Quatre ans après la sortie de son premier album solo, « La Saison des Amours » (comprenant le hit « Assis par terre »), Louisy Joseph revient avec un nouvel album, « Ma Radio », un opus clairement orienté reggae et pop. Le premier extrait, « Chante », est particulièrement fédérateur. Nous avons donc été à la rencontre de Louisy afin qu’elle nous parle de ce nouvel album. Elle nous expliquera également pourquoi après quelques hésitations, elle s’est mise à l’écriture. IdolesMag : Dans quel état d’esprit êtes-vous avec ce deuxième album solo qui sort? Louisy Joseph : C’est marrant, il serait sorti il y a un an, je ne sais pas si j’aurais été dans le même état d’esprit qu’aujourd’hui. J’étais vive et pleine d’espoir. Je me disais qu’il fallait que cet album sorte. Et le fait d’avoir pris ce temps pour sortir cet album m’a donné un peu plus de recul sur les choix des chansons. J’ai plein de doutes, bien sûr, comme certainement beaucoup d’artistes, parce que c’est mon deuxième album, et qu’il est bouclé et que je ne peux plus revenir dessus. Mais c’est vrai que plein de fois, j’ai eu ce doute du deuxième album, j’avais peur de ne pas faire les bons choix.
L’album est sorti en 2008. Après, j’ai eu beaucoup de chance que le titre « Assis par terre » et l’album fonctionnent bien, donc j’ai eu beaucoup d’actu pendant un moment sur cet album. En fait, ce n’est pas qu’il m’a fallu du temps pour faire ce nouvel album, mais 2008/2009 et 2010, j’étais encore en train de défendre « La saison des amours ». On a fait de nombreux concerts. Donc, je n’ai pas eu l’impression de mettre tant de temps que ça, si ce n’est effectivement que comme l’album est fini depuis le mois de mai de l‘année dernière, aujourd’hui, je suis un peu impatiente de le voir sortir. Comment avez-vous tué le temps ? En faisant le troisième ! (rires) Du moins, en le préparant. C’est vrai que c’est compliqué parce que toutes les programmations de l’album, comme ça avait été le cas pour le premier, on les travaille pendant un an. Après, on signe l’album en contrat, puis on prépare les visuels… Tout ça prend du temps. Et on commence à être impatient quand on voit ce qui se passe dans le décor musical. On a besoin d’exister. En tout cas, je ne me suis jamais arrêtée de faire de la musique et d’écrire. Et c’est ce que je fais encore aujourd’hui. Quelle équipe avez-vous réuni autour de vous ? L’avantage que j’ai eu, c’est d’avoir quelqu’un comme Jean Lamoot. Il est connu pour avoir travaillé avec Bashung, et notamment sur son album « L’imprudence », qui est un album que j’ai adoré. J’ai aussi découvert ce qu’il avait fait pour Noir Désir, les Têtes Raides ou Salif Keita. J’ai découvert quelqu’un qui est bien plus qu’un réalisateur. Il écoute beaucoup les aspirations des artistes. Il arrive à donner une touche profonde à toutes les chansons. Quand je les lui ai amenées, j’en avais à peu près dix-huit. Il m’a dit « écoute, on va faire le tri, mais je pense que tu as déjà suffisamment de matière pour entrer en studio », alors que je reculais l’échéance, le temps de trouver le bon réal. C’est vrai que lorsque je l’ai découvert lui, ça a été assez facile finalement. Après, je me suis entourée de Bost & Bim, deux producteurs reggae qui sont des personnes en qui j’avais une énorme confiance parce que la musique que j’affectionne le plus, même si je suis très soul et très Janis Joplin, ce que je fais en privé et ce qui me plait vraiment, c’est le reggae. Ils ont réussi à trouver comment aborder mes titres pour leur donner la profondeur qu’ils ont aujourd’hui.
Je ne fais que ça ! D’ailleurs, Jean Lamoot m’a dit que j’étais une des rares artistes qu’il a vu venir tous les jours en studio. Il m’a d’ailleurs dit qu’il était temps que je prenne des vacances. Je n’arrivais pas à sortir du studio, et je n’arrivais pas à admettre le fait de les laisser toucher un bouton sans que je ne sois là et que je regarde, sans que je comprenne et que je vive chaque changement sur une chanson. Ça a été un super apprentissage parce que bien sûr, j’ai appris beaucoup aux côtés de Jean Lamoot, et aussi parce que c’était un vrai plaisir d’être en studio avec les musiciens tous les jours et d’évoluer avec eux. J’ai pu finir énormément de textes comme ça, parce que j’étais baignée là-dedans pendant à peu près cinq mois, entre la confection des titres, de l’album, les prises de voix, le mix, le mastering, etc… J’étais là à toutes les étapes de ma création de cet album. Vous avez gardé autour de vous vos musiciens. Oui, j’ai gardé mes musiciens. Je suis très fidèle. Je pense d’ailleurs que c’est grâce à eux que j’ai pu rentrer en studio en ayant cette espèce de savoir-faire, de langage commun, de tout ce qu’on peut faire quand on se connait en fait, tout ce qu’on n’a pas à faire quand on doit faire connaissance avec des gens. Là pour le coup, ce qui était amusant, c’était effectivement de grossir l’équipe avec Jean Lamoot, Bost et Bim. Mais je n’ai pas changé d’équipe. Mes musiciens, ce sont ceux avec qui j’ai foulé mes premières scènes avec « La saison des amours ». Donc, on était en terrain conquis. Musicalement, on se connaissait tous. On avait juste à découvrir où on pouvait aller avec les nouveaux personnages qui étaient venus s’ajouter à notre équipe. Vous m’en avez touché un mot tout à l’heure. Vous avez écrit des textes cette fois-ci. Quel genre d’auteure êtes-vous ? J’écris comme je parle. Et c’est ce qui est peut-être pour moi le plus dur. On sait à quel point la nudité peut jouer beaucoup dans la vie d’un artiste. Quelque part, j’avais cette honte d’écrire seule et d’écrire ce que je pensais pendant très longtemps. J’ai eu beaucoup de mal à trouver le maquillage qu’il fallait pour ne pas me mettre forcément en danger. Mais ce qui a été le plus difficile pour moi, ça a été de montrer mes textes aux auteurs et aux musiciens et de leur dire que voilà j’avais décidé d’écrire. J’arrivais en studio, ils me disaient que ça sonnait, que c’était bien, mais jamais, je ne me suis sentie jugée. Finalement, ça a été l’exercice le plus difficile à faire, mais le plus gratifiant. J’écris beaucoup comme je pense, en fait. J’ai beaucoup d’amis qui me le disent souvent. Je passe du coq à l’âne facilement. Parfois, je parle d’un truc mais je pense à autre chose. C’est un peu ma façon d’écrire aussi. Et finalement, quand on fait le tri, j’ai beaucoup de pensées que je n’arrive pas à écrire, et il suffit qu’on me mette un mot pour que ça se débloque. J’ai l’impression d’avoir une écriture très sincère, qui met vraiment mes pensées à nu.
Quand j’ai fait cet album avec les garçons, je me suis rendue compte à quel point j’aimais ça, à quel point j’aimais trouver le mot juste pour ne pas me planter. Ils me disaient que c’était bon, que ça sonnait, mais ce n’était pas ce que je voulais dire, en fait. Parfois, il y avait un double sens ou même un non-sens. J’aime bien les mots qui ont une consonance très forte et que les textes et la musique soient en harmonie. Mais même quand ça sonne j’aime bien que le sens soit évident. Je n’aime pas écrire entre les lignes pour me donner un genre. C’est vraiment plus brut que ça. Je me suis rendu compte en fait que l’écriture, c’était comme la guitare, il fallait s’y mettre tous les jours pour trouver sa façon d’écrire. Là, j’apprends toujours. J’ai écrit beaucoup sur cet album, mais j’ai pris le temps de le faire. Je pense que j’ai quand même besoin d’avoir des auteurs autour de moi. En tout cas, j’en ai eu besoin pour plein de textes, pour me rassurer, pour me dire que le sens était bien là. J’ai montré deux/trois textes à des auteurs qui m’ont dit ne pas m’inquiéter, que c’était compréhensible, qu’il y avait la matière. Vous avez co-écrit un texte avec Lionel Florence. C’est un texte que j’avais fait et que je n’arrivais pas à finir. Je n’arrivais pas à le synthétiser. Quand je lui ai montré, il m’a dit « écoute, je vais te changer cette formule-ci et cette formule-là ». Il m’a redonné son texte à lui, et j’ai réécrit mon texte à moi. Finalement, à force d’échanges, nous avons co-écrit ce texte. Comme une partie de ping-pong. Oui, ça a été une partie de ping-pong, et puis en même temps, c’est une façon de se dire « je peux le faire toute seule aussi ». Parce que quelque part quand on envoie son texte chez quelqu’un, on se dit, « bon, je suis soulagée, je n’aurai pas à faire ça », finalement, quand il revient, on se dit que ce n’était pas ce qu’on voulait dire, que c’est beaucoup trop maquillé, que ce n’est pas assez franc. Il manque toujours quelque chose. Donc, effectivement, je me suis servie de beaucoup d’auteurs pour m’aiguiller, mais il y a beaucoup de choses que j’ai su faire seule. D’ailleurs, j’en suis plutôt heureuse parce que je ne me voyais pas écrire du tout…
Je sais qu’on vous a fait écouter des titres plus ou moins pop et qu’ils se sont retenus sur le côté reggae. Mais l’album comporte quatorze titres, et même quinze… Donc, l’album est surtout reggae et j’ai voulu orienter les titres de cet album vers cette musique-là. Notamment « Si on m’avait dit », « Par amour », « Revivre », « Chante »… Ce sont des titres qui parlent directement aux gens, ce sont des choses qu’on rencontre tout le temps, des choses de la vie. Je pense que « Chante » est une chanson dans laquelle beaucoup de gens peuvent se retrouver. Quand je l’ai écrite, j’étais persuadée que j’écrivais mon histoire. Mais bon, il faut aussi se mettre dans la tête que les gens s’approprient nos chansons. Et j’étais plutôt ravie que ce soit le premier single. Je pense qu’elle a quelque chose d’unificateur et rassembleur. Il y a aussi une très belle chanson, « Le message de nos pères »… Cette chanson, pour moi, c’est un hymne. C’est une chanson qui parle de notre situation d’être humain quelle qu’elle soit, quelle que soit notre origine et quelle que soit notre façon de vivre. Il y en a qui disent que c’est naïf, mais la réalité, c’est que cette naïveté peut sauver des gens.
C’est une des très belles surprises de cet album, cette chanson. C’est Mr Toma l’auteur de cette chanson. C’est un artiste avec qui j’avais vraiment envie de travailler. J’avais entendu une chanson de lui, « Les jeunes de mon quartier », et j’ai été vraiment touchée par sa voix et sa façon d’écrire. Il est venu chez moi un jour, il m’a fait écouter ses textes et ses chansons. Quand j’ai entendu « Le message de nos pères », j’étais réellement convaincue que c’était moi qui devait l’avoir et que je devais me battre pour lui prouver que c’était ma chanson ! (rires)
Autant le personnage d’Annie Lennox m’a marquée quand j’étais petite, autant cette chanson continue à le faire tous les jours. C’est une chanson qui fait partie de mon quotidien. C’est une chanson de test vocal. Tous les matins, je peux savoir si j’ai de la voix en chantant cette chanson. Et je le fais depuis tellement d’années que finalement, cet hommage il est aussi pour la voix, le solo de Stevie Wonder, on ne peut pas le reproduire aujourd’hui, mais en tout cas à chaque fois que j’écoute cette chanson, même si Stevie n’est pas là, tout le monde l’entend ! On entend derrière ça toutes les influences soul. Et puis, bien entendu, il y a la voix d’Annie Lennox. C’était quand même quelque chose de surprenant à l’époque. Moi, j’avais envie de la reprendre en Ska parce que mon énergie reggae me demandait de le faire comme ça. Mais c’est surtout une façon de rendre hommage à une artiste qui fait partie de « Ma Radio ». « Ma Radio » est le titre d’une chanson… … Qui est d’ailleurs la plus reggae de toutes !... Pourquoi a-t-elle donné son nom à l’album ? Je ne me suis pas dit que c’était cette chanson qui devait représenter l’album. C’est surtout le titre de cette chanson qui, pour moi, est un fil conducteur avec le premier album, « La Saison des Amours » où la musicalité était de mise, et sur lequel on avait pris en photo cette espèce de petite radio à la fin de la cover. Cette radio représente un peu l’essence dans laquelle je baigne. Même si je baigne dans la musique et que je donne l’impression d’avoir un style reggae et soul, il y a plein de choses qui m’influencent. Tout ce que j’écoute à la radio me nourrit, les clips que je regarde à la télé, toutes ces choses-là m’influencent. Malheureusement, je ne peux pas me servir de tout ce que j’entends, mais j’ai l’impression de créer ma propre musique avec tout ce que j’entends et d’être une véritable éponge. Je me sers de tout ça pour créer ma personnalité musicale et artistique. Et je pense ne pas ressembler à une autre artiste, même si les gens aiment dire « c’est comme untel en féminin ». Chaque artiste a une histoire, une culture et une identité qui lui est propre et qui ne ressemble à personne d’autre. Aucun artiste ne ressemble à un autre. Ce que j’appelle « Ma Radio », c’est ma musique en fait.
Vous avez tourné le clip de « Chante » à Los Angeles. Vous revenez avec une chorégraphie, des hauts talons… une image nettement plus sexy. Est-ce quelque chose qui vous a manqué sur « La Saison des Amours » ? (éclats de rire) Pas du tout ! Ça ne m’a pas du tout manqué !! J’espère avoir la chance de pouvoir porter des talons sans que ça ne devienne le clou du spectacle ! J’en porte dans ma vie de tous les jours… Mais quand j’ai commencé mon premier album « La Saison des Amours », j’avais envie de me défaire de ce que j’avais fait par contrainte avec le groupe [L5]. Je voulais devenir, enfin pas devenir, être, Louisy Joseph telle que je suis. « La Saison des Amours », c’était un album sans maquillage, avec mes fringues, avec mon attitude et ma personnalité. Et quatre ans plus tard, heureusement pour moi j’ai envie de dire, j’ai des talons dans ma garde-robes. J’ai toujours appris à danser, j’ai toujours su danser. Ça fait partie aussi de mon activité artistique. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours fait partie de ces artistes qui aiment danser. Là, je danse dans le désert avec des artistes. C’est toujours un peu compliqué d’expliquer un message. Mais cette chorégraphie a un sens. Pas dans les mouvements exactement, mais dans le sens où on marche dans le désert, les gens me suivent et on danse tous la même chose. Cette chorégraphie, c’est un peu comme si on marchait tous avec le même but. C’est une histoire d’exode, en fait. On marche tous vers le même but, vers ce qui nous fait vibrer. Et là, on marche jusqu’à cette scène avec une chorégraphie et de super danseurs que j’ai rencontrés là-bas à Los Angeles. Ils sont hallucinants. Ils ont un talent tellement fou que je me suis remise à bosser mon efficacité de chanteuse et de danseuse ! Et j’ai repris avec eux des mouvements que j’avais besoin de placer comme un message. Ce n’est pas Louisy Joseph qui se met à faire des chorégraphies, c’est Louisy Joseph qui a un message à raconter. Et ce message, avec des danseurs, c’est monter sur scène et dire les choses qu’on pense. J’espère avoir la chance de pouvoir le faire aussi souvent que ma musique s’y prête. Je suis avant tout une chanteuse. Je n’ai pas l’activité d’une danseuse, même si je l’ai eue à un moment donné. Avec les L5, on a travaillé tous les jours pendant des années pour obtenir un niveau de danse. Et je ne m’en prive pas aujourd’hui. Si on suit le message du clip, on se dit que cet album va vivre sur scène. Ah ça, oui, il a de grandes chances de vivre sur scène ! Honnêtement, je fais tout ça pour ça. C’est la récompense, d’aller sur scène. Ce n’est même pas une récompense. La récompense, c’est quand le public achète des places pour venir me voir. Ça, c’est la récompense sur le travail fourni. Mais le but de chaque artiste, en tout cas le mien, c’est de monter sur scène et de donner vie aux chansons qu’on a rêvées en studio. Moi, je me sens aussi bien en studio que sur scène, mais sur scène, on a le public en plus. C’est le luxe le plus suprême. Le but, il est vraiment de monter sur scène et d’entendre les musiciens jouer avec tous les jours quelque chose de différent, parce que quand on est humain et qu’on joue ces chansons-là, tous les jours, elles ont quelque chose en plus. On les habille de jour en jour différemment. « Assis par terre », je l’ai chantée tellement de fois que je sais que si demain je remonte sur scène avec cette chanson, je la chanterai différemment. Tous les jours, il y a quelque chose de plus, qui fait changer l’humeur des chansons. Honnêtement, la scène, c’est le but.
Il le faut. Il faut contrôler plein de choses. Honnêtement, jusqu’à aujourd’hui, à chaque fois que j’ai ma tablette entre les mains, je suis en train d’écrire et de penser à la scène. Penser à tel visuel, penser à telle chanson. On ne peut pas se contenter de monter sur scène avec des musiciens, se mettre devant un micro et chanter. Tout cet univers-là se travaille. On a besoin finalement d’éclairer la façon dont on a fait cet album. Demain, je m’imagine chanter un titre qui s’appelle « Revivre ». Quand j’ai écrit la chanson, j’avais déjà l’idée de la façon dont je voulais la proposer aux gens sur scène et la leur faire découvrir. Bien sûr qu’au départ, c’est complètement calculé. Après, bien évidemment, on se laisse prendre par la magie de tout ça. Tant qu’on n’a pas chanté une chanson sur scène, on ne sait pas ce que ça va donner. C’est comme un créateur de mode qui va faire un défilé avec une robe magique et qui a tout calculé avant de monter sur scène et de la faire découvrir aux gens. C’est exactement le même principe. On calcule tout, les chansons, l’ordre, le visuel qui va avec, l’énergie musicale qu’on veut donner, la version qu’on va donner sur scène. La seule chose qu’on ne calcule pas, c’est comment le public va adhérer. C’est très difficile de se projeter. C’est pour ça qu’il y a cette magie-là en plus et ce truc qui fait que finalement même quand tout a été calculé, on est surpris par tout. Pour donner une conclusion à cette interview, j’ai envie de vous paraphraser et de vous demander pourquoi on chante ? En tout cas, pourquoi vous, vous chantez ? (sourire) Parce que franchement, c’est la seule chose que j’ai depuis que je suis gamine, c’est ce qui m’a rendue épanouie. Dans les yeux de mes parents, j’ai eu l’impression de ressembler à quelqu’un… Que dire d’autre ? Ah la la, votre question ! (rires) J’ai eu l’impression d’exister, d’avoir quelque chose que les autres n’avaient pas forcément. La vérité, et je le dirai tout le temps, cette chanson, « Chante », elle m’a permis d’écrire ce texte sans savoir que j’allais écrire ça. C’est la seule chose que j’ai et tant que je ne suis pas morte, je sais que je n’ai nulle part où aller, que je n’ai rien d’autre à faire que ça. Propos recueillis par IdolesMag le 14 mai 2012. Tweet |
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