Interview de Yann Destal

Propos recueillis par IdolesMag.com le 13/06/2012.
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Yann Destal - DR

Huit ans après un premier album remarqué, « The Great Blue Scar », Yann Destal revient avec un nouvel EP et un nouvel album prévu pour la rentrée. Si son nom ne vous dit pas grand-chose, sachez qu’avec Romain Tranchart, au début des années 2000, Yann officiait au sein de groupe Modjo. Au cours de notre entretien, nous reviendrons donc bien évidemment avec Yann sur la destinée de ce tube planétaire, « Lady », mais nous nous pencherons surtout sur son travail personnel et ses ambitions artistiques, qui sont tout autres. Après quelques années passées en dehors du circuit  traditionnel, Yann y revient en douceur avec un album magnifique et déchirant. Rencontre.

IdolesMag : Qu’est-ce qui a donné son impulsion à ce nouveau projet ?

Yann Destal : Je n’ai pas vraiment eu besoin d’une impulsion particulière. Cette impulsion, elle est encore là et elle est là depuis toujours. J’ai commencé à composer des morceaux lorsque j’étais en train de peaufiner l’enregistrement de mon album précédent. Donc, tu vois, il y a déjà des chansons qui datent, comme on dit… Mais tu sais, c’est ma vie, je crée de nouveaux morceaux tout le temps et je continue à composer  tout le temps.

Yann Destal, Stay By MeQue s’est-il passé depuis la sortie de « The Great Blue Scar » ?

En fait, je suis parti de mon ancienne maison de disques, Barclay. Nous nous sommes séparés d’un commun accord. Nous n’avions plus les mêmes aspirations, je n’avais plus la motivation. Ce que je leur proposais n’était, commercialement parlant, pas trop ce qu’ils espéraient. Du coup, j’ai recommencé à enregistrer dans une optique de satisfaction personnelle sans avoir à me soucier de ce que dirait la maison de disques, et sans me soucier de comment « ça devrait être » dans le système tel qu’il est. Et puis, ça a duré comme ça pendant quelques années. J’ai bien apprécié ça. Mais à un moment, on a tout de même besoin de se reconnecter avec la réalité, de renouer avec le monde extérieur. Et c’est ce qui se passe maintenant, avec la sortie de l’EP et de l’album.

Ce sont donc les aléas de la vie d’artiste qui ont fait que cet album sorte si longtemps après le premier.

Un peu. C’est un long moment d’absence sur le plan officiel des choses, mais durant lequel, moi, j’ai beaucoup avancé. Je ne considère pas du tout que c’est du temps perdu. Personnellement, j’ai toujours continué à avancer de façon très active sur l’enregistrement et la composition, et donc, sur les concerts que je faisais avec une formation plus réduite. Pendant quelques années, j’ai été juste un peu déconnecté du marketing.

Es-tu un artiste productif ?

Je suis assez perfectionniste, mais en même temps, je suis assez productif. C’est un peu les deux à la fois. Dès que j’ai fini un morceau, je m’attaque à un autre. D’ailleurs, je ne sais pas encore combien j’ai de morceaux dans l’esprit… Le fait que cet album vienne si tard, ce n’est pas qu’à force de peaufiner les titres, ça met des années, c’est plus que j’avais besoin de me retrouver et de renouer avec la musique telle que je la rêvais quand j’ai eu ma vocation… Je n’ai jamais vraiment déconnecté, mais en tout cas, quand je me suis retrouvé seul, j’ai retrouvé une sensation de liberté qui m’a un peu revigoré.

C’était certainement aussi une façon de revenir à tes racines, aux origines quelque part, sans avoir le rouleau compresseur de la major derrière…

Forcément. Quand on est dans le circuit marketing, ce n’est pas le cas pour tout le monde, mais ça a été le mien, on te demande souvent d’adapter un peu ce que tu fais. « Ce serait bien que tu fasses comme-ci, c’est dommage que ce ne soit pas comme ça… » Du coup, ces idées parasites finissent par prendre le pas sur ce que tu crées. Ce ne sont pas des idées qui sont artistiques et finalement, elles finissent par te peser quand tu enregistres ton morceau. Et ça, c’est le piège dans lequel je ne voulais pas tomber. Ces dernières années ont donc finalement été très utiles, pas de sortie officielle, rien…

Yann Destal - DR

Quand on écoute tes chansons, on s’imagine un travail très minutieux et rigoureux en studio. T’y sens-tu plus dans ton élément que sur scène ?

J’ai besoin des deux. La scène, c’est tout de même peut-être le plus important à mes yeux. Le studio, c’est un peu le moment presque « corvée » où il faut passer avant. En fait, j’ai des morceaux qui généralement sont déjà composés avant de les enregistrer. Ce qui fait que quand je rentre en studio, j’arrive avec une mission quasi impossible à réaliser à 100%, qui est de retranscrire aussi bien que possible et aussi fidèlement que possible ce que j’ai dans la tête. Et du coup, je suis obligé d’être assez perfectionniste pour obtenir ce que je veux vraiment. Parfois, j’y arrive à 99%, parfois, c’est à 50%, et là c’est un peu triste. Il y a donc finalement des morceaux que j’abandonne parce qu’ils ne sont pas au niveau de ce que j’avais à l’esprit, des morceaux que je n’arrive pas à faire. Après, une fois qu’on est sur scène, les règles du jeu changent. Il y a les aléas du direct et plein de paramètres qui rentrent en ligne de compte qui font qu’on n’a pas le contrôle de tout. Du coup, on oublie des choses, on en ajoute d’autres… Généralement d’ailleurs, j’écoute plus des choses live que des enregistrements studio.

C’est marrant cette vision que tu as du studio. Je pensais réellement que tu prenais ton pied en studio.

Non, c’est difficile le studio pour moi. En même temps, quand je te dis que c’est une corvée, le mot est un peu fort. Il y a des moments où je rentre chez moi après des heures de studio et où j’ai l’impression d’avoir touché et mis le doigt sur cette idée que j’avais. Et là, c’est une réelle satisfaction, je ne te raconte même pas… C’est énorme. C’est le genre de truc qui me rend heureux. Mais je sais que c’est beaucoup de boulot derrière… Le studio, c’est donc un peu angoissant. Des fois, on perd le truc, et puis on le rattrape. C’est prenant. C’est même parfois assez douloureux. Comme la préparation du live également. Des fois, on n’arrive pas à faire ce qu’on veut, mais une fois que c’est mis en place, la scène devient beaucoup plus ludique que le studio. C’est beaucoup plus gratifiant. J’ai beaucoup plus de plaisir à être sur scène qu’en studio en tout cas.

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En amont, la scène est-ce quelque chose de très préparé ?

Ça dépend… Mais je sais que les musiciens, je les pousse très loin. Étant batteur moi-même, je sais que mon batteur en a parfois marre ! (rires) Mais après, une fois que tout est maîtrisé, c’est là qu’on peut passer au stade où on joue avec, où on improvise dans le cadre fixé. D’ailleurs, si on donnait toujours le même concert, ça ne servirait à rien. Et il y a plein de choses dans ma musique qui me font des occasions de m’amuser. Vocalement parlant, je peux très bien d’un jour à l’autre proposer des versions très différentes. Ça demande une implication physique assez forte. Il y a beaucoup de hauteur, il y a des choses à faire qui font que, en fonction de si je suis en forme ou pas, on fait un bon concert ou pas…  De toute façon, je ne pourrais jamais chanter deux fois de la même manière. Il y a trop de façons différentes de traiter un même sujet…

Des dates sont-elles prévues ? Une tournée ?

Oui, quelques dates dans des petits lieux, et puis la date importante, ce sera au Nouveau Casino à Paris.

L’album va-t-il aller dans la direction de L’EP « Stay By Me » ?

Oui. Tout à fait. Le EP fera partie de l’album.

Avec les mêmes arrangements ?

Oui. Tout à fait. Sur l’album il y aura bien sûr d’autres chansons. Sur le EP déjà, c’est assez divers. Il montre vraiment le style de musique de l’album. Tous les autres morceaux qu’il y aura iront dans cette même diversité, mais ce sera cohérent tout de même ! Si ce n’est pas toujours cohérent dans le style de musique, ça le reste toujours dans l’univers et la personnalité des morceaux.

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Où en es-tu dans la création de l’album ? Est-il terminé ? Y a-t-il encore des choses à faire dessus ?

Il y a encore de toutes petites choses à faire dessus, notamment au niveau du mix. Mais ça reste du peaufinage. Tout est déjà écrit et enregistré. Comme on en parlait tout à l’heure… j’ai eu le temps de bien choisir les morceaux que je voulais faire figurer dessus.

Quelle équipe as-tu réuni autour de toi ?

Là, j’ai signé en édition chez Ephélide. C’est d’ailleurs pour ça que je suis là aujourd’hui ! (rires) Au moment où j’étais toujours un peu en train de mener ma barque tout seul, où je jouais mes nouveaux morceaux sur scène, j’ai rencontré des gens sur ma route. On ne peut pas dire par hasard, mais plutôt par chance. J’ai rencontré ma manageuse et un tas de gens qui ont fait en sorte que je retrouve un chemin un peu dans le circuit officiel, mais qui, à ma grande surprise, ont voulu que je garde ma musique telle quelle. Ils n’ont pas voulu que je fasse de compromis. Donc, je travaille dans une ambiance très humaine, c’est ce qu’il me fallait…

Tu fais une reprise des Beatles sur le EP, « Oh ! Darling ». Pourquoi ce titre précisément ?

Ça aurait pu être un autre. Et même pas forcément des Beatles. J’aime bien faire des reprises, déjà, par gymnastique. Depuis toujours, même au temps de Modjo et après, il m’est arrivé de jouer dans un bar, des reprises. C’est un truc autour duquel je ne communique pas spécialement. Mais j’aime faire ça parce que ça t’oblige d’explorer des choses que tu n’aurais pas forcément explorées si tu les avais composées toi-même. Ça t’oblige à faire aller ta voix et l’émotion que tu mets dans ta voix dans des domaines que tu n’aurais pas explorés tout seul. Et donc, j’ai fait cette reprise des Beatles. C’est pas la plus connue de leurs chansons, mais ça a été un vrai exercice de style. C’était un morceau qui m’attirait déjà parce que quand on écoute l’original, il y a quelque chose de très extrême, mais qui est un tout petit peu, du moins à mon sens (et Dieu sait que je suis un grand fan des Beatles), un peu normal. Je me suis dit que ce serait bien de refaire ce morceau en lui donnant un peu plus de noirceur, et en allant plus loin dans la direction où elle allait déjà un peu. Donc, j’ai enregistré celui-là. Et puis finalement, je ne pensais pas que ce serait celui-là qui serait gardé. Après, en le faisant écouter aux potes, ça a plu. Ça se passe souvent au feeling ces choses-là. On fait parfois des choses un peu pour rigoler et on ne pense pas qu’on va en faire quoi que ce soit. Et puis après, les influences extérieures font que ça prend un peu plus d’ampleur.

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J’aimerais qu’on parle un instant de la pochette, qui est superbe. Elle est dans un esprit BD, elle me rappelle les romans graphiques de Comès. Pourquoi as-tu fait le choix d’un dessin plutôt qu’une photo ?

En fait, c’est plutôt rigolo cette histoire. C’est mon frère, Fabrice Destagnol, qui a réalisé ce dessin. Il m’avait offert pour Noël deux portraits de Bob Dylan faits à l’encre de Chine. Ils sont accrochés chez moi. Tout le monde trouvait ça super beau. Et donc, pour la pochette de l’album, je lui ai dit que ce serait super qu’il fasse mon portrait. C’est comme ça qu’on est partis dans cette direction. En plus, c’est assez fort comme image. Ça a de la personnalité, j’en suis très content.

C’est paradoxalement peut-être plus expressif qu’une photo.

Oui, c’est vrai, tu as raison. Et puis, je pense qu’au milieu des photos, ça va attirer l’œil. J’en suis très content.

Quand tu étais gamin, quelle musique écoutait-on chez toi ?

Dans ma famille, on n’est pas spécialement, même pas du tout, musiciens. C’est mon père qui écoutait surtout beaucoup de choses. Mon père, je pense, aurait peut-être voulu l’être. Je ne sais pas… Il écoutait énormément de disques. Il en avait des tonnes. Il écoutait beaucoup les Rolling Stones, les Beatles, Pink Floyd aussi… Et puis il écoutait des choses très diverses aussi, du français et un peu de tout, mais essentiellement la musique anglo-saxonne des sixties et des seventies.

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Et toi, as-tu rapidement écrit des chansons ? Est-ce que c’est d’abord venu par la compo ou par l’écriture ?

En fait, quand j’étais petit, je jouais de la flûte à bec. À cinq ans, je crois, j’avais déjà composé quelques mélodies. Sans but particulier en fait. Je ne savais pas trop pourquoi je composais, je le faisais juste comme ça. J’ai donc la sensation d’avoir toujours un peu composé.

Et l’écriture, c’est venu plus tard ?

Oui. Vers quatorze ans. C’était déjà en anglais je pense. Ça rejoint un peu ce que je te disais tout à l’heure. Comme mon père écoutait surtout des trucs anglo-saxons et que c’est dans ça que j’ai baigné, c’était assez naturel pour moi d’écrire en anglais. Je pense que c’est la raison pour laquelle, aujourd’hui quand je trouve qu’un morceau sonne bien, musicalement parlant et au niveau du chant et des textes, c’est de l’anglais que j’entends…

Chanter, est-ce que ça a été une évidence ? Parce qu’entre écrire et composer, et chanter, il y a une marge, un pas à franchir.

Oui… Justement, ça s’est fait assez tard. Au départ, je voulais juste être batteur. J’ai fait de la batterie pendant des années. Je chantais un peu sur les morceaux que je composais, mais je ne me voyais pas devenir chanteur. J’ai toujours eu une image du chanteur un peu négative. C’est toujours celui qui se ramène les gonzesses… alors que musicalement, il est plutôt souvent, voire toujours, un peu largué. Souvent le chanteur ne fait pas grand-chose. Surtout ceux qui ne sont que chanteur. J’avais l’image de celui qui voulait être vu sur scène. Comme moi, j’étais musicien, je ne voulais pas tomber là-dedans. Je ne voulais pas qu’on croit que je faisais de la musique pour draguer les nanas ou parce que j’avais besoin qu’on me dise que j’étais le meilleur. Du coup, c’est assez tard que je me suis mis à chanter en tant que chanteur. Je crois que c’était à l’époque de Modjo, quand j’ai rencontré Romain Tranchart. Il cherchait un chanteur et je lui ai dit que je chantais un peu en cachette, et que là, j’avais de plus en plus envie de chanter. Du coup, on s’est dit pourquoi pas… Et je suis devenu chanteur.

Avec le recul, quel regard jettes-tu sur l’aventure de « Lady » ?

C’est un vaste sujet… Quand c’est arrivé, je n’étais pas du tout dans l’électro. Je n’y connaissais même absolument rien. Ça s’est fait un peu comme ça… Même Romain n’était pas vraiment dans l’électro, il était plutôt guitariste de jazz. Et donc, on a utilisé des samplers et tout ça… Et on a eu la satisfaction d’avoir une chanson produite et finie à la maison. Du coup, quand « Lady » a marché, je savais d’ores et déjà que ce n’était pas une finalité en soi pour moi. Je savais que ce serait juste un passage et que tôt ou tard, je ferais les morceaux que je fais aujourd’hui… et ceux que je faisais avant aussi.

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Tu savais que ce serait juste une parenthèse.

Oui. Mon premier album solo était déjà composé avant Modjo. Je l’ai mis un peu de côté parce qu’il ne correspondait pas du tout au projet. Mais c’est une chance d’avoir fait Modjo. Encore aujourd’hui, je remercie le ciel tous les jours. J’ai vraiment conscience que ça a été une chance énorme. Après « Lady », ça a été génial, on est partis en tournée. J’en suis vraiment très fier, même si ça ne ressemble pas au truc que je fais aujourd’hui. D’un point de vue complètement artistique, ce n’est pas la même chose, mais quand j’entends « Lady » aujourd’hui, je trouve que c’est un très bon morceau et j’en suis très fier. Et puis, et ça a son importance aussi, « Lady » m’a donné une totale indépendance financière qui me permet aujourd’hui de faire de la musique comme j’ai envie d’en faire. Quand on me dit que ce que je fais ne marchera pas et que je n’en vendrai pas… et bien, je me dis tant pis ! Je peux vivre sans ça. Du coup, ça me permet de pouvoir rester droit dans mes bottes. À l’époque quand j’étais chez Universal, j’étais cerné de gens qui voulaient que je fasse un tube radio, qui soit orienté comme-ci ou comme ça, sinon, ça ne marcherait pas… C’est en grande partie grâce à Modjo si j’ai pu rester intègre et aussi proche de mon ambition artistique.

Paradoxalement, c’est un tube planétaire et pour le coup très commercial comme « Lady » qui t’a permis d’avoir ton indépendance artistique aujourd’hui.

Complètement.

Comment as-tu vécu le succès de « Lady » à l’époque ? Certains le vivent plutôt très bien, d’autres le prennent en pleine figure…

Les deux sont vrais. Il y a un côté qui est forcément super parce que dans la famille, tout d’un coup, on ne peut plus te reprocher que ta chambre est mal rangée ! (rires) Et puis, il y a un truc extrêmement violent. C’est en même temps super et déconcertant. Tu as l’aval de gens qui ne te connaissaient pas. Et puis aussi, les gens qui te connaissaient te regardent tout d’un coup avec les yeux qui brillent. Ça a un impact sur les gens qui peut être violent. Donc, je pense qu’il faut essayer d’être intelligent sur ce coup-là. C’est très dangereux, à mon avis, de le prendre sans réflexion. C’est trop facile d’accepter que tu es une personnalité que tout le monde adore, mais qui est un truc qui vient du fait que tu es trop médiatisé. On ne se débarrasse jamais de qui on est vraiment. Ça finit toujours par revenir. On a été très prudents là-dessus. Et moi d’autant plus que je savais que musicalement, je ferais quelque chose d’autre après. Donc, je pense que je ne suis pas tombé dans le piège. En plus, on ne s’est pas trop montrés. De temps en temps des gens nous reconnaissaient dans la rue, mais c’est tout. Ça n’a jamais été à une échelle trop flippante. La célébrité, ce n’est pas ce que je recherche. Après, je n’y suis pas allergique non plus à une certaine échelle. Mais je n’en ressens pas du tout le besoin. Les gens qui en ont besoin sont certainement des personnes qui ne ressentent pas assez d’amour dans leur environnement immédiat. Du coup, ils vont le chercher ailleurs. Et moi, je n’ai pas l’impression d’avoir besoin d’être aimé par les gens que je ne connais pas personnellement. Je me sens assez aimé. Je n’ai pas besoin de célébrité.

Propos recueillis par IdolesMag le 13 juin 2012.

-> Facebook officiel : http://www.facebook.com/yann.destal









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