir un peu plus sur toi. Tu viens d’un milieu médical, je pense. Tes parents étaient tous les deux dentistes.

Marc Fichel : Oui. Ils étaient dentistes mais ils sont à la retraite aujourd’hui. Par contre, mon frère est devenu dentiste !

Étaient-ils tout de même un peu artistes dans leur tête ?

Ah oui. Mon père surtout. C’est d’ailleurs pour ça que je fais de la musique. On faisait de la musique avec mon père. Je ne savais pas lire les notes, mais on déchiffrait ensemble. Et souvent, le dimanche, c’était le jour où on faisait de la musique tous ensemble, en fin de journée. On jouait à quatre mains au piano, on improvisait sur des chansons de Ray Charles, des Beatles, de Cat Stevens ou de Billy Joel. Mon père chante et fait de la musique à l’instinct, mais il le fait très bien.

Tu me parles de Ray Charles et des Beatles, y avait-il aussi des chansons françaises ou pas du tout ?

Oui. J’ai été beaucoup influencé par les Beatles. J’ai toujours beaucoup aimé ce qu’ils faisaient sur un plan mélodique. Quand j’étais petit, on jouait aussi du Polnareff. Mon père avait d’ailleurs un peu le même brin de voix que Polnareff. D’ailleurs une des premières chansons que j’ai chantée et que j’ai jouée au piano, c’est « Love Me Please Love Me ». Et puis « Lettre à France », etc…

Quand as-tu commencé à jouer du piano ?

On s’y est mis avec mon père quand je devais avoir 8 ans quelque chose comme ça.

Et l’écriture de chansons, c’est venu quand ? À cette époque-là ou un peu plus tard ?

Ça, c’est venu plutôt quand j’étais en première/terminale. Je devais avoir seize ans, quelque chose comme ça. J’entendais des chansons dans ma tête. Et j’étais persuadé que tous les musiciens entendaient des chansons dans leurs têtes. C’était peut-être un peu naïf de ma part… Avec le temps, j’ai commencé à composer pour une petite amie, pour un copain, pour le mariage d’un copain, etc…  Les gens me disaient que c’était sympa ce que je faisais. J’ai mis un certain temps avant de me dévoiler et d’envisager un métier à côté duquel je pouvais faire de la musique parce que je pensais que tout le monde pouvait faire ça. Et surtout, je ne pensais pas que ça pouvait intéresser d’autres personnes.

Et aujourd’hui, ça a changé ? Entends-tu toujours des musiques dans ta tête ?

Oui, je continue à entendre des musiques dans ma tête. C’est la musique qui apporte les paroles. Je n’écris jamais les paroles avant d’écrire la musique, sauf si on me donne un texte… En fait, quand je suis tout seul, j’écris ma musique et après je pose des paroles dessus en fonction du moment. Maintenant, quand je travaille avec un autre auteur. J’attends d’avoir son texte et j’écris la musique par-dessus. C’est comme ça que je travaille.

Tu as fait des études de commerce et tu as travaillé aux Halles de Rungis. Tu y travailles peut-être d’ailleurs toujours.

Oui, j’y travaille toujours. C’est chaud en ce moment d’ailleurs parce que j’ai des journées de ouf ! Je suis directeur export et donc, j’ai des responsabilités à Rungis. À côté de cela, il y a la tournée et la promo de l’album. Je compose également pour les autres et pour moi. Il y a les répétitions avec les musiciens… Donc, c’est…

… difficile de tout concilier !

Oui ! C’est un rythme et une organisation militaires. Tu n’as pas le droit à l’erreur. Mais en même temps, c’est super excitant.

C’est un peu comme si tu menais de front deux vies très différentes l’une de l’autre.

C’est un peu ça, j’ai deux vies bien remplies qui commencent à se rejoindre d’ailleurs puisqu’on a tout de même tourné un clip à Rungis. Ce qui me fait réellement plaisir, c’est que les gens avec qui je travaille à Rungis aiment ce que je fais, ils sont avec moi, ils me soutiennent. Mon boss est aussi super compréhensif, à partir évidemment du moment où je fais bien mon travail ! (rires) Mais je le fais encore mieux que l’année dernière parce que je ne voudrais pas qu’on me reproche d’être plus laxiste parce que je fais de la musique à côté. Donc, voilà, j’ai un emploi du temps très militaire, mais j’en suis content parce que j’ai la chance que la musique que je fais plaise… Comme je le dis souvent, là, en ce moment j’ai de la chance dans la chanson, elle ne se repointera peut-être pas tout de suite après, donc, il faut en profiter. Je profite tous les jours de ce qu’il m’arrive et j’en suis le plus heureux.

Quand est-ce que cet album a réellement commencé à prendre forme dans ta tête ? Quand est-ce devenu concret ?

Au départ, avant d’être un album, ça a été un six titres qui est sorti l’année dernière. Le projet a commencé tout doucement avec Kiss Kiss Bank Bank, la plateforme participative. C’est une plateforme sur laquelle les internautes peuvent miser sur différents projets. Ils ne font pas que de la musique. Moi-même j’ai misé sur la réalisation d’un court-métrage qui était vraiment génial. Tout le monde pouvait donc miser sur ma musique. J’ai mis des maquettes à l’écoute. Aujourd’hui, je vais te dire qu’elles étaient vraiment pourries, mais bon ! (rires) J’ai mis le clip de « Blackberry Déprime » que j’avais fait à l’arrache et là, c’était il y a deux bonnes années, il s’est passé un truc extraordinaire. On avait trois mois pour remplir la jauge pour produire le six titres. Et finalement, la jauge, on l’a atteinte en un mois. Il y a un truc bizarre qui s’est passé. Le clip de « Blackberry Déprime » a fait un peu le buzz… Et dans le même temps, j’avais rencontré Danièle Molko, qui allait devenir ma productrice. J’ai halluciné. Quelques mois plus tard, on a sorti le six titres. Et en sortant cet EP, on a eu la chance de se classer dans les meilleures ventes d’iTunes. J’ai pu jouer dans des salles comme « Le Divan du monde » et ça s’est bien passé. Je suis rentré sur différentes playlists à la radio… L’album n’était pas vraiment prévu derrière à la base. Et à chaque fois, il y avait des bonnes nouvelles qui tombaient… Vive la vie, quoi ! Danièle Molko m’a dit « maintenant, on va faire un album, un vrai, un grand, un beau qui sortira en digital et dans les bacs »

C’était important pour toi qu’il sorte dans les bacs ?

Ah oui, parce que même si aujourd’hui, il ne faut pas se leurrer, les albums se vendent difficilement, ça reste un objet. Donc, on a essayé de faire un bel objet. Il est vraiment beau. Est-ce qu’il est bon ? Ça les gens jugeront, nous on en est fiers en tout cas. Mais il est beau. Il y a un beau livret avec des hommages aux gens qui m’ont aidé, il y a des petits mots, il y a les paroles des chansons… puisque je n’ai pas écrit toutes les paroles. J’ai notamment pu travailler avec Frédéric Zeitoun. Il y a aussi Pascale Schembri qui a travaillé avec Julie Zenatti. Donc, je voulais mettre en avant tout ça. On a vraiment fait un beau travail sur le visuel de cet album. C’est un objet que tu as envie d’acheter, je pense. Et puis, pour mon premier album, je trouvais sympa d’avoir une édition physique… Quand on a sorti le six titres, je me suis rendu compte qu’une chanson, c’était bien, mais que c’était mieux quand il y avait une pochette et autre chose autour. On avait sorti une version collector qu’on vendait lors des concerts. Et il s’est passé une chose incroyable lorsqu’on a fait « Le Divan du Monde » qui doit contenir quatre cent cinquante places, quelque chose comme ça, c’est qu’on en a vendu 200. Alors qu’on ne pensait en vendre que 80. Mon éditrice était étonnée… Donc, quand les gens aiment le chanteur et qu’ils aiment ses chansons, ils ont envie d’en avoir un peu plus. Il faut juste leur en donner.

Tu m’en as touché un mot tout à l’heure, tout a commencé avec « Blackberry Déprime » dont le clip a créé le buzz sur le net. Dans quelles circonstances as-tu écrit cette chanson ?

J’étais à une soirée et une jeune demoiselle est venue me charmer. Elle avait un Blackberry dans la main et elle ne l’a pas lâché de la soirée. Au bout d’un moment, ça m’a insupporté et je lui ai demandé qu’elle choisisse si elle préférait être dans la soirée ou dans son téléphone. Je trouvais que ça devenait un peu compliqué. Mais elle m’a dit que c’était un mail super important, qu’elle devait absolument y répondre. Je l’ai plantée là et je me suis barré. Et en rentrant chez moi, j’ai écrit cette chanson. Toutes mes chansons sont d’ailleurs des expériences de vie.

On le devine avec « C’est ma vie dans les Halles ». Tout est-il vraiment autobiographique ?

Quasiment. Sauf deux ou trois chansons… « L’Ange qui passe », c’est l’histoire d’une fille de 20 ans qui est décédée et qui était danseuse, donc ce n’est pas ma vie. Mais tout le reste, c’est ma vie, ou presque. « C’était le temps », c’est l’histoire de mes grands-parents. Il y a beaucoup de choses autobiographiques et puis il y a des tranches de vie dans lesquelles les gens pourront se reconnaître.

Il y a quelque chose de très nostalgique et mélancolique et en même temps quelque chose de très pétillant dans tes chansons.

Je suis d’accord avec toi. C’est ce qu’a très bien décrit Frédéric Zeitoun dans la chanson « Pléonasme » en parlant de névrosé ashkénaze. C’est-à-dire qu’on a tous nos névroses, quelles que soient nos origines, nos religions ou nos mœurs. On a tous nos névroses. Et moi, je suis quelqu’un de très positif dans l’action, mais au fond de moi-même je suis un grand angoissé. C’est un paradoxe que j’ai en moi. Et je lutte en me disant qu’on a la chance d’être en vie, qu’on a la chance d’être là, qu’on n’a pas connu la guerre, en tout cas en France. Donc, notre génération est assez chanceuse, il faut en profiter. C’est pour ça que tout le monde trouve la chanson « Balckberry Déprime » sympa, mais quand tu lis les paroles, elles ne sont pas spécialement joyeuses. C’est la musique qui est gaie. C’est la même chose pour « Pléonasme », la mélodie est entraînante, mais quand tu lis entre les lignes, ce n’est pas super gai. Je suis toujours entre les deux, mais je pars du principe qu’on n’a qu’une seule vie et qu’il faut la croquer. Donc, je la croque avec mes angoisses, mes coups de cœur, mes joies, etc…

Il y a un superbe duo avec Nourith, « Piano Voix ». La connais-tu depuis longtemps ? Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Je la connais depuis le six titres, ça fait un an et demi maintenant. C’est grâce à ma productrice que je l’ai rencontrée. C’est là qu’on voit tout le talent de Danièle Molko. Quand elle a entendu la chanson en piano voix, elle a tout de suite dit que c’était une chanson qui devait être chantée en duo, une partie en français et l’autre en hébreux. On a envoyé la maquette à Nourith et le lendemain en rentrant chez moi, j’écoute les messages sur mon répondeur, et j’entends Nourith avec son accent israélien « bonsoir Marc, c’est Nourith. J’ai écouté la chanson, je l’aime beaucoup, c’est OK pour le duo ». J’étais comme un fou. On a enregistré le duo et il a déjà une longue vie parce qu’il me plait beaucoup d’une part, et qu’il me permet beaucoup d’autre part. J’en suis très heureux.

Marc Fichel © David Castelain

C’est un superbe titre.

Merci. On en est assez fiers aussi. En même temps, il est tout simple et plein d’émotion puisque c’est une déclaration d’amour. En hébreux, je dis « tu seras mon âme, tu seras ma flamme, tu seras celle qui fait battre mon cœur. Je t’aime. » Et elle répond « oui, je serai, etc… » En gros, les paroles en hébreux, c’est ça.

De toutes les chansons qui figurent sur l’album, y en a-t-il une pour laquelle tu as un peu plus de tendresse qu’une autre ? Quand je dis tendresse, je pense plus à quelque chose qui se serait passé autour de la chanson que du thème qu’elle aborde précisément.

En fait, il y en a deux. Et pour deux raisons différentes. Il y en a une qui est plus populaire, mais qui n’a pas de paroles « intellectuelles », entre guillemets. C’est « comme un gimmick ». C’est un peu mon côté Michel Berger que j’assume totalement. Et dans le fond, la chanson pour laquelle j’ai le plus de tendresse et que je prends un plaisir fou à jouer sur scène, c’est « C’était le temps ». Elle raconte beaucoup de choses, cette chanson. J’ai voulu garder le côté russe tout en jouant sur le côté variété populaire. J’aime beaucoup ce titre et la façon dont elle est faite. Les réactions du public sont juste énormes. Si je joue devant un public qui ne réagit pas tout de suite, si je chante cette chanson-là, les gens partent au quart de tour. Je l’ai chantée au Palais des Congrès au mois de décembre sur un plateau multi artistes avec Bruel, Jonasz, etc… les 4000 personnes tapaient dans les mains non-stop. Ça fait drôle !

Prends-tu beaucoup de plaisir sur scène ?

Maintenant oui, mais au départ, c’était douloureux. J’avais le trac d’être sur scène, mais ça, je l’ai toujours. Mais surtout, j’avais le trac de chanter. Je n’assumais pas ma voix. Je me disais que je ne savais pas chanter. J’ai donc pris des cours de chant. Au fil du temps, de plus en plus de gens me disaient que j’avais un joli grain de voix et je me suis rendu compte que ma voix plaisait. Ça m’a donc motivé pour continuer. Et aujourd’hui, je prends un plaisir énorme. Je ne chante qu’en live et en direct. Je n’ai même jamais chanté pas sur une bande son. J’étais invité l’été dernier à la pinède de Juan-les-Pins sur un plateau multi artistes. Et j’étais le seul à avoir amené mon clavier pour m’accompagner en live. J’ai chanté devant le public en piano-voix. Je ne voulais pas chanter sur une bande orchestre. Tu sais, quand tu fais tout en live, le public réagit vraiment différemment. C’est génial.

Tu te présentes sur scène avec ton costume, ton chapeau, ta cravate… comme on te voit d’ailleurs sur la pochette de l’album. Est-ce important à tes yeux d’endosser le costume du chanteur ?

C’est une très bonne question parce que c’est important pour deux choses. Premièrement, parce que les gens me repèrent comme ça maintenant. Le costume, le chapeau et la cravate, c’est Marc Fichel. Et deuxièmement, quand je m’habille de cette façon, je deviens chanteur. Je ne suis plus le directeur export, je suis chanteur. C’est essentiel de revêtir son costume de scène. Je deviens ainsi un autre personnage. C’est un peu la même chose pour un acteur de cinéma qui rentre dans son rôle quand il arrive sur le tournage. Et quand il en ressort, il est avec sa famille et ses amis, et ce n’est plus le même.

Toi qui vient d’un milieu assez bruyant et exubérant, les Halles, comment as-tu appréhendé l’intimité du studio ?

J’ai adoré. Tu sais, j’aime toute l’aventure qui m’arrive, du studio à la scène… Rungis m’a apporté une chose très importante, c’est la rigueur dans le travail. On travaille avec des produits frais, ce sont donc des produits qui périssent très vite. Et surtout il faut travailler très vite et bien. Donc, quand je suis rentré en studio, j’ai retranscrit cette rigueur dans la musique. Je ne connaissais pas la musique, je ne sais pas l’écrire, mais par contre, j’ai essayé de donner le meilleur de moi-même pour que les musiciens autour de moi me considèrent comme un pro, ou en tout cas un gars qui a un certain niveau. Du coup, ça se passe très bien en répètes, ça s’est très bien passé en studio… Et puis franchement, Danièle Molko m’a trouvé un studio juste énorme. C’est le studio où Véronique Sanson a enregistré son dernier album… C’était plutôt sympa !!

Marc Fichel © David Castelain

Il y a du beau monde qui est venu sur l’album, je pense à Laurent Compignie (ingé son sur le dernier album de Véronique Sanson), Emmanuel Rodier, Vincent Bidal (Florent Pagny, Julie Zenatti…)

Oui ! Manu et Vincent son musiciens et en même temps, ils ont réalisé l’album. Ils tournent avec tout le monde, ce sont de vraies stars de la musique. Ça c’est pour la partie studio. Et en live, je tourne avec les musiciens de Bénabar, de The Voice et de Chimène Badi. Donc, effectivement, il y a du beau monde qui gravite autour de ce projet. Moi, me retrouver à côté de gens comme ça, c’est « Waow » ! Je ne sais pas où je vais, mais j’y vais. Et je profite de chaque instant. Il y a des gens qui s’ennuient dans leur vie, moi, je n’ai pas le temps de m’ennuyer…

Tu m’as dit en début d’interview que tu écrivais pour les autres… La démarche est-elle la même que quand tu écris pour toi ?

Non. Quand j’écris pour quelqu’un d’autre, je pense à la personne à qui la chanson est destinée. Je n’aime pas faire une chanson en l’air comme ça. Pour écrire pour une personne, il faut que je la rencontre et qu’il se passe un truc. Là, j’ai rencontré une personne qui a fait « The Voice » l’année dernière et qui m’a contacté parce qu’elle aimait bien mon univers. Je suis en train de travailler dessus. Je l’ai rencontrée, je lui ai demandé ce qu’elle voulait, j’ai appris à la connaître tout simplement. Je m’adapte à son univers.

C’est qui ?

(rires) Je ne le dis pas pour l’instant. Je ne peux pas. Si je le dis, je vais me faire engueuler !! (rires) En tout cas, travailler pour des voix comme celle-là, c’est extraordinaire. Quand j’ai des grandes voix qui viennent me voir en me disant qu’ils ont adoré mon album et qu’ils ont envie que je compose pour eux… je prends ça en pleine tête !

L’album sort dans quelques jours. Dans quel état d’esprit es-tu ?

Je suis zen. Un album, ça vit entre un an et deux ans après sa sortie. La promo commence un peu avant, mais c’est surtout après. Tant qu’ils n’ont pas reçu l’album en vrai, certains médias ne veulent pas communiquer. Pour l’instant, on l’a fait écouter à des personnes qui l’ont beaucoup aimé, mais on ne peut pas plaire à tout le monde. Je me dis que nous, on a donné le meilleur de nous-même, chacun à notre niveau. Et on continue à le donner tous les jours. Comme me l’ont appris mes parents, la plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu’elle a. Donc, voilà, on a fait un bel objet, on a écrit de belles chansons, on a une belle équipe, on a envie que ça fonctionne. Après, il y a le travail, un peu de chance, les rencontres… J’ai envie surtout de faire découvrir cet album à travers la scène. C’est pour ça qu’on a mis sur pied une grande tournée. J’ai des dates qui viennent de tomber qui sont extraordinaires. C’est un truc de fous… J’ai des producteurs qui ont amené Johnny cet été en Israël. Ils ont reçu l’album grâce à Maguy Trojman qui s’occupe de ma tournée. Elle avait envoyé un dossier de presse en espérant que d’ici un an ou deux je puisse faire la première partie d’un artiste assez connu…Ils ont adoré mon album, ils ont eu un gros coup de cœur. Et donc, je vais aller donner un concert à Tel-Aviv tout seul comme un grand garçon. Les chansons commencent à passer en radio là-bas. C’est un truc de fous. C’est dingue !

Propos recueillis par IdolesMag le 23 février 2013.
Photos : David Castelain









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