Interview de Matthew Raymond Barker

Propos recueillis par IdolesMag.com le 10/12/2012.
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Matthew Raymond Barker, One

Le premier album de Matthew Raymond Barker, le grand gagnant de la seconde édition du télé-crochet « X Factor » est disponible depuis le 19 novembre dernier. Nous avons donc été à la rencontre de Matthew afin qu’il nous explique comment il avait travaillé sur ce premier opus. Nous reviendrons également un court instant sur le coup de gueule qu’il a poussé sur Twitter contre sa maison de disques et la chaîne de télé et ne manquerons pas d’évoquer le parcours parfois difficile d’un jeune artiste. Rencontre avec un artiste attachant qui a décidé de ne pas se laisser faire…

IdolesMag : Depuis quand travailles-tu sur ce premier album?

Matthew Raymond Barker : J’ai bossé sur l’album entre août 2011 et avril 2012.

Ce sont donc toutes des nouvelles chansons. Il n’y a pas d’anciennes que tu aurais ressorties des tiroirs ?

Non. Pas du tout. Ce ne sont que des nouvelles chansons.

Un premier album, on a coutume de le fantasmer toute sa vie. Ressemble-t-il à celui dont tu as rêvé ?

Je dirais que musicalement, oui et non. Bien sûr je sors d’un télé-crochet, il a donc fallu que je fasse des compromis. Tu ne peux pas arriver à la maison de disques comme si tu étais Béyoncé ! Elle, Beyoncé, elle a le droit de faire ce qu’elle veut. Mais moi, je n’avais pas forcément le choix de tout. J’avais le choix sur les arrangements musicaux ! Parce que quand l’album a été terminé en décembre 2011, je me suis rendu compte que ça n’allait pas du tout. Donc, Sony m’a permis de changer tous les arrangements. Si ça avait été uniquement mon choix, j’aurais chanté plus en anglais et j’aurais un son beaucoup plus R’n’B et pop, pas si dancefloor. Ça ne veut pas dire que je n’aime pas les chansons dancefloor, mais j’aimerais pour un prochain album des trucs plus acoustiques et R’n’B.

De quelle équipe t’es-tu entouré pour ce premier album ?

C’est un mec qui s’appelle Franck Rougier qui a fait le gros boulot. On le connait surtout sous le nom de 6Mondini. Avec Franck Rougier, on a bossé à Paris et dans le sud à Menton. Il a écrit des paroles et j’ai écrit aussi quelques paroles. Pour deux titres, il y a eu une équipe, les Skydancers. Ils ont écrit « City Lights » et « Electric ».

Pourquoi l’as-tu appelé « One » ?

Parce que c’est mon premier album. Et aussi, ça reflète le fait que j’ai envie d’être au top, le numéro 1, un jour. Un jour, peut-être pas aujourd’hui… mais un jour… (rires)

Une carrière ne se fait pas sur quelques mois…

Ici, en France, c’est comme ça, mais pas du tout en Angleterre ! C’est même l’inverse. L’album sort. Il cartonne et après, ça disparaît progressivement. En France, c’est complètement l’inverse. Ça prend du temps…

Tu as écrit quelques titres sur l’album. Écris-tu depuis longtemps ? Ou bien est-ce venu sur le tard ?

J’ai commencé à écrire après « X-Factor », pendant l’enregistrement de l’album. Il fallait que je fasse quelque chose. Il fallait que j’essaye au moins. Je n’avais jamais vraiment essayé avant parce que je n’avais pas confiance en moi, je pensais que ça allait être nul. Et chaque fois que j’ai essayé, je trouvais ça nul ! (rires) Mais là, je me suis dit « Pourquoi pas ? » Je n’avais rien à perdre. Peut-être pas en français, peut-être pas pour le moment, mais je voulais écrire quelque chose. Comme je n’avais rien à perdre, j’ai écrit un petit peu. Sony a aimé, donc, ça l’a fait.

Qu’est-ce qui t’inspire le plus ? Ta vie ou celle des autres ?

Tout m’inspire. Je parle parfois d’expériences que j’ai vécues dans ma propre vie. Dans « Dirty Love », par exemple, je parle du divorce de mes parents. C’est quelque chose que j’ai vécu à cette époque, pendant l’enregistrement de l’album. Juste après « X Factor », j’ai dû gérer le divorce de mes parents en même temps, donc, c’était un peu stressant dans ma tête. Les expériences que j’ai pu voir chez les autres m’inspirent aussi. Mais je ne dirai pas qui ! (rires) J’ai donc écrit plein plein plein de trucs. Même aujourd’hui, quand j’écris des textes, je me nourris de ce que j’ai pu voir dans la rue, de ce que j’ai pu vivre. Tout le monde est comme ça, je pense. Il faut écrire des choses personnelles. Et comme ça, le public peut comprendre ce que tu as vécu, parce que certains d’entre eux ont pu vivre des expériences pareilles.

Aujourd’hui, tu écris beaucoup ou bien est-ce que ça reste anecdotique ?

Je dirais que j’écris quand je peux parce qu’effectivement avec la sortie de l’album, je suis un peu moins libre. Mais voilà, avec « Garageband » sur l’Ipad et l’Iphone, c’est facile de composer des titres. C’est vite fait. Même si ce n’est pas top, ce n’est pas grave. C’est juste une façon de transposer une idée qui te passe par la tête, et après, tu retravailles dessus. J’ai écrit quelques titres comme ça.

Aimerais-tu écrire pour les autres ?

Je ne sais pas. Je pense déjà qu’il faudrait que je m’améliore. Il faudrait que je prenne confiance en moi avant de pouvoir écrire pour les autres. En anglais, ce ne serait pas trop un problème, mais en français, peut-être pas pour le moment.

Pour les chansons que tu n’as pas écrites, comment as-tu procédé ? As-tu soufflé des idées ? ou bien as-tu accepté, ou refusé d’ailleurs, des titres déjà tous faits ?

J’avais le choix. Des titres ont été proposés, mais juste au niveau des musiques, ils n’avaient pas encore de paroles écrites. Sauf pour « City Lights » et « Electric », les titres de Skydancers. C’étaient déjà des titres qui étaient écrits. Je les ai acceptés parce que j’aimais bien le son. Mais à part ça, chaque chanson que Franck a faite pour moi, c’était des textes qu’il a écrits pour moi. Il avait parfois déjà composé la mélodie, mais les paroles n’étaient pas encore écrites. On a discuté ensemble, je lui ai dit de quoi je voulais que les chansons parlent. Si je n’étais pas content des paroles, j’avais l’opportunité de les changer. C’était vraiment ouvert. J’avais le choix de faire ce que je voulais.

C’était la première fois que tu rentrais en studio pour enregistrer un album. Est-ce que ça t’a plu ?

Oui, ça m’a plu. Mais j’ai pris ça comme mon boulot. Tu mets le casque et tu chantes. C’est ce que j’ai toujours eu envie de faire. Il faut que tu sois professionnel. Il faut que tu fasses ton boulot parce que si tu restes impressionné pendant trop longtemps, tu commences à perdre ton temps. Il faut que tu continues à faire ce que tu sais faire. Mais c’était cool.

Reprendre les chansons des dizaines de fois, ça ne t’a pas ennuyé ?

C’était une chose pour laquelle je n’étais pas préparé. Mais j’ai appris sur le tas pendant l’enregistrement. Au début, j’ai trouvé ça un peu ch*** très honnêtement. Quand tu dois reprendre la même phrase cinq ou dix fois d’affilée, c’est difficile. Mais avec l’habitude, ça passe, ça fait partie du boulot. C’est soit tu gardes une phrase à peu près bien, ou soit tu essayes jusqu’à ce que tu sois content. Il faut être content de ce qu’on a chanté. C’est ton album, c’est toi qui dois le défendre. Donc, oui, j’étais content de refaire certaines phrases pour qu’elles soient parfaites. C’est important.

De toutes les chansons, y en a-t-il une pour laquelle tu as un peu plus de tendresse qu’une autre ?

Je ne sais pas… Il faut que j’y pense… [Matthew réfléchit quelques instants] J’ai toujours accroché avec « City Lights » parce que c’est un des premiers titres que j’ai enregistrés pour l’album. Ça reste de bons souvenirs par rapport à l’enregistrement et l’époque post-« X Factor ». J’ai aussi un gros coup de cœur pour « Dirty Love » parce que comme je te l’expliquais, c’est la chanson la plus personnelle pour moi. Et aussi le duo avec Colonel Reyel, je l’aime bien, « Burnin’Faya ».

Justement, ce duo avec Colonel Reyel, comment ça s’est passé ? Vous avez des univers assez différents l’un de l’autre. On ne vous imaginait pas trop chanter ensemble.

En fait, on a fait le même plateau radio dans le Sud de la France en juin ou juillet 2011, je ne sais plus très bien. Mon manager lui a présenté ce titre que j’avais déjà fait depuis un moment. Moi, je trouvais que le titre avait besoin de quelqu’un d’autre. On a vu Colonel Reyel, je me suis dit « Pourquoi pas ? » J’aimais bien le garçon, j’aimais bien ce qu’il faisait. Lui, de son côté a écouté le titre et l’a kiffé. Ça lui a fait plaisir qu’on fasse le truc ensemble. Il est venu enregistrer sa partie à lui à Paris, moi, j’avais déjà enregistré la mienne. Après ça, on a mixé et masterisé le titre, et on l’a mis dans l’album.

Tu me disais que « City Lights » faisait partie de tes chansons préférées. Le titre a été clippé à Cannes. Quels souvenirs gardes-tu de ce tournage ?

C’était une très bonne expérience. J’avais déjà fait un clip pour « Trash », mais il n’y avait pas de budget.  On avait fait ça avec des écrans verts. Bref, ce n’était pas bon. Et donc, là, « City Lights », c’était mon premier vrai clip. C’était cool, je me souviens, on a mis deux jours pour le tourner. Les journées étaient très longues. C’était très fatigant aussi parce que ça a été tourné pendant le festival du film. Et je n’ai jamais vu autant de monde dans une aussi petite ville que Cannes. C’était vraiment horrible. Il y avait un monde fou à Cannes, c’était trop ! Mais c’était une très bonne expérience. En plus, il a fait super beau. C’est le genre de truc, quand tu as toujours rêvé d’être chanteur, que tu as envie de faire depuis toujours.  Ça reste un bon souvenir.

On ne va pas en parler des heures, mais je me dois de te poser la question. Regrettes-tu la polémique qu’il y a eu autour de la sortie de l’album ? Quand tu as poussé un coup de gueule sur Twitter en disant "J'en ai marre des c******* et des e****** qui se foutent de ma gueule" ?

Je regrette d’avoir blessé des gens, mais je ne regrette pas de l’avoir dit. Pas du tout. Parce que tous les gagnants de télé-réalité restent vraiment discrets et silencieux. Je ne sais pas si c’était dans mon contrat de rester silencieux et de ne rien dire, mais, moi, je ne suis jamais resté silencieux pendant toute ma vie. Je me suis dit qu’il fallait que je dise quelque chose. Ce n’était pas juste ce qui m’arrivait. Même le gagnant de « The Voice », son album n’a pas super bien fonctionné. Il est où aujourd’hui ? C’est vraiment dommage. Je dirais que « The Voice », c’est plus une compétition pour trouver de nouveaux chanteurs de comédies musicales, pas vraiment des stars. C’est dommage que je n’ai pas été médiatisé, parce que moi, j’aurais vraiment bien aimé cartonner après l’émission, mais ce n’est pas grave… Mais je ne regrette pas vraiment de l’avoir dit. L’autre jour, j’ai vu des gens de M6 et des gens de chez Sony, ils n’étaient même pas véners. Ils ne m’ont pas forcément dit que j’avais eu raison, mais ils m’ont dit que ce que j’avais dit ce n’était pas si grave. Tout ce que j’ai dit était vrai. Je n’ai pas menti. Je ne suis pas un menteur. J’ai mis les choses au clair, c’est tout. Si ça ne plait pas à des gens, tant pis ! J’aurais pu aller beaucoup plus loin ! Mais je me suis arrêté parce que je me suis dit que si j’allais plus loin, j’allais perdre mon contrat et mon boulot. Mais crois-moi, j’aurais pu aller beaucoup plus loin…

L’album ne bénéficie que d’une édition digitale et pas d’une édition physique pour l’instant.

 Oh, je pense qu’il ne sortira jamais en physique… J’aurais préféré que Sony soit honnête avec moi et qu’ils me disent qu’il ne sortirait pas en physique. En tout cas moi, je n’y crois pas. On m’avait dit « éventuellement », mais vu les ventes, vu le manque de promo… je ne pense pas !

Est-ce que tu le regrettes, ça ?

Mais non, pas vraiment. Ce n’est pas grave après tout. Après « X Factor », je savais que ça n’avait pas été un truc de fous. Je savais que je n’avais pas signé un contrat de fou avec tout ce qu’il fallait… Au début, je pensais que ça marcherait, mais après m’avoir fait patienter 16 mois avant de sortir l’album, c’était devenu clair que ça ne sortirait pas forcément en physique…

Chez toi, est-ce qu’on écoutait beaucoup de musique quand tu étais enfant ?

Oui. Beaucoup de musique. Tout le temps. Ma mère écoutait Céline Dion, mon père du rock et du hard rock. Metallica et tout ça. Il aimait bien la musique R’n’B aussi.

Et toi ?

Je me suis fait mes propres choix. Je me suis accroché aux trucs qui m’ont plu. J’ai toujours beaucoup écouté de R’n’B et du rock.

As-tu eu des idoles à l’adolescence ?

Oh oui ! Beyoncé a toujours été une idole pour moi et elle l’est encore aujourd’hui. Quand on voit à quel point elle bosse, à quel point elle est forte au niveau voix et au niveau danse… J’aime tout ça. Et puis, par rapport à sa carrière, je suis très admiratif. C’est une vraie show woman. J’aimerais un jour arriver à son niveau. Donc, je vais bosser pour ça.

Peux-tu me raconter ton parcours avant de rentrer dans « X Factor » ?

Je suis né à Londres et j’ai grandi là-bas. Je suis venu en France pour mes études. J’étais étudiant en espagnol et français en Angleterre. Et la troisième année, il faut la passer dans le pays de la langue qu’on apprend. Je suis donc arrivé à Toulouse pour terminer mes études. Après, ça, comme je n’avais rien à faire, je me suis présenté à « X Factor ».

Tu chantais déjà ?

Ah oui, depuis énormément de temps. Mais pas professionnellement, je chantais dans ma chambre. C’était ce que je voulais faire dans la vie.

Tu as fait partie de groupes ?

Non, j’ai toujours été seul. Je n’ai jamais voulu faire partie d’un groupe. Je n’ai pas appris à jouer d’un instrument non plus. Mais je chantais tout le temps, chez moi, à mon école… c’est vraiment ce que j’ai toujours aimé.

Aujourd’hui, quels souvenirs gardes-tu de « X Factor » ? Avec le recul, te réinscrirais-tu au casting ?

Je ne sais pas parce que c’est extrêmement dur pour la tête. Quand les gens regardent à la télé, ils ne se rendent pas compte comment tu bosses derrière. Ils ne voient que le prime de deux heures et demie ou trois heures et c’est tout. Ils ne se rendent pas compte du nombre de répétitions qu’on a et  des rendez-vous qu’on a pendant la semaine. Et puis, tu ne dors pas beaucoup. Tu dors cinq heures maximum par nuit pendant trois mois. Imagine la fatigue que tu accumules… Les conditions sont très difficiles. Et ce qui est très drôle, c’est que tant que tu es dans l’émission, tu es comme dans une bulle. Tu es enfermé et coupé du monde. Tu vis à l’hôtel et tout, et tout… C’était vraiment très cool comme expérience. Ça restera une des expériences importantes de ma vie. Mais je ne sais pas si je le referais… Et puis, moi, j’avais laissé toute ma famille et mes potes en Angleterre. J’avais tout laissé pour vivre ce rêve, donc, ça a été certainement encore plus dur que pour les autres candidats. Si j’avais par exemple passé un mauvais moment, comme je n’avais pas assez d’argent à l’époque, je ne pouvais pas appeler en Angleterre pour parler à mes parents ou mes amis. Je n’avais pas d’ordinateur, je ne pouvais pas utiliser Skype… Donc, à cette époque, j’étais vraiment tout seul. Aujourd’hui, tout va bien !

Tu viens de faire la première partie de Véronic Dicaire à l’Olympia. T’a-t-elle suivi après l’émission, t’a-t-elle donné des conseils pendant l’enregistrement de l’album ?

En fait, non. Je n’avais plus parlé à Véronic depuis pas mal de temps. Elle est revenue pour faire sa tournée en Europe et je l’avais revue aux NRJ Music Awards 2012. Après, je ne l’ai plus revue jusqu’il y a deux semaines. On ne garde pas le contact forcément, mais quand on se revoit, c’est avec plaisir. Après tout, ce n’est pas ma maman non plus ! C’est comme ça (rires). Mais quand elle me voit, elle me donne des conseils, elle est vraiment géniale. J’adore ses conseils. Et puis, j’adore Véronic parce que c’est une meuf géniale, elle est super talentueuse. Elle croit en moi et me dit qu’il faut que je me batte pour ma place. Parce que ce n’est pas forcément évident. C’est en tout cas toujours avec plaisir quand on se revoit. On se parle avec bonheur et on discute beaucoup.

Tu as posté une photo de toi torse nu sur ton facebook en montrant tes tablettes de chocolat et en disant que le sport commençait à faire ses effets…

(rires) J’avais juste envie d’être plus en forme. En fait, je suis tombé malade et j’ai perdu 12 kilos. Donc je me suis dit que j’avais déjà fait une bonne partie du chemin et que j’allais faire un peu de sport. J’étais vraiment déterminé. J’ai juste fait du footing, des pompes et des abdos chez moi. Je n’ai pas d’abonnement dans une salle de sports. Et j’ai réussi à changer mon corps… Pour moi, tout est possible ! (éclats de rires)

Est-ce dans le but de faire de la scène ?

Non…

Qu’y a-t-il de prévu dans les prochains mois ?

Il n’y a rien. Tu vois à quel point c’est dur… Tu sais, en France, ce sont les radios et les maisons de disques qui contrôlent tout. Tu ne peux pas te battre contre un truc comme ça, c’est trop grand. Tu as besoin d’avocats pour te libérer de tout ça, mais sans argent, c’est difficile. Et si les radios ne veulent pas diffuser ton titre, que veux-tu faire ? C’est très difficile. Si les radios ne te diffusent pas, personne ne te connait. Qui va te prendre pour faire un concert, même dans une boîte ? Je peux aller chanter dans des petits restaurants, des trucs comme ça. C’est difficile. Mais je suis déterminé à arriver où je suis capable d’arriver. Je sais que je suis capable de devenir une grande star en France. Je sais que je chante bien, que je danse bien… Donc, je suis déterminé et je vais tout donner pour y arriver.

Le plus important, c’est de ne rien lâcher.

C’est vrai, mais c’est difficile de te prendre tout le temps des portes dans la gueule, tu sais… Je me demande ce qu’il faut que je fasse pour que quelqu’un me donne une chance…  Regarde, sur NRJ, ils ont dit qu’ils aimaient bien « City Lights » et qu’ils attendaient une place. C’était en mai 2012… J’attends toujours. Je ne suis pas amer du tout. Je suis juste frustré parfois…

Il faut que tu gardes ton cap et que tu t’accroches.

Je sais. Et un jour, je pourrai dire que j’y suis arrivé. Ce n’est pas mon genre de baisser les bras. Et puis, il n’y a pas que la France. Je peux essayer encore une fois en Angleterre. Je suis anglais, mon style ne plait peut-être pas forcément aux francophones… On verra ! Mais j’ai déjà bougé pour venir en France, et je n’ai pas forcément envie de rebouger et repartir là-bas. En plus, là, je ne connais personne par rapport à la musique. Je n’ai pas de contact en Angleterre, ce serait vraiment recommencer du début, encore une fois…

Propos recueillis par IdolesMag le 10 décembre 2012.









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