Interview de Fredda  

Propos recueillis par IdolesMag.com le 05/07/2012.
© Reproduction, même partielle, interdite sans autorisation écrite de IdolesMag et/ou Dehmar SARL.

Fredda © Sébastien Perron

La chanteuse Fredda vient de sortir son troisième album, « L’Ancolie », un album élégant, mélancolique et poétique qui nous a enchantés. Nous avons donc été à la rencontre de Fredda afin qu’elle nous dise dans quelles circonstance cet opus a vu le jour. Elle nous expliquera également plus en détail son processus créatif. Nous ne manquerons pas non plus d’évoquer le projet commun qu’elle a avec son compagnon de route Pascal Parisot, Radiomatic, et ses futurs projets. Rencontre avec Fredda, une artiste originale et authentique.

IdolesMag : Quand avez-vous commencé à travailler sur ce nouvel album « L’Ancolie » ? Y a-t-il un moment qui en est un peu la clé de voûte ?

Fredda : J’ai commencé à travailler sur cet album en 2010, en été. Je pense que la clé de voûte a surtout été le lieu. Le lieu a été un déclencheur pour l’écriture de cet album. En l’occurrence, j’étais dans un lieu calme, en pleine nature et donc propice à l’écriture.

Est-ce important pour vous de vous retrouver dans un endroit calme pour écrire ?

Tout dépend de la direction de l’album. Là, j’avais envie d’un album assez contemplatif. Donc, il est vrai que j’avais cette envie dès le départ d’aller vers quelque chose de poétique et contemplatif. Le lieu s’est imposé à moi. En réalité, j’ai pu par la suite développer pleinement mon idée à « Morin Heights », le lieu où j’ai écrit l’album durant l’été 2010.

Fredda, L’AncolieDonc, en fait, pour ce troisième album, vous saviez où vous vouliez aller. Vous avez rapidement trouvé l’angle de travail.

Je savais où je voulais aller… mais c’est toujours un peu difficile. On a toujours plein d’idées. Je pense qu’il y a eu aussi un autre point déclencheur. J’avais mis en musique un poème juste avant, en 2009. C’était un poème d’André Velter, c’était pour un concours, « Le Printemps des Poètes » qui a lieu chaque année. Ce poème était une invitation au voyage, à la contemplation. Je pense qu’il m’a amenée vers cette écriture-là.

Pourquoi avez-vous appelé ce nouvel album « L’Ancolie » ?

La fleur d’ancolie, c’est une fleur de montagne qui pousse également dans ma région natale puisque je suis originaire des Vosges. Cette fleur, c’est une vivace qu’on retrouve donc principalement en montagne. Dans la littérature et les poésies romantiques que j’affectionne, elle représente la mélancolie. Les auteurs du 19ème, les romantiques, ont associé le nom de cette fleur à la mélancolie. Et c’est ce qui me plaisait « ancolie – mélancolie ». Je trouve que c’est un très beau nom de fleur et effectivement, je pense qu’il annonce la couleur de l’album.

Vous avez écrit de nombreux textes, mais vous avez tout de même fait appel à d’autres auteurs, pourquoi ?

Parce que je trouve que la co-écriture est quelque chose de très excitant. Ça ouvre l’écriture, ça donne des clés et des formules différentes. Et puis, je trouve que les nouvelles rencontres, c’est toujours aussi quelque chose de très excitant. Et là, en 2010, il y a eu beaucoup de nouvelles rencontres, notamment avec Marianne Dissard. J’ai eu un gros coup de cœur pour son album. Pour Bastien Lallemant, aussi, ça a été un énorme coup de cœur. Pour moi, c’est un honneur et un plaisir d’inviter des auteurs qui m’ont touchée sur la co-écriture de mon propre projet.

Comment concevez-vous la co-écriture ? Tout le monde se met autour d’une table, ou plutôt comme une partie de ping-pong ?

Là, en l’occurrence, vous avez totalement raison, ça a été une partie de ping-pong. La première personne avec qui j’ai co-écrit, c’est Marianne Dissard, qui vit aux États-Unis, à Tucson en Arizona. Je l’avais rencontrée en 2010 lorsque j’étais au Québec et à New-York. Après, nous ne nous sommes plus revues. Je lui ai proposé de co-écrire certains titres et nous avons travaillé par échange de mails. Je lui envoyais l’idée principale, elle me renvoyait ses propres formules. Ça a été une véritable petite partie de ping-pong. C’est vraiment excitant et intéressant. Bastien Lallemant, c’est pareil, il a travaillé tout seul. En l’occurrence, là c’est vraiment de l’écriture et pas de la co-écriture puisque cette chanson, « L’Ancolie », c’est lui qui l’a composée et écrite. Je lui avais donné comme seule directive le titre. Je lui avais demandé d’écrire une chanson qui aurait pour titre « L’Ancolie ». Il savait que j’étais partie dans un album assez romantique et mélancolique et lui est parti sur le thème de l’éloignement.

C’est assez étrange que cette chanson que vous lui avez demandée se retrouve en titre de l’album…

Je ne savais pas du tout que ce serait le titre de l’album. À l’époque, je n’avais pas encore le titre. Souvent, ça arrive vers la fin. Quand j’ai toutes les chansons, c’est toujours difficile de choisir un titre pour l’album. J’avais en tête ce nom-là, c’est lui qui m’a inspiré l’album d’ailleurs, mais je n’étais pas encore sûre que « l’Ancolie » en serait le titre… C’est la chanson de Bastien qui m’a vraiment décidée.

Depuis combien de temps écrivez-vous et composez-vous ?

Ça remonte à loin, mais disons que je le fais plus sérieusement depuis mon premier album, « Toutes mes aventures » qui est sorti en 2007. C’est vraiment le premier album que j’ai composé entièrement, que j’ai co-écrit aussi avec mon compagnon de route et de musique, Pascal Parisot. Je pense que j’ai commencé à trouver ma personnalité en 2007.

Avant, écriviez-vous déjà des poèmes, des nouvelles ? L’écriture avait-elle une grande importance à vos yeux ?

Oui, une très grande importance puisque je suis une voyageuse et une rêveuse. J’ai toujours avec moi un carnet de notes ou un carnet de voyage. J’écrivais de la poésie et de la prose, un peu tout ce qui me passait par la tête, en fait. Alors ensuite, écrire des chansons, c’est plus compliqué, il faut structurer. C’est un exercice à part. J’ai repris beaucoup de mes cahiers pour écrire mes chansons. Ça a vraiment été le point de départ puisqu’en l’occurrence je me suis beaucoup inspirée de ma vie dans mon premier album. Il est assez autobiographique. Par contre, pour le deuxième album, je suis partie sur une autofiction, un long voyage aux États-Unis. Et j’ai construit mes chansons autour de cette autofiction.

Aujourd’hui, ressentez-vous le besoin quotidien d’écrire ?

J’aimerais beaucoup écrire tous les jours, pas forcément longtemps. Par contre, je prends beaucoup de notes, comme je vous le disais tout à l’heure, j’ai mes petits cahiers. C’est une façon d’écrire tous les jours, d’avoir un rapport quotidien avec l’écriture. Mais pour écrire des chansons, je suis obligée de bloquer des périodes où je me retrouve seule.

Vous laissez mûrir les choses.

Je prends des notes, j’emmagasine plein de choses, comme beaucoup d’auteurs d’ailleurs. Et puis, j’ai besoin d’un thème. Tous mes albums ont eu un thème au départ. Là, je suis en recherche d’un nouveau point de départ, d’un nouvel élément déclencheur. Et puis, ces notes-là vont revenir.

Après les mots, j’aimerais qu’on parle un peu musique…

Bonne idée ! (rires)

Quelle équipe de musiciens avez-vous réunie autour de vous ? Sont-ce des musiciens que vous connaissez depuis longtemps ou que vous avez choisis pour ce projet précisément ?

Ce sont des musiciens que je connais depuis longtemps et que j’ai choisis effectivement pour ce projet. Mon ami Pascal Parisot s’imposait dans ce projet puisqu’il est un excellent arrangeur. Et en l’occurrence sur cet album précis, je n’ai pas souhaité faire des maquettes ou des prémaquettes. Je suis partie vraiment des bases guitares-voix, de la manière dont je compose mes chansons. Donc, j’avais quand même besoin d’avoir Pascal à mes côtés parce qu’il a une vision globale des choses. Ensuite, je me suis entourée de Mocke, qui est le guitariste de Holden. C’est un garçon que je connais depuis quelques années. Il a aussi une culture qui va dans le sens de la musique que je fais, une culture américaine folk. Et il sait très très très bien enjoliver des guitare-voix. Et puis, il y a aussi JacquesTellitocci, qui est le compagnon musical de Pascal. C’est un excellent batteur/percussionniste qui sait immédiatement s’adapter aux chansons.

Fredda © Sébastien Perron

Vous avez co-réalisé l’album avec Pascal Parisot et Alain Cluzeau. Était-ce important pour vous d’être présente à chaque étape ?

Pour moi, la réalisation, c’est le travail d’arrangement, c’est la composition… Je l’ai co-réalisé avec Pascal et Alain. Alain a été très important au départ, c’est lui le premier qui a écouté les maquettes. C’est lui justement qui m’a persuadée de garder les bases guitare-voix et de garder mes idées d’arrangement, ce que je chantonnais. Pour la chanson « Morin Heights », par exemple, c’était un titre que j’avais entièrement arrangé. Donc, il fallait garder toutes ces choses. Pour moi, ça fait partie de la réalisation de garder les idées de départ. Je suis toujours présente au mix également. C’est souvent au mix qu’on réalise les choses en fait, quand on met en avant les chœurs, ou une batterie. C’est aussi de la réalisation, ça…

Avez-vous laissé beaucoup de titres de côté pendant l’enregistrement ? Ou bien êtes-vous arrivée avec vos douze titres et repartie avec vos douze titres ?

Non, non, je ne laisse pas beaucoup de chansons de côté ! Je trouve que c’est déjà dur d’écrire tout un album. il y a des artistes qui arrivent avec une vingtaine de chansons, je ne sais pas comment ils font ! Moi, je n’ai pas cette capacité ! Au départ, il devait y avoir onze titres. Et puis il se trouve que « Little Brats », la dernière chanson, est arrivée sur le tard. Et on l’a ajoutée…

Vous avez enregistré une bonne partie de l’album à la maison. Etait-ce une façon pour vous de vous retrouver comme dans un cocon ?

Ah oui ! (rires) Oui, oui, oui… J’adore ça en fait ! Je suis très mal à l’aise en studio. Là, j’aurais pu enregistrer cet album au studio Acousti avec Alain Cluzeau qui est le réalisateur et qui tient ce studio, mais je pense que j’avais aussi besoin et envie d’un son brut, un son de pièce. Il se trouve que j’ai une cuisine formidable qui a un joli son, donc, comme j’avais les moyens avec Alain de déplacer le studio à la maison, de faire venir Jean-Baptiste Brunhes, l’ingénieur du son, on a pu créer le studio à la maison et enregistrer pendant une semaine. Ça permet d’être ensemble avec les musiciens, de rester là, de ne pas compter les heures. Et c’est très confortable…

J’aime beaucoup « Fenêtre à Collioure »… Quand cette chanson est-elle née ?

Elle est un peu plus vieille cette chanson. Je l’ai écrite parce que j’ai été invitée en 2010 au MoMA, le musée d’Art Moderne de New-York pour faire un concert autour d’une exposition Matisse. C’était une rétrospective Henri Matisse et il se trouve que j’adore Matisse. Il y avait dans cette exposition beaucoup de fenêtres et de portes fenêtres. C’était vraiment une série de tableaux de Matisse que j’affectionne particulièrement. J’ai eu envie de composer une chanson pour l’occasion. Donc, on l’a faite et on l’a enregistrée au studio Acousti. C’était ma première collaboration avec Alain Cluzeau. On a enregistré le titre en mai 2010 et ensuite je suis partie à New-York jouer au MoMA. Cette chanson figure sur une compilation. Je l’ai retravaillée ensuite parce que je trouvais qu’elle s’intégrait plutôt bien à l’album.

Y a-t-il une chanson pour laquelle vous avez un peu plus de tendresse qu’une autre ?

Je crois que j’adore la chanson « Morin Heights », qui est la première chanson de l’album. C’est l’une des seules chansons autobiographiques finalement de l’album. Cette chanson est très forte pour moi. Surtout, à chaque fois que je la chante, je suis replongée dans ce lieu magique. J’aime beaucoup cette chanson en particulier. Mais ce n’est certainement pas la plus fédératrice, c’est une chanson plus personnelle.

Elle trouve bien sa place en première plage, elle donne bien le ton de l’album.

Je trouve aussi. Mais ce n’est pas un album autobiographique. On me pose souvent la question, mais en fait non, c’est un album très intime mais qui ne parle pas forcément de ma vie…

Vous me parliez de lieu magique tout à l’heure… la scène en est-elle un pour vous ?

Oui, c’en est un. En fait, je commence à apprivoiser vraiment la scène avec mon répertoire solo puisque ça fait longtemps que je fais de la scène : j’ai accompagné longtemps Pascal Parisot. Mais c’est vrai qu’au départ, c’était quelque chose de très angoissant pour moi de me produire en guitare-voix. Je me produis en très petite formule, c’est un duo. Je retranscris l’album en duo. Ça a été une souffrance au départ. Et maintenant qu’il y a plus de dates, qu’il y a une attente et qu’il y a plus de public, je trouve ça vraiment fantastique. Je suis à chaque fois extrêmement émue quand un concert marche…

Écoutait-on beaucoup de musique chez vous quand vous étiez enfant ?

Non. On n’écoutait pas beaucoup de musique chez moi… La seule musique que mon père écoutait, et c’était bien en même temps, c’était Pink Floyd. Mais je n’ai pas vraiment eu de culture musicale chez moi. Je me suis forgée ma propre culture musicale toute seule. Très vite, j’ai écumé les festivals, j’étais une groupie, j’allais voir tous les concerts. J’écoutais beaucoup de rock. J’ai écouté beaucoup de musique américaine et de folk, avant d’écouter de la chanson. Ensuite, assez jeune, je suis partie outre-Atlantique, aux États-Unis. C’étaient vraiment des voyages de découvertes musicales. Je suis partie à New-York, puis à la Nouvelle Orléans, puis j’ai fait la Côte Ouest. Il y avait cette volonté, ou plutôt cette passion musicale. J’aime beaucoup aussi toute cette musique Old Time, cette musique des Appalaches, la musique country… Et voilà, quand je suis revenue, je n’étais ni chanteuse ni musicienne mais j’ai rencontré très vite mon compagnon actuel, Pascal Parisot, qui lui écoutait de la chanson et de la bossa. On a fait un petit mélange de tout ça et j’ai découvert d’autres choses. J’ai découvert la chanson en l’occurrence.

Fredda © Sébastien Perron

Vous me parliez de votre petit côté groupie tout à l’heure, je ne peux pas ne pas vous demander si vous aviez des idoles …

Oui ! David Bowie ! J’adorais Bowie. Aujourd’hui, c’est Tom Waits. Je vous l’accorde ce n’est pas vraiment le même univers… (rires) Mais à l’époque j’ai adoré aussi Elvis Presley… Mon Dieu !... Mais bon, je ne l’ai pas vu en concert… Tout ça, c’était quand j’étais très jeune. Après, c’est vrai que j’ai écouté beaucoup de rock, de Hard Rock et puis je suis arrivée au blues et puis à Tom Waits et aux chanteuses Folk. Récemment, j’ai eu des coups de cœur. Notamment pour Hindi Zahra. Je trouve que c’est un album sublime qui m’a inspirée d’ailleurs. J’ai adoré aussi le dernier album de Lhassa…

Avant de vous quitter, j’aimerais qu’on évoque un instant Radiomatic, votre projet commun avec Pascal Parisot dans lequel vous reprenez des titres des années 60… Dans quelles circonstances est né le projet ?

Nous étions en Allemagne, j’y faisais une tournée, c’était en 2008. Il se trouve que le label qui produisait cette tournée, « Le Pop MuziK », est formé de gens qui sont férus de chanson française des années 50 à aujourd’hui. Souvent après les concerts, il y avait des soirées DJ et ils passaient des chansons des années 60. Il se trouve que Pascal, mon compagnon, et moi-même adorons toute cette période très fun, très décalée. On s’est dit que ce serait une bonne idée de faire un disque avec des chansons populaires de cette époque et de se les réapproprier totalement. Au départ, on a fait ce projet pour l’Allemagne, pour l’étranger. On s’est dit que c’était impossible que ça fonctionne en France. Et en réalité, ça n’a pas fonctionné en Allemagne, ils n’ont pas voulu signer le projet, mais en France, le premier album a fait un petit buzz…

Comment choisissez-vous les titres que vous reprenez ?

Pascal a une très bonne culture musicale des années 60. Donc, il avait déjà quelques chansons en tête. Ensuite, j’ai été aidée par un disquaire qui s’appelle Benoît, qui bosse dans une Fnac parisienne et qui a une culture musicale énorme en matière de chanson dans ces années-là. Et puis, on a fait beaucoup d’écoutes ! Moi, j’étais fan de Serge Gainsbourg, donc, j’ai écouté tout ce qu’il a pu faire dans ces années-là. Il a écrit pour tellement de chanteuses… J’ai complètement craqué sur le « France Gall années 60 »… Donc, plusieurs titres de France Gall écrits par Gainsbourg figurent sur les deux albums. On fait appel à des amis disquaires, on fait des recherches dans des médiathèques, on a aussi des chansons en tête qu’on voulait absolument reprendre… C’est comme ça qu’on choisit.

Votre troisième album vient à peine de sortir, mais êtes-vous déjà repartie sur d’autres projets ? Un nouvel album de Radiomatic ?

Allez, je vends la mèche, oui…. Un nouvel album de Radiomatic est en préparation. On est en train de beaucoup s’amuser en ce moment dessus. Brièvement, il sortira en février, ça c’est sûr. Et il y aura quelques invités, des orchestres, qui seront le « Ukulélé Boudoir » de Paris et le « Chicha Libre », un orchestre de musique Chicha basé à Brooklyn. Ensuite, je ne peux absolument pas vous dévoiler le thème de l’album parce que là, c’est une surprise…

Il y a plein de belles choses qui arrivent…

Voilà ! Et puis, je pars cet été en résidence d’écriture pour plancher sur un nouvel album. Ça fait déjà deux ans que j’ai travaillé sur « L’Ancolie » et le temps passe… J’ai des idées, ça me démange. C’est vrai que c’est un plaisir maintenant de jouer les chansons de « L’Ancolie » sur scène, mais là, il y a aussi cette envie de réécrire et d’avancer tout simplement. Je crois qu’on sort un projet par an à peu près entre Radiomatic et mes albums solos. C’est un rythme qui me convient…

C’est tout de même un rythme assez soutenu.

Oui, mais bon, il faut remplir les journées…  Quand on est à la maison, artiste… c’est vrai que j’ai ma vie de famille… on peut ne rien faire ! On peut passer des heures à ne rien faire, ce qui est important également. Il faut se libérer de temps en temps un peu la tête. Mais sinon, il faut forcément se tenir à un emploi du temps. Avoir un projet par an, c’est un rythme qui me paraît assez normal. Je m’ennuierais sinon, je pense…

Propos recueillis par IdolesMag le 5 juillet 2012.








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