Interview de Lorenzo Caminotti

Propos recueillis par IdolesMag.com le 13/11/2012.
© Reproduction, même partielle, interdite sans autorisation écrite de IdolesMag.com.








Lorenzo Caminotti - DR

Lorenzo Caminotti vient de sortir son premier véritable album, « Laissez-moi vous parler d’amour ». Il s’inscrit très clairement dans la lignée des chanteurs romantiques. Il apporte toute sa jeunesse, sa fougue et un peu de fraîcheur à un répertoire qui avait peut-être besoin d’un certain renouveau. À l’heure où la chanson engagée est devenue légion, force est de constater qu’un peu d’amour et de romantisme font le plus grand bien ! Au cours de notre entretien, Lorenzo évoquera son parcours et nous racontera comment ce premier album a pu voir le jour après quelques années de galère…

IdolesMag : Ton premier véritable album vient de sortir. Dans quel état d’esprit es-tu aujourd’hui ?

Lorenzo Caminotti : Je suis très heureux. Vraiment très heureux. C’est quelque chose que j’attendais depuis maintenant très très longtemps. C’est vraiment que du bonheur. Je suis littéralement sur un petit nuage.

Avant de parler de l’album, j’aimerais qu’on retrace dans les grandes lignes ton parcours.

Bien sûr !

Lorenzo Caminotti, Laissez-moi vous parler d’amourQuand tu étais enfant, as-tu le souvenir qu’on écoutait beaucoup de musique chez toi ?

Oui, on écoutait beaucoup de musique. Papa adorait le jazz, maman adorait la musique en général. J’ai vraiment été baigné par la musique. Mon père suivait des cours de saxophone. Il était vraiment mélomane. Et puis, c’est grâce à mes parents que tout a commencé. Ils faisaient venir des orchestres dans leur dancing. Je leur ai demandé à chanter avec ces orchestres pour faire mes armes. Ils ont accepté tout de suite. J’ai donc vraiment baigné dans la musique toute mon enfance.

Tu avais quel âge quand tu as commencé à chanter dans les orchestres ?

Je devais avoir 16/17 ans.

Avant, à l’adolescence, qui as-tu écouté comme chanteurs ?

J’ai écouté du Goldman, du Eros Ramazzotti, du Sting… et puis, je me suis fait aussi une culture musicale avec les chanteurs qu’écoutaient mes parents. Francis Cabrel, Frédéric François, Salvatore Adamo ou encore Dany Brillant. Il faut savoir que mes parents adorent danser, donc, ils m’emmenaient dans les guinguettes et m’ont appris à danser le tango, la valse, le rock… Comme tu vois, j’ai vraiment côtoyé un univers musical très très éclectique.

Te souviens-tu du tout premier disque que tu as acheté avec ton argent de poche ?

Oh la la… Ce doit être à tous les coups un disque de Jean-Jacques Goldman. Mais je ne peux pas te dire lequel précisément.

Tu as commencé à chanter avec des orchestres, mais tu t’es formé au métier d’acteur aussi. Qu’est-ce qui t’attirait dans ce métier ?

Il faut savoir que j’adore créer des personnages. Au tout tout départ, j’ai voulu devenir réalisateur. J’étais parti sur cette idée. Mais des amis m’ont dit que ce n’était vraiment pas évident comme métier. Je me suis alors plutôt tourné vers la comédie, c’est comme ça que j’ai commencé à donner quelques répliques et à faire quelques figurations. Et ça m’a donné envie d’aller plus haut. Je me suis inscrit au Conservatoire et c’est comme ça que j’ai eu mon premier prix de Conservatoire en Art de la Parole. Par la même occasion, j’ai passé mon diplôme pour pouvoir enseigner la diction et la déclamation. C’est comme ça que ça s’est fait.

À ce moment-là, tu chantais déjà ?

Oui, on avait des cours de chant au conservatoire également. Mais l’orchestre a été vraiment le vrai tremplin. J’ai donc une formation quasi complète ! (rires)

Lorenzo Caminotti - DR

Au départ, j’imagine que tu n’avais pas ton propre répertoire et que tu faisais des reprises un peu comme tout le monde à ses débuts. Qui chantais-tu ?

Hugues Aufray, Jean-Jacques Goldman, Patrick Bruel, Dany Brillant… [Lorenzo chante un bout de « Quand je vois tes yeux »] Et puis, dans mon répertoire j’incluais aussi des chansons comme « Le Plus Beau Tango du Monde » ou « La Java Bleue » où j’invitais une dame à monter avec moi sur scène pour danser le tango, la java ou la valse tout en chantant ma chanson. J’essaye de partager et communiquer un maximum avec le public.

Dès le départ, tu t’es dirigé vers la chanson romantique.

Au départ, j’adorais la chanson romantique, mais j’ai été influencé par les personnes qui m’entouraient, comme le premier musicien que j’ai rencontré, qui s’appelait et s’appelle toujours d’ailleurs, Fabrice Alleman, un musicien de Jazz, qui m’avait parlé d’Eros Ramazzotti. J’adore Eros Ramazzotti également. Il m’a composé des chansons un peu plus pop/rock. Ça c’est vraiment le tout premier album. J’adorais le répertoire plus sentimental, je savais que je voulais devenir un chanteur romantique, mais j’ai sorti un album pop/rock. Ce n’est pas toujours évident quand on n’écrit pas les chansons soi-même. Ça, c’était l’aventure de mon premier album. Et puis au fil des ans et des rencontres, j’ai interprété des chansons d’après-guerre, des années 50/60 et 70. Et là, j’ai tout de suite compris que c’était ce que je voulais faire. Il n’y avait plus à chercher, c’était vraiment ça qui me plaisait et j’ai eu envie de me faire mon propre répertoire de chansons romantiques. Et c’est comme ça que tout est venu.

Quand est-ce que cet album qui vient de sortir, « Laissez-moi vous parler d’amour », a commencé à prendre forme réellement ?

Ça fait six ans que je suis sur cet album. Cet album avait intéressé une maison de disques mais ils n’ont pas fait ce qu’il fallait. Donc, j’ai quitté cette maison de disques avec mes titres sous le bras. Je suis reparti avec mon bâton de pèlerin pour trouver une personne qui croit vraiment en moi, qui mette les moyens et qui fasse tout ce qu’il faut pour faire connaître les chansons. J’ai eu la chance de rencontrer Jean-Pierre Portier et Francis Puydebois par l’intermédiaire de Patrick Stefan. Et puis, eux, m’ont présenté à Sony Music et c’est comme ça que l’aventure a démarré. Une rencontre, un album, un single qu’on envoie dans une radio en Alsace, la rencontre avec Jean-Pierre et Francis et cet album qui sort chez Sony. Il n’y a pas de hasard…

Qu’est-ce qui se passe dans ta tête le jour où tu signes chez Sony ? Ça doit être super impressionnant tout de même.

La première fois, quand j’y suis allé, c’était pour faire connaissance va-t-on dire. Quand on arrive chez Sony, on est tout ému. On est à Paris, on en rêve depuis des années et on a un rendez-vous chez des personnes qui vont peut-être nous ouvrir les portes de cette aventure… ça fait vraiment bizarre. Et le jour de la signature, c’est la même chose, on ne se rend pas vraiment compte de ce qui nous arrive. On sait que l’album va sortir, mais on a du mal à y croire. Et maintenant qu’il est sorti, je me rends vraiment compte qu’on a signé il y a quelques semaines… Là, je me dis que « ça y est » ! Quand on voit l’album avec le logo Sony pour la distribution, on commence à réaliser… C’est vraiment énorme. Même si on en parlait, là, on se rend compte que c’est concret. C’est magnifique. Sur le coup, on est surpris, mais on se dit « enfin ! »

Lorenzo Caminotti - DR

Travailles-tu depuis longtemps avec les auteurs-compositeurs qui signent les chansons de ton album ?

C’est le hasard des rencontres qui a fait que je croise Christian Caubergh, Francis Derydt et Angelo Crisci. Et c’est la même chose pour David Caruso avec qui j’ai écrit quelques chansons et qui a réalisé entièrement l’album. Il a son propre studio. On a écrit ensemble « Ma belle italienne » et « Laissez-moi vous parler d’amour ». Ce qui me fait plaisir, c’est que ces gens avec qui j’ai travaillé étaient là au début et sont encore là aujourd’hui.

Comment travailles-tu avec tes auteurs ?

Je leur souffle des idées ou bien eux parfois me proposent des textes et des mélodies. Je leur dis « ça j’aime bien, ça j’aime moins »… On garde uniquement ce qui me touche. On travaille vraiment en totale collaboration, et c’est la même chose avec David. Parfois ils travaillent de leur côté, parfois on travaille ensemble. Parfois même, ils me proposent des titres qui sont totalement finis paroles et musique. On ne se met pas vraiment de barrière.

Et toi, de ton côté, écris-tu beaucoup ?

En fait, je n’écris pas énormément. C’est un vrai métier d’être auteur. J’aimerais évoluer et écrire plus de choses dans le futur, mais aujourd’hui, je préfère m’entourer de personnes compétentes qui sont dans la même idée que moi. Par contre, ce que j’aime bien, c’est la coécriture. J’aime partager surtout. Comme on dit, il y en a toujours plus dans deux têtes que dans une. L’un entraîne l’autre. Il y en a toujours un qui rebondit et surenchérit sur ce que l’autre a dit. C’est vraiment un exercice très intéressant.

Mais donc, écrire un peu plus, c’est quelque chose qui te tente pour le futur.

Oui, tout à fait. Là, pour un premier album, je ne voulais pas faire d’erreur, donc, je voulais laisser la place à des gens compétents qui ont de l’expérience. Et c’est pour cette raison que je me suis entouré de personnes qui avaient déjà fait leurs preuves auparavant.

Lorenzo Caminotti - DR

Ton papa est d’origine italienne. Était-ce important pour toi qu’il y ait deux titres chantés en italien ?

Oui, c’était important. Comme tu le dis, papa est d’origine italienne. Et j’ai trouvé que c’était normal de mettre deux titres en italien. C’est une façon de montrer que je ne renie pas mes origines et que je n’oublie pas d’où je viens.

Pourrais-tu envisager un album entièrement chanté en italien dans le futur ?

Ah oui, tout à fait. Pourquoi pas ? Tout est possible ! On pourrait même adapter cet album en italien, ou en écrire un autre. C’est envisageable…

Tu reprends une chanson de Frans Bauer (un chanteur romantique néerlandais), « Donne-moi ton amour ». Qu’est-ce qui t’a plu dans ce titre ?

Le rythme, la joie, le bonheur d’écouter ce titre… En fait, c’est Enzo qui m’a fait écouter ce super titre de Frans Bauer. Enzo Falzone, c’est mon producteur de spectacles [le tourneur de Frank Michael, NDLR]. Il m’a fait écouter un best of et j’ai tout de suite adoré cette chanson qui est à la base chantée en néerlandais. Elle a beaucoup de charme. On a donc demandé les autorisations pour l’adapter en français et tout est parti comme ça.

De toutes les chansons qui figurent sur l’album, y en a-t-il une pour laquelle tu as un peu plus de tendresse qu’une autre ?

Je dirais que c’est « Laissez-moi vous parler d’amour » parce que c’est vraiment la première chanson qu’on a écrite avec David Caruso. Et puis, cette chanson s’adresse directement au public, et comme c’est une aventure que j’ai envie de vivre et de partager avec eux, elle me plait beaucoup. C’est une chanson qui résume bien cette aventure. J’adore les autres aussi, mais celle-ci est un peu ma préférée du point de vue du contenu…

Lorenzo Caminotti - DR

Il y a quelques jours, tu étais à Paris pour le tournage d’un clip. Comment s’est passé ce tournage ? Peux-tu déjà m’en parler un peu ? J’imagine que ce travail d’image est quelque chose qui t’intéresse beaucoup puisque tu as voulu un temps devenir réalisateur…

Ah oui, ça m’intéresse vraiment énormément tout ce travail d’image autour de la musique. Le travail de position de la caméra, la recherche des angles, tout ça, ce sont des choses qui m’intéressent vraiment énormément. Je suis curieux de voir le résultat final de ce que nous avons tourné à Paris. Les conditions de tournage étaient vraiment top ! On a été tourner au Sacré-Cœur, à Notre-Dame, etc… c’était vraiment très chouette. Que du bonheur !

As-tu une petite anecdote à me raconter à propos de ce tournage ? Un petit truc marrant qui se serait passé ?

Ah, le truc le plus marrant, c’est que quand on arrêtait de tourner, les gens venaient me demander de faire des photos avec eux, de leur signer des autographes, etc… alors qu’ils ne me connaissaient pas du tout vu que l’album n’était pas encore sorti. C’était très sympathique !

C’était donc une chouette expérience ce tournage de clip.

Ah oui, vraiment une très très chouette expérience. On a tourné dans de très bonnes conditions.

En 2011, tu t’es inscrit pour la finale belge de l’Eurovision. Retenterais-tu l’expérience ?

Pourquoi pas ! C’était encore sous l’impulsion de Enzo qui m’a proposé de présenter une chanson. J’ai trouvé l’idée sympa. C’était une très belle expérience. Et pourquoi ne pas la retenter par la suite si on me le propose ou si une opportunité se présente ? Ce serait avec grand plaisir. Ce doit être une très bonne expérience à vivre.

Lorenzo Caminotti - DR

Tu fais de la scène depuis de nombreuses années maintenant. Que représente la scène pour toi ?

C’est vraiment le partage et la communion avec le public. Et puis, c’est un plaisir de partager un bon moment avec les gens. Pendant un spectacle, on peut oublier tous ses tracas, tous ses soucis. On est juste heureux et on profite du moment présent.

Une tournée est-elle prévue ?

Oui, il y aura une tournée en 2013. Je n’ai pas encore les dates en ce moment, mais elles seront publiées sur mon site internet. Et puis, il y aura aussi des premières parties d’autres chanteurs. Là, tout est en train de se mettre en route…

Comme tu viens de me le dire, tu aimes partager toutes ces émotions avec ton public. Tu communiques beaucoup avec eux sur ton facebook notamment. Quel rapport entretiens-tu avec eux / elles ?

Nous sommes comme une famille. Après les galas, je reste toujours pour parler avec elles. Ça leur fait plaisir de venir me voir, et moi, ça me fait plaisir de discuter avec elles. Il y en a même qui font parfois deux ou trois heures de route pour venir me voir, donc, c’est normal que je parle un peu avec elles. En plus, c’est un réel plaisir. J’aime aussi savoir ce qu’elles ont pensé du spectacle, ce qu’elles pensent des chansons…  C’est important d’être proche de son public et d’écouter les remarques qu’ils peuvent te faire. Ça permet d’avancer. C’est ça le partage. J’aime leur accorder un peu de mon temps, je trouve ça tout à fait normal. Comme je le dis souvent lors de mes spectacles, « sans vous je ne serais pas là ». Et c’est sincère. Donc, dès que je peux, je passe un peu de temps avec elles et eux.

Je vais te poser une dernière question. Tu chantes des chansons romantiques, mais l’habit ne fait pas le moine… Es-tu un garçon romantique ?

(rires) Je suis un garçon romantique, oui, mais ça dépend avec quelles personnes ! J’aime les gens honnêtes et sincères. C’est vrai que je suis assez romantique, mais tout dépend de la personne avec qui on est…

Propos recueillis par IdolesMag le 13 novembre 2012.

-> Site officiel : http://www.lorenzo-caminotti.com/









+ d'interviews
Vidéos




Retrouvez-nous sur Facebook
Retrouvez-nous sur Twitter
Concours
 
Retour en haut