Interview de Hanna

Propos recueillis par IdolesMag.com le 09/10/2012.
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Hanna - DR

Après quelques mois de battement, la jeune Hanna sort enfin son album, « 13h13 ». Elle nous expliquera qu’elle a préféré attendre avant de le sortir et a voulu rectifier le tir au niveau du visuel et de l’imagerie qui entoure cet opus. Nous reviendrons également avec elle sur son processus d’écriture (elle aime écrire au milieu du tumulte) et sur la licence de sociologie qu’elle vient de décrocher. Rencontre avec une jeune fille très terre à terre et la tête dans les étoiles…

IdolesMag : Quand nous nous sommes rencontrés l’année dernière au mois de juin, un EP venait de sortir, et l’album était prévu pour l’automne 2012. Comment se fait-il qu’il ne voit le jour qu’aujourd’hui, un an plus tard ?

Hanna : On a eu un problème d’image. On a décidé de refaire une pochette, de refaire de petits clips sur internet différemment. Tout ça a pris un peu  temps. J’ai aussi décidé de remettre quelques chansons dessus, de refaire le master. Du coup, toutes ces choses ont fait que le temps a passé… Je n’étais pas pleinement satisfaite du travail qui avait été fait, donc, j’ai eu envie de reprendre un peu tout à zéro. Même si la base reste la même puisque les morceaux qui étaient prêts n’ont pas bougé. J’avais besoin de refaire un peu tout ce qu’il y avait autour.

Hanna, 13h13Tu as donc modifié le visuel, tu as ajouté des chansons, n’as-tu pas été tentée à un moment donné d’aller plus loin et de réenregistrer certaines chansons ?

Le problème, là… c’est que refaire quatorze morceaux, c’était presque impossible. C’est très difficile de ne retoucher qu’un peu les morceaux, il vaut mieux repartir de zéro alors. En général, c’est une mauvaise idée. Les morceaux ont été fait comme ça à une époque donnée, autant les laisser tels quels. J’étais tout de même contente des morceaux. Retravailler des morceaux, c’est ce qu’il y a de plus compliqué. Et puis, je n’avais pas non plus le temps ni les moyens de re-rentrer en studio, j’ai préféré peaufiner le truc. Donc voilà, je me réserve pour le deuxième ! (rires)

Tu as donc voulu retoucher certaines petites choses, mais pas les chansons.

Voilà. J’étais contente du disque, mais pas tellement de ce qu’il y avait autour. Je trouvais que ça ne me ressemblait pas vraiment. J’avais envie d’une autre pochette. Et donc, dans la foulée, on a rajouté deux ou trois titres.

Le visuel de la pochette change donc. Pourquoi as-tu choisi cette photo en noir & blanc, avec le serre-tête en couleurs ?

Je trouvais que cette photo correspondait bien mieux à ma personnalité. L’idée du noir & blanc avec la touche de couleur, c’est un peu entre l’ombre et la lumière, la timidité et l’assurance. C’est une idée qui collait pas mal à ma personnalité. Étant donné que cet album me reflète bien, je voulais que la pochette me reflète bien également.

Il y a eu un changement de titre aussi… On reste toujours dans les chiffres, mais de « 1597 » on est passé à « 13h13 »…

(rires) J’avais envie de garder des chiffres. Je ne suis pas superstitieuse en général, mais ce truc-là du « 13h13 »… j’y crois un petit peu ! Comme j’avais une chanson qui s’appelait comme ça, que l’album comptait 13 titres (plus des bonus), j’avais envie de jouer avec le chiffre 13. Je trouvais que « 13h13 » englobait bien le tout. Et surtout, c’est un petit clin d’œil, comme un petit trèfle porte-bonheur.

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Pendant cette année, es-tu déjà repartie sur de nouvelles chansons ?

Oui. J’écris un peu tout le temps, donc oui, j’ai de nouvelles chansons et de nouvelles choses.

Il y a donc trois nouveaux titres sur l’album. Ont-ils été enregistrés à l’époque dans la foulée, ou bien ont-ils été enregistrés plus récemment ?

Il y a plusieurs cas de figure. La chanson « Jeux d’enfants » avait été enregistrée à l’époque mais on ne l’avait pas mise dans l’album. Finalement, comme j’étais assez attachée à cette chanson, j’avais envie de la mettre sur l’album. Comme j’avais des chansons en stock, je me suis dit que ce serait bien d’en ajouter quelques-unes. C’est pour ça que ce titre se retrouve aujourd’hui dedans. Pas mal de gens se demandaient d’ailleurs pourquoi elle ne figurait pas sur la première mouture. Donc, voilà, je l’ai ajoutée. Pour ce qui est du « Vilain petit connard », elle pour le coup, c’est une chanson que j’ai réenregistrée puisque je l’ai écrite il n’y a pas très longtemps. C’est vraiment une chanson toute toute récente. Et « La Déclaration d’Amour », je l’ai enregistrée également il y a quelques mois.

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Pourquoi avoir repris « La Déclaration d’Amour » ? Était-ce l’envie de reprendre ce titre en particulier ou une chanson de Berger ?

C’est un peu des deux. J’adore l’écriture de Michel Berger et j’adore France Gall depuis que je suis toute petite. En fait, il se trouve que ce titre-là, je me sentais de le chanter. Sans prétention aucune, je trouvais qu’il n’était pas très loin de mon univers. Du moins, au niveau de la thématique. Je me suis donc sentie très concernée par cette chanson. Mais en général, j’aime beaucoup le tandem Berger/Gall, et j’aime particulièrement cette chanson. C’était un petit clin d’œil.

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De toutes les chansons qui figurent sur l’album, quelle est celle qui te touche le plus ?

Tu sais, on me pose souvent cette question, et j’ai vraiment beaucoup de mal à faire un choix. Cet album est tellement personnel… Chaque chanson a son histoire, son contexte émotionnel… Il n’y a aucun titre que je me suis embêtée à écrire. Tous les morceaux ont une histoire à raconter, donc, là pour le coup, je n’ai pas une anecdote en particulier à raconter. Il y a des morceaux que j’ai écrits toute seule quand j’étais triste ou un peu esseulée. Il y a des morceaux que j’ai écrits avec une copine devant un café en rigolant parce qu’elle me racontait des conneries et des histoires et que j’avais envie d’en faire une chanson. Tout est très différent, donc du coup, toutes les chansons ont leur propre marque au sujet du contexte d’écriture.

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J’ai lu dans ta bio que tu écrivais dans le métro, dans des soirées, aux terrasses des cafés… As-tu besoin d’une certaine manière de tumulte et d’effervescence autour de toi ?

Oui… Ce n’est pas du tout calculé ou recherché, mais si on y regarde de plus près, c’est un peu ce qu’il se passe… quelquefois, j’ai essayé d’écrire dans ma chambre, dans mon lit… Mais je n’y arrive pas du tout. Il faut que j’écrive dans des endroits où il se passe quelque chose autour. J’aime avoir du bruit autour de moi. Pour l’anecdote, la toute première chanson que j’ai écrite, je l’ai écrite dans un café, elle s’appellait « Café-Théâtre », et justement, ça raconte tout ce qui se passe dans ce café. Après, j’ai continué dans cette optique, sans toujours parler du café !! (rires) D’un autre côté, je ne recherche pas ces endroits pour écrire, c’est juste que je me trouve là à un moment donné et que l’envie d’écrire me prend là. Ça m’arrive d’écrire dans le métro, même debout quand c’est blindé. J’ai toujours un petit calepin sur moi…

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C’est toujours papier-crayon, ou bien as-tu succombé à l’ordinateur ?

Même si je suis plus fan du carnet et du stylo, c’est vrai que l’ordinateur, c’est pas mal… Mais je fais les deux.

Aujourd’hui, écris-tu plus ou moins qu’avant ? Ton rapport à l’écriture a-t-il changé ?

Non, il n’a pas vraiment changé. Même si c’est super cliché de dire ça, et c’est un petit peu vrai, quand je vais super bien, je n’écris pas, je n’y arrive pas, je n’ai pas envie. Je n’ai pas besoin d’être triste pour écrire, mais peut-être d’avoir ressenti une émotion un peu plus forte, un peu plus négative… ça a toujours été un peu comme ça. Quand j’étais à la porte de sortie de l’adolescence, j’ai beaucoup écrit. J’étais dans une période où il fallait que je vide mon sac. C’était la première fois que j’écrivais, donc, j’avais certainement un rythme un peu plus soutenu en termes d’écriture. Mais je continue d’écrire régulièrement aujourd’hui. Pour le coup, je continue toujours à ne pas me forcer à écrire. Je l’ai fait une deux fois, et à chaque fois, ça a donné de très très nulles chansons que j’ai jetées après !! (rires) Du coup, j’écris quand ça me chante !

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Tu seras sur la scène du Nouveau Casino le 19 novembre. L’année dernière tu me disais que tu étais encore un peu tétanisée à l’idée de monter sur scène, mais que ça allait mieux… Aujourd’hui, ça se passe comment ?

Aujourd’hui… je prends du plaisir sur scène ! J’ai fait un grand pas en avant. J’arrive à être contente et à profiter du moment. Je crois qu’on ne peut pas rêver mieux. Et puis, la scène, je crois que c’est un truc que j’apprendrai toute ma vie. Le travail ne s’arrête jamais. C’est pour ça que c’est toujours aussi intense et qu’on a toujours envie de monter sur scène, pour faire encore mieux. Et puis, aujourd’hui, on est tout un groupe sur scène, je suis avec mes potes, ceux avec qui on a fait l’album. on a déjà fait pas mal de scène tous ensemble. Il y a une chouette ambiance. C’est autre chose qu’un simple concert guitare-voix. Du coup, je me sens vachement portée et soutenue. Et je crois que ça fait partie aussi du fait que c’est beaucoup plus agréable.

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Les versions scène sont forcément différentes des versions studio. Est-ce un exercice qui te plait d’adapter une chanson pour la scène ?

Oui. C’est très amusant. C’est bien que ce ne soit pas une copie conforme de ce que tu peux écouter sur le disque. Du coup, on essaye de faire des variations. Et de toute façon, comme on n’est pas le même nombre sur scène qu’en studio, on n’a pas forcément le choix. Et c’est tant mieux !

Tu viens d’obtenir une licence de sociologie. C’était important pour toi de continuer tes études ?

Oui. Super important. Je ne peux pas faire l’un sans l’autre. Là, d’ailleurs encore aujourd’hui je continue dans la communication. C’est primordial. Je dirais même que c’est vital.

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Tu as donc besoin de rester dans la « vraie vie ».

Oui. En plus, ce sont vraiment des études qui m’intéressent. Et puis, ça me permet aussi d’avoir une porte de sortie. Au-delà de ça, qui est le côté un peu matériel de la chose, je pense que quand on exerce une discipline artistique, que ce soit la chanson, la photo, le cinéma… il faut, en tout cas moi, j’ai besoin, de côtoyer le monde réel tous les jours. Quand on est artiste, c’est très inspirant de vivre dans le monde réel, d’aller voir ailleurs ce qu’il se passe. Et en l’occurrence, là, à l’université, on est au cœur de plein d’interactions. C’est super intéressant. En tout cas, ça colle bien avec qui je suis : une fille très terre à terre et en même temps la tête dans les étoiles. Du coup, dans ma vie, ça se ressent. J’ai besoin d’avoir mes amies près de moi.

L’année dernière tu m’avais confié qu’ado tu étais très fan de Spice Girls…

Oui… (rires)

Qu’as-tu pensé de leur grand retour à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Londres ?

C’était génial. Je pense que toutes les nanas de mon âge qui ont eu leur grosse période « Spice Girls » étaient comme des malades devant cet énorme show ! C’était trop beau…

Propos recueillis par IdolesMag le 9 octobre 2012.









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