Interview de Hélène

Propos recueillis par IdolesMag.com le 13/06/2012.
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Hélène © Patrick Rouchon / JLA Productions

Hélène… Elle s’appellera toujours Hélène, et heureusement ! Sans rien renier des années passées, Hélène revient aujourd’hui avec plus de maturité, mais elle a gardé la fraîcheur et la sincérité qui ont fait son succès. En janvier dernier, elle remontait sur la scène de l’Olympia. Le DVD de son retour sur scène vient de sortir, ainsi qu’un double album comprenant douze nouvelles chansons et un best-of. Nous avons donc été à la rencontre d’Hélène afin qu’elle nous parle de ce retour et de ses nouvelles chansons. Pour quelques-unes d’entre elles, comme en 97 déjà, elle dévoile ses propres textes et ses propres compositions. Au cours de cet entretien, nous parlerons donc de Nicolas et Cri Cri d’Amour, mais aussi du G8, de la chute des dictateurs en Afrique du Nord et de l’état dans lequel l’homme a mis notre planète. Rencontre avec Hélène, une artiste touchante, très loin des strass et des paillettes…

IdolesMag : On vous a revue fin 2010 aux côtés de Dorothée sur la scène de Bercy. Est-ce que c’est ça qui a déclenché votre retour sur scène, ou bien l’aviez-vous décidé avant ?

Hélène : Je l’avais décidé avant, mais ça a contribué sûrement aussi à renouer avec le public. On s’est retrouvés ce soir-là, en fait… Et donc, depuis j’ai refait l’Olympia, les Folie’s Pigalle et le Divan du Monde… Je les ai vraiment bien trouvés, là c’est bien !

Comment s’est porté votre choix sur l’Olympia pour ce grand retour ?

Parce qu’on me l’a proposé tout simplement. Je ne l’ai pas vraiment choisi. Mais j’ai trouvé sympa de faire l’Olympia, parce que c’est une salle de légende. C’est toujours flatteur de voir dehors son nom écrit en lettres rouges. C’est très drôle. Et puis, j’ai pu chanter mes derniers titres, que j’ai écrits et composés. C’était vraiment un beau cadeau.

Hélène, nouvel albumComment avez-vous choisi les titres que vous avez interprétés ? Il y a bien entendu les incontournables, les titres du dernier album…

Voilà. Et puis tout simplement, il y avait les titres que j’avais envie de chanter. C’est comme ça qu’on choisit les titres que l’on chante, non ? (rires) On a demandé aussi aux fans les titres qu’ils voulaient entendre et on a fait un mix de tout ça.

Il y a trois titres que j’ai été étonné de ne pas entendre à l’Olympia, « Dans ses Grands Yeux Verts », « Ce train qui s’en va » et « Que du vent »…

Au Folie’s Pigalle, j’ai ajouté « Les Grands Yeux Verts » et « Que du Vent ». Mais « Ce train qui s’en va », comme je ne l’ai jamais chantée sur scène, ce n’était pas très étonnant.

Aviez-vous une appréhension de remonter sur scène après autant d’années ?

Ah oui. De toute façon, ce n’est même pas le fait que ce soit après tant d’années. C’est à chaque fois que je monte sur scène, j’ai une appréhension, j’ai le trac. Je suis quelqu’un de très traqueur. Ce n’est même pas une appréhension, c’est le fait d’aller sur scène qui me rend malade.

Carrément ?

Ah oui ! J’en suis malade. C’est horrible. La frontière est très mince entre la joie que j’ai à être sur scène et la peur que j’ai à y aller. Je ne sais même pas si c’est équilibré. Parfois, je me dis « est-ce que ça vaut le coup de se mettre dans des états pareil ? » Après, évidemment, on pense que oui, mais avant, on voudrait changer de métier tellement c’est flippant.

Qu’avez-vous ressenti quand le rideau s’est ouvert le premier soir ?

J’ai juste pensé à faire de mon mieux… j’ai ressenti l’amour des gens, mais ça, c’est comme à chacun de mes concerts. C’est palpable l’amour des gens. Mais j’avais tellement peur… (rires) Après, évidemment, ça se dissipe, mais les premiers instants, c’est vraiment beaucoup de peur. Les fans m’ont dit « ça ne sert à rien d’avoir peur, ne t’inquiète pas on est là ! » Je leur ai dit… « c’est gentil… » Mais j’ai eu très peur quand même ! (rires)

Après ces deux soirs à l’Olympia, vous avez fait « les Folie’s Pigalle » et le « Divan du Monde » plus récemment. D’autres dates sont-elles prévues ? Ou une tournée ?

Pour l’instant non, mais peut-être en Chine au mois de septembre. On attend toujours des réponses. C’est toujours un peu compliqué avec la Chine ! Mais donc, il y aura peut-être des concerts là-bas, mais en France, je ne sais pas.

Vous venez donc de sortir un nouvel album. J’ai envie de dire, qu’à l’instar de celui de 1997, ce nouvel album fait un peu le pont entre l’Hélène d’avant, la romantique, et l’Hélène d’aujourd’hui, plus engagée. Êtes-vous d’accord avec moi ?

Disons que la différence dont vous parlez, c’est une différence de répertoire. Soit je suis interprète des titres de Jean-Luc Azoulay, soit j’écris et je compose mes propres titres. Donc, forcément, il y a un monde entre les deux. Ça, c’est sûr…

Hélène © Patrick Rouchon / JLA Productions

Écrivez-vous beaucoup ?

Non… Je ne suis pas très productive ! (rires) Mais j’écris quand même, mais pas beaucoup, non… Je pourrais écrire plus, effectivement… Pour en revenir à votre précédente question, les chansons de Jean-Luc sont des chansons pour les ados, un peu romantiques et nostalgiques. Mais moi, je ne suis pas trop comme ça, donc, après, ce qui sort de moi n’a rien à voir avec ça.

Les titres que vous avez écrits et composés proviennent de l’album « Tourner la page » de 2003 qui n’a jamais vu le jour. Pourquoi n’avez-vous pas mis l’intégralité des titres de cet album ? Il y avait pourtant la place…

J’aurais aimé sortir mon album-concept, seul, déjà. Mais voilà, personne ne veut le faire. Je n’ai pas encore réussi pour l’instant, mais je ne désespère pas de le sortir vraiment. C’est un album que j’ai écrit il y a un moment et qui pour moi forme un tout, en fait. Là, il a été morcelé, on l’a mélangé avec d’autres chansons, et donc, ça enlève de son charme à l’album. Ça lui enlève un peu de son sens aussi, donc… Mais bon, je n’avais pas le choix. On ne fait pas toujours ce qu’on veut…

Je ne vais pas dire que vous êtes une chanteuse engagée, mais quand même… J’aimerais revenir notamment sur deux de vos nouvelles chansons, « Les Rois d’Aujourd’hui » et « La Terre ne comprend plus ». Pouvez-vous un peu me parler de ces deux titres ?

« Les Rois d’Aujourd’hui », je l’ai écrite à l’époque quand le sommet du G8 était en Alberta au Canada. Cette chanson parle des puissants de ce monde qui sont complétement sur leur planète et complétement coupés des gens normaux comme nous. Donc, on ne peut pas avoir la même vision. Ils vivent dans un autre monde que nous. Je ne vois pas comment on peut lier notre vie et la leur. Je me dis qu’à force d’abuser de nous, il va falloir qu’on leur explique que nous, on est plus nombreux et que forcément, à un moment donné, on aura raison. Cette chanson était presque visionnaire, parce que peu de temps après, ils ont viré tous les dictateurs qui étaient en Afrique du Nord. Et donc, quand je dis dans la chanson qu’il faudra « les envoyer en exil », c’est un peu ça…

Et « La Terre ne comprend plus »…

Je ne vais pas vous faire un dessin, il suffit de regarder autour de nous. Il suffit de regarder comment l’homme a réussi à détraquer le temps en se fichant royalement de la planète, comme si elle était inusable. Et donc, à force de détraquer la planète, voilà ce qu’il se passe. À un moment, si on ne fait pas attention, la terre ne va pas repousser. Elle sera, je l’espère, la plus forte. Mais ça passera par la disparition de l’être humain, je pense… Si on met la terre en l’air, on ne pourra plus en vivre. S’il n’y a plus d’abeilles, il n’y a plus de civilisation possible… Avec tous les produits qu’on met et qui tuent les abeilles, entre autres, parce que ce n’est qu’un exemple, on est mal partis…

Il y a aussi une très jolie chanson sur cet album, une des plus belles chansons de votre répertoire à mon sens, c’est « La Lune »…

C’est ma préférée aussi… (sourire) Et la préférée de beaucoup de gens. C’est une chanson qui dit que c’est bien de temps en temps de prendre du recul sur les choses, de prendre le temps de digérer ce qui nous est arrivé, qu’il ne faut pas non plus être toujours dans le speed et que ça fait du bien de se poser et de réfléchir de temps en temps.

Quand l’avez-vous écrite ? Au moment où vous avez été hyper-médiatisée, juste après ou un peu plus tard ?

Non, c’est à cette époque-là…

Le nouvel album, qui contient un best-of en deuxième CD, est agrémenté de très jolies photos. Une particulièrement m’a interpellé. On vous y voit avec un Guide Chant Kasriel, alors qu’on a plutôt l’habitude de vous voir avec votre guitare…

[Hélène semble surprise par la question] De quelle photo parlez-vous ?

La première du livret.

Ah oui !… Eh bien, je vais être très honnête avec vous, c’est parce qu’il était là et on a joué avec ! (rires)

Ce n’est donc pas un objet qui vous appartient, il ne faut pas y voir un message particulier.

Non, pas du tout ! C’est sûr qu’on a plus l’habitude de me voir avec une guitare… (rires) Et vous savez, moi, c’est vraiment la guitare, il n’y a rien d’autre.

Hélène © Patrick Rouchon / JLA Productions

À quel âge avez-vous commencé à écrire des chansons ?

Depuis que je suis gamine. Quand j’avais quatorze ans, j’écrivais déjà des chansons avec une copine. Ce n’est pas nouveau, j’ai toujours écrit des chansons. En fait, ça me fait du bien. C’est un exercice qui me fait du bien. Une fois que la chanson est sortie de moi, je me sens mieux. Je les écris pour ça. Ensuite, si j’ai la chance de pouvoir les chanter, si j’ai la chance qu’il y en ait une qui marche, c’est sympa, mais vraiment, c’est la créer qui me fait le plus de bien, l’écrire et la sortir de moi.

Vous avez commencé par l’écriture ou la composition ?

Les deux sont liés. Je fais toujours le texte et la mélodie en même temps.

Vous me dites que vous écrivez depuis l’adolescence. Pourquoi à la pleine époque d’ « Hélène et les Garçons » n’avez-vous pas imposé certaines de vos propres chansons ?

Parce ce que ce n’était pas moi qui produisait. Le producteur a toujours raison. (rires) C’est lui qui met les sous, c’est lui qui décide. Voilà. C’est aussi simple que ça. Donc, je n’ai rien pu décider. Évidemment, si j’avais pu décider, j’aurais aimé sortir certains de mes propres titres, mais je n’ai pas pu. Je n’étais certainement pas assez forte… (sourire) Je ne dois pas savoir me défendre assez bien ! (rires) Mais bon, c’est comme ça.

Aviez-vous des idoles quand vous étiez ado ?

Je n’ai jamais vraiment été très fan de quelqu’un, mais il y a des personnes que j’aimais beaucoup. Quand j’étais gamine, j’aimais beaucoup Claude François. J’ai toujours aimé Johnny Hallyday. J’aimais Leny Escudero, j’aimais Jacques Brel. Georges Brassens évidemment. C’étaient des chanteurs que j’aimais beaucoup et que j’écoutais. Dick Annegarn aussi. Comme vous le voyez, je n’étais pas du tout dans les chansons de mon âge et de mon temps. J’étais décalée par rapport aux autres. Leny Escudero, je l’ai écouté en boucle je ne sais pas combien de temps… J’aimais bien aussi Thiéfaine.

C’est assez amusant ce décalage entre les chanteurs de l’époque et ceux que vous écoutiez.

En même temps, c’était les années 80. La musique, c’était moyen… (rires)

Hélène, Olympia 2012Vous avez débuté votre carrière par le cinéma dans « Le Mouton Noir ». Vous jouiez aux côtés de Jacques Dutronc et Brigitte Fossey. Quels souvenirs gardez-vous du tournage ?

Une équipe de tournage charmante. Tout le monde était vraiment charmant avec moi. Dutronc était adorable. En même temps, j’avais douze ans, donc tout le monde était aux petits soins pour moi. J’étais la petite chouchoute du tournage. J’ai trouvé ça super sympa. J’en garde un très bon souvenir.

Après cette expérience, vous destiniez-vous plus à la fiction qu’à la chanson ?

Je ne me destinais à rien du tout, moi. Je me suis retrouvée dans cette aventure par hasard. Et quelques années plus tard, je me suis retrouvée dans la chanson par hasard aussi. Je n’ai jamais rien demandé, je n’ai jamais rien fait pour. C’est juste que quand on me l’a proposé, après j’ai travaillé parce que j’avais dit oui. À partir du moment où on prend une décision, il faut assurer un minimum. Mais sinon, je n’étais pas du tout destinée à faire de la chanson et de la fiction.

Ce n’était pas du tout un rêve de petite fille…

Non, pas du tout. Mon rêve de petite fille a toujours été le même, c’est-à-dire avoir une ferme avec des animaux et de vivre avec la nature. C’était plus ça mon rêve de petite fille. Et puis les voyages aussi, je rêvais de voyager.

Aujourd’hui, vous le réalisez ce rêve de petite fille…

Oui, bien sûr. Ça m’a permis d’énormément voyager. J’en aurais d’ailleurs bien fait mon métier du voyage, tellement j’adore… (rires)

Hélène © Patrick Rouchon / JLA Productions

Ah oui ?

Ah oui, j’adore ça. Mais en même temps la scène, c’est un moment privilégié aussi.

Ce sont deux choses différentes, mais complémentaires quelque part.

Oui. Et puis, on ne vit qu’une fois, donc il faut tout essayer !

Je ne peux pas ne pas évoquer un instant « Hélène et les Garçons ». La série, et ses dérivés, fête ses 20 ans cette année. Comment expliquez-vous cette formidable longévité ?

Je ne sais pas expliquer ça. Je ne sais pas quoi vous dire… Le public est fidèle. C’est plutôt à lui qu’il faudrait poser la question. C’est le public qui regarde. C’est grâce à sa fidélité et son amour si on est là depuis 20 ans. Ce sont les gens qui décident s’ils veulent vous voir ou pas. Si les gens ne veulent pas vous voir, on ne peut pas s’imposer longtemps.

La série a été pas mal critiquée. À l’époque, ces critiques vous blessaient-elles ?

Non, non, je n’ai jamais été blessée par les critiques parce que je vivais quelque chose d’extraordinaire, qu’on se marrait et que c’était bien. Nous, à vivre, c’était génial. Maintenant, celui qui critiquait n’était pas obligé de regarder. Et puis, ça restait son avis à lui. Quelqu’un qui écrivait qu’on était nuls, ça restait son avis à lui. Il y avait tout de même 6 millions de gens qui regardaient tous les soirs ! Son avis de journaliste, je m’en tapais un peu, quoi ! (rires) Donc, ça ne m’a jamais atteint.

Vous qui étiez assez détachée des strass et des paillettes, comment avez-vous vécu cette folle aventure ?

J’étais dedans et je travaillais non-stop, donc je ne me suis pas bien rendue compte. Je me suis focalisée sur le travail en fait. Je n’ai jamais été quelqu’un qui sortait beaucoup, donc en même temps, ça ne m’a pas dérangée… Je faisais avec, et puis c’est tout. Sans ça, je n’aurais pas vécu toutes ces choses extraordinaires. Donc, après, on s’adapte. On n’a rien sans rien dans la vie. C’est comme ça, ça fait partie du truc.

Est-ce que ça n’a pas été un peu difficile à une époque de préserver votre vie privée ?

Non, j’y suis toujours arrivée. Il y a eu des moments plus ou moins difficiles. Mais par rapport à la joie que j’ai eue de vivre ça, les moments difficiles me paraissaient plus légers. Ça va, quoi ! Heureusement que j’ai eu des moments difficiles aussi parce que trop bien, ça n’existe pas non plus. De toute façon, c’est vrai dans tous les cas, il y a toujours du pour et du contre. Ça en faisait partie. Mais le pour était tellement bien que le contre était vite digéré.

En 2000, on vous a retrouvée dans un rôle un peu à contre-courant d’Hélène Girard, dans « Exit » d’Olivier Megaton.

On ne m’a pas retrouvée là… C’était juste histoire de faire plaisir à Megaton et de dire sa phrase qui nous a bien fait rire. Mais c’est tout.

Il n’y avait pas une envie de votre part de casser votre image ?

Non. C’était juste un clin d’œil avec lui. Je n’ai rien voulu casser du tout. D’ailleurs, je ne l’ai pas trop dit et c’est passé un peu inaperçu quand même. Vous savez, je n’ai aucun soucis avec mon image, donc, je n’ai jamais eu envie de la casser.

Hélène © Patrick Rouchon / JLA Productions

Aujourd’hui, on vous retrouve avec Nicolas, Bénédicte, José, Christian… dans « Les Mystères de l’Amour ». L’ambiance est-elle la même ? Avez-vous la même complicité ?

Oh oui, c’est la même. Vous savez, on est comme une famille. On ne s’était pas vus depuis un petit moment, mais on se retrouve avec bonheur. On se connait tous par cœur, donc, on se marre bien, très bien même. Que ce soit avec les filles ou les garçons. Il y a vraiment une bonne ambiance !

Avant de vous quitter, j’aimerais qu’on évoque un instant « Fort Boyard ». On va vous retrouver sur le fort cet été avec Patrick Puydebat et Vincent McDoom entre autres.

Oui !!

Sans dévoiler le résultat…

Ah non, ça je ne dirai rien ! Enfin… je l’ai dit à mes proches, mais à vous je n’ai pas le droit de le dire ! (rires)

Est-ce que ça vous a amusée ?

Oui. Très franchement, je ne partais pas très motivée. Je ne connaissais pas du tout le jeu. Je ne l’avais jamais vu à la télévision. Ce sont mes neveux et nièces qui m’ont tannée pour que je le fasse. Je leur ai dit que c’était pour qu’ils puissent se ficher de moi… Ils m’ont dit que non, mais je savais bien que c’était pour ça… (rires) Donc, je l’ai fait pour eux. Je suis partie pour le coup vraiment à l’aventure puisque je n’avais jamais vu l’émission. On me parlait de prison, de bestioles et tout ça… Et puis finalement, ça s’est bien passé. Ils m’ont demandé si j’étais prête à le refaire éventuellement et j’ai dit oui, parce que franchement, j’ai passé un bon moment. On était une bonne équipe, on s’est bien marré. Et puis, comme on jouait pour une association, j’ai trouvé le concept sympa. Je le referais avec plaisir.

Enfin, vous m’avez dit tout à l’heure que vous aimeriez voir sortir l’intégralité de votre album de 2003…

Oui, ça me tient vraiment à cœur que cet album-concept voit le jour tout seul, comme je le voulais dès le départ.

… mais êtes-vous déjà repartie sur de nouvelles chansons ?

Ah oui, bien sûr. J’écris… Mais vous savez, je le fais avant tout pour moi. Après, peut-être que je n’en ferai rien, mais en tout cas, le faire me fait du bien. Donc, je ne vais pas me priver de le faire… Après, si ça peut exister, c’est encore mieux. Mais si ça n’existe pas, je n’en ferai pas une maladie non plus.

Ce serait dommage de les garder pour vous…

Si vous le dites !… (éclats de rire) On verra bien comment le vent tourne…

Propos recueillis par IdolesMag le 13 juin 2012.









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