Interview de Les Stentors

Propos recueillis par IdolesMag.com le 13/12/2012.
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Les Stentors © Bernard Benant

Est-il bien nécessaire de présenter une nouvelle fois les Stentors ? Ils sont quatre, Sébastien Lemoine, Mathieu Sempere, Mowgli Laps et Vianney Guyonnet, quatre chanteurs lyriques qui chantent les belles régions de France. Nous les avions rencontrés en mai dernier, quelques jours avant la sortie de leur premier album « Voyage en France », nous les retrouvons aujourd’hui, 7 mois après et plus de 250 000 exemplaires écoulés de leur premier album, d’ores et déjà certifié double platine. Sébastien, Mathieu et Mowgli ont répondu à nos questions. Nous évoquerons avec eux leur formidable succès, leurs premiers concerts et les premières parties de Michel Sardou à Bercy. Nous ne manquerons pas non plus de leur demander comment ils envisagent l’avenir. Deuxième rencontres avec les Stentors, pour notre plus grand plaisir !

IdolesMag : Nous nous étions rencontrés début mai, juste avant la sortie de l’album. Il est aujourd’hui certifié double platine et s’est écoulé à plus de 250 000 exemplaires… Comment vivez-vous ce succès ?

Sébastien Lemoine : On le vit très bien ! (rires) D’abord, c’est une très bonne surprise et on adore les surprises. Et surtout, c’est un peu l’effet boule de neige. Si l’album se vend bien, ça veut dire qu’on peut faire des concerts comme on en fait d’ailleurs en ce moment, puisque nous faisons la première partie de Michel Sardou à Bercy. Donc, on le vit très bien.

Les Stentors, Voyage en FranceVous attendiez-vous à ce que ça cartonne autant ? Avec TF1 derrière vous, on pouvait s’y attendre, mais rien n’est jamais joué d’avance…

Sébastien : Franchement, non. On ne peut jamais s’attendre à un succès. Aujourd’hui, quand on voit dans quel état est le marché du disque… on ne peut s’attendre à rien. Quand on voit qu’il y a des artistes confirmés et reconnus depuis de nombreuses années qui subissent des échecs, alors que leur album n’est pas si mauvais que ça, on ne peut pas dire qu’on s’y attendait, non. Surtout pas nous, qui ne sommes pas du tout habitués à cet univers et à cette industrie-là.

Mowgli : Nous nous sommes donnés à fond pour cet album, de sa création à sa réalisation avec notre arrangeur Florent Bidoyen. Après, le public aime ou n’aime pas. Il nous accepte ou non.

Vous ressortez pour les fêtes une édition collector de « Voyage en France » avec quatre titres inédits. Il y a notamment « Belle-Île en Mer » qui évoque les Antilles. Je suppose que tu es content, Mowgli ? [Mowgli est antillais, ndlr]

Mowgli : Oui ! Nous avions d’ailleurs parlé de ma douleur immense qu’il n’y ait pas de chanson sur les Antilles la dernière fois !! (rires)

Je suppose que tu es content qu’elle soit enfin gravée ?

Mowgli : J’en suis ravi ! En plus, le titre est très très beau et ça me paraissait important qu’elle figure sur l’album.

Et pour toi non plus Sébastien, il n’y a pas de chanson sur la Normandie, alors que tu es Normand…

Sébastien : (rires) Justement quand on a eu une discussion avec Mowgli, je lui ai dit que moi aussi ça me faisait beaucoup de peine de ne pas avoir de chanson de ma région. En même temps, il fallait voir si dans l’album on pouvait en faire quelque chose. De « Belle-Île en Mer », on pouvait en faire quelque chose, la preuve c’est qu’on en a fait une très belle version. Des chansons sur la Normandie, c’était un peu plus difficile… Je pense « aux vaches rousses blanches et noires »… On aurait pu faire quelque chose de décalé, mais je pense qu’il y aurait vraiment eu une trop grande différence avec les autres titres. Je pense aussi à « J’irai revoir ma Normandie », mais ça n’allait pas non plus. Donc, oui, c’est aussi une petite blessure, parce que j’aurais aimé chanter une chanson de ma région, mais ça n’arrivera pas… (rires) Mais il y a des blessures plus grandes ! Et il ne tient qu’à moi d’écrire un jour une chanson sur ma région…

Et « Le Chasseur », avait-elle déjà été enregistrée à l’époque ?

Sébastien : Non, non. C’est une nouvelle chanson, ça.

Les Stentors © Bernard Benant

Pourquoi avoir choisi ce titre ?

Sébastien : On a voulu proposer quelques titres originaux qui sortaient un peu des sentiers battus parce qu’on ne peut pas dire que la chanson s’apparente directement à une région, mais ça concerne 3 millions de personnes et ça concerne ce qu’on appelle aujourd’hui la ruralité. On s’est dit que ce  serait également intéressant d’enregistrer cette très très belle chanson de Michel Delpech.

Il y a deux duos sur l’édition collector, le premier avec Natasha St Pier, « À Paris ». Qu’est-ce qui vous a donné envie de chanter avec elle ?

Sébastien : A part son physique tu veux dire ? (éclats de rires)

Mowgli : C’est ça voix !

Sébastien : C’est juste une artiste majeure de notre époque. Natasha St Pier, c’est une voix, on peut dire modestement comme nous. Nous avons ça en commun, la vocalité. Elle a vraiment une voix exceptionnelle. Et puis, on a eu une rencontre fortuite avec elle et nous nous sommes dit que ce serait bien de faire quelque chose ensemble. On s’est tout de suite très bien entendu tous les cinq et donc, c’est venu tout naturellement.

Mowgli : Comme tu le disais Sébastien, c’est vrai qu’elle a un caractère génial et qu’elle est vraiment adorable. On a appris aussi qu’elle avait commencé par le lyrique elle aussi, donc, c’était d’autant plus chouette de nous retrouver sur une chanson.

Qui a eu l’idée de chanter ce titre « À Paris » ? C’est elle ? C’est vous ? Ça vient de la production ?

Sébastien : Non, ça vient de nous. On avait vraiment envie de faire quelque chose ensemble. On lui a demandé si elle avait une chanson particulière en tête. Nous, on avait envie de chanter « À Paris », et elle a trouvé que c’était une bonne idée. Tu sais, la production, ce n’est pas elle qui donne les idées. C’est nous qui apportons nos idées et comme on n’a que des bonnes idées… ils acceptent tout ! (rires)

Les Stentors © Bernard Benant

La chanson que vous chantez avec Michel Sardou, « Je viens du Sud », s’imposait un peu d’elle-même comme vous la chantiez déjà à quatre dans la première version de l’album. Comment s’est passée la collaboration avec Michel ?

Sébastien : Alors là, ça a été un peu féérique va-t-on dire parce que certains d’entre nous, dont moi, sommes des groupies absolues de Michel Sardou ! Je l’écoute depuis au moins 35 ans. Depuis 35 ans, ses chansons accompagnent ma vie. Il a une phrase très belle et très juste, il dit que « les chansons sont des repères ». C’est vrai que chaque chanson de Michel Sardou te rappelle une période de ta vie. Ses chansons ont vraiment jalonné ma vie. Donc, évidemment, le rencontrer et me retrouver dans un studio avec lui et là maintenant me retrouver sur scène à ses côtés, c’est plus que féérique. C’est vraiment du domaine du surnaturel. La rencontre s’est particulièrement bien passée. C’est quelqu’un d’absolument charmant, de très musicien et d’adorable. Et puis, il nous file un gros coup de main. Il nous a invités à chanter sur son album également et partager la scène de Bercy avec lui, c’est formidable. Si on devait chanter un jour à Bercy nous-même, ce ne serait pas tout de suite, tout de même ! (rires) Il nous fait vraiment un superbe cadeau.

Et vous, Mathieu et Mowgli, est-ce aussi un artiste qui a compté dans votre parcours ?

Mowgli : Écoute, il faut que je t’avoue que pas tellement. Tu sais, on n’avait pas cette culture musicale à la maison. On écoutait des chanteurs de générations d’avant. Aznavour, Piaf, etc… Donc, j’avoue que je l’ai découvert un peu avec Les Stentors et j’ai été agréablement surpris parce que j’ai beaucoup aimé ses chansons. Et puis, sur scène, je l’ai trouvé très charismatique ! C’est vraiment une très très belle découverte pour moi, un peu tardive, mais mieux vaut tard que jamais !

Mathieu : Moi, évidemment, je l’ai écouté quand j’étais plus jeune. Mes parents l’écoutaient beaucoup avec Aznavour et Brel également. Après, je me suis penché plus vers la musique classique, j’ai beaucoup plus écouté de classique que de chanson française. Mais Sardou, Aznavour et Brel ont vraiment bercé ma vie également… Bercé, Bercy, ça rime ! (rires)

Sébastien : Je peux répondre également pour Vianney, qui n’est malheureusement pas avec nous pour le moment. Il l’a découvert sur le tard. C’est un ami qui lui a fait découvrir il y a une dizaine ou une quinzaine d’années. Et depuis, il est aussi un inconditionnel des musiques et de la voix de Michel Sardou. Vianney et moi sommes donc véritablement les deux groupies !

Vous assuriez donc sa première partie à Bercy hier soir. Comment ça s’est passé ?

Mowgli : Très très bien !

Sébastien : Ça s’est passé très vite surtout ! J’avais dit à mes petits camarades, « Attention les garçons, notre passage va durer 17 secondes ! » Je me suis trompé, ça a duré 13 secondes en fait. (rires) C’est passé très vite. Il fallait vraiment garder l’esprit ouvert pour profiter de chaque moment. C’est gigantesque en fait. C’est quelque chose qui nous a un petit peu avalé, mais pas au mauvais sens du terme. On a plutôt bien chanté, on a plutôt bien profité de chaque moment, mais c’est vrai que c’est quelque chose de considérable !

Les Stentors © Bernard Benant

Michel Sardou ne prend plus de première partie depuis longtemps. Quel accueil son public vous a-t-il réservé ?

Sébastien : Très bon !

Mathieu : En fait, aujourd’hui, on a un peu le même répertoire que lui. Évidemment, lui, il chante ses propres chansons et nous on fait des reprises. Mais aussi bien lui que nous chantons de la bonne chanson française. Et le public de Michel Sardou aime avant tout la bonne chanson française.

Mowgli : Michel Sardou est aussi un chanteur à voix, il a une voix très puissante. Donc, son public aime les chanteurs à voix, et ça, ça colle avec nous !

Mathieu : On a fait quatre titres. C’est vrai que les gens viennent pour voir Michel Sardou et c’est pour cette raison qu’il n’a plus pris depuis des années de première partie, parce qu’elles se faisaient siffler. On a eu la chance de ne pas se faire siffler ! Mais peut-être que notre amour pour Michel Sardou et pour sa musique s’est vu dans l’interprétation de nos titres et entre les morceaux. Ça nous a vraiment permis de conquérir le public. Le public a adhéré, je pense. On n’a pas eu de standing ovation, de toute façon, on ne voyait pas la salle qui était dans le noir, mais on a eu des tonnerres d’applaudissements qui nous ont réchauffés malgré les -3° qu’il y avait dehors !

Il y a quelques dates qui sont annoncées début 2013, mais une réelle tournée va-t-elle se mettre en place ?

Mowgli : On attend, en fait.

Sébastien : On a une date à Chennevières-sur-Marne le 6 janvier, et puis, il y a un petit flou artistique ! Un remaniement du tourneur qui fait qu’on va un peu revisiter le calendrier. Donc, la seule date qu’on est certains d’assurer, c’est le 6 janvier à Chennevières-sur-Marne, mais il y en a d’autres en prévision. Pour le moment, rien n’est certain.

C’est pour cette raison que votre Olympia que vous deviez faire en mars a été annulé.

Mowgli : Oui. C’est juste un problème avec notre tourneur.

Mathieu : C’est à nous aujourd’hui de choisir un autre tourneur. On est en train de réfléchir. Et on essaye de voir comment on peut mettre sur pied la prochaine tournée qui devrait commencer à partir du mois de mars.

Les Stentors © Bernard Benant

Avez-vous les uns les autres mis vos carrières solos entre parenthèses pour vous consacrer à ce projet ?

Sébastien : On a bien entendu dû les mettre entre parenthèses pour laisser beaucoup de place à ce projet qui nous prend beaucoup de temps. Mais chacun d’entre nous garde à côté ses activités dans le monde du lyrique.

Il y a un DVD en bonus de l’édition collector. Que contient-il ?

Sébastien : Il contient les deux clips et deux tournages avec Michel Sardou et Natasha St Pier.

Est-ce important pour vous de donner des images un peu plus « personnelles »  de vous, en studio par exemple, à votre public ?

Sébastien : C’est le principe des bonus sur les DVD. C’est quelque chose qui se fait beaucoup et dont le public est extrêmement friand. Ça montre justement l’envers du décor. Et je pense que tout le monde a compris que ça plaisait beaucoup aux gens de voir comment ça se passe en studio, les relations qu’on peut avoir avec les autres artistes, comment on enregistre un disque. C’est quelque chose qui, nous-même, à titre personnel nous plait beaucoup de voir ces images-là. Et puis aujourd’hui, on est vraiment dans une société de l’image. Donc, ne faire que de la musique, c’est devenu impossible, on est obligé de faire des photos, des clips, des films…

Mowgli : Et puis, ça raconte une histoire. Comme le premier clip que nous avions fait sur « Les Corons ». Les images racontent une histoire, et là, elles racontent celle de notre album, celle de nos rencontres avec Michel Sardou et Natasha St Pier. Ça illustre parfaitement toute notre route…

Tu n’étais pas là Sébastien la dernière fois, et donc, je n’ai pas pu te demander quel était ton plus beau souvenir de « Voyage en France »…

Sébastien : Difficile ! Je crois que c’est celui que je fais depuis maintenant 25 ans que j’ai quitté ma Normandie natale. J’aime parcourir ce pays qui me fascine tant. J’ai beaucoup voyagé avec mon ancien métier d’aviateur où j’allais un petit peu dans le monde entier. Et je continue aussi un peu aujourd’hui avec mon métier de chanteur d’opéra. C’est quelque chose qui est vraiment fascinant. Je découvre à chaque fois la richesse de notre pays, de notre culture et de ses habitants. Je crois que c’est un voyage que je vais continuer à faire le plus longtemps et le plus souvent possible.

Les Stentors © Bernard Benant

Tu as monté un spectacle il y a quelques années, « Des Airs du Temps », où tu chantais des chansons de Brel, mais aussi des airs d’Opéra. On peut dire que c’était un peu les prémices des Stentors. Comment t’es venue cette idée ?

Sébastien : Alors, en fait, c’est une idée toute simple qui est à la base du projet des Stentors. Je t’ai dit tout à l’heure que j’écoutais Michel Sardou depuis 35 ans, ce ne sont pas des bêtises. La chanson française fait vraiment partie de moi, la musique fait partie de moi, tout simplement. C’est toute ma vie. Je ne peux pas rentrer chez moi sans allumer la radio ou écouter de la musique. C’est quelque chose qui m’anime. Je vis dans la musique. Et quand je suis devenu chanteur d’Opéra, je n’ai jamais cessé d’écouter toutes sortes de musiques. Après, je suis parti aux États-Unis, j’y ai joué dans des comédies musicales. Et j’ai vu des gens qui jouaient des choses comme ça, alors, je me suis dit pourquoi ne pas monter un spectacle modestement sur ma vie ? Pas pour raconter ma vie aux gens, mais pour raconter une histoire, en l’occurrence la mienne, en musique. Et je me suis rendu compte qu’on pouvait la raconter avec toutes les musiques. C’est-à-dire que la même histoire pouvait être mise en musique par Verdi, mais aussi par Sardou, Brel ou Johnny Hallyday. Pour moi, c’était la même chose. Raconter une histoire d’amour ou de désamour à travers le regard de Brel, d’Elvis ou de Leonard Bernstein, c’est la même chose. J’ai mis tout ça dans un spectacle, et les gens ont apprécié. C’est ce qu’on appelle le cross-over aujourd’hui, c’est qu’il n’y a pas de grande ou de petite musique. Il y a juste de la belle musique qui touche les gens. Et quand ça touche les gens, peu importe que ce soit de l’Opéra, du baroque, de la comédie musicale ou de la chanson.

De l’extérieur, le monde lyrique donne l’impression d’être plus élitiste. Les autres artistes lyriques que vous côtoyez, quel regard jettent-ils sur le projet des Stentors, qui est clairement plus grand public ?

Sébastien : Les gens avec qui on travaille à l’Opéra sont plutôt contents de ce qu’on fait. Ils sont absolument ravis. Ils sont très contents pour nous. Le but était de faire quelque chose d’honnête, ce n’était pas de se dire « allez hop, on a quatre belles voix et on chante n’importe quoi ! » Il y a un vrai travail artistique derrière notre album. Il y a eu un grand travail de recherche et un grand travail de réécriture et d’harmonisation. Il a fallu gérer le mélange des quatre voix, le mélange des couleurs. Tout ça a fait que l’album est réussi. Les gens qui n’aiment pas la variété disent que ce n’est pas leur tasse de thé mais s’accordent pour dire que c’est vachement bien fait. Et ceux qui aiment la variété trouvent ça génial. Il n’y a pas du tout de sectarisme. L’élitisme dont tu parles vient du fait que l’Opéra est quelque chose de rare, de pas ou peu exposé, de pas ou peu médiatisé et qui n’est pas enseigné à l’école. Et donc, on a l’impression que c’est une espèce de vaisseau fantôme auquel personne n’a accès. Ce n’est évidemment pas la vérité mais c’est une idée reçue contre laquelle on ne peut pas lutter. Mais en tout cas, si on peut faire des passerelles et montrer que des chanteurs d’Opéra peuvent aussi chanter des chansons de variété, eh bien, on sera très content.

Il y a quelques semaines, vous avez rencontré Céline Dion sur le plateau de « Chabada ». Comment s’est passée cette rencontre ?

Sébastien : Ce qui s’est réellement passé, c’est que c’est Céline Dion qui nous a rencontrés, et je ne sais pas si elle s’en est déjà remise !! (rires) Trêve de plaisanterie, on touche là à la plus grande artiste au monde. Depuis que Whitney Houston et Michael Jackson sont partis, c’est vraiment elle la plus grande.

Mowgli : Ce qui était vraiment incroyable, c’est que Céline est quelqu’un d’hyper solaire en fait. On a déjà rencontré pas mal de gens sympas dans ce métier, mais elle, elle a une énergie toute autre. Elle irradie, en fait. Et elle transmet cette bonne énergie à tout le monde. Elle n’est que dans le positif. C’est vrai que c’était très grisant. Nous tous, on était hyper intimidés et en même temps super heureux d’avoir pu chanter quelques bouts de chansons avec Céline Dion. Nous, à nos débuts, c’est tout de même une grande chance…

Sébastien : Et la portée de cet évènement sur le public est énorme. Comme tu le sais, j’ai beaucoup travaillé aux États-Unis donc j’ai beaucoup d’amis là-bas. Et évidemment, je me suis empressé de poster une photo avec Céline sur mon facebook. Et j’ai une très très bonne amie, intime, qui est une diva de Broadway, qui a une carrière aux États-Unis absolument fabuleuse puisqu’elle a créé de nombreuses comédies musicales. Elle était absolument par terre à cause du fait que j’avais chanté avec Céline Dion. Pour elle, ça représentait une chose à laquelle elle n’avait jamais eu accès. C’est amusant de voir la portée qu’a Céline Dion et ce, sur les gens de la planète entière… C’est quelque chose qui pour le coup, nous dépasse complètement.

Les Stentors © Bernard Benant

Mise à part cette tournée qui devrait débuter au printemps, quel est l’avenir des Stentors ? Un deuxième album est-il dans les starting-blocks ?

Sébastien : Tout ça fait partie d’une réflexion globale. Là, on est en train de regarder entre nous et de se poser plein de questions. Est-ce qu’on a envie de faire un deuxième album ? Est-ce que le public aurait envie d’un deuxième album des Stentors ? Est-ce que notre maison de disques est partante ? Si on fait un deuxième album, sous quel angle l’aborde-t-on ? Est-ce qu’on refait des reprises ? Est-ce qu’on demande à des gens d’écrire des chansons pour nous ? Est-ce qu’on écrit nous-même des chansons ? Au niveau de la tournée, notre tourneur s’est donc désengagé parce qu’il était sur d’autres projets. Vu qu’il n’aurait pas pu nous accompagner comme il aurait dû le faire, il a préféré arrêter là. Va-t-on partir sur les routes avec un seul album ? Va-t-on attendre le deuxième ? Tout ça fait partie d’une réflexion globale qu’on ne peut pas mener à bien maintenant, puisque nous sommes en plein dans les premières parties de Michel Sardou. Mais avant la fin de l’année, on va se réunir tous les quatre, avec notre manageur, notre arrangeur, notre maison de disques et voir un peu ce qu’on va faire. Mais de toutes façon, il y a des projets, c’est sûr !

Mowgli : Et de toutes façons, il y a déjà un projet de film d’action ! (éclats de rire)

Vous aimez le mélange des genres, vous trois ! (rires)

(éclat de rire général) Sébastien : Oui, mais il ne faut pas faire n’importe quoi non plus ! Il faut rester là où on est, on est en train d’étudier tout ça. Mais c’est difficile de travailler là-dessus avec les quelques dates qu’on a faites cet automne, les premières parties de Michel Sardou et les dates qu’il nous reste à faire. Tout ça nous a pris du temps. Mais sois-en certain, des nouvelles vont arriver très vite à ce sujet…

Propos recueillis par IdolesMag le 13 décembre 2012.

-> Site officiel : http://www.lesstentors.com/









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