Interview de Axel Tony

Propos recueillis par IdolesMag.com le 26/02/2013.
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Axel Tony - DR

Alors que son single « Au-delà des mots » commence à faire parler de lui, Axel Tony est en pleine préparation de son premier album, « Je te ressemble ». Nous avons donc été à sa rencontre afin d’en savoir un peu plus sur lui et son parcours. Au cours de cet entretien, Axel ne manquera pas de nous en dire un peu plus sur ce premier album attendu pour le printemps prochain, dans lequel il sera beaucoup question d’amour, mais aussi de sa vision sur notre société. Un album très orienté pop urbaine, avec des touches de zouk et de R’n’B.

Axel Tony, Au dela des motsIdolesMag : Avant de parler plus précisément de ton nouveau single « Au-delà des mots » et de ton album « Je te ressemble » qui est attendu pour le printemps, j’aimerais si tu le veux bien évoquer ton parcours dans les grandes lignes. Viens-tu d’une famille de chanteurs, de mélomanes ou tout du moins d’artistes ?

Axel Tony : Oui, je viens d’une famille de chanteurs. Mon père était chanteur au Cameroun, Monsieur Tonye Jackson. J’ai toujours baigné dans la musique. Mon père chantait pas mal de chants religieux à l’église, donc oui, on peut dire que je fais partie d’une famille de chanteurs. Ma mère, elle, a chanté, mais sur le tard (rires).

Est-ce ton père qui t’a inconsciemment donné envie de chanter ?

Peut-être inconsciemment. Mais au départ, même si j’aimais beaucoup chanter, j’imitais surtout. J’aimais imiter les gens. Au début, ça a commencé par mes profs, et puis, au fur et à mesure, j’ai imité des chanteurs. J’avais des facilités pour ça.

Est-ce que tu chantais avec lui ?

Oui, oui. On chantait tous les dimanches des chants camerounais et notamment des chants religieux avec toute la famille, ma grand-mère, mes oncles, etc…

Tu me parles de chants religieux et traditionnels, mais toi, vers quelle musique t’es-tu dirigé à l’adolescence ?

J’étais très très R’n’B. J’aimais beaucoup Boyz II Men, Brian McKnight, etc… Mais j’ai vraiment été très influencé par Boyz II Men. Quand j’ai découvert Boyz II Men, ça a été une révélation, c’est ça qui m’a donné envie de chanter.

Quel est ton parcours vers la chanson, semi professionnellement et professionnellement ?

Semi professionnellement, j’ai commencé à chanter dans une chorale. J’ai intégré « We Are One » en 2005. Tout le monde me disait qu’il fallait que je rentre dans une chorale et que je chante. En plus, je savais que des artistes comme Willy Denzey, Humphrey ou Trade Union étaient passés par là. Je me suis dit que ce serait vraiment bien d’intégrer cette chorale, j’ai donc passé l’audition. Après, la même année, on a été invités pour accompagner Corneille aux NRJ Music Awards. J’ai intégré la chorale en septembre et en janvier, on était déjà à Cannes. C’est vraiment avec « We Are One » que j’ai fait mes armes. J’ai appris ce que c’était de faire un plateau télé. On a accompagné pas mal d’artistes comme Amel Bent ou Chimène Badi. On a fait beaucoup de plateaux sur la Star Academy aussi. C’est vraiment là que j’ai commencé à réellement me frotter au milieu professionnel. Après, à titre personnel, j’ai débuté avec du zouk. C’était avec Imelie Monteiro et Thayna, la chanson s’appelait « Elle ou moi ». Après, je suis arrivé avec un titre solo, « Les Feux de l’amour ». Puis, j’ai refait un duo, avec Kayliah sur « Pourquoi revenir maintenant ». Et c’est vraiment à ce moment-là qu’on peut dire que j’ai fait mes premières armes en solo. J’ai enchaîné avec une chanson qui s’appelait « Pause Kizomba », un titre très capverdien et zouk aussi dans le fond. Le kizomba commençait à arriver sur Paris. J’ai refait ensuite un duo avec Admiral T, « Ma Reine ». Cette chanson m’a vraiment ouvert d’autres portes. Et puis, il y a eu le succès de « Avec toi » qui est arrivé et ce nouveau single « Au-delà des mots ». Entre temps, il y a eu aussi le titre « Je t’aime ».

Tu as déjà fait pas mal de duos, en fait.

Oui ! J’en ai fait pas mal. La musique, c’est du partage avant toute chose. Donc, un duo, c’est aussi du partage. En parallèle, j’ai tout de même chanté quelques titres en solo.

Axel Tony - DR

Quand tu étais choriste, nourrissais-tu déjà l’envie de monter seul sur scène ? Ou bien ton projet solo était-il en sourdine ?

On va dire qu’il était en sourdine parce que j’ai été choriste pour DIAM’S en 2006 et Kery James en 2008. J’étais choriste et content de l’être. Je n’avais pas dans l’optique de faire une carrière solo. J’étais plus en retrait. J’accompagnais de grands artistes, donc, à l’époque, très sincèrement, je ne me voyais pas mener à bien un projet solo.

Qu’est-ce qui a été le déclic ? Qu’est-ce qui a fait qu’à un moment donné tu t’es lancé dans un projet solo ?

Le déclic, c’est… Un jour, mon manager m’a dit qu’on allait partir aux Antilles pour aller y défendre le titre « Elle ou moi ». On devait y chanter le titre notamment lors d’une fête patronale de la ville de Saint-Joseph en Martinique. Le public était très à fond. C’est quand je me suis confronté au public martiniquais que je me suis dit que des gens croyaient en moi et qu’il fallait foncer. C’est à ce moment qu’on a décidé de faire « Les Feux de l’amour » aussi.

« Les Feux de l’amour », c’était un clin d’œil au fameux soap américain ?

Oui, oui ! C’était un petit clin d’œil à la série ! (rires)

Comment s’est passé ta rencontre avec Universal ? Qui a été vers l’autre ?

J’ai signé chez Universal en mars dernier. Ça fait à peine un an. Ce sont eux qui sont venus à nous. On avait déjà fait un gros travail en amont dans le milieu afro-caribéen, on avait déjà une grosse base de fans. Et puis le titre, « Avec Toi » est arrivé aux oreilles d’Universal. Ils étaient partants pour sortir un single. Et aujourd’hui, l’aventure continue pour faire un album entier. Donc, on a vraiment pu concrétiser des choses.

Dans quelles circonstances est née cette chanson « Au-delà des mots » ?

À la base, c’est N-Zup qui a écrit et composé la chanson. Je suis venu, je n’étais qu’un interprète. Skalpovitch a réalisé la chanson. Mais c’est vraiment N-Zup qui a tout fait au départ et Skalpovitch est venu donner ce côté très pop urbaine qu’on retrouve aussi dans « Avec Toi ».

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Et toi, écris-tu ? Composes-tu ?

Oui, j’écris et je compose. Là, dans l’album, j’ai été à la base de quelques compositions. J’ai coécrit quelques textes. Mais le problème, c’est que je suis tellement exigeant avec moi-même et je cherche tellement la perfection que je mets trop de temps pour rendre ma copie. Je n’hésite pas à m’entourer de gens compétents pour livrer le meilleur. Il ne faut pas avoir peur de s’entourer de gens de talent.

Tu viens de terminer le tournage du clip…

Oui ! Il arrive début mars.

Comment s’est passé le tournage ?

C’était vraiment très chouette. On a tourné à Paris dans un loft et Place des Vosges.

As-tu une anecdote à me raconter, un truc marrant qui se serait passé ?

Oui ! La petite anecdote, c’est qu’il faisait très froid. Et quand je dis très froid, c’est très très froid ! Il y avait tout de même un petit rayon de soleil, ça faisait un joli contraste. On a commencé à tourner à sept heures du matin dans le froid. J’étais gelé et je ne sentais plus mes doigts de pieds. (rires) Mais après, quand j’ai vu les images, j’ai vraiment été content du résultat, ça m’a tout de suite réchauffé ! (rires)

Ça te plait, tout ce travail de l’image autour de la musique ?

Oui, beaucoup. Comme je le dis toujours, quand on est chanteur, on est vendeur de rêve. Et qui dit vendeur de rêves, dit image. L’image fait rêver les gens. Et moi, en plus, j’aime beaucoup me prêter au jeu, que ce soit sur les tournages de clips ou pour les shootings photos.

L’album « Je te ressemble » sort dans les semaines qui viennent. Dans quelle direction musicale va-t-il aller ?

C’est un album qui est très pop urbaine. Notamment avec de beaux sons de batterie comme on a pu en entendre sur « Avec Toi » et  « Au-delà des mots ». Il y aura aussi des chansons un peu plus solennelles avec de la guitare et un morceaux où on a fait venir des chœurs.

Quels thèmes vas-tu aborder ?

Je vais beaucoup parler d’amour. On a tous besoin d’amour, il ne faut pas se mentir. Même les plus grands bandits ont besoin d’amour. Donc, c’est un thème récurrent dans l’album et je l’ai abordé avec toute ma sincérité. Je parle aussi de la société, comme dans « Ce monde-là » dans laquelle je décris le monde dans lequel on vit. Il y a un titre qui s’appelle « Avance », qui évoque le dépassement de soi et qui dit qu’il faut toujours avancer dans la vie.

De qui t’es-tu entouré ?

Alors, je me suis bien entendu entouré de Skalpovitch et d’Indila pour l’écriture de certains titres. J’ai beaucoup travaillé avec N-Zup, on fait un bon petit binôme tous les deux. Après, j’ai des amis qui sont venus, comme Pierre. J’ai travaillé aussi avec Obam qui est le chef de chœur de ma chorale et un monsieur qui s’appelle Daniel Fouquet qui a aussi écrit quelques chansons dans l’album. Khalil Maouene, le frère de la chanteuse Assia, est présent sur le disque aussi. Il a composé « Le meilleur de nous ».

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Toi qui as fait pas mal de duos dans ta jeune carrière, vas-tu en placer quelques-uns sur l’album ?

Il y aura le duo avec Admiral T, « Ma Reine ». C’est une chanson que j’avais faite avec Skalpovitch à l’époque. Elle sera sur l’album. Après, je ne vais pas t’en dire plus… je laisse quelques surprises au public ! (rires)

L’album a été annoncé l’année dernière, puis repoussé au printemps 2013. Que s’est-il passé ? Il n’était pas prêt ?

En fait, on ne voulait pas sortir un album sur juste un single. On voulait prendre notre temps. Donc, on a vraiment essayé d’être dans un très bon timing et on a préféré repousser sa sortie. Et puis, ça nous a permis de revoir certains textes et de retravailler certaines mélodies. On a pris notre temps pour livrer l’album le meilleur possible.

Comment se sont passées les séances de studio ? En étais-tu familier ?

J’avais déjà l’expérience du studio, j’avais déjà enregistré pas mal de titres. C’est vraiment un endroit où je me sens à mon aise. L’enregistrement de l’album s’est très bien passé. Il y avait une vraiment bonne ambiance en studio, c’était très cool.

Des scènes sont-elles prévues ?

J’ai pas mal de show-cases programmés un peu dans toute la France, mais pas de vrais concerts prévus pour le moment. J’espère que ça va venir parce que j’ai vraiment envie de défendre mon album sur scène.

Axel Tony - DR

Que représente la scène pour toi ?

C’est l’aboutissement. J’aime beaucoup la scène, ça permet d’aller à la rencontre de son public. On peut présenter nos morceaux sans filet. Franchement, c’est pour être sur scène que je fais de la musique, au-delà du fait que le studio c’est sympa, mais pas autant que la scène ! Passer à la radio, c’est bien, mais rencontrer son public, c’est mieux. Les gens te donnent plein d’amour. Et c’est aussi pour cette raison que je fais ce métier-là. Dernièrement, j’ai chanté pour une association pour des enfants malades. Et en voyant tous ces enfants qui chantaient avec moi, c’est là qu’on se rend compte qu’on fait le plus beau métier du monde ! C’est un vrai partage. Récemment, j’ai aussi rencontré des fans lors d’un concert et elles m’ont dit que d’écouter mes chansons, ça leur permettait de déconnecter de leur quotidien. Ça m’a vraiment touché, ça donne envie de se surpasser.

En parlant du public, tu es très actif sur les réseaux sociaux. Est-ce important pour toi de garder ce contact, même s’il reste virtuel pour le coup ?

Oui, c’est très important. Je ne peux pas rencontrer tout le monde, donc, grâce à Facebook ou Twitter, je peux rester en contact avec les gens. Ça compte vraiment pour moi de répondre un  maximum aux messages des gens.

Dans le fond, dans quel état d’esprit es-tu avec ce premier album qui sort dans quelques semaines ? Plutôt stressé ou super zen ?

Je suis un peu stressé… (rires) J’ai surtout hâte que les gens puissent l’écouter et  avoir les premiers retours. Je suis un peu dans le stress de savoir si ça va plaire et si ça va le faire. Mais c’est un bon stress. De toute façon, il faut toujours avoir un peu de stress, le jour où tu n’en as plus… c’est grave ! (rires) Mais c’est un stress positif. J’ai hâte que les gens me disent ce qu’ils en pensent et hâte d’aller défendre mes titres sur scène.

Propos recueillis par IdolesMag le 26 février 2013.
Photos : DR
Site officiel : http://www.axeltony.fr/









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