Interview de Mickaël Miro

Propos recueillis par IdolesMag.com le 08/03/2013.
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Mickael Miro - DR

Mickaël Miro revient discographiquement avec « Le Temps des Sourires », un deuxième album particulièrement bien fichu pour lequel il s’est entouré d’une équipe pour le moins costaude : Lionel Florence, Jacques Veneruso et David Gategno pour les textes, Christophe Battaglia et Cyril Tarquigny pour les musiques. Au cours de cet entretien, Mickaël nous expliquera pourquoi il a voulu que ce deuxième album soit le fruit d’une équipe, et donc d’un partage. Nous ne manquerons pas non plus d’évoquer le formidable succès de « L’Horloge Tourne », le tournage du clip « La Vie Simplement » sur les Planches à Deauville et la paternité (Mickaël vient tout juste d’être papa pour la deuxième fois). Rencontre avec Mickaël Miro, un artiste qui revendique fièrement son statut de chanteur de variété.

Mickael Miro, Le temps des SouriresIdolesMag : On dit toujours qu’au deuxième album, ça passe ou ça casse… Dans quel état d’esprit es-tu quelques jours avant sa sortie?

Mickaël Miro : J’étais détendu avant d’écouter cette question! (rires) Je ne sais pas si « ça casse ou ça passe », mais naturellement, on a une forme de pression qu’on n’a pas au premier album. Je me revois en train d’écrire les chansons du premier album de la manière la plus détendue sans savoir où ça me mènerait. Au moment où j’écris mon « Dam Dam Déo », je ne peux pas savoir que trois ans après la chanson va faire autant de chemin. Là, j’ai rencontré mon public, je les aime très fort. J’ai passé deux ans de concerts avec eux, mémorables. Et le truc, c’est que je n’ai pas envie que l’aventure se termine. Donc, la pression, elle est là. Je me demande si ces gens qui ont aimé mes dix premières chansons vont aimer les douze nouvelles. Est-ce que l’aventure va continuer ? Est-ce que je vais pouvoir refaire des concerts ? Leur parler ? Rigoler encore avec eux ? Parce que je suis quelqu’un qui parle beaucoup entre les chansons… Mais d’un autre côté, je suis confiant aussi parce qu’on commence à avoir un retour maintenant. Les gens commencent à écouter l’album. J’ai l’impression en tout cas que les gens s’y retrouvent, qu’ils retrouvent cette variété française que je revendique. Et puis voilà… chacune des chansons m’est très chère sur ce deuxième album, « Le Temps des Sourires ». Donc, je suis quand même détendu. Et excité.

T’es-tu remis rapidement à l’écriture après la sortie de « Juste comme ça » ? As-tu écrit pendant la tournée ?

Je n’écris pas tout le temps comme certains. J’ai tout de même besoin de créer des conditions. Quand je dis créer des conditions, c’est juste que j’ai besoin d’organiser un peu ma vie en général pour me donner un peu de temps pour écrire. Il faut tout de même être connecté et prendre un peu de temps pour soi pour écrire. Et c’est vrai que ces trois dernières années, j’ai vraiment vécu à 100 à l’heure entre les concerts, la promo, et… en même temps, je suis devenu papa ! Donc, c’est dans cette énergie incroyable, sous l’emprise de la paternité que j’ai écrit les chansons de ce deuxième album. Mais bien entendu, forcément, je les ai écrites plus dans l’urgence. Par contre, cette fois-ci je me suis fait aider. Je dois dire que ce deuxième album est un album collectif. Il y a notamment la plume de Lionel Florence dans quelques chansons de cet album. Il y a des musiques que j’ai co-composées avec Cyril Tarquigny et Christophe Battaglia qui réalise aussi l’album. Il y a aussi une très belle chanson de Jacques Veneruso qui s’appelle « Mon Aventure ». Donc voilà, l’idée, c’était de choisir douze chansons. À 90 % je les ai écrites et composées. Et le reste, d’autres personnes m’ont rejoint. J’ai vraiment voulu un mélange d’univers sur ce deuxième album.

Avec Lionel Florence, qui a été vers l’autre ?

J’ai eu une chance immense de rencontrer Lionel Florence. C’est un ami qui nous a présentés. Lionel connaissait ma musique. Il m’avait particulièrement découvert sur le duo avec Natasha St Pier puisqu’il a travaillé avec Natasha. Il est adepte des chansons d’amour et il avait beaucoup aimé cette chanson quand il l’avait entendue à la radio. Il a tout de suite eu envie de me rencontrer et je dois dire que ça m’a tiré vers le haut. C’est extraordinaire de travailler avec un artiste comme lui. C’est très enrichissant aussi de voir comment il travaille. On s’est rencontrés, on s’est tout de suite aimés… c’est une belle histoire qui commence avec Lionel.

Comment s’est passée la coécriture avec lui ? Vous avez travaillé à distance ?

Non, non, on était ensemble, en bugne à bugne comme on dit chez nous, en tête à tête chez lui. On est resté une petite semaine à jouer à un ping-pong verbal et à se découvrir l’un et l’autre. Je ne peux pas dire qu’il y ait eu une sorte de pudeur au départ qui nous empêchait de travailler. J’ai eu l’impression très rapidement qu’on se connaissait depuis des années. Donc, on a adoré jouer au ping-pong verbal ensemble. De cette semaine incroyable sont nées quelques chansons, « La vie simplement », « Ma pétition », « Qui aimera verra », « Tu es là » et « Rien de personnel ».

Mickael Miro © Julien Chartier

Et avec Jacques Veneruso (qui a écrit « Mon aventure ») et David Gategno (« Agathe »), ça s’est passé comment ?

Je connaissais leur travail. Je les ai rencontrés bien entendu parce qu’il était hors de question que je décide de prendre des chansons de gens que je n’avais jamais rencontrés. Ce n’était pas possible. Ce n’est même pas que j’admirais leur travail, je connaissais toutes leurs chansons par cœur. J’adore Garou, Céline Dion, Patrick Fiori… Donc, les chansons de Jacques Veneruso, je les connais. J’adore aussi Yannick Noah, donc c’était vraiment un grand grand cadeau d’avoir une chanson de Jacques Veneruso sur cet album. Et au-delà de ça, il a tapé dans le mille. Dans cette chanson, il résume mes trois années à mettre un pied sur scène et être le plus heureux du monde. Voilà, « Mon aventure », c’est ça. C’est aller à la rencontre de mon public. Quant à David Gategno, lui aussi était un peu dans cette même famille, ces gens qui ont fait la grande variété de ces dix dernières années. Donc, j’étais très fier d’avoir une chanson de lui aussi. Il a écrit une chanson qui s’appelle « Agathe », qui est une chanson qui lui est très chère en plus. Je ne vais pas raconter vraiment qui est « Agathe » parce que c’est une chanson où il faut laisser l’imagination des gens travailler. Mais c’est une chanson que je suis très fier d’avoir dans mon album…

L’album a une belle cohérence en tout cas.

Ça me fait plaisir et ça me fait du bien ce que tu me dis. Je le dirai à tous les gens qui ont fait cet album avec moi parce que c’est vraiment un album d’équipe, du début jusqu’à la fin. C’est pour ça qu’on croise les doigts, qu’on est tous à se tenir la main parce qu’on a envie qu’il aille loin cet album.

Christophe Battaglia signe les arrangements des chansons.

Oui, et même « Là-bas ».

Que t’a-t-il apporté musicalement ? Qu’est-ce qui t’a donné envie de travailler avec lui ?

Je raisonne surtout d’un point de vue humain. Je n’ai pas raisonné d’un point de vue musical tout de suite. J’avais vraiment envie de travailler avec quelqu’un avec qui j’allais être détendu et avec qui j’allais avoir des rapports plus qu’amicaux, fraternels, je dirais. J’aimais bien l’idée aussi qu’un provincial comme moi travaille sur cet album-là. Alors lui, il est marseillais, il a un accent à couper au couteau. Et c’est ce que j’aime. J’aime les accents, j’aime la province. Je viens de là, je suis lyonnais. Et donc, je ne sais pas comment te le dire, mais je ne me voyais pas travailler avec un réalisateur de renom ou très connu avec qui je ne me serais pas entendu. En l’occurrence, Christophe est une bête. Et puis aussi, je voulais quelqu’un qui soit également un amoureux de la variété française. Je ne sais pas comment l’expliquer, mais il y a eu un coup de cœur humain. J’ai proposé à la maison de disques que ce soit Christophe qui réalise l’album. Ils nous ont fait confiance et je pense qu’ils ont eu raison. On a fait ensemble un très bel album. On était chez lui en banlieue parisienne comme en colocation. Nous étions trois, lui, Cyril Tarquigny et moi. Cyril Traquigny, c’est mon pote, c’est mon guitariste. On a composé beaucoup de titres ensemble pour cet album-là. Il était là aussi tout le temps. En plus, Cyril est le meilleur ami de Christophe, donc… imagine l’ambiance. C’était le top !

Mickael Miro - DR

On retrouve deux duos sur l’album. Le premier avec Chimène Badi, « Là-bas » de Goldman. Qu’est-ce qui t’a donné envie de reprendre cette chanson précisément avec Chimène ?

Ça s’est passé en trois étapes… Il y a actuellement un album qui fait un carton, c’est « Génération Goldman ». C’est un immense succès. Et moi, pendant ces trois dernières années, à chaque fois qu’on m’a tendu le micro et qu’on m’a demandé mes influences, j’ai sans cesse rendu hommage à Jean-Jacques Goldman parce qu’il n’y a pas une chanson de Jean-Jacques que je ne connaisse pas. C’est un artiste qui m’a donné envie de faire ce métier. Je n’ai pas loupé un de ses concerts. On peut le dire, je suis fan. Ça transpire dans mon premier album, et encore plus je crois dans mon deuxième. Et naturellement, j’aurais été très fier d’être dans cet album-là. On aurait pu l’être à vrai dire avec Chimène. On a enregistré « Là-bas » dans ce cadre-là. Mais il se trouve que les maisons de disques ne se sont pas entendues et le duo n’a pas figuré sur l’album. C’est le destin. Parfois, il faut aussi croire en son destin. Donc, ça s’est passé… Mais un mois ou deux après, on nous a demandé de venir chanter Chimène et moi « Là-bas » en télé, le temps d’une grosse émission sur TF1. Ça a été un carton, les gens ont aimé notre interprétation et nous deux, on a pris un pied immense à la chanter en live. En plus, pour la petite histoire, il y a huit ans, j’étais le stagiaire de Chimène, donc comme je le lui ai dit « tu me dois bien ça » ! (rires) Mais elle aussi était vraiment très enthousiaste. Elle aimait beaucoup cette chanson-là. C’est une chanson qui a du sens… les paroles… l’histoire… C’est une des plus grosses chansons qu’on ait en France. Je trouve que c’est une chanson très très forte avec en plus un destin tellement terrible lié à Sirima… Bref, c’est un chef-d’œuvre, c’est une montagne. Alors, j’ai proposé à Chimène qu’on l’enregistre pour mon album. Elle a dit oui et donc la chanson s’y retrouve…c’est super !

Il y a aussi le duo avec Enrico, « Le mendiant de l’amour ».

Ah ça, Enrico Macias, c’était évident que le duo devait se retrouver sur « Le Temps des Sourires ». Enrico, c’est un des plus beaux sourires que j’ai croisé ces dernières années. Je chante cette chanson sur scène, elle fait partie intégrante de mon répertoire aujourd’hui. Je l’ai chantée avec lui sur son album « Venez tous mes amis ». C’était tellement logique qu’elle figure dans mon album…

Ta voix a été nettement mise plus en avant que sur le premier album. Était-ce une volonté de départ ?

C’est particulier. Chaque chanson a été construite et maquettée dès ses balbutiements. C’est-à-dire que les premières maquettes guitare/voix et piano/voix, on les a faites avec Christophe. Donc, les chansons ont grandi sous l’œil bienveillant de Christophe Battaglia. Ça a été un process très naturel. On n’avait pas de volonté particulière au départ. Il a vu les chansons grandir, il m’a vu évoluer moi aussi pendant un an, un an et demi. Et naturellement, il a voulu que mon timbre soit encore plus présent, que chaque mot soit, pas plus timbré, mais plus présent dans le mix. Quand Christophe me dit comment il voit les mixes, je lui fais confiance. C’est vrai que ces trois dernière années, j’ai moi aussi un peu plus pris confiance dans ma technique et dans ma voix. Donc voilà, je suis content que les gens puissent me découvrir sur des chansons plus à voix. C’est pour ça que « Là-bas » est dans cet album et qu’il y a d’autres chansons plus à voix. En tout cas plus que « L’Horloge Tourne » certainement. C’est en ça, je pense, qu’il y a une évolution.

Mickael Miro - DR

Pourquoi est-ce « Le Temps des Sourires » qui donne son nom à l’album ?

C’est surtout le titre… C’est une sorte d’emblème. Je baigne dans le sourire depuis trois ans. C’est le sourire des gens qui sont venus en concert, c’est le sourire de toute mon équipe, de ma famille, de Lionel Florence… et c’est aussi le sourire de ma fille. J’ai écrit beaucoup de ces chansons sous l’emprise de la paternité. Alors, il ne pouvait pas s’appeler autrement que « Le Temps des Sourires ». Ensuite, c’est vrai que dans la chanson, « Le Temps des Sourires » il y a effectivement une vraie nostalgie, une nostalgie douce, une nostalgie qui ne m’empêche pas d’avancer, moi personnellement. C’est un titre dans lequel je parle du « bon vieux temps des sourires »… j’aime bien l’ambivalence de ce titre-là. À la fois le sourire dans lequel je baigne en ce moment et ce bon vieux temps des sourires, l’époque où mon grand-père était encore en vie… toute cette période de l’insouciance de l’adolescence…

Y a-t-il une chanson pour laquelle tu as un petit peu plus de tendresse qu’une autre ? Quand je dis tendresse, je ne pense pas à ce qu’elle raconte, mais plutôt quelque chose qui se serait passé autour de la chanson.

C’est une bonne question, ça… [Mickael réfléchit longuement] Je crois quand même que « Ma Pétition » est un peu la colonne vertébrale de mon album. C’est la première chanson qui a un ton un peu engagé même si j’espère que les gens verront un second degré dans ce texte-là. C’est le premier texte qu’on a commencé à travailler avec Lionel. C’est un texte que j’avais à la base écrit tout seul. J’avais envie que Lionel tire mes textes vers le haut. Quand je dis vers le haut, je voulais que mes chansons soient encore plus partagées avec les gens, soient plus universelles. Je nous revois en train d’attaquer ce séminaire d’écriture sur cette chanson-là. Et au début, je restais campé sur mes positions, je doutais, alors même que j’avais en face de moi le maître en écriture. Et au final, je suis encore plus fier de cette version qu’on a coécrite ensemble. Je m’y retrouve encore plus. je n’y croyais pas au début. Et je me dis que c’est de la musique, et qu’il faut être ouvert. Il faut se laisser faire aussi un petit peu. Quand les chansons viennent du partage, elles ont un goût différent, que ce soit dans le succès ou dans les moments les plus forts. De toute façon quand on sent qu’on est en équipe, le succès à un goût un peu différent. Pour toutes ces raisons, je te répondrais donc « Ma Pétition ».

Mickael Miro, La vie simplementJ’aimerais revenir un instant sur le clip de « La vie simplement ». Il a été en partie tourné sur les Planches à Deauville. Est-ce un endroit cher à ton cœur ?

Deauville est une ville que j’ai découverte récemment. C’est donc une ville que j’associe beaucoup plus à cette deuxième partie de ma vie où chaque minute est dédiée à la construction d’une famille. C’est un endroit que m’a fait découvrir mon amoureuse. C’est un endroit aussi où il y a toute une ambiance… L’ambiance d’ « Un homme et une femme » de Claude Lelouch est omniprésente. Il y a une ambiance de cinéma. C’est en même temps une ville qui a réussi à rester intacte avec une âme. Et pour autant, c’est une ville extrêmement touristique… Je ne sais pas… Il y a vraiment beaucoup de romantisme dans cette ville qui m’a touché dès les premiers instants. Et puis, le clip, c’est un clin d’œil. Michel Kharoubi aimait bien l’idée des retrouvailles d’un papa chanteur avec sa femme et son enfant sur les Planches de Deauville, un peu comme dans « Un Homme et une Femme » de Claude Lelouch. On est donc partis sur cette ambiance-là et je trouvais que ça allait très bien avec la chanson.

Un nouveau clip est-il en préparation ?

Non, pas pour le moment. On est véritablement en train de présenter cette chanson, « La vie simplement », et le clip. L’heure du switch, comme ils le disent en maison de disques, n’est pas venue. Je pense que cette chanson a encore du chemin à faire. Et bien entendu, j’espère que d’autres chansons seront clippées. C’est un temps fort le tournage d’un clip. C’est extraordinaire.

Ça te plait tout ce travail de l’image ?

Ah oui, j’adore ça. C’est le plus beau cadeau qu’une maison de disques peut faire à un artiste, un clip. Du moins, c’est ce que je pense. Pendant une journée ou deux, tu as toute une équipe de spécialistes de l’image qui va se mettre au service de la chanson pour donner de nouvelles clés de lecture aux gens. C’est trop bon. Je participe beaucoup aux clips, à l’écriture, à l’ambiance, aux décors… à ce que j’ai envie de dire, en fait, parce que c’est une deuxième chance pour moi, le temps d’un clip, de raconter une autre histoire, de décoder une chanson.

Tu vas repartir sur les routes au mois d’avril. As-tu pensé scène quand tu enregistrais ces nouvelles chansons ?

Assez naturellement, j’ai écrit la plupart de ces chansons-là pendant la tournée. En tout cas, constamment avec cette énergie du concert qui déborde. C’est peut-être, et même certainement, aussi pour cette raison que les arrangements sont peut-être un peu plus musclés parfois, en tout cas plus électriques. Pas sur toutes chansons, mais sur plusieurs quand même. Et puis, j’ai beaucoup composé avec Cyril Tarquigny, mon guitariste qui m’a accompagné sur toutes mes dates de concert. Donc, oui, quand tu t’es frotté à la scène, tu construis un peu le deuxième album différemment. D’un coup, tu te dis qu’en concert il te manque peut-être une chanson un peu plus up tempo pour faire danser les gens. De là vient l’idée d’une chanson comme « Go Go Go ! ». Tout se construit comme ça… « Les filles du premier rang », je l’imagine tellement la chanter en live… Donc, oui, c’est un album dans lequel mon expérience de la scène m’a beaucoup inspiré.

On t’attend moins dans un registre comme « Go Go Go ! » justement, qui est plus catchy que ce que tu as l’habitude de chanter. Aimes-tu ces titres plus up tempo ?

Ah oui ! Reprenons juste les chansons de Jean-Jacques Goldman, il va écrire « Comme toi » ou « Puisque tu pars », mais à côté de ça, il va écrire des chansons comme « À nos actes manqués » ou un album qu’il va dédier à la danse comme « Chansons pour les pieds ». J’aime ça, l’idée qu’à un moment donné, ce n’est même pas l’idée de faire un grand écart, c’est juste varier les plaisirs. C’est juste se dire que les gens ont besoin d’être divertis aux aussi. À un moment donné quand on pense à ça et qu’on a ça en ligne de mire, naturellement, on a envie de faire des chansons plus légères, plus axées sur les arrangements et sur le côté plus punchy. Ce qui est trop bon, c’est de chanter et que les gens dansent en même temps. C’est extraordinaire.

Mickael Miro © Julien Chartier

On va terminer cette interview en parlant un instant de « L’Horloge Tourne ».

Avec plaisir !

Comment as-tu vécu le succès phénoménal de cette chanson ?

Oh, je l’ai très bien vécu. Si tu sous-entends que j’aurais mal vécu le succès, pas du tout ! C’est le plus beau cadeau qu’on puisse faire à un auteur-compositeur.

Tu sais, certains artistes prennent parfois le succès un peu en pleine figure et le vivent paradoxalement un peu mal…

Ce n’est pas du tout mon cas. Moi, j’ai rêvé de ça. J’ai rêvé que ma musique soit partagée par le plus grand nombre. Je fais de la musique pour ne jamais être seul. Savoir que ma chanson a été élue chanson de l’année ou qu’elle a été reprise par les Enfoirés, c’est formidable. J’en suis trop content. C’est ma chanson porte-bonheur. Je n’aurais jamais pu réaliser tout ce qui m’arrive sans cette chanson. Et puis c’est un process qui est finalement lent. Il m’a fallu des années pour trouver une maison de disques qui accepte de me signer et pour qu’une de mes chansons passe en radio. Donc, quand tu as passé l’épreuve du temps, ce serait pour le coup assez gonflé de mal vivre le succès. Il faut avoir conscience de la chance qu’on a surtout ! Et puis, tu sais le titre de l’album, « le Temps des Sourires » me colle à la peau. Je n’ai aucun tabou avec le bonheur, je sais l’accueillir à bras ouverts quand il frappe à ma porte. Donc, j’ai conscience de la chance que j’ai…

Avant de te quitter… Tu viens d’être papa pour la deuxième fois. Comment vont la maman et le bébé ?

Elles vont bien. Très bien même. C’est ça aussi « Le Temps des Sourires ». C’est bouleversant. Il n’y a pas de chanson dans ce deuxième album qui parle vraiment de la paternité. J’ai essayé d’écrire sur ce thème et sur cette émotion qui me dévore chaque jour depuis que je suis papa. Mais chaque mot que je jetais sur une feuille était tellement pâlichon à côté de la vérité et de ce que je vivais que finalement, il n’y a pas de chanson sur la paternité sur ce deuxième album. En même temps, les enfants nous réservent bien des surprises. Chaque jour est différent avec des enfants. En tout cas, devenir papa, je le conseille vivement à tout le monde !

Propos recueillis par IdolesMag le 8 mars 2013.
Photos : Bernard Benant, Julien Chartier
Site web : http://www.mickaelmiro.com/

Mickaël Miro se produira notamment le 11 avril à Nancy (54), le 18 à Villeurbanne (69), le 25 au Cirque Royal de Bruxelles (BE), le 10 mai à Gray (70) dans le cadre du festival « Rolling Saône », le 14 à La Cigale (Paris 18ème), le 18 à Rive-de-Gier (42) et le 31 à Enghien-les-Bains (95).









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