Interview de Vigon Bamy Jay

Propos recueillis par IdolesMag.com le 14/03/2013.
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Vigon Bamy Jay, Les Soul Men, l’album

Le trio « Vigon Bamy Jay, Les Soul Men », débarque avec un premier album composé de reprises de grands standards américains et de chansons françaises qu’ils ont emmenés sur leur terrain de jeu préféré : la soul. Nous avons donc été à la rencontre de Vigon, Erick Bamy et Jay Kani afin d’en savoir plus sur ce projet, l’occasion également de se remémorer quelques instants inoubliables du Golf-Drouot et du Bus Palladium dans les années 60 avec Erick et Vigon, et des années 90 avec Jay (ex-Poetic Lover). Enfin, hasard ou coïncidence, chacun a participé à un télé-crochet, à des époques différentes de leurs parcours respectifs, « The Voice » pour Vigon, « Incroyable Talent » pour Erick Bamy et « Graines de Star » pour Jay. Avec le recul, ils nous diront les souvenirs qu’ils en gardent  aujourd’hui. Rencontre avec Vigon, Bamy et Jay, trois soul men avec qui on ne s’ennuie jamais ! Ils seront le 18 juin au Bataclan (Paris 11ème).

IdolesMag : Quand ce projet de trio a-t-il vu le jour? Y en a-t-il un de vous trois qui en est l’instigateur ?

Erick Bamy : C’est parti simplement de Vigon. Il n’ose pas le dire mais c’est vrai qu’il est à l’origine de tout ça. Un jour, il m’a appelé en me disant que ce serait chouette qu’on chante ensemble. Il m’a dit qu’il connaissait un troisième larron, Jay. Moi, je ne le connaissais pas, mais Vigon avait déjà travaillé avec lui. Ça m’a plu que Vigon m’appelle, parce que c’est un ami de longue date… de très longue date. Je lui fais entièrement confiance, on a un énorme respect mutuel l’un envers l’autre. C’est à cette occasion que j’ai rencontré Jay, et tout de suite, ça a collé. Il était dans le même esprit que nous, il avait les mêmes envies et les mêmes choses à exprimer que nous.

Vigon et Erick, vous vous connaissez depuis de très nombreuses années. Vous souvenez-vous dans quelles circonstances vous vous êtes rencontrés ?

Vigon : Bien sûr !

Erick Bamy : Fais attention à ce que tu vas dire, hein ?! (rires)

Vigon : Nous nous sommes rencontrés au Bus Palladium et au Golf-Drouot dans les années 60. Et comme on est des amoureux de la soul, nous avons eu à l’époque le même manager. On n’a pas arrêté de tourner ensemble à l’époque.

Erick Bamy : Et sans le savoir, chacun de notre côté, on avait évidemment le même amour de cette musique-là, et la même formation musicale. C’est-à-dire qu’il avait une rythmique avec des cuivres, et moi aussi de mon côté. Et quand on s’est rencontrés, on avait plein de choses en commun, et c’est ce qui nous a menés jusqu’à aujourd’hui.

Comment avez-vous choisi les titres qui figurent sur cet album ?

Erick Bamy : C’est encore moi qui vais prendre la parole… On va dire que je suis le plus bavard ! (rires) Je pense que c’est un choix collégial. On a choisi des chansons où on sentait notre facilité de pouvoir s’exprimer. On s’est aperçu qu’elles étaient toutes dans le même mood, comme on dit. Et puis, ce sont aussi des chansons de grands auteurs et de grands artistes. Que ce soit Ray Charles ou Bill Withers ou même « Avec le temps » de Léo Ferré et « Les Moulins de mon Cœur » de Michel Legrand. Cette chanson va merveilleusement bien à Jay. Il s’est pris la chanson et il en a fait un truc formidable. Donc, on a toute une palette de gens qu’on aime sur ce disque. Et c’est ça qui nous a décidés à les choisir. En plus, ce sont des chansons difficiles. Ce sont des montagnes ! Et nous trois, humblement, on a essayé de gravir la montagne et d’arriver jusqu’en haut ! (éclats de rires) Ça n’a pas été facile facile, on a eu des paliers comme quand on gravit l’Himalaya… Il faut s’arrêter de temps en temps pour reprendre un petit peu de forces !!

Vigon Bamy Jay © JM Lubrano

Est-ce que ça a été facile d’amener ces chansons sur votre terrain de jeu, la soul ? Certaines sont estampillées soul, mais d’autres en sont très éloignées…

Jay : Justement, on ne voulait pas partir dans la facilité. Le but pour nous, c’était de revisiter les titres qui n’étaient pas forcément soul. Et pour ceux-là justement, on a mis notre âme artistique au travail. Le but aussi était aussi d’amener une part de nous-mêmes dans les chansons. Et je pense qu’on a réussi le défi.

C’est assez réussi en effet.

Erick Bamy : C’est notre âme qui a parlé et chanté ! Et puis, on a eu la chance aussi, il faut le dire d’avoir été entourés par une équipe merveilleuse.

Vigon et Jay en chœur : Ça c’est vrai !

Erick Bamy : On ne fait pas les choses seuls.

En parlant de cette équipe qui vous entoure, un travail remarquable a été fait sur les arrangements des chansons par Scott Jacoby. Ils sont extrêmement modernes. Était-ce une volonté de votre part ?

Erick Bamy : Bien sûr ! Ça revient à ce que disait Jay tout à l’heure. On n’est pas dans le remember, ni dans la nostalgie, ni dans le copier-coller. On est habités par ces chansons, ce n’est pas de la prétention de le dire, mais on a envie qu’elles existent à travers la musique d’aujourd’hui. On n’est pas dans le passé. Une bonne chanson, justement, c’est une chanson qui traverse les âges et les siècles. Et nous, on a essayé de faire un pont pour que les chansons continuent à exister. Vous savez, c’est difficile de les repenser, mais d’un autre côté c’est très aisé aussi parce les bonnes chansons sont toujours beaucoup plus faciles à interpréter. Je pense qu’on a réussi notre pari. Et je tiens une fois encore à le souligner, Vigon et Jay seront d’accord avec moi, on ne l’a pas fait seuls. On l’a fait parce qu’il y avait une équipe autour de nous. Et comme vous le disiez, Scott Jacoby a fait un travail fabuleux, ainsi que toute l’équipe qui s’occupe de nous. Il faut leur rendre hommage aussi. Parce que le talent ne suffit pas…

Vous faites notamment une reprise d’Otis Redding (« Sittin’ on the dock of bay ») et une de Ray Charles (« What I’d Say »). Vous les avez croisés, Vigon et Erick dans les années 60…

Vigon : (rires) J’ai même eu le privilège de faire la première partie d’Otis dans un Musicorama à l’époque avec Denise Glaser. Même « Soul Man » avec Sam & Dave. On a fait un tour d’Europe, l’Italie, la Hollande, la Belgique et l’Olympia à Paris. Ils sont même venus gratuitement faire le bœuf au Bus Palladium avec nous.

Erick Bamy : Ah oui ! Et j’étais là moi, ce soir-là ! C’était pas mal… Otis Redding et Wilson Pickett, ils ne se débrouillaient pas mal… (éclats de rires)

Et Ray Charles, l’avez-vous croisé aussi ?

Erick Bamy : Moi, j’ai eu la chance de partager un duo avec Ray Charles. Une histoire extraordinaire. C’était dans le quinzième arrondissement à Paris. Quand on montait l’escalier, il m’a dit « Je passe devant et je te montre le chemin ». Déjà, ça calme…

Vigon : Eh bien moi, c’est mon idole, Ray Charles. Je n’ai jamais eu l’occasion d’assister à un de ses concerts ni de chanter avec… C’est un grand regret.

Erick Bamy : Oh… écoute, toi, tu as été avec Otis Redding, et moi avec Ray Charles. On ne peut pas être partout ! Trêve de plaisanterie, ce sont des gens qui nous ont beaucoup marqués. On sortait de l’adolescence et on ne savait pas qu’on ferait notre vie dans la musique. Enfin… si inconsciemment peut-être… Quand on côtoie des gens comme Otis Redding ou Ray Charles, c’est formidable. Ils sont devenus des montagnes. Alors nous, on regarde la montagne, et on se demande comment on va pouvoir bien faire. C’est ça qui nous donne la force d’avancer. En plus, ce sont des gens qui sont d’une simplicité… extraordinaire. Beaucoup d’humilité. On s’est très vite aperçu que malgré leur jeunesse, ils avaient quelque chose en eux…

Ray Charles  était donc l’idole de Vigon… Et vous Erick et Jay, avez-vous eu des idoles vous aussi ?

Jay : J’écoute toujours avec grand plaisir les histoires de mes camarades. Ce qui est incroyable, c’est que nous avons tous les trois eu la chance de rencontrer nos idoles. Moi, mes idoles, c’étaient Boyz II Men, je les ai rencontré, j’ai même chanté un morceau avec eux. C’était vraiment extraordinaire. De les avoir ne fut-ce que rencontrés, c’était super cool !

Erick Bamy : Et moi, en ce qui me concerne, je ne sais même pas si c’est une idole, c’est une icône… Je n’en sais rien finalement, je ne trouve pas le mot exact. C’est Ray Charles. C’est une évidence quand je l’ai entendu. Je savais que toute ma vie serait dirigée vers cette façon d’être, que j’aimerais bien atteindre un jour. Le chemin est peut-être un peu long… En attendant, c’est celui qui m’a fait vibrer, qui m’a fait tenir. Il y a des gens comme ça qui vous marquent et vous ne savez pas trop pourquoi. Il a fait des choses extraordinaires. Il a réinventé la musique. On parlait tout à l’heure des chansons que nous avions reprises, Ray Charles, lui il a pris des chansons country et il en a fait son propre truc à lui. C’est comme ça qu’il est devenu populaire aux États-Unis. C’est quand même fou. Il est arrivé à réunir deux mondes différents. Et quand je dis différents… c’est gentil ! J’aurais pu dire opposés. Il a réussi à fédérer tout le monde aux États-Unis à l’époque, dans les années 50, et puis à fédérer le monde entier… Moi, je trouve ça tout simplement extraordinaire ! Ray Charles, c’est le Nelson Mandela de la musique.

Vigon Bamy Jay © JM Lubrano

De tous les titres qui figurent sur l’album, y en a-t-il un qui trouve plus d’écho en vous que les autres ? Et pourquoi ?

Vigon : Moi, sans aucun doute, c’est « Long Train Runnin’ ». J’ai connu ma femme sur cette chanson. C’est un très beau souvenir.

Erick Bamy : C’est sans grande surprise « What I’d Say ». Quand j’étais gamin, je sortais dans des bases américaines et des G.I.’s m’avaient offert des disques. Et un de ces G.I.’s m’avait offert ce disque de Ray Charles. Je me souviens encore de la pochette française qui était un 45 tours blanc avec une paire de lunettes noires…

Jay : Moi, je pense que c’est « Avec le temps ». Je trouve qu’on la revisite vraiment bien. Il y a quelque chose qui me touche vraiment dans cette chanson, qui est d’une génération différente. Je ne connaissais pas cette chanson à la base. Je l’ai vraiment découverte à travers le projet et elle m’a vraiment beaucoup beaucoup touché. Elle est magnifique.

Était-ce une volonté de votre part d’inclure des titres en français ? Parce que le répertoire français n’est pas très soul en général…

Vigon : De façon très prétentieuse, on essaye de démontrer le contraire. C’est une idée reçue de dire que la langue française n’est pas appelée à ça. Ce n’est pas une question de langue, c’est une question d’écriture. Des artistes comme Claude Nougaro ou Michel Jonasz font de la soul. Ce n’est pas une question de langue, c’est une question de talent de mettre les mots les uns derrière les autres… Evidemment, on pense à Prévert et à Molière… Ils écrivaient pas mal ces gars-là non plus ! (rires)

Erick Bamy : Quand on lit un texte, il y a déjà une musique en soi. Et quand les textes vont… tout va bien.

Vigon : Ce n’est pas la langue, mais l’écriture qui compte.

Erick Bamy : Et c’est valable dans toutes les langues. Vous savez, il y a des textes en anglais formidables et d’autres qui ne sont pas terribles. Si on s’intéresse un peu par exemple aux textes qu’écrivent Mike Jagger, John Lennon ou Bob Dylan, ils n’écrivent pas n’importe quoi ces gars-là… En France aussi, il y a des gens qui écrivent merveilleusement bien et ça swingue tout seul, même quand on le lit. Alors, nous on essaye, modestement, de rectifier le tir.

Dans le clip de « Feelings », Erick est à New-York, Jay à Londres et Vigon à Paris. Comment s’est passé le tournage ? Avez-vous une anecdote à me raconter ?

Vigon : (rires) Nous avons tourné en plein air et il y avait de la neige. On n’était pas loin du Jardin des Tuileries. J’avais mes chaussures qui glissaient. Je ne pouvais pas marcher. On avait déblayé un endroit pour que je puisse marcher un petit peu. À chaque fois que je faisais un pas, je tombais…

Erick Bamy : En ce qui me concerne, c’était tout à fait différent. J’ai tourné à New-York. Il ne neigeait pas… mais il faisait tout aussi froid ! J’ai perdu cinq doigts de pieds. (rires) Il faisait -15°…

Jay : Moi, c’est un peu la même chose, il y avait un petit -5° / -6°. J’ai tourné à Londres. En fait, ce qu’il faut savoir, c’est que Vigon a un peu peur de l’avion… donc, il est resté à Paris ! À Vigon, il ne faut pas lui proposer de prendre l’avion ! Les chevaux, les poneys, tout ce que vous voulez, mais pas l’avion ! Le prochain clip, on va devoir le tourner dans un musée de la RATP !! (tous les trois éclatent de rire).

Y a-t-il des chansons que vous avez laissées de côté pendant l’enregistrement ?

Erick Bamy : Non… Il faut dire qu’on a choisi les chansons de façon très simple. En les fredonnant, ça collait ou ça ne collait pas. On n’a pas été jusqu’au point de faire des maquettes pour des titres où on aurait pu avoir des doutes. Les chansons, c’est une affaire de rencontre. Si la rencontre ne se fait pas, elle passe son chemin. Ça n’a pas été plus loin que ça. Les chansons qu’on a choisies, ce sont celles avec lesquelles on se sentait le mieux à cet instant-là. Il n’y a pas eu de rejet spécialement… mais une chanson peut fonctionner le mardi et pas le mercredi… heureusement, pour la plupart c’était un mardi ! (rires)

Jay : On avait un choix de chansons impressionnant. On aime tellement de choses tous les trois. Et c’est vrai que pour la plupart des chansons qu’on a choisies, il y a une histoire derrière. Une rencontre…

Vigon : Et puis, vous remarquerez que certaines chansons sont faites pour l’un et pas pour l’autre. Alors quand c’est fait pour l’un, on la lui laisse…

Quand on regarde vos parcours respectifs, il y a quelque chose d’assez amusant, c’est que vous avez les uns et les autres participé à un télé-crochet à un moment ou l’autre de votre carrière. Vigon dans «The Voice » l’année dernière, Erick dans « La France a un incroyable Talent » en 2010 et Jay dans « Graines de Star » en 1997. Avec le recul, quels souvenirs en gardez-vous ?

Erick Bamy : Qui commence ? Allez, Vigon, c’est toi qui l’a fait en dernier !

Vigon : Moi, j’ai toujours tourné depuis 50 ans et « The Voice » a été une belle opportunité qui m’a permis de m’exposer davantage, d’être médiatisé. C’est tout.

Ça reste un bon souvenir.

Vigon : Un merveilleux souvenir. Ça m’a permis de rencontrer Louis Bertignac et d’autres…

Ça ne vous a pas fait peur de vous retrouver dans une émission aussi médiatisée ? Parce qu’il est question de chanson dans « The Voice », mais ça reste avant tout une émission de télévision.

Vigon : Bien sûr, ça m’a fait peur. Mais il faut savoir que je ne me suis pas présenté, on m’a appelé. C’était un gros risque, mais je ne regrette pas de l’avoir fait. Heureusement que je l’ai fait, sinon, j’aurais continué à être assez peu médiatisé. Tandis que là, les gosses et les papys comme moi me reconnaissent. Je ne regrette vraiment pas de l’avoir fait. Je suis très heureux de l’avoir réussi, sinon, je ne serais même pas là pour vous parler aujourd’hui…

Et Erick et Jay ?

Erick Bamy : J’ai été inscrit à « Incroyable Talent » par un de mes camarades qui a voulu me jouer un tour. J’y suis allé et je dois avouer qu’au départ, je ne connaissais pas bien l’émission et donc, j’y suis plus allé pour lui faire plaisir… La première fois que je suis allé sur le plateau de l’émission, je me suis retrouvé avec des cracheurs de feu, des dompteurs de lions… je me suis vraiment demandé ce que je foutais là ! J’arrivais avec des chansons… rien d’autre ! Au fur et à mesure, je me suis laissé prendre au jeu. J’y ai rencontré des gens qui étaient plein d’envie, plein de passion et plein d’espoir. Et moi, ça, ça m’a plutôt attendri. Je voyais toutes les familles qui sont derrière les candidats. J’ai trouvé ça touchant. Je me suis laissé avoir. Et puis après avoir vu tous ces gens-là, je suis monté sur le plateau pour chanter, j’ai vu que ça leur plaisait… Ça m’a ému. La sensibilité a marché. Et rien que pour ces moments-là d’émotion, je suis content de l’avoir fait. J’en garde un merveilleux souvenir.

Vigon : J’ai même voté pour toi !

Et Jay ?

Jay : Pour ma part, ça s’est fait assez rapidement. On était avec mon groupe de l’époque, les Poetic Lover. On chantait un peu partout… et beaucoup de personnes venaient nous trouver en nous demandant pourquoi on ne se présentait pas à « Graines de Star » qui arrivait sur M6. On s’est pris un peu la tête et pour finir on s’est présentés aux auditions. Et puis, ça a pris très rapidement. À l’époque, j’étais très jeune, j’avais 16 ans et demi. Dans ma tête, comme j’étais encore au lycée, je me disais que j’allais avoir encore plus de nanas… (éclats de rire général) C’était encore un peu artisanal finalement, il n’y avait pas encore tout ce côté star system qu’on peut trouver aujourd’hui. C’était une des premières émissions de concours à la télé. Pour nous, ça a été une chance extraordinaire. Tu voyais quatre petits blacks qui arrivaient sur scène et qui chantaient… il n’y en avait pas beaucoup à l’époque. Ça a été une chance pour nous. Après, tout s’est enchaîné. C’est vraiment une chose sur laquelle je ne cracherai jamais.

Avant de vous quitter, j’aimerais parler scène un instant. Vous serez le 19 mars prochain sur la scène du New Morning à Paris. Une tournée est-elle en train de se mettre en place ?

Erick Bamy : Oui, c’est en train de se mettre en place. La scène, c’est ce qu’on espère tous les trois. C’est sûr qu’on va y aller avec le plus grand bonheur.

Jay : On est vraiment super impatients, on ne tient plus en place !

Vigon : La plus belle expression qu’on peut mettre dans une chanson, c’est sur scène qu’on la trouve. C’est là que les chansons prennent toute leur valeur.

Jay : Vigon, des fois tu m’épates ! Qu’est-ce que tu peux être poète !! (rires)

Erick Bamy : Bah… on a envie d’aller sur scène, c’est normal ! C’est sur scène que les chansons existent vraiment.

Vigon : Et en plus, ce sera mieux sur scène que sur l’album… parce qu’il y aura le public.

Erick Bamy : Et puis, soyons honnêtes, notre rêve avec ce premier album, c’est de partir en tournée à l’ancienne, à l’époque où les groupes allaient de ville en ville et faisaient le tour du pays en bus. On the road again ! C’est un peu différent aujourd’hui, mais on retrouve tout de même un peu de ça. Une tournée, c’est ça aussi, c’est la route et la rencontre avec les autres. C’est un rythme de vie différent. Il faut se défoncer tous les soirs… et transpirer un petit coup ! (rires)

Propos recueillis par IdolesMag le 14 mars 2013.
Photos : JM Lubrano
Site web : http://vigonbamyjay.fr/









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