Interview de Zebra

Propos recueillis par IdolesMag.com le 12/11/2012.
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Zebra © Roch Armando

Après avoir produit des centaines de bootlegs, DJ Zebra devient chanteur et s’offre un album rock particulièrement étonnant entouré du bagad Karaez. Zebra a réussi à imposer la cornemuse et les bombardes comme de vrais instruments de rock à part entière. Le pari est réussi. Super original et plutôt très bien foutu, cet album donne un nouveau souffle à des instruments peut-être un peu vite rangés aux gémonies du folklore traditionnel. C’est avec plaisir que nous avons été à la rencontre d’Antoine afin qu’il nous parle de ce projet audacieux. Nous reviendrons également quelques instants sur l’aventure « Billy Ze Kick », dont il était le bassiste. Rencontre avec un artiste qui redonne à la musique bretonne des accents rock’n’roll.

IdolesMag : Dans quelles circonstances as-tu rencontré le bagad ?

Zebra : Je l’ai rencontré au festival des Vieilles Charrues qui a donc lieu comme tu le sais à Carhaix. Ce festival est vraiment mon festival préféré, je suis d’ailleurs très ami avec les organisateurs. Et à la base, en 2008, comme ils avaient entendu mon concept de bootlegs live sous le nom de Zebramix, où je recréais des concerts avec plein d’invités, ils voulaient que je fasse ça aux Vieilles Charrues. On en a discuté un moment et je leur ai dit que ce qui serait génial et ce que j’adorerais faire, ce serait un concert avec des cornemuses et des bombardes. Je voulais faire l’intro sur le thème de Star Wars. J’ai demandé au programmateur s’il pouvait me trouver ça, il m’a dit qu’il allait faire passer le message. Et c’est comme ça que j’ai rencontré le bagad de Carhaix. Et à la place de quelques musiciens, j’ai eu droit à tout l’orchestre. Ils sont arrivés à quinze, j’étais super impressionné. En plus, ils étaient tous très jeunes, ils avaient entre 13 et 20 ans. Et donc, je trouvais que ce bagad, c’était vraiment une Zebra et Bagad Karaezforce vive. C’est de la musique de jeunes. Et je dis bien de jeunes, parce que la musique bretonne peut paraître vieillotte et désuète. Mais quand j’ai joué avec eux, je me suis dit « ça, c’est mon avenir ! ». Tout de suite, j’ai senti qu’il y avait un truc à faire avec eux. Mais je ne savais pas comment. Ça a pris des années et l’an dernier, quand on a monté une nouvelle fois un grand concert au festival des Vieilles Charrues, j’ai su que c’était ma nouvelle voie. C’était un espoir un peu lointain que je nourrissais d’avoir un band, un groupe de rock à moi tout seul. Et là, c’est énorme. C’est même plus qu’un groupe puisqu’on est 26 sur scène.

Ça ne t’a pas fait flipper de te lancer dans un tel projet. C’est tout de même très osé ! Pour le coup, c’est super rock’n’roll dans la démarche…

C’est rock dans la prise de risque, je te l’accorde ! (rires) Mais tu sais le rock, moi, c’est ma vie. Je n’ai jamais eu peur de me lancer dans des projets. Depuis 20 ans, je fais des trucs qui ne ressemblent à rien, donc… (éclats de rire) Là, je me suis dit qu’amener un bagad dans un univers rock, c’était intéressant, même si ça a déjà été fait en Bretagne mais pas d’une façon complètement profane en oubliant tout ce qui est vrais repères traditionnels. Il n’y a plus aucun code de la musique bretonne. On a juste gardé le son. Et donc, il n’y a pas d’équivalent même en musique celtique. En Écosse, il y a toujours un repère traditionnel, alors que là, non. Je voulais juste emmener ces jeunes en leur disant « Voilà, maintenant, vous en tant que musiciens, je vais vous faire jouer des trucs que vous n’avez pas l’habitude de jouer. » Je me suis vraiment amusé avec eux. Leur fraîcheur m’a aidé à aller de l’avant. Maintenant, j’observe un peu les comptes rendus de l’album. Certains le comprennent de différentes façons. Moi, je n’ai jamais réfléchi à l’avance. C’était un concept. Je ne me suis pas dit « Tiens, j’ai eu une super idée ! » J’ai juste foncé dans le tas !

Juste une petite question par rapport à la scène… Comment fais-tu pour réunir tout le monde ? ça doit être une organisation pas croyable ! Et puis, beaucoup sont très jeunes…

(éclats de rire) Et surtout plus que des jeunes, il y a beaucoup d’amateurs. Le bagad, pour un musicien, c’est un loisir. C’est un peu comme la fanfare municipale. C’est pareil. Donc, en tant que loisir, eux, ce qu’ils faisaient d’habitude, c’est qu’ils se réunissaient le samedi pour répéter, ils allaient ensuite faire un défilé ou une marche… Leur truc, c’est vraiment de prendre du plaisir avec leur bande de potes. D’ailleurs les musiciens bretons jouent de la bombarde ou de la cornemuse beaucoup plus que de la guitare parce que ça leur permet d’aller rejoindre les potes dans le bagad. C’est comme ça que ça fonctionne. Ensuite, moi, j’ai dû les faire rentrer dans un contexte professionnel… les faire arriver à l’heure, les faire répéter, leur faire faire une balance, leur apprendre à régler leurs instruments et gérer les retours sur scène… c’est vraiment quelque chose de nouveau pour eux. Ça a pris du temps. Depuis un an, on travaille vraiment beaucoup là-dessus. Le plus compliqué, dans le fond, c’est d’arriver à réunir tout ce monde-là au bon endroit au bon moment parce qu’ils ont tous un travail ou ils sont étudiants, ou ils passent le bac… ça, ça m’était sorti de la tête ! (rires) On a parlé, par exemple, d’un concert au mois de juin, et certains m’ont dit que c’était chaud parce qu’une dizaine passaient leur bac. Donc, il y a toute une organisation à prendre entre le monde professionnel et le monde amateur.

Tu te retrouves vraiment dans la peau d’un leader de groupe, ça te fait quoi ?

Tu sais, je l’avais tout de même déjà vécu dans les concerts de Zebramix parce que même si je me retrouvais avec des professionnels comme Oxmo Puccimo, Cali ou Mathias Malzieu, c’était tout de même DJ Zebra qui était devant. Je leur disais quoi jouer et quoi faire. Donc, finalement, mener des troupes, c’est quelque chose que je sais faire. Ce qui m’amuse aujourd’hui, c’est amener ce groupe-là devant des gens qui n’ont jamais entendu le son d’un bagad et qui ont des a priori sur ce qu’est la musique bretonne. C’est terriblement excitant. Le bagad, l’air de rien, ça envoie du son. Et ça, ce côté un peu leader de bande incontrôlable, ça me plait beaucoup, ouais ! (rires)

Pendant quelques années, tu avais mis un peu en pause l’écriture de chansons…

Ouais. Enfin, j’avais écrit des trucs en anglais, mais pas en français. Pour moi, le vrai travail d’écriture que j’ai fait avec cet album, c’était à nouveau d’écrire en français.

Zebra © Roch Armando

L’as-tu refait avec plaisir ?

Ah ouais ! À mort ! (rires) En tant que DJ, j’excitais les gens sur la musique des autres. Je me retrouvais des fois à chanter par-dessus du Noir Désir ou des trucs comme ça. Mais ce n’était pas la même chose qu’écrire des chansons. Je ne dirais pas que ça me lassait, parce que je me suis amusé à faire ça, mais maintenant, chanter mes propres textes, délivrer mes propres messages et surtout pouvoir varier les ambiances et ne pas être obligé d’être fonctionnel et uniquement faire danser les gens, c’est ça qui m’a plu. Et à travers mes textes en français, c’est vraiment une autre dimension. C’est encore autre chose que de monter un projet avec un bagad. Ce qui est très risqué me concernant, c’est de passer du Deejaying au chanteur dans l’image qu’on a de moi. Beaucoup de gens pensent qu’un DJ ne sait pas chanter, moi le premier ! Et là, je prends le contrepied… (rires)

La machine était-elle un peu rouillée quand tu t’es remis à l’écriture ?

Oui ! Un peu beaucoup rouillée, même ! Je n’étais pas dans une dynamique d’écriture. J’avais besoin de moteur et d’inspiration. C’est pour ça que j’ai appelé Cali et Arno pour participer avec moi à l’écriture de l’album parce que tout seul, je ne le sentais pas trop. Et puis, finalement, ils m’ont donné confiance en moi. Quand j’ai écrit « Le Pouvoir des Pierres », le duo qu’on fait avec Cali, j’ai trouvé que ça marchait bien. J’ai eu envie d’en écrire une autre. J’ai écrit « Le Grand Ouest » dans la foulée. Ces deux chansons ont un thème commun. C’est vraiment la mixité qu’on peut avoir dans la culture bretonne. Après, j’ai fini par « Plus rien ne m’arrête » à la fin, parce que je me suis dit « voilà, maintenant que je me suis lancé, j’ai encore envie d’en écrire une autre ! » Il fallait juste au départ que des gens me donnent confiance en moi. Et ces gens-là, ça a été le bagad et les invités.

Dans « Plus rien ne m’arrête », tu cites Bashung (« Osez Joséphine »), Téléphone (« Crache ton venin ») et Noir Désir (« Soyons désinvoltes, n’ayons peur de rien »). Sont-ce des artistes qui ont compté pour toi ?

Plus Noir Désir que Bashung, très honnêtement. Noir Désir, ça a été vraiment mon école. Des groupes comme ça, et même encore plus la Mano Negra. D’ailleurs, avec tout le bazar qu’il y a sur le disque, je pense qu’on entend encore plus l’énergie de la Mano Negra que celle de Noir Désir. Les citer, j’ai tellement joué le titre en tant que DJ, que c’est devenu naturel quand j’ai écrit les paroles.  Les autres comme « Osez Joséphine » ou « Crache ton venin », je les ai plus choisis pour leur sonorité. Je me suis dit « Tiens, ça marche bien ». Et donc, j’ai amené plusieurs citations. Si j’avais vraiment voulu dans des citations des groupes qui m’ont marqué, j’aurais certainement été plus vers des Dionysos ou des groupes comme ça. Dionysos, c’est mon groupe français préféré. Quant à Bashung, s’il y a bien une phrase qui m’a marqué de lui, c’est lors d’une interview, il a dit « J’ai toujours rêvé d’être contestable ». Il a toujours fait des choses qui n’étaient pas évidentes, et ça, ça m’a marqué. Je pense vraiment pareil que lui.

On retrouve quatre duos sur l’album, un avec Arno, un autre avec Cali et deux avec Tom Hogg (de « The Hosts »). Peux-tu rapidement me dire ce qui t’a donné envie de travailler avec eux ? Si tu les connaissais depuis longtemps ?...

Je vais commencer par celui que je connais depuis le plus longtemps, c’est Arno. Il y a neuf ans de cela, j’avais fait mon premier bootleg en français avec « Putain Putain » de TC Matic. Le bootleg avait beaucoup circulé, et notamment jusqu’en Belgique. Arno l’avait entendu et il m’avait appelé. J’adore Arno, je suis fan de lui depuis super longtemps, depuis les années 80. Il m’avait donc appelé en me disant qu’il aimait bien ce que j’avais fait et qu’il avait envie de collaborer sur un titre avec moi. On l’a fait sur une chanson qui s’appelle « Fais gaffe » en 2005. C’était vraiment un rêve pour moi. Et instinctivement, quand j’ai voulu améliorer le répertoire qu’on avait avec le bagad, « Vive ma liberté » m’est venu comme une phrase qui symbolisait parfaitement l’état d’esprit dans lequel j’étais avec le bagad. Donc, on l’a repris. Je lui ai fait parvenir la chanson via son manager et il m’a rappelé en me demandant ce que j’allais faire de la chanson. Je lui ai dit « Je vais l’enregistrer sur l’album, et j’ai envie de la chanter avec toi ! » C’était tellement simple que j’ai trouvé ça super. Du coup, j’ai appelé Cali parce que Cali c’est mon pote depuis 6 ans maintenant. On a fait plein de fois des concerts ensemble. Tout de suite, je me suis dit que comme Cali adorait la musique irlandaise, il allait adorer chanter avec le bagad. Et là j’ai écrit une chanson originale pour le coup. Je n’avais pas envie de faire une reprise de Cali. Je voulais vraiment qu’on chante quelque chose qui nous rassemble tous les deux comme sur scène, c’est-à-dire la passion, la joie et le bonheur mélangé avec un peu de mysticisme. J’ai donc trouvé le thème avec lui. Tom Hogg, c’est un chanteur anglais que je suivais depuis longtemps. Tom et moi, on a monté un groupe ensemble pendant trois ans, « Zebra Hogg and Horns ». On n’a jamais pu sortir d’album et je voulais absolument qu’il soit sur un disque avec moi, donc, je l’ai emmené dans l’aventure. Comme tu vois, ce sont trois invités avec qui j’ai une histoire particulière. Je les voulais vraiment sur ce projet-là.

Tu fais une reprise de Fatboy Slim « Right Here Right Now ». Pourquoi as-tu choisi ce titre-là précisément ?

D’abord pour une cohérence harmonique. Il faut dire que la cornemuse a un bourdon qui donne dans le si bémol. Avec des cornemuses et des bombardes, on ne peut pas faire ce qu’on fait avec un orchestre traditionnel et une section de cuivres. C’est beaucoup moins varié. Il y a un tas de tonalités qui ne sont pas présentes. Quand j’ai voulu faire un concert avec des reprises de rock et mettre le bagad par-dessus, j’ai écouté plein de disques que j’aimais bien afin de trouver ce qui pouvait être en la ou en si bémol. À un moment, j’ai eu une sorte de révélation et j’ai pensé à « Right Here Right Now » qui avait cette forme de bourdon au début. Tout de suite, j’ai choisi ce titre. Et quand on a répété avec les cornemuses, j’ai trouvé que ça sonnait parfaitement. Ça a été même un peu le déclencheur de notre son. C’est-à-dire qu’en produisant « Right Here Right Now », j’ai trouvé le son que je voulais pour l’album. Ça a été le point de départ. Donc, forcément, ce titre devait se retrouver sur le disque.

Zebra © Roch Armando

Bertrand Basset a tourné un documentaire autour du projet. Peux-tu m’en dire d’avantage ?

Bertrand est un réalisateur qui travaille pour France 2. Il était par hasard aux Vieilles Charrues l’an dernier. Il nous a vus en concert et il a voulu faire un reportage sur nous. Il nous a demandé ce que nous faisions, et comme on n’avait encore rien, il nous a dit de le prévenir quand quelque chose de concret verrait le jour pour qu’il puisse venir nous filmer. Même pas une semaine après, on a eu l’envie de travailler sur un vrai projet et de faire cet album. Je l’ai rappelé et il nous a suivis en studio, en répétitions, il a suivi le bagad dans la vie de tous les jours. Il m’a filmé moi dans ma vie aussi. il ne savait pas bien où il voulait aller. Il n’avait pas d’idée préconçue sur ce qu’il allait faire de son documentaire. Et là, il a commencé à visionner les images et il a trouvé l’angle. Il va raconter une rencontre entre un musicien professionnel déjà installé avec une certaine carrière et des jeunes musiciens amateurs. Il a transformé son documentaire en véritable manifeste social, avec cette envie de rencontre. Quand on a une idée fixe, on y arrive. Ça concerne tous les jeunes musiciens, tous les créateurs qui ont envie d’aller jusqu’au bout. Le montage est terminé. On attend qu’une chaîne de télé l’achète parce qu’on a envie que ce soit vu par le plus grand nombre. Ce sera, je pense, diffusé début 2013.

Tu es né en Picardie, qu’est-ce qui t’attache à la Bretagne ?

Déjà quand j’habitais dans le Nord, je regardais une émission de télé sur Fr3 à l’époque qui s’appelait « Décibels ». C’est une émission de rock qui m’a vraiment éduqué musicalement. Et quand j’ai su tout ce qui se passait à Rennes, et notamment aux Transmusicales… En 1991, je devais faire mon service militaire… enfin, j’ai plutôt fait objecteur de conscience (rires)… je l’ai fait à Rennes. J’ai cherché une station de radio, j’en ai trouvé une. Je suis parti à Rennes pour y vivre les Transmusicales de près. J’y ai passé 8 ans. C’est là-bas que j’ai rencontré « Billy Ze Kick ». C’est là que j’ai découvert les fez noz, la musique bretonne et la vivacité du rock français. Ça m’a vachement plu. Maintenant, je reste très attaché à la Bretagne grâce à mes huit ans passés à Rennes, comme je le dis souvent, je suis tout le temps tourné vers l’ouest. Même maintenant que j’habite à Paris depuis treize ans, c’est l’ouest qui me motive.

Zebra et Bagad Karaez © Pierre Iglesias

On ne peut pas ne pas évoquer « Billy Ze Kick ». Tu as été bassiste au sein du groupe. Quel souvenir gardes-tu de cette aventure ?

C’était mon école du professionnalisme. Et heureusement, je suis bien tombé parce que je suis tombé sur un groupe qui ne s’est jamais vraiment pris au sérieux. On était juste une bande de potes, il n’y avait aucune vocation professionnelle. Moi, actuellement, je suis le seul à avoir continué dans le métier. Les autres se sont arrêtés. J’ai appréhendé le métier dans le sens où il y a une part de chance dans ce qui nous arrive. Il ne faut pas être méprisant ni arriviste. Il faut respecter tous les corps de métier. Tout ça, je l’ai appris avec « Billy Ze Kick ». Et puis aussi et surtout faire la fête, donner du plaisir aux gens… Leur donner ce qu’ils sont venus chercher. Il ne faut pas prendre ce travail comme une routine ou un truc pour gagner de l’argent. Et moi, j’en suis encore là actuellement. Avec le bagad, je me sers quelque part de ce que j’ai appris avec « Billy Ze Kick », c’est-à-dire que pour donner du plaisir aux gens, il faut se faire plaisir soi-même. C’était une expérience assez fun et extraordinaire.

Pendant une dizaine d’années tu as produit énormément de bootlegs. Aujourd’hui, tu les proposes au téléchargement sur ton site, faut-il y voir une page qui se tourne ?

Complètement. C’est une page qui se tourne, c’est évident. C’est une page qui se tourne dans la vie de DJ Zebra. C’est-à-dire que je continue à être Dj quand je passe des disques, comme je le fais à la radio chaque vendredi soir. Mais produire des bootlegs, c’est-à-dire ne faire que de la musique virtuelle, j’ai vraiment terminé. J’ai un savoir-faire que, disons, j’exprime différemment. Zebra et Bagad Karez, c’est un bootleg vivant. C’est une vraie rencontre, une idée folle. C’est un peu comme quand j’ai mélangé Diam’s à Radiohead. Personne n’y aurait pensé. Sur le papier, tout le monde se dit que ça ne marchera pas, et puis finalement, ça marche. C’est donc juste l’idée que j’ai gardé de l’exercice du bootleg, pas la pratique. Et puis, moi, en tant que DJ, aller me produire sur des grandes scènes, ça ne me procure plus aucun plaisir. La porte n’est pas fermée, j’y retournerai peut-être, mais pas tout de suite… (rires)

En début d’interview tu m’as dit que tu avais retrouvé un certain dynamisme dans la création. Es-tu déjà reparti sur de nouveaux projets ?

Pas de nouveaux projets à proprement parler, mais des compositions, oui. De toute façon, je continue à travailler pour d’autres supports. Je fais des génériques pour des émissions télé. Je fais de l’habillage d’antenne pour la radio… Il y a une musique de film que j’avais sorti l’an dernier. Et là, je suis en train de travailler sur une nouvelle musique de film. Donc en fait, la composition musicale fait partie de mes activités au quotidien. L’écriture par contre, je n’ai pas encore écrit de nouvelles chansons. J’ai des idées, des thèmes. Mais là, je suis juste en train de faire vivre les chansons de l’album. Et peut-être qu’à un moment l’année prochaine, quand j’aurai un peu de temps, je me mettrai vraiment à réécrire.

Propos recueillis par IdolesMag le 12 novembre 2012.

-> Site web : http://zebrabagadkaraez.com/









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