Interview de Dany Brillant  

Propos recueillis par IdolesMag.com le 17/09/2012.
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Dany Brillant © Bernard Benant

Dany Brillant a vingt ans ! Eh oui… il y a déjà vingt ans que « Suzette » nous a fait perdre la tête. Nous ne pouvions pas ne pas aller à la rencontre de Dany afin d’évoquer avec lui son parcours riche en chansons et en émotion. Une compilation de ses vingt titres préférés (réarrangés par l’équipe de Ricky Martin) est sortie le 24 septembre, une intégrale est attendue pour novembre et une grande tournée, où il devrait chanter toutes les chansons qu’il a écrites (plus d’une centaine !), débutera en mars 2013. Dany fera d’ailleurs escale au Palais des Sports en avril. En attendant cette nouvelle tournée, Dany brûle les planches et est sur les routes avec la pièce d’Éric Assous, « Mon meilleur copain », jusqu’en janvier prochain. Rencontre avec Dany Brillant, un artiste qui aura toujours vingt ans !

IdolesMag : Vous fêtez vos vingt ans de carrière. Sortir un best-of, c’est une façon de regarder un peu en arrière. Est-ce quelque chose que vous faites de temps en temps ?

Dany Brillant : C’est la première fois que je regarde en arrière, parce que j’ai toujours essayé d’avancer, d’apporter quelque chose de nouveau, de créer des chansons, de composer. Et puis, là, ça fait vingt ans que mon premier album est sorti (c’était en 1992). Cette année, comme vous le savez, j’ai joué au théâtre. Et le fait de jouer au théâtre m’a donné un peu de recul sur la chanson. Tout d’un coup, je me suis mis à regarder la chanson. Et donc, je me suis dit « ça fait tout de même vingt ans que je chante !... » Je sais très bien que si on m’a pris au théâtre, c’est parce que j’étais connu dans la chanson. Donc, la chanson m’a apporté beaucoup. J’avais envie de fêter cet anniversaire ! Alors comment le fêter ? Je me suis dit que j’allais reprendre mes vingt chansons préférées sur tout mon parcours. Très honnêtement, c’est un choix purement égoïste ! Je n’ai pas été demander à des gens les titres qu’ils aimaient bien, j’ai vraiment choisi mes vingt titres préférés. Et je les ai réorchestrés et réenregistrés avec la voix que j’ai aujourd’hui, le son que j’ai aujourd’hui et avec des orchestrations différentes. Et c’est la première fois que je fais des reprises de moi-même ! J’ai vraiment revisité des chansons que je ne chantais plus parce que mon idée, c’était de toujours avancer, de faire des nouveaux albums et de les proposer au public qui en était friand. Mais je me suis dit que vingt ans, quand même, ça se fêtait ! Et d’avoir tenu vingt ans dans ce métier, qui est tout de même assez difficile, qui est fait de bas, de hauts, de prises de risque aussi, je me suis dit qu’il fallait bien une fois regarder en arrière et fouiller les archives…

L’album a été réalisé à Miami par Cuco Peña (équipe de Ricky Martin). Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?

J’aimais bien l’équipe de Ricky Martin… mais je n’ai pas été jusqu’à l’extrémité de son son ! (rires) J’aime bien parce que ce sont des gens qui respectent la tradition cubaine, ou latine en tout cas, tout en apportant un petit grain de modernité en plus. Et donc, je voulais ce son-là. Je cherche toujours à rester un peu dans l’héritage de l’histoire, de la musique et des berceaux, tout en apportant un son un peu neuf. J’aime bien ce mélange de sons modernes et des sons plus classiques. Je trouvais que Ricky Martin avait bien fait la synthèse de ça. Bon, je n’ai pas été plus loin que lui dans la modernité parce que j’aime tout de même bien l’acoustique, mais je trouvais qu’à Miami il y avait des musiciens merveilleux qui avaient ce son-là. Je pense que le son du disque, c’est ça, c’est très moderne tout en respectant l’héritage classique.

En premier extrait, vous reprenez « Bambino » de Dalida. Que représentait Dalida pour vous ? Faisait-elle partie de vos idoles ? Et pourquoi avez-vous choisi cette chanson-là en particulier ?

Dalida, c’était une grande idole de mes parents. Je l’ai donc écoutée beaucoup. Et puis, « Bambino », c’est surtout la première chanson que j’ai entendue quand j’étais petit. Je devais avoir deux ou trois ans. C’est la chanson que j’ai entendue en premier. Je crois que c’était la première fois que j’ai entendu ce qu’était une chanson. Une chanson, ce n’est pas uniquement de la musique. C’est un genre à part, la chanson, c’est du texte sur de la musique. Et en plus, « Bambino », c’est la première chanson dont j’ai entendu les paroles. J’ai toujours essayé, dans mes chansons, de m’approcher un peu de la perfection de cette chanson, de sa structure, de son scenario, de sa chaleur musicale, etc… C’est vraiment une chanson parfaite pour moi, que j’ai toujours essayé d’approcher, peut-être sans jamais y parvenir, je ne sais pas… Mais en tout cas, ça a toujours été un idéal de chanson à mes yeux. En plus, comme c’est une chanson très méditerranéenne et très napolitaine, ça correspondait bien à mes origines. Et en fêtant ces vingt ans de carrière, j’ai eu envie de dire aux gens que c’était cette chanson qui avait été le déclic et qui m’a donné ce goût pour la chanson. Alors, bien évidemment, je l’ai enregistrée à ma manière puisque la version originale est un peu plus lente et plus romantique. En la faisant en salsa, j’ai trouvé que ça marchait bien. C’est la maison de disque qui a décidé de le sortir en premier, le choix des singles, pour moi, ce n’est pas très important. Les gens qui achètent mes disques n’attendent pas le single, en tout cas, n’attendent pas que le single fasse un tube ou non. Le single reste un signal pour annoncer que l’album est sorti. Mais ils savent ce qu’ils vont trouver dans l’album, ils connaissent mon style et ma couleur. Je ne suis pas un vendeur de single…

Vous me disiez que Dalida était la grande idole de vos parents, quelles étaient vos idoles, à vous ?

Dean Martin, Frank Sinatra,… C’étaient des crooners. Et puis, il y avait aussi la chanson française avec Charles Aznavour, qui est toujours une de mes idoles d’ailleurs. Il y avait Bécaud, Dario Moreno, Yves Montand… Vous savez, j’étais très fan de l’après-guerre, Saint-Germain-des-Prés après 45, quand la chanson se renouvelait, était très poétique et s’inspirait beaucoup du jazz…

Comment l’avez-vous vécu, vous, le fait de devenir une idole ?

Je ne sais pas si je suis devenu une idole, je ne peux pas vous dire…

Dany Brillant © Filippa Lidholm

En même temps, depuis vingt ans, vous remplissez les salles, vous vendez beaucoup de disques… Je pense qu’on peut parler d’idole !

Idole, je ne sais pas… Je ne connais pas vraiment le sens de ce mot-là. Ce que je sais, c’est que j’ai choisi un registre qui n’existait pas, ou en tout cas qui n’existait plus, et que les gens ont aimé. J’ai été un vecteur, comme un canal pour diffuser un style musical qu’on n’entendait plus. Après pour moi, ce n’est pas le plus important. Ce qui compte, ce sont les chansons et le bien-être qu’elles peuvent procurer à des gens. Mais ça n’est pas une question d’ego.

On ne va pas évoquer toutes les chansons qui figurent sur le best-of, mais on ne peut pas ne pas évoquer « Suzette », celle avec qui tout a commencé. Vous rappelez-vous dans quelles circonstances vous l’avez écrite ?

C’était une commande, en fait ! (rires) Je jouais dans un film en 1986 puisqu’à l’époque, je voulais être acteur. C’était un film avec Francis Huster. L’héroïne s’appelait Suzette et Francis m’a demandé d’écrire une chanson avec Suzette dans le titre. Je l’ai donc écrite et je la lui ai proposée. Et voilà ! Il l’a mise dans le film, mais après coup, il n’a pas pu la garder pour des raisons de scenario, etc… Elle est donc sortie cinq ans après et c’est devenu un tube. Mais au départ, c’est vraiment une commande pour un film.

Quand vous l’avez écrite, avez-vous pensé un instant que 25 ans après elle serait encore autant plébiscitée par le public ?

Bah ouais… c’est vrai ce que vous dites… Et j’en suis moi-même le premier surpris ! (rires) Parce que je vais vous dire la vérité, ce n’est pas ma chanson préférée. Dans tout ce que j’ai fait, je trouve qu’il y a d’autres chansons qui ont plus d’épaisseur et de profondeur. Mais on ne choisit pas ! Le public l’a choisie et il l’aime, voilà ! Donc, non, je ne me doutais pas une seule seconde qu’elle aurait un tel impact. Dans les concerts, aujourd’hui encore, les gens l’aiment beaucoup. Alors maintenant, si on analyse pourquoi celle-là plus qu’une autre, je ne saurais pas quoi vous répondre. Elle déclenche quelque chose chez les gens qui m’échappe un peu, et je ne sais pas ce que c’est. Et ça, c’est le secret des tubes. Vous voudriez en refaire dix comme ça, vous n’y arriveriez pas. Vous en faites une, et vous ne savez pas pourquoi, c’est elle qui plait aux gens…

De toutes les chansons que vous avez écrites, y en a-t-il une pour laquelle vous avez un petit peu plus de tendresse que les autres ?

Sur la compile, enfin je ne sais si on peut appeler ça une compile, je préfère album anniversaire, il y en a une que j’aime beaucoup qui s’appelle « La nuit est à nous ». Ça n’a pas été un tube, c’est une chanson d’album. Mais je pense que si on veut savoir ce que je ressens quand je me ballade dans les rues la nuit à Paris, il faut qu’on écoute cette chanson. On sera dans mon cœur, dans mon âme, dans ma tête. J’ai réussi à exprimer vraiment le sentiment d’une balade nocturne dans Paris. J’adore cette chanson. Je n’écoute pas beaucoup mes chansons, mais celle-ci je l’écoute parce qu’elle me plait beaucoup et que c’est vraiment une de mes chansons préférées.

Saint-Germain-des-Prés a beaucoup changé depuis quelques années. Y retrouvez-vous encore ce que vous y avez tant aimé à vos débuts ?

Oui, il y a toujours quelque chose de spécial à Saint-Germain. C’est quelque chose qui est dans l’air. À Saint-Germain, on respire un air qui est différent des autres quartiers de Paris. Alors, moi j’y suis très sensible et réceptif. C’est évidemment chargé d’histoire puisque c’est un haut lieu de rencontre d’artistes, de musiciens, de philosophes, d’intellectuels après la guerre… même pendant remarquez ! Et ça a été un tel bouillonnement artistique que ça se ressent encore aujourd’hui. C’est d’ailleurs, je pense, le quartier de Paris le plus célèbre dans le monde entier. Après, bien évidemment, cette effervescence s’est un peu calmée, bien que la Sorbonne et les étudiants ne soient pas loin. Il y a quelque chose de différent dans l’air … Il y a peut-être des fantômes, je ne sais pas… En tout cas, moi, j’y suis bien là-bas, c’est comme un refuge. Je m’y ballade souvent, j’y ai souvent composé des chansons dans les rues. J’y retrouve cette atmosphère et ce petit je-ne-sais-quoi dans l’air qu’on peut trouver dans des endroits comme celui-ci qui sont un peu sacrés quelque part… C’est peut-être le fait que l’église soit en plein milieu de la place, je ne sais pas… Il y a quelque chose en tout cas !

Dany Brillant © Bernard Benant

À quel âge avez-vous commencé à écrire des chansons ?

À l’âge de vingt ans. Je suis arrivé pour chanter dans les cabarets entre 18 et 19 ans. Pendant un an, j’ai chanté beaucoup de reprises, des standards de Jazz et de musique latine. Au bout d’un temps, le patron, qui m’avait un peu pris sous son aile et qui avait un tempérament un peu paternaliste avec moi, m’a dit « écoute, si tu veux percer dans ce métier, il faudrait que tu chantes des choses plus personnelles, que tu as écrites toi-même, qu’on a jamais entendues… Des choses nouvelles… » Je l’ai écouté et j’ai commencé à écrire mes premières chansons à l’âge de vingt ans. Au bout de six mois, j’avais un tour de chant rien qu’avec mes propres chansons que je chantais au cabaret. J’avais encore plus de succès que quand je chantais des reprises. Alors ça, ça m’a beaucoup encouragé à cette époque où je chantais devant trente ou quarante personnes qui venaient écouter mes chansons. Ça m’a beaucoup encouragé à en écrire d’autres… Et quand je vous raconte ça, je veux dire que c’était bien avant que je ne sois médiatisé. Je ne l’ai été que quatre ou cinq ans après. Ça a été en tout cas une expérience formidable, comme un laboratoire où j’ai pu tester beaucoup de choses. C’est très important pour un jeune artiste. J’écrivais mes chansons et je les chantais le soir-même. Comme ça, je voyais tout de suite l’effet qu’elles produisaient sur les gens.

Aujourd’hui, écrivez-vous toujours beaucoup ? Ou bien attendez-vous d’avoir un projet précis ?

Alors… Je compose toujours, comme j’ai toujours beaucoup composé d’ailleurs. J’ai toujours une guitare, un piano et une batterie qui traînent. J’essaye toujours de trouver des bouts de mélodie. Par contre, les textes, je les écris toujours au moment où je vais enregistrer parce que je veux qu’ils me correspondent au moment où je les chante. Si j’écris quelque chose aujourd’hui et que l’album ne sort que dans deux ans, j’ai peur de ne plus être en phase avec ce que je chante. Alors, j’écris vraiment les textes au dernier moment. Bien évidemment, je prends régulièrement des notes sur ce que je veux dire ou quelles pistes j’ai envie d’explorer. En revanche, les musiques, je dois en composer une ou deux par jour. Je ne dis pas qu’elles sont toutes bonnes ! Mais en tout cas, je les stocke et je les archive et au moment de sortir un album, je choisis les dix ou les douze qui me paraissent les plus originales.

En plus du best-of, une intégrale est prévue pour novembre.

Oui. Ce seront plus d’une centaine de chansons réunies en un seul coffret. C’est la première fois que je fais ça. Il y aura aussi une édition de tous les clips en karaoké parce que je trouve que les images des karaokés qu’on peut trouver sont vraiment affligeantes ! Donc, je me suis dit que les gens pourraient chanter et s’amuser sur mes propres clips. Au moins, ils seront faits artistiquement ! Cette collection karaoké va sortir en collector.

D’octobre à janvier, vous continuez votre tournée théâtre avec la pièce « Mon meilleur copain » d’Éric Assous. Vous avez d’ailleurs débuté au Cours Florent. Comment se fait-il qu’on ne vous ait jamais vu sur les planches, alors que vous avez fait pas mal de cinéma ?…

Tout simplement, parce qu’on n’est pas venu me le proposer. Là, il y a un an et demi, Éric Assous est venu me proposer cette pièce. Je l’ai lue, puis on l’a lue tous ensemble avec le metteur en scène et les autres acteurs. Après la lecture, on a tellement ri, enfin moi, j’ai tellement ri, que je me suis lancé dans l’aventure. Si on était venu me le proposer avant, peut-être que je l’aurais fait. Vous savez, je pense que les choses viennent au bon moment. C’est venu maintenant peut-être parce que j’avais le temps, peut-être que j’avais la maturité ?... Peut-être que je joue mieux aujourd’hui qu’il y a dix ans ?!... Mais enfin, bon, ça a commencé à se déclencher depuis un an la comédie. Avant, on ne venait pas trop me chercher. Je pense que c’est comme ça la comédie, c’est l’inverse de la chanson. La chanson, c’est vous qui l’écrivez et vous allez la chanter quand vous voulez. Et la comédie, il faut qu’on vienne vous chercher. C’est vrai que c’est un métier dans lequel on est plus dans l’attentisme. Toutes les grosses vedettes qu’on a aujourd’hui, ce sont des gens qu’on a été chercher parce qu’ils ont fait de la télé, des spectacles d’humour, du théâtre… Voilà. C’est peut-être plus difficile pour démarrer parce qu’on est un peu trop dans la demande. Mais si on ne vient pas vous chercher, ça peut devenir très vite déprimant, parce que vous êtes là à vouloir faire du théâtre ou du cinéma, et personne ne veut de vous. C’est vraiment un métier où il faut laisser venir les rencontres et les projets.

Dany Brillant © Filippa Lidholm

Vous prenez le même plaisir en tant que comédien qu’en tant que chanteur ?

Ah oui, j’aime beaucoup ! Le théâtre, ça me fait vraiment comme des vacances ! Et puis, on est avec des gens, on est une petite troupe. Il y a de la réplique. Parce que, vous savez, on est assez seul dans la chanson. Même quand on monte sur scène et qu’on est avec ses musiciens, on est quand même seul. Les gens viennent pour vous, donc la responsabilité est assez importante. Après le spectacle, vous vous retrouvez seul… Alors que dans une pièce de théâtre, on partage le trac ensemble, on partage les dîners… C’est quand même très sympathique !!

Vous serez sur scène, en tant que chanteur cette fois-ci, à partir de mars 2013 et vous ferez escale notamment au Palais des Sports. Que nous réservez-vous ?

Cette fois-ci, je ne chanterai pas de chansons inédites. Je fête mes vingt ans de carrière, donc, l’idée est de jouer avec la nostalgie des gens, de leur rejouer des chansons qui leur ont plu pendant ces vingt ans. Parce que vingt ans, c’est quand même une vie, c’est une génération, c’est une tranche de l’existence assez importante. Je vais jouer plus sur les souvenirs qu’ont pu déclencher mes anciennes chansons chez les gens. Il n’y aura donc pas de nouvelles chansons, mais toutes les anciennes ! Même des chansons que je ne chantais plus comme « Tu as brisé ma vie » ou « C’est toi ». Les gens pourront donc les réécouter. Et je vais essayer de trouver un système où je puisse chanter toutes mes chansons ! J’en ai écrites une centaine, je vais essayer de toutes les chanter. Ça va être compliqué, évidemment, il faudra faire des pots-pourris, mais j’ai entendu une fois un pot-pourri de Claude François où sur quinze minutes, il chantait une trentaine de chansons… Alors évidemment, parfois il ne reprenait qu’un petit bout de refrain, et je pense que je vais faire pareil : quelques pots-pourris à côté de chansons que je chanterai en entier bien sûr ! Tout ça dans l’optique de chanter aux gens toutes les chansons qu’ils ont aimées et que j’ai aimées aussi.

Dany Brillant, l’artiste, fête ses vingt ans. Quels souvenirs gardez-vous, vous, de vos vingt ans ?

Peut-être la période la plus heureuse de ma vie parce que j’étais totalement insouciant. Je sortais de l’enfance et de l’adolescence, je découvrais le monde. J’étais plein de rêves, plein d’évasion, j’avais soif d’aventures… J’ai fait des rencontres magnifiques. Et en fait, ce sont ces rencontres-là qui m’ont fait arriver dans les cabarets et ça a été déterminant pour moi. En plus, je vivais la bohème, vraiment. Je vivais dans une petite chambre 12, rue du Four. J’avais des tas de copains qui étaient comme moi, qui démarraient dans la vie et qui étaient comédiens, réalisateurs ou musiciens. On échangeait beaucoup. On y croyait beaucoup. On avait beaucoup d’espoir… l’espoir de s’en sortir aussi parce qu’au niveau argent, on ne gagnait pas grand-chose. Mais on avait cette jeunesse pour nous. Je suis toujours très attaché à cette époque… Je dis que vingt ans, c’est le bel âge ! Et puis, comme vous dites, j’ai vingt ans aujourd’hui aussi… Vingt ans de chanson. Quand on aime on a toujours vingt ans !

Propos recueillis par IdolesMag le 17 septembre 2012.

-> Site officiel : http://danybrillant.com/








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