Interview de Constance Amiot

Propos recueillis par IdolesMag.com le 08/11/2012.
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Constance Amiot - DR

Après l’excellent « Once Twice », Constance Amiot revient sur le devant de la scène avec un EP de cinq titres qui nous a emballés ! Nous avons été à sa rencontre afin qu’elle nous explique dans quelles circonstances était né cet EP. L’artiste nous expliquera pourquoi elle a décidé de quitter le label « Tôt ou Tard », d’un commun accord, et de produire cet EP en totale liberté et indépendance. Un choix artistique pas toujours évident, mais qui paye finalement. Nous ne manquerons pas d’évoquer non plus son parcours dans les grandes lignes, elle qui est née en Côte d’Ivoire et a grandi au Cameroun et dans le Maryland. Rencontre avec une artiste voyageuse dans l’âme…

IdolesMag : Dans quelles circonstances est né ce nouvel EP ? Tu as notamment quitté ton label « Tôt ou Tard »…

Constance Amiot : Oui. « Tôt ou Tard », c’est vraiment un label que j’adore. Je les trouve super et tout ça. Mais c’est vrai que j’avais l’envie d’avancer un peu à mon rythme. Et puis, j’entendais de plus en plus parler de structures comme Believe qui nous permettent d’être à la fois indépendant et à la fois distribué numériquement. J’aimais bien la démarche. Je suis quelqu’un d’assez indépendant, j’avais déjà autoproduit un disque il y a longtemps. J’avais envie de commencer par un EP, pour voir comment ça se passait et surtout pour avancer à mon rythme. Et je me dis qu’aujourd’hui, on va vers le numérique et donc, je voulais avoir cette expérience dans mon parcours artistique.

Constance Amiot, Blue Green TomorrowsTu étais dans une structure assez costaude chez « Tôt ou tard », là tu te retrouves plus ou moins seule. N’est-ce pas un peu déstabilisant ?

C’est effectivement très déstabilisant parce que ça donne le vertige de se retrouver à nouveau seule quand on a eu l’habitude d’avoir une équipe autour, et surtout une équipe que j’appréciais vraiment beaucoup. C’est vrai que c’est très déstabilisant. Mais d’un autre côté, c’est une démarche que j’ai entreprise moi-même et que j’ai voulue. J’ai voulu partir, on a rompu le contrat d’un commun accord. Ils m’ont « rendu ma liberté » entre guillemets, en me disant tout de même que la porte restait ouverte et que je pouvais revenir quand je voulais. Mais j’avais vraiment besoin de vivre cette expérience seule et c’est déstabilisant par moments. On se retrouve un petit peu seule et en même temps, aujourd’hui, je compte sur l’humain. Je me dis que les relations humaines devraient un petit peu revenir aujourd’hui… Enfin, je le souhaite en tout cas. Et donc, je voulais faire humainement mes démarches en tant qu’artiste. Je voulais communiquer avec les gens, entreprendre des choses sans passer par tout un tas de structures. J’espère que c’est encore possible, en tout cas ! C’est peut-être une vaste illusion ! (éclats de rires)

Tu as donc signé pour une sortie numérique, mais le EP existe tout de même en version CD vendu sur ton site web. Le support physique a donc encore de l’importance à tes yeux.

Oui. C’est vrai que je suis peut-être encore un peu « old school » pour ça, mais j’ai encore ce plaisir, moi, d’avoir le support physique dans les mains. Quelque chose que je garde comme habitude, c’est d’aller dans les Fnac, enfin… les rares qui existent encore !, et récupérer des albums. Et puis, je trouvais que c’était bien pour les concerts que le EP soit disponible après pour le public. Et un CD, c’est aussi une carte de visite que tu peux laisser aux gens. Donc, oui, j’aimais bien avoir un support physique. Alors, bien sûr, il est édité en exemplaires ultra limités. Donc, je pense qu’il va partir très vite…

Comment as-tu choisi les musiciens et autres personnes qui t’accompagnent sur cet EP ? Les connais-tu depuis longtemps ou bien les as-tu rencontrés en vue d’enregistrer les titres ?

C’est un mélange. C’est vrai qu’il y a des personnes avec qui je travaille depuis de nombreuses années comme Jérôme Attal, le parolier. On se connait depuis très longtemps. C’est vrai que quand j’ai commencé à travailler avec lui, j’ai tout de suite eu envie de continuer notre collaboration. Benoît Caillé, c’est un harmoniciste qui m’accompagne sur scène depuis le début. Et puis après, il y a eu des rencontres, comme Philippe Entressangle qui est un batteur extraordinaire. Je l’avais rencontré quand on avait fait Taratata à l’époque. Je me souviens de lui avoir dit « j’aimerais bien un jour enregistrer quelque chose avec toi ». Et là où, on se rend compte qu’il y a une vraie solidarité entre les musiciens, c’est que quand je l’ai appelé en lui disant « je vais enregistrer un EP, qu’est-ce que t’en penses ? », il a tout de suite été réactif et il est venu en studio. Bernard Paganotti aussi est un bassiste extraordinaire. On travaillait ensemble sur un projet l’année dernière. On faisait partie d’un groupe qui s’appelait Slug, avec des anciens de Magma. Ils m’ont prise en tant que guitariste sur ce projet. Du coup, j’ai pu rencontrer Bernard Paganotti et Emmanuel Borgh. Je les ai donc fait aussi intervenir sur le EP. Voilà, c’est souvent comme ça que ça se passe. Ce sont des rencontres au fil du temps. JP Nataf, lui, il était également chez « Tôt ou Tard ». On se croisait régulièrement là-bas et en plus, récemment, on allait presque toujours aux mêmes concerts sans le savoir. Donc, à force de se croiser, je lui ai dit « là je suis en train d’enregistrer quelque chose, est-ce que tu viendrais collaborer avec moi sur un titre ? » Comme tu vois, tout naturellement, j’ai réussi à réunir toutes ces personnes sur le EP.

Tu avais déjà collaboré avec Jérôme Attal sur deux titres sur « Fairytale ». Comment bossez-vous tous les deux ? Comment conçois-tu la co-écriture ? Comme un petit coup de pouce quand tu es un peu en panne ou plutôt un réel échange ?

C’est plus un réel échange en fait. C’est quelque chose que j’aime beaucoup, changer de façon de travailler. J’ai rarement une panne d’écriture, mais j’aime bien adapter les textes de quelqu’un d’autre. En plus, Jérôme, je trouve qu’il a vraiment une très belle écriture. Il m’emmène toujours quelque part où je n’irais pas forcément. Ce sont des mots et des terrains que je n’irais pas forcément chercher toute seule. Donc, à chaque fois, c’est un petit challenge d’adapter ses textes. Et des fois, je lui demande de m’envoyer deux ou trois textes, et il va m’en envoyer dix. Il me suit depuis le début, et je pense qu’il apprécie mon univers. On se suit de près depuis quelques années maintenant.  Et il est vraiment extra. Des fois, il me manque un couplet, il m’en envoie cinq ou six… Il a un talent incroyable. Il a une créativité vraiment débordante. C’est hyper pratique de travailler avec lui !

Tu viens de me dire que tu aimais bien adapter les textes. J’aimerais juste ouvrir une parenthèse sur ton précédent album, « Once Twice », où tu as adapté en anglais l’intégralité de l’album de Manu Da Silva « La Tendresse des Fous ». Est-ce que ça a été facile de rentrer dans l’univers de Da Silva, tout en restant Constance ?

C’est vrai qu’il y a de quoi se perdre un petit peu par moments… (rires) Au départ, il était question de faire une adaptation, mais pas forcément de chanter les textes. Et quand il s’est avéré qu’il fallait que je les chante, je me suis dit qu’il allait falloir que moi aussi je les porte. Quand on sort un album, c’est un peu comme un vêtement qu’on va porter pendant un an ou deux. C’était étrange cette aventure. Da Silva a des thèmes qui accrochent des choses un peu sombres. Il a été obnubilé par l’absence sur son dernier album. Du coup, je me suis retrouvée un peu confuse, à force de tourner autour de ces thèmes-là. J’ai eu le sentiment d’être un peu partie vers ces ambiances-là qui ne sont pas forcément évidentes pour moi. Et en même temps, j’ai adoré le concept. Je me suis dit que dans une carrière, on n’allait pas me demander ça tous les jours. Ça se fait sur un titre de temps en temps, mais confier tout un album comme ça à un autre artiste, c’est assez rare. Je trouvais que c’était un exercice qu’il fallait faire au moins une fois dans sa carrière. Et c’est vrai que Manu a aussi une écriture très jolie. Il écrit de très jolies choses. Cet album en tout cas, j’ai vraiment eu un gros coup de cœur dessus. Mais effectivement, ça peut amener un peu de confusion. C’est sûr !

Constance Amiot - DR

Ce qui était assez extraordinaire, c’est que quand on écoute les deux albums, ils sont très différents l’un de l’autre. C’est assez hallucinant. Tu as amené ses chansons vraiment ailleurs.

(rires) C’est vrai ce que tu dis, et c’est là que je me suis dit qu’on avait vraiment réussi quelque chose. L’idée n’était pas de copier l’album, mais de le recolorer complètement. On a changé les tonalités aussi. C’était un exercice très intéressant de voir l’évolution des musiques. Après, c’est très drôle parce qu’après quand on se recroisait avec Da Silva il me disait qu’il préférait ma version de tel titre et moi, je préférais la sienne… on a donc fait un petit mélange de nos deux versions avec notre setlist favorite !

C’était, en tout cas, un projet super audacieux.

Oui. À la base, c’était la même chose. La racine était la même. L’autre jour, j’ai rencontré un artiste qui m’a dit qu’il avait entendu un titre sur Radio Nova, qu’il trouvait que c’était vraiment du Constance Amiot et quand il a lu que c’était une adaptation de Da Silva, il n’en revenait pas. Lui qui n’aimait pas trop Da Silva à la base a eu un coup de cœur sur le titre. C’est amusant ce mélange, alors qu’à la base c’est du Manu Da Silva… C’était intéressant cet exercice.

Et toi, quel genre d’auteure es-tu ?

J’écris vraiment par phase. C’est très très spontané. Je n’ai jamais voulu me poser devant une page blanche en me disant qu’il fallait que j’écrire quelque chose aujourd’hui. C’est vraiment quelque chose que je fais par phase, ce n’est pas forcément régulier. Ça me prend comme ça. Et j’aime ce côté spontané, quand on a une idée et qu’on n’a pas envie de la laisser filer. Ça se fait tout naturellement en fait, je n’ai pas une façon précise de fonctionner. Et c’est ça qui est bien, ça change à chaque fois.

Et ça a toujours été comme ça depuis le début ?

Oui, toujours. Et c’est pour ça que quand j’adapte des textes comme ceux de Jérôme Attal, ça me travaille parce qu’on a déjà une matière qui est énorme et c’est à nous après de la mettre en musique. Donc là forcément, ça me fait travailler différemment. Je n’ai plus du tout la même approche de la chanson. Ce n’est plus aussi spontané en fait. Mais en même temps, les thèmes de Jérôme m’inspirent beaucoup. Donc, très naturellement, il y a quelque chose qui se passe derrière.

Naturellement, écris-tu en français ou en anglais ?

J’aime bien jongler entre les deux. C’est vraiment le mélange de mes deux cultures. Après, quand j’écris, il y a quelque chose d’assez naturel qui fait que j’ai envie d’emmener telle chanson dans du français, telle autre dans de l’anglais. Assez souvent, il faut le dire, j’aime bien mélanger les deux. Je prends le texte comme un instrument, en fait. À un moment l’anglais me paraît plus fluide, à un autre moment, j’ai besoin de plus de percussion et de consonnes, donc, je me dirige vers le français. J’aime bien jongler entre les deux. C’est marrant parce que pour le coup, il y a pas mal de titres pour lesquels j’ai deux versions. Une en français et une autre en anglais. C’est ce que j’avais fait avec « Clash dans le Tempo » à l’époque. J’avais fait une version française et une version anglaise. C’est quelque chose que je fais assez souvent.

Qu’est-ce qui t’inspire généralement ? Plutôt ce que tu vis toi ou ce que tu observes chez les autres ?

Ça dépend vraiment. Ça vient toujours d’une émotion, mais cette émotion vient elle-même de quelque chose que j’ai pu observer ou voir. « Come and Go », par exemple, c’est un lieu où je me suis retrouvée devant une personne assez étrange. Et je me suis dit « ça c’est un visage que j’ai envie d’emmener quelque part, je vais l’habiller de folk et on va en faire quelque chose… » Donc, des fois, ce sont des choses du quotidien qu’on peut voir et observer et d’autres fois, c’est un peu plus dans l’imaginaire, c’est une sensation, une envie de rêve… ça dépend vraiment. Ou alors, pour « Tire-d’Ailes », c’est encore autre chose. Pour le coup, on a décidé de s’engager un petit peu plus et de faire sonner un peu l’alarme. Je me suis donc permis d’être un peu dans une autre couleur pour ce titre-là. Je considère qu’aujourd’hui en tant qu’artiste, on a quand même un rôle. On doit dire des choses, il faut sortir de l’ignorance dans laquelle on est en ce moment. Donc, être un peu engagé, ça fait partie des parcours artistiques que j’aime bien, comme celui de Bob Dylan, qui a eu à la fois beaucoup de talent, il avait des textes et des mélodies imparables, mais il avait aussi une voix, il était engagé.

Constance Amiot © Julien Mignot

C’est ma chanson préférée du EP, « Tire-d’Ailes », parce qu’elle a un côté très doux, très enveloppant dans la voix et la mélodie, et à côté de ça, quelque chose de très dur et très fort dans le message. On pense à plein de trucs quand on l’écoute cette chanson.

Ça me touche que tu la ressentes comme ça parce que c’était un peu le but, que ce soit à la fois quelque chose qui dessine un espoir et à la fois quelque chose qui mette un peu l’humanité au pied du mur.

Les cinq chansons qui figurent sur cet EP sont-elles toutes récentes ?

Non. C’est ça qui est marrant. Il y a vraiment de vieilles chansons. Par exemple, « Green Tomorrow », c’est une chanson que j’ai dû écrire il y a quatre ans, quelque chose comme ça. « Come and Go », j’ai dû l’écrire il y a quelques mois. Donc, c’est un petit mélange. Et c’est ça qui m’a plu dans ce concept de Ep. J’ai toujours écrit, donc, je n’arrêterai jamais. Et j’aimais bien trouver une harmonie entre les titres. Ce n’était pas évident de choisir les titres que j’allais prendre parce que j’en ai en stock pour faire plusieurs albums ! (rires) Et en même temps, j’ai voulu prendre ceux qui racontaient une histoire par rapport à un moment donné. J’ai fait ce choix-là. Chaque chanson apporte quelque chose de différent finalement.

Tu es en train de préparer ton troisième album. Cet EP est-il une introduction de ce nouvel album, ou plutôt une parenthèse entre le deuxième et le troisième ?

C’est un peu un mélange des deux. Le mot parenthèse me plait bien. Par rapport à mon parcours avec les maisons de disque et tout ça, j’ai gagné en autonomie. Commencer par un EP quand on redevient indépendant, je trouvais ça intéressant. Je voulais que cet EP annonce la suite, évidemment. J’ai plein de chansons derrière et je produirai bientôt un album, mais j’aimais bien l’image de la parenthèse entre deux albums. Disons que cet EP annonce la couleur du prochain album.

Il en est où ce troisième album ?

Les maquettes sont assez avancées. Si tout se passe bien, je devrais l’enregistrer au printemps.

Tout se précise.

Ah oui !

Vas-tu réunir la même équipe autour de toi que pour le EP ?

Pas forcément, justement. Je suis en train de réfléchir à tout ça en ce moment. Il y en aura certains qui seront pour sûr toujours là, comme Jérôme Attal. J’ai d’autres textes avec lui qui feront partie de cet album certainement. Et puis, après, ça se dessine doucement. Ce sera la surprise !! (rires) C’est bien de laisser un peu de surprise.

Constance Amiot - DR

Il est souvent question de voyage et d’évasion dans tes chansons. Que représente le voyage à tes yeux ?

J’adore la notion d’être en mouvement. Le voyage, c’est aussi une notion de découverte. J’ai beaucoup voyagé dans ma vie. En Afrique, aux États-Unis…  Il y a toujours quelque chose d’extraordinaire. Quand on voyage, on a toujours un autre regard sur les choses. On a une observation qui est différente. Il y a un échange de culture. On fait des rencontres. Tout ça avec des idées et des visages différents. Cet état d’observation dans lequel on est se rapproche finalement, je trouve, beaucoup de la musique. Au lieu de regarder la feuille d’un arbre quand on passe à côté, on va la regarder différemment. On va la regarder de travers. On est un peu en éveil quand on voyage. Il y a quelque chose qui me porte à chaque fois en fait. Le mouvement, la cadence, les paysages… toutes ces choses qu’ensuite je vais ramener dans mes chansons…

En parlant de cadence… Un petit mot sur « Résonances », ton duo avec JP Nataf dont le rythme est très rebondi.

Effectivement il y a dans le rythme de cette chanson quelque chose de rebondi qu’on trouve dans les grands espaces. Je ressentais un peu cette ambiance de mouvement et de cadence quand j’écrivais cette chanson.

Tu es née en Côte d’Ivoire, tu as grandi au Cameroun et dans le Maryland. Quelle culture t’a le plus influencée dans la musique ?

Ah c’est plutôt les États-Unis… J’habitais dans l’état du Maryland et pour le coup, c’est un vrai melting-pot culturel là-bas. On est toujours forcément influencé par l’environnement dans lequel on vit. C’est là où j’ai passé la plus grande partie de ma vie. Je suis restée 16 ans là-bas. J’ai grandi là-bas, j’y ai passé toute mon adolescence… Donc voilà, je pense que c’est la culture qui m’a le plus marquée. Il y avait vraiment un mélange culturel incroyable là-bas. Il y avait du blues, du rap, du folk… C’était une musique très métissée en fait. Je n’ai découvert le principe de la chanson à texte que beaucoup plus tard. Avant d’arriver en France, il y a beaucoup d’artistes que je ne connaissais pas. Comme Higelin, par exemple, je l’ai découvert à 22 ans. À cette époque, j’arrivais en France et on m’a dit qu’on allait me faire écouter des artistes d’ici. C’était super agréable de découvrir toute cette autre culture. Et je continue aujourd’hui encore à découvrir plein de choses.

C’est assez amusant de voir combien la culture musicale est différente de chaque côté de l’Atlantique.

Oui. C’est vrai. Dans la musique française, la voix est très présente, très en avant. On est porté sur le texte. C’est le principe-même d’une chanson à texte. « Chanson à texte »… Je n’ai jamais entendu un terme pareil aux États-Unis ! (rires) C’est vrai que c’est assez étonnant. Le texte est assez central dans la chanson, la voix est devant et l’orchestre, on a souvent l’impression qu’il est loin, très loin ! C’est un mode très différent d’écriture de chanson que j’ai découvert sur le tard, mais qui est très intéressant aussi. Ça amène autre chose.

Constance Amiot - DR

Est-ce qu’il y a un artiste plus qu’un autre qui t’a donné envie de chanter ?

Il y a une artiste pour laquelle j’ai beaucoup d’admiration. J’admire son parcours. C’est Tracy Chapman. C’est vraiment quelqu’un qui m’a marquée pendant mon adolescence. Elle s’adressait à toute une génération en fait. Et puis, elle s’est inscrite sur la durée aussi. Elle a su rester créative. Elle m’a vraiment marquée. Inconsciemment, elle m’a certainement donné l’envie de jouer et d’écrire des chansons. Après, pour ce qui est de la guitare, ça a été des découvertes comme Jimi Hendrix et tout ça à l’âge de 16 ans. En les voyant, je me suis dit qu’il fallait absolument que je m’y mette aussi. Led Zeppelin aussi je les ai pas mal écoutés. Dans le fond, j’ai beaucoup d’influences différentes, je pense…

Des scènes sont-elles prévues ?

Eh bien, figure-toi que j’ai justement rendez-vous cet après-midi dans l’optique de monter quelques scènes. Tout ça est en cours. On commence les démarches aujourd’hui ! Toutes les dates seront sur mon site internet.

As-tu un réel besoin de scène ?

Tu sais, j’aime beaucoup la scène. Ça fait partie des choses qui ont fait que j’ai choisi ce métier. Dernièrement, je me suis plutôt produite à l’étranger, et notamment en Russie. Et donc, là, je me dis qu’il faut vraiment que je revienne sur le territoire européen, France, Suisse et Belgique. Il faut que je refasse des choses par ici. La scène, j’adore son côté vivant, son côté imprévisible. On ne sait jamais ce qui peut se passer sur scène. Un album, on n’a plus qu’à appuyer sur la touche play et ce sera toujours la même chanson qui sera jouée. Sur scène, il faut s’adapter au public. Il y a un échange, quelque chose de tellement plus humain. J’aime aller vers le public, aller vers l’autre. Ce sont de vraies rencontres. Tout ce côté imprévisible est tout à fait charmant. C’est une partie de ce métier que j’aime beaucoup. Je souhaiterais plus développer le côté scénique qui a manqué sur les deux précédents albums. Donc, je vais me battre pour !

Propos recueillis par IdolesMag le 8 novembre 2012.

-> Site officiel : http://www.constancemusic.com/









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