Interview de Guy Criaki

Propos recueillis par IdolesMag.com le 10/03/2010.
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Guy Criaki © photo DR

Guy Criaki nous a reçus dans le home studio qu'il a installé dans son appartement. L'inoubliable interprète de "Je m'en vais" nous expliquera son parcours, des bords de la Méditérannée à Paris où il rencontre Orlando. Guy reviendra aussi sur ses nombreuses collaborations, dont celle avec Julie Pietri et nous racontera la magnifique aventure musicale et scénique qu'il a vécue à La Réunion et à Maurice en 2008 et 2009...

IdolesMag : Quand est née ta passion pour la musique?

Guy Criaki : Ma passion est née avec moi!... Je ne me rappelle pas du jour où j'ai commencé à chanter. Çà doit remonter aux alentours de mes cinq / six ans, quelque chose comme çà. J'ai été entouré d'une famille de musiciens. Tout le monde chantait dans la famille. Dans la famille, l'hygiène de vie, c'est la musique, si tu veux!

Et jouer du piano et de la guitare, çà remonte à quelle époque?

Je devais avoir 12 ans et demi, treize ans quand j'ai commencé à jouer de la guitare. Au départ, je regardais comment les autres faisaient. Je les copiais. Et puis, avec le temps, un piano a croisé ma route. Un vieux piano tout désaccordé, tout pourri. Mais je l'ai trouvé tellement beau! On aurait pu mettre des chandeliers dessus!  J'ai passé un mois à essayer de l'accorder avec mon diapason. Dès que j'ai eu réussi à l'accorder, je l'ai décoré avec des punaises pour faire joli... Çà lui donnait un petit air « Country ». J'ai alors commencé à jouer dessus. J'ai commencé par jouer des airs de Beatles. Je ne suis pas devenu un grand pianiste pour autant...

Mais tu n'as jamais pris de cours de solfège.

Non, je suis un autodidacte!

Comment est née la chanson « Je m'en vais »?

C'est une histoire autobiographie! Ce sera ma seule chanson autobiographique, je crois... « Je m'en vais » a été écrite et composée dans un petit cabanon dans lequel on faisait de la musique avec mes potes, un peu comme des parias. A l'époque, chacun avait son job. Moi, c'était la mécanique. On se retrouvait les soirs et week-ends dans un tout petit cabanon en plein milieu de la nature. On mettait nos instruments dedans... et ils n'étaient malheureusement pas bien protégés! On vivait notre petite passion pour la musique ensemble. On jouait essentiellement les Beatles, parce que c'était ce que j'aimais le plus. J'essayais d'imiter John Lennon à cette époque, alors, je chantais avec un chewing-gum dans la bouche!! Et avec le temps, un beau jour, je me suis dis que j'allais me mettre à composer! Comme si c'était comme çà que çà se passait! (rires) Mais c'est comme çà que çà s'est passé.  Ma première chanson était donc « Je m'en vais ». Je chantais interminablement la mélodie de « Je m'en vais » et un beau jour, un ami m'a amené un texte. A l'époque, on était un peu rejetés, on nous prenait pour des drogués. On passait nos week-ends, tous nos samedis et nos dimanches enfermés dans ce cabanon. Mais on répétait et on répétait encore!! Du coup, on a tellement ressenti ce rejet qu'ont les gens pour ceux qui essayent de faire quelque chose de différent, que le texte de « Je m'en vais » est né comme çà!

Et après tu montes à Paris?

Après, il en vient d'autres. Après trois ou quatre chansons, on a décidé de partir à Paris. On a pris un fourgon, avec des sabots aux pieds parce qu'on savait que là-bas, il y avait des productions, etc... On a sonné aux portes des différents studios en disant qu'on avait des musiques à leur faire écouter, comme s'ils nous attendaient! Et bien, les premiers chez qui on a sonné nous ont ouvert la porte. Et ont accepté d'écouter nos chansons pendant deux minutes. Ils nous ont alors offert deux jours de studio! On n'avait aucune expérience du studio. On est alors allé chercher tous nos instruments et on a commencé comme si on faisait une petite répétition dans notre cabanon! On a enregistré comme on a pu. J'ai toujours ces premiers enregistrements qui traînent dans un coin d'ailleurs! Les gens du studio nous ont donné un petit coup de main pour rectifier un peu le tir, et heureusement... Donc, à partir de ce moment, on avait déjà une bande à faire écouter!

Petit à petit, les gens qu'on rencontrait ont essayé d'évincer tous mes amis. Et je me suis retrouvé seul à Paris.

Et ta vie, à ce moment, c'est quoi? Tu rencontres Orlando tout de suite?

Oh non! Pas tout de suite! J'ai continué à bosser, il a fallu que je trouve un endroit où habiter. C'est pas simple quand on se retrouve comme çà seul à Paris. J'ai logé pendant une dizaine de jours chez un pote. Puis, j'ai trouvé un appart' du côté de rue Soufflot. J'ai continué à faire mes petites bandes, à les enregistrer et à les faire entendre...  Jusqu'au jour où un « illustre » les a entendues et a cherché à me trouver. Et là, des jaloux se sont interposés... J'avais filé des bandes à une certaine personne et quand son producteur a entendu ma voix, il a voulu me rencontrer, mais cette certaine personne a fait barrage à l'époque! Çà a bloqué, mais ils ont fini par me trouver! A cette époque, j'étais livreur dans l'alimentaire. J'ai rencontré ce producteur qui était ami avec Orlando. Et Orlando a voulu me produire un album. A cette époque, tout était confus pour moi. Je suis passé de l'état où personne ne voulait de moi à celui où trois ou quatre personnes voulaient me produire en quelques jours. C'est un peu toujours comme çà... Personne ne veut de toi, puis un jour, tu ne sais pas comment, tout le monde te veut. Je le sentais : c'était LE moment! J'ai alors hésité afin de faire les bons choix... On m'a dit de ne surtout pas aller chez untel, que c'était mieux un autre... Pour finir, je suis allé chez Orlando parce qu'il n'avait rien dit de négatif sur ses concurrents! Mais, il faut bien se rendre compte que tout ceci, çà a quand même pris deux ou trois ans...

Tu as donc fait deux albums avec Orlando.

Oui, il y en a eu deux « Qui créa qui? », le premier, puis en 1985 « Petit blues pour un amour fou ». Puis, j'ai claqué la porte!

Pourquoi?

Parce que je trouvais qu'il ne s'occupait plus très bien de moi à ce moment-là... J'avais fait de très belles télés, de très beaux primes, j'étais très sollicité avant! Çà a duré 7 ans tout de même... Rien que « Je m'en vais » a été plébiscité pendant au moins 2 ans... On n'arrivait pas à changer de titre, tellement les gens en redemandaient. En fait, je pense qu'Orlando n'a jamais très bien compris qui j'étais et comment je fonctionnais. Il était un peu dans son monde... Gérard Pedron le lui avait dit, d'ailleurs. Gérard, c'était un grand bonhomme. Malheureusement, il n'est plus là. Gérard et Orlando étaient co-producteurs. Gérard a voulu lui racheter ses parts, d'ailleurs. Puis, il ne l'a pas fait... donc j'ai arrêté l'aventure.

Et après, çà s'est passé comment?

C'était très chaotique après!! Je suis renté chez Commotion, la maison de disque de Guesh Patti à l'époque, où j'ai enregistré un album, « Un rêve d'avance ». Ils m'ont toujours dit « oui » à tout. J'ai fait quelques télés. Commotion a capoté et ils m'ont mis dehors. Et donc, là... je replonge! Je m'engouffre dans un truc qui a duré des années.
Tu sais, pendant des années, tu voyages en Mercedes, puis il faut vendre la Mercedes... La vie devient très compliquée. Les amis que tu avais autour de toi s'en vont comme de la fumée... Tout le monde se barre! Puis, tu as les impôts qui te tombent dessus... Ta nana choisit ce moment-là pour se barrer, évidemment! Tu n'as que des choses négatives qui te tombent dessus... On a même repris mon appart, donc, j'ai du déménager... C'était LA TOTALE!
Si çà ce n'est pas être au fin fond... alors je me demande ce que c'est!...

Guy Criaki © photo DR

Revenons-en un peu, si tu le veux bien aux années Orlando... Qui a eu l'idée de la pochette de « Qui créa Qui? »?

C'est une super agence de pub, de promo et de marketing. Toute l'idée vient d'eux, pas de moi... Çà  faisait de moi une espèce d'ange. Ils l'ont fait à cause de ma voix qui paraissait venir de là-haut. Ils m'ont mis une toge romaine... en fait c'était un drap! (rires) Un drap tenu par des pinces à linge. C'était à mourir de rire! N'empêche que cette pochette a été pochette du mois dans le magazine pour les professionnels de la musique. Dans les magasins, en tête de gondole... on ne voyait que mon album! Le point d'interrogation doré avec le laser bleu faisait tout son effet aussi...

Il est tout de même très « space »!

Ce n'est pas grave! Çà a vendu à mort... La comm' était réussie!!
La pochette était très marquante. C'était un peu comme si on te jetait les couleurs à la figure.
En plus, moi, j'étais branché musique... donc le reste, je déléguais! Je trouvais çà plus futile. Ce qui m'intéressait, c'était le contenu, tout le travail autour de la musique. Chacun a sa spécialité, en fait!

Pourtant tu faisais attention à ton image...

Tu sais, le mec gominé et bien brushé qu'on voyait à la télé... ce n'était pas vraiment moi... C'était une idée d'Orlando, qui aimait que ses chanteurs soient bien beaux, bien lisses. C'était assez contradictoire avec ma personnalité, en fait... Je suis plutôt chiant et avec du caractère!! Il voulait que j'aille jouer au rami le dimanche après-midi avec Dalida... mais ce n'était pas mon truc! Je préférais aller draguer et jouer au tennis! (rires) En fait, je détestais jouer aux cartes, mais j'aimais beaucoup Dalida. L'image que je renvoyais ne reflétait pas qui j'étais réellement...
Quoiqu'il en soit, c'était deux mondes parallèles pour moi, le showbiz et la vraie vie...

Justement, qui étaient tes amis à cette époque?

A l'époque, je chantais avec tous les numéros 1 du moment... J'avais un carnet d'adresses pas possible... Mais mes vrais amis n'étaient pas dans le Showbiz, c'étaient (et ce sont toujours) mes amis d'enfance! Tes vrais amis, ce sont ceux qui te disent au téléphone « Je t'ai vu hier à la télé... t'étais nul! ». Mes amis sont comme moi... Ils disent « cash » tout ce qu'ils pensent. Ils sont comme moi, en fait : nous ne sommes pas trop sophistiqués! (rires)

Donc, tu n'as gardé aucune amitié de cette époque?

Si, bien entendu, j'ai rencontré de super personnes dans le métier, qui sont toujours des amis.

En 1986, tu as repris « J'entends siffler le train ». C'est assez loin de ton univers... Pourquoi cette chanson?

C'est une erreur de parcours!... A cette époque, je commençais à trouver qu'on ne s'occupait pas bien de moi. Je cherchais ce que j'aurais pu faire pour retrouver la reconnaissance du public... et ma maison de disques cherchait aussi. Claude Carrère n'a rien trouvé de mieux que de me faire chanter cette reprise. C'était utopiste. Je n'y croyais pas trop... et j'avais raison!

La reprise n'était pas si mauvaise, pourtant.

Ben... C'est tout de même moi qui jouais du piano! (rires) On a enregistré dans un petit studio dans le 9ème avec un beau piano à queue... Mais ce n'était pas génial tout de même! (rires)
Par contre, la première version que j'avais faite de « J'entends siffler le train » était assez intéressante. J'avais fait des arrangements très originaux, on ne reconnaissait quasi plus l'original! Mais elle est restée à l'état de maquette... Et j'aimerais bien remettre la main dessus d'ailleurs!

Tu as composé 2 chansons sur l'album « La Légende des Madones » de Julie Pietri (« Seigneurs de l'Enfance » et « Les Sorcières et les Madones ») comment s'est passée la collaboration avec Julie Pietri ?
 
Je l'ai rencontrée en 1987, à l'époque où j'ai quitté Orlando. J'appelle Jean-Patrick Teyssaire qui était le compagnon de Julie à l'époque. Au cours d'un spectacle, Julie m'a demandé si je ne voulais pas lui écrire une chanson... Je lui ai tout de suite dit oui. Çà a donc donné deux chansons, « Seigneurs de l'enfance » et « Les Sorcières et les Madones ».

Vous revoyez-vous de temps en temps?

Nous nous sommes recroisés il y a deux ans sur une scène...

Guy Criaki © photo DR

Peux-tu nous parler de « La Rencontre », le spectacle que tu as donné à la Réunion et à Maurice en septembre / octobre 2008, avec Dominique Barret?

Au départ, on m'a demandé de venir à la Réunion pour donner trois concerts avec Dominique Barret, un artiste local. En fait, en consultant les médias, les producteurs se sont rendu compte qu'en 1983/1984, j'étais l'artiste qui avait le mieux marché à La réunion, et celui qui était le plus diffusé en radio... Ils m'ont donc demandé de revenir à La Réunion pour trois concerts avec Dominique Barret. Je n'y étais plus allé depuis presque 25 ans! Ils ont diffusé des pubs à la radio et ont repassé mes anciennes chansons... Et une semaine avant de partir : ils m'ont annoncé qu'ils avaient doublé toutes les dates! En débarquant (après 15h de vol)... j'ai fait le journal télévisé! J'étais complètement crevé mais j'ai sorti ma guitare et hop, j'ai chanté! Après, on est partis quelques jours pour les répétitions au théâtre. Le soir de la première, c'était la folie! Dans mes grands jours de succès, je n'ai jamais connu çà... J'ai eu l'impression d'être 25 ans en arrière, au même endroit, mais avec un succès décuplé! Un accueil comme çà, c'est formidable!

Çà a dû te plaire d'avoir un succès pareil!

Oh oui! Le théâtre n'était pas extrêmement grand (1000 places), mais je peux te dire que pour moi qui n'ai plus l'habitude de chanter sur des scènes très grandes... Çà le fait!! Parfois j'avais peut-être un peu le doute, je me disais que j'étais peut-être dépassé... Et puis non! Je me suis rendu compte que je pouvais remplir des salles de 1000 personnes et même plus! Et je peux te dire que je n'exagère pas, c'était un rêve éveillé... Et puis, le rêve a continué...

Et avec Dominique Barret, çà se passait comment?

Super bien! On était partis sur l'idée de surprendre un peu les gens... On commençait le spectacle avec « Je chante pour qu'elle revienne ». Dominique Barret arrive sur scène sur cette chanson, mais le public se demande un peu ce qu'il se passe, puisque ce n'est pas la sienne... Et la lumière s'allume sur moi. Et là, quel accueil!! Au cours du spectacle, on a fait l'inverse aussi, je chantais ses chansons. C'était vraiment chouette. Çà m'a permis de chanter des chansons Réunionnaises et le public aime beaucoup çà. Le public a beaucoup aimé notre complicité avec Dominique Barret.

Quelle chanson avait le plus de succès?

Bien évidemment « Je m'en vais », mais j'ai été très étonné du succès remporté par « Marlowe » qui figurait sur mon premier album... Le public adorait! [NDLR : « Marlowe » figurait aussi sur la face B du 45T « Y'a le succès qui s'taille »]

Et sur scène, vous aviez une grosse formation?

Oui, on était 10 sur scène... çà fait du monde!

Tu y es resté combien de temps?

3 semaines en tout. Les gens revenaient d'un soir à l'autre... C'était trois semaines vraiment magiques! C'était en quelque sorte mon grand retour sur scène...

Et donc tu as joué à La Réunion et à Maurice?

Oui, mais on est resté juste un soir à Maurice. Les moyens ne sont pas les mêmes... Et puis, il y avait un problème de budget, il fallait amener toute la technique et les musiciens en avion. Tout çà coûte beaucoup d'argent pour de petits producteurs.

Et en mars 2009, tu repars en tournée avec « Le Nostalgie Tour » à la Réunion, avec Phil Barney et Jean-François Michaël cette fois-ci...

Oui! C'est moi qui les ai fait venir, Phil et Jean-François! J'avais envie de continuer cette belle aventure, mais pas envie de reproposer la même chose au public à six mois d'écart. On a donc beaucoup discuté avec le producteur, Dominique Maillot pour savoir dans quelle direction il fallait aller. Il m'a dit que le public Réunionnais aimait beaucoup Phil Barney et Jean-François Mickaël. Je les ai donc appelés pour qu'ils viennent nous rejoindre sur le « Nostalgie Tour ». Ils étaient un peu réticents au départ, ne sachant pas exactement où ils allaient... Puis je leur ai expliqué le succès qu'on remportait là-bas... les dédicaces durent une plombe!! Et ils ont accepté... Ils sont venus, et je peux te dire qu'ils ne l'ont pas regretté du tout!!

Et tu comptes y retourner?

Oui, j'aimerais beaucoup, mais il n'y a rien de prévu là tout de suite. Il vaut mieux ne pas y retourner de suite, pour ne pas lasser le public! Et j'aimerais beaucoup y retourner et refaire une tournée avec Dominique Barret. Le feeling est bien passé entre nous.

J'ai vu sur internet que ton BestOf était sorti à Maurice et à la Réunion...

C'est en fait un « BestOf live ». Il contient mes plus grands succès, ainsi que deux inédits : « Viens avec moi » et « Un aveu de l'autre », qui ont cartonné là-bas!

Quand peut-on espérer le voir sortir en France?

Il ne sortira pas! En tout cas, pas dans sa version actuelle... Donc pas tout de suite... Quand on me l'a présenté, j'ai dit que je ne validais rien du tout!

Pourquoi?

Parce que la qualité n'est vraiment pas bonne. On l'a enregistré là-bas avec les moyens du bord. Et on l'a sorti dans la précipitation... Après coup, je ne veux pas qu'il sorte dans sa version actuelle, le rendu sonore n'est pas excellent. Je n'aime pas le mastering ni le mixage... Par contre, le packaging est vraiment chouette. La pochette, c'est une belle photo de scène que j'ai choisie. Le livret est aussi plutôt pas mal du tout!

Et que vas-tu faire?

J'ai demandé à ce qu'on m'envoie toutes les bandes... Çà a mis plus de 6 mois pour arriver! Et là, je m'attelle à tout remixer. On va garder tout le packaging, qui est superbe, mais musicalement, je ne peux pas le sortir en l'état. Tout est dominant sauf la voix et les guitares... Alors que c'est ce qui est le plus important dans mes chansons!
En plus, j'estime que l'enregistrement est « en dessous » de ce que j'ai enregistré à l'époque, et quand on est chanteur, on ne peut pas sortir un BestOf avec des enregistrements « en dessous » de ce qu'on a fait auparavant. On peut sortir quelque chose d'égal, ou mieux, quelque chose de supérieur, mais pas quelque chose de moins bon.
Je préfère donc tout remixer et tout réenregistrer, çà demande beaucoup de boulot... çà ne sera donc pas pour tout de suite...

Un DVD est sorti aussi à la réunion, je pense.

Oui, et il a été numéro 1 des ventes d'ailleurs!

Guy Criaki © photo DR

Tout à l'heure, tu nous a parlé des deux inédits qui figurent sur ce fameux BestOf sorti à la Réunion, « Viens avec moi » et « Un aveu de l'autre »... Alors, puisque le BestOf n'est pas prêt de sortir en France, peut-on espérer un nouvel album bientôt?

Oui, mon quatrième album est bien avancé!... Il va bientôt arriver, il est bien entamé. Çà faisait des années que je travaillais un peu dans le vide, soyons honnêtes. Mais cette tournée à la Réunion m'a galvanisé... là, je me dis que je peux me faire reconnaître aujourd'hui par des nouveautés sur scène... Des gens sont venus me mettre des commentaires sur Youtube et Facebook en me disant que c'était la chanson qu'ils préféraient dans mon répertoire... çà fait vachement plaisir à entendre! Mais je ne veux pas être un chanteur Facebook... il faut que le disque sorte! (rires) Avant, on ne me parlait que de « Je m'en vais » et « Elle Disait », maintenant, on me parle de « Viens avec moi » et « Un aveu de l'autre », qu'est-ce que çà fait du bien!!... Je sens que le vent tourne... Mais je continue à donner des cours de chant tout de même.

Justement, tu donnes des cours de chant. Quels conseils donnes-tu à tes élèves?

C'est pas évident de donner des conseils!...
Je ne pense pas que les émissions de télé-réalité soient une très bonne idée pour démarrer une carrière pour de jeunes chanteurs. Cependant, il y a des cas isolés... Une Olivia Ruiz a eu l'intelligence de se servir de son passage à la StarAc pour faire ce qu'elle avait envie de faire.

Quels artistes aimes-tu à l'heure actuelle?

J'adore Maurane et Véronique Sanson, ce sont deux excellentes chanteuses... J'ai d'ailleurs beaucoup de plaisir à aller les voir sur scène.
Dans les plus jeunes, j'aime beaucoup Nolwenn Leroy. J'adore sa voix. Thomas Dutronc aussi qui a beaucoup de talent. Tété me plaît beaucoup aussi. Corneille aussi...
Mais en fait, j'écoute beaucoup plus de la chanson anglo-saxonne, comme Elton John, Sting, Lionel Richie ou Stevie Wonder, etc...
Ah si, dans la jeune génération, il y a un aussi un p'tit gars que j'apprécie beaucoup, c'est Mika. C'est un futur grand artiste! Et Lady Gaga aussi me plaît beaucoup...

Pour qui aimerais-tu écrire? Ou avec qui aimerais-tu collaborer?

J'ai écrit quelques chansons pour une jeune interprète, Sandra Ellgé. On s'est rencontrés grâce à la musique il y a quelques années... Elle a toujours voulu chanter. Elle avait déjà fait quelques petites scènes quand je l'ai connue, et... elle payait même pour se produire sur scène!... Elle avait encore pas mal de travail à fournir, vocalement, à l'époque. Alors, je l'ai aidée du mieux que j'ai pu. Elle est venue avec moi à La Réunion, pour le spectacle « La rencontre », en tant que choriste. J'aimerais y retourner avec Sandra avec une petite formation pour faire de la scène ensemble dans des plus petites salles. Là, elle vient de faire sa première télé. On sent que çà bouge un peu. Elle chante vraiment bien. Elle mérite vraiment d'être connue et reconnue, elle a vraiment beaucoup de talent...

Enfin, si on te posait la question stupide suivante : quelle chanson emporterais-tu sur une île déserte? Que me répondrais-tu?

Ce serait certainement une chanson de Stevie Wonder de son album « Journey Through the Secret Life of Plants », « The Secret Life of Plants ». C'est magnifique!

Propos recueillis par IdolesMag le 10 mars 2010.

-> Plus d'infos sur Guy Criaki : http://www.myspace.com/criaki

-> Plus d'infos sur Sandra Ellgé : http://www.myspace.com/sandraellge









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