Interview de Mutine  

Propos recueillis par IdolesMag.com le 09/05/2012.
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Mutine © Chloé Bonnard

Après avoir créé le buzz sur internet avec leur reprise de « California » de Mylène Farmer, le tandem cannois Mutine sort un premier single, tendance électro pop léchée, « Fille ou Garçon », gentiment tendancieux et ambigu. Nous avons été à la rencontre de Manon et Silvio, afin qu’ils nous disent qui ils sont, comment Mutine a vu le jour, pourquoi ils ont été mixer leurs titres à Stockholm, et surtout, leurs ambitions ! Un premier album suivra la sortie de ce single, ils nous en parleront. Ils se produiront également sur la scène du NRJ Music Tour le 1er juin à Paris. Rencontre avec Manon et Silvio, un duo particulièrement attachant !

IdolesMag : Dans quelles circonstances vous êtes-vous rencontrés ?

Silvio : On s’est rencontrés au lycée quand on avait 16 ans. Manon chantait dans son coin, moi, je jouais de la guitare et je faisais mes petits sons dans mon coin. Du coup, on a eu très rapidement envie de faire de la musique ensemble et ça a abouti à Mutine…

Manon : On est assez complémentaires dans notre manière d’aborder les choses, et évidemment la musique et les compositions. Quand on s’est trouvés, on ne s’est plus quittés !

Mutine © Chloé BonnardComment vous êtes-vous embarqués dans un projet professionnel ?

Silvio : ça s’est fait très spontanément. On était dans une bande de potes, avec d’autres musiciens. On s’est retrouvés à faire des reprises dans un grenier. Du fil en aiguille, Manon et moi avons vu que nous avions une grande complicité artistique.

Manon : On a eu assez rapidement envie de créer nos propres chansons. C’est venu assez naturellement.

Silvio : ça a toujours été dans notre tempérament de ne pas rester passif et d’être actif, d’avoir envie de participer, de créer, de faire des choses… [Silvio se rend compte que ce qu’il vient de dire prête à confusion…] C’est effectivement à double sens ce que je viens de dire !!... (éclat de rire général)

C’est le côté ambigu de Mutine !

Silvio : On va dire ça ! (rires) Disons qu’on a toujours voulu créer des choses, nous ne voulions pas juste être spectateurs. On a toujours eu envie d’apporter notre pierre à l’édifice.

Le son Mutine qu’on entend aujourd’hui, l’avez-vous trouvé tout de suite ou bien avez-vous cherché un petit moment ?

Silvio : ça a pris du temps, ça ne s’est pas fait d’un coup de baguette magique. D’ailleurs le son mutine, tel qu’il est aujourd’hui, n’est pas le même que celui qu’il était il y a deux ans, et n’est pas le même que celui qu’il sera dans deux ans.

Manon : Il est en constante évolution.

Silvio : On écoute énormément de titres différents, on se nourrit de beaucoup de choses qui sont autour de nous. On se les approprie, on les transforme. Du coup, la base est très pop. Là en l’occurrence, on est sur quelque chose de très pop électro, assez dancefloor, très énergique. Ce qui n’était pas forcément le cas il y a deux ans. C’est quelque chose qu’on aime aujourd’hui et qu’on a envie de faire partager aux gens.

On a dû vous poser la question plusieurs fois, mais pourquoi avoir choisi Mutine comme nom de scène ?

Manon : On avait envie d’un nom frais et assez court qui reflète notre musique, un peu insolente, énergique et espiègle…

Silvio : Il y a aussi une petite anecdote…

Manon : Ah oui ! Mon grand-père, qui était italien, m’appelait souvent « birichina », ce qui veut dire « coquine » ou « mutine » en français. On a trouvé que le nom était approprié et nous nous sommes appelés Mutine.

Qui amène quoi dans le tandem ? Comment bossez-vous ensemble ?

Silvio : C’est une partie de ping-pong, c’est vraiment un échange. On écrit et on compose ensemble. Concrètement, on s’enferme dans une pièce avec une guitare, un piano, une feuille de papier et un ordinateur. Et puis un balance une idée, l’autre rebondit dessus. On écoute des sons, on commence à construire quelque chose. Petit à petit, ça devient une chanson. Ce qui fait que quand la chanson est terminée, on ne peut jamais vraiment dire qui a fait quoi. On ne s’en souvient même plus, parce qu’on travaille vraiment spontanément…

Manon : … dans l’échange.

Silvio : Après, basiquement, Manon est la chanteuse et moi, je suis plutôt derrière l’ordinateur et je produis les chansons.

Manon : On travaille vraiment à deux au niveau de la création.

Produisez-vous beaucoup ?

Silvio : On est plutôt du genre à faire trop de chansons que pas assez. On est constamment en train d’écrire des chansons et d’avoir de nouvelles idées.

Manon : On se nourrit beaucoup des sonorités actuelles. Dès qu’on entend une chanson à la radio, ça nous donne d’autres idées pour nos propres chansons. Et c’est comme ça que beaucoup de nos compos naissent, en fait.

Silvio : On a une cinquantaine de chansons dans notre ordinateur. On a toujours plein de choses au fond d’un dossier…

Vous venez de signer chez Universal. Comment êtes-vous rentrés en contact avec eux ?

Silvio : ça a été vraiment, au fil du temps, de fil en aiguille et de contact en contact. On a toujours eu envie de partager notre musique et d’avancer, on a rapidement démarché des gens sur Paris qui nous ont fait rencontrer d’autres personnes. Jusqu’au jour où on a rencontré les bonnes personnes au bon moment. Nous travaillons donc actuellement avec Mercury. Ça s’est donc fait tout naturellement au fil du temps…

Mutine © Chloé Bonnard

Comme vous avez une cinquantaine de titres, comment avez-vous choisi de mettre en avant « Fille ou Garçon » ?

Manon : C’est vraiment d’un commun accord avec le label. C’est la chanson qui nous semblait la plus évidente pour faire connaître Mutine. Comme on te le disait tout à l’heure, Mutine, c’est un peu insolent et justement « Fille ou Garçon » reflète bien cet état d’esprit. C’est un morceau énergique, qui bouge bien, dont les paroles parlent de liberté. On trouvait que c’était le bon titre pour faire découvrir le son de Mutine.

Le titre a été mixé à Stockholm. Pourquoi avez-vous voulu aller là-bas ?

Silvio : Parce que les suédois sont très forts pour faire de la pop. C’est une culture qu’on a et qu’on respecte vraiment énormément. Beaucoup de productions sur la pop internationale sont faites à Stockholm. Le mixeur avec qui on a travaillé [Niklas Flyckt] a travaillé sur « Toxic » de Britney Spears, des chansons de Kylie Minogue, etc… C’est vraiment une culture qu’on admire beaucoup. Ils ont un vrai savoir-faire qu’on n’a pas forcément en France.

Manon : Tout à fait. Et puis aussi, on avait envie de faire passer un cap à nos productions studio, qui étaient très biens, par ailleurs, mais on voulait aller un peu plus loin. C’est pour cette raison qu’on a fait appel à Niklas Flyckt.

Des remixes de « Fille ou Garçon » sont-ils prévus ?

Silvio : Oui ! Ne t’inquiète pas ! (rires) Ils sont en cours de production…

Le titre a été clippé. En regardant ce clip, j’ai l’impression que tout le côté visuel a pour vous presque autant d’importance que la musique… Est-ce que je me trompe ?

Silvio : Pas du tout. Mais ça ne pourrait en être autrement parce qu’on a une culture très pop. Et la pop, c’est la culture de l’image et du visuel. C’est quelque chose de très important pour nous et c’est un magnifique outil qui est mis à notre disposition. Il faut savoir manier l’image, il faut en jouer.

Manon : On aime illustrer nos chansons, ça a donc été un réel plaisir de tourner ces images…

Silvio : … et on espère en faire beaucoup d’autres !

Quel est votre rapport à l’image aujourd’hui ? Est-ce que vous tâtonnez encore un peu, ou bien est-ce que vous prenez un malin plaisir à jouer avec ?

Manon : On peut franchement dire qu’on tâtonne encore ! Comme tous les artistes qui débutent. On n’a pas la prétention de dire qu’on est au top de ce qu’on peut faire…

Silvio : On fait avec nos moyens et nos idées. Ça donne des choses que nous trouvons cool…

Manon : … assez fraîches et en rapport avec « Fille ou Garçon ».

Silvio : On avait envie de commencer avec quelque chose de spontané, de frais et naturel. Ça s’est fait comme ça…

On ne peut pas ne pas évoquer votre reprise de « California » de Mylène Farmer qui a fait le buzz sur le web. Elle a été un peu balancée sur le web malgré vous…

Silvio : C’est-à-dire qu’effectivement on avait tourné quelques images dans le sud de la France. Mais la vidéo n’était pas finie du tout. Elle a été balancée en l’état. On n’avait pas du tout pris la décision de la diffuser sur internet, en tout cas pas à ce moment-là.

Manon : Le montage n’était pas fini. On aurait voulu peaufiner et modifier certaines choses, mais ça a fuité.

Silvio : La vidéo a été envoyée à un blog par quelqu’un sans notre accord. Et du coup, elle s’est retrouvée sur le net. Et comme les fans de Mylène Farmer sont très actifs… (rires) Enfin, disons que Mylène Farmer est une artiste très suivie sur internet et ailleurs, d’ailleurs, ça a tout de suite pris beaucoup de proportions.

Manon : Et finalement, on est très contents que ça se soit fait comme ça, parce qu’on n’aurait peut-être pas forcément osé balancer le titre nous-même. Donc, ça a plutôt été très positif.

Silvio : ça a été notre premier pas. Un peu brusque, mais dont on est très contents au final.

Manon : ça a été un peu brut de décoffrage !

Comment l’avez-vous vécu ce buzz ?

Manon : On a respiré un grand coup ! (rires) De toute façon, quand quelque chose buzze sur le web, on ne peut plus reculer. Même si on voulait encore modifier certaines choses, il faut respirer et se dire que les choses vont arriver comme elles doivent arriver, ou ne pas arriver, d’ailleurs. C’est quand même très agréable de faire un premier grand pas dans le monde musical. Ça nous a permis de nous faire connaître. Ça n’a été que des sensations positives.

Silvio : C’est beaucoup d’adrénaline, en fait ! (rires)

Pourquoi avez-vous choisi de faire une cover de « California » ? Pourquoi ce titre en particulier ?

Silvio : Déjà, on a choisi Mylène Farmer, parce qu’elle est une artiste clé dans nos influences. Elle est vraiment importante.

Manon : On adore son univers, les différents degrés de lecture de ses textes. Ses chansons qui sont pour la plupart d’énormes tubes. Et « California », c’est un morceau qui nous tenait particulièrement à cœur. Notamment son refrain. Ça parle de liberté…

Silvio : On aimait beaucoup le double sens dans le texte. Et puis, on se sentait un peu concernés, vivant à Cannes, par ce côté hédoniste de la première lecture du texte. Et en même temps, il y a des paroles un petit peu plus sombres et noires derrière, qu’on peut ressentir dans nos vies à nous. C’est un texte qui nous parle beaucoup.

Manon : Dans notre propre musique, on retrouve également beaucoup d’émotions positives et des petits côtés sombres dans certains textes, des doubles tranchants. C’est pour toutes ces raisons que nous nous sommes reconnus dans « California ».

On a rapidement dit que vous étiez ses nouveaux petits protégés et vous avez fait un démenti. Est-ce que dans le fond vous n’auriez pas dû faire comme elle, jouer la stratégie du mystère et laisser planer le doute ?

Silvio : C’est une bonne question… Tu as raison de nous la poser. On aurait pu en effet faire ça, mais c’est peut-être la timidité des débuts qui fait qu’on ne voulait pas que les fans puissent penser qu’on en jouait.

Manon : Les fans de Mylène Farmer, pas les nôtres ! Je précise ! (rires)

Silvio : On ne voulait pas jouer de cette ambiguïté pour nous faire connaître. Mutine, c’est surtout des compos et un album à défendre. Et on a envie de jouer sur d’autres registres que celui de laisser planer le mystère sur quelque chose qui n’est pas vrai en l’occurrence puisqu’au final, nous ne sommes pas ses nouveaux petits protégés.

Manon : C’était pas respect.

Silvio : Oui, par respect et sincérité aussi.

Mutine © Chloé Bonnard

Vous en êtes où dans l’album qui arrive ?

Silvio : On a quasiment fini. On a mixé la plupart des chansons. La tracklist est presque finie. Il y a encore quelques surprises qui vont arriver d’ici à ce qu’on le finalise complètement mais tout est presque dans la boîte…

Manon : Et puis, on n’est jamais à l’abri d’une compo qui nous plait plus qu’une autre, vu qu’on compose sans arrêt. Donc, ça peut encore évoluer mais on a pratiquement fini, en tout cas…

J’imagine qu’il va être dans la veine électro-pop de « Fille ou Garçon », mais quels thèmes allez-vous aborder ?

Manon : La liberté, l’amour, le temps qui passe, l’envie de voyager…

Silvio : La nostalgie et l’euphorie en même temps. L’insouciance de la jeunesse.

Manon : Ce sont tous ces sentiments et ces émotions que l’on peut ressentir quand on est jeune dans le monde actuel.

Avez-vous tout fait vous deux sur l’album, ou bien d’autres personnes sont-elles venues se greffer au projet ?

Silvio : On a écrit, composé et produit toutes les chansons nous-même à part une. On a voulu étoffer notre style et changer un petit peu…

Manon : Cette chanson n’est pas de nous. Enfin, on a tout de même écrit le texte, mais la musique et la ligne de voix ne sont pas de nous. Ça nous paraissait intéressant de mettre une chanson écrite par quelqu’un d’autre. Ça apporte toujours d’échanger…

Mais le texte est de vous…

Silvio : Oui. C’est une chanson qui a été écrite en anglais à la base, donc, il a fallu l’adapter.

Va-t-on retrouver des duos ?

Silvio : Euh… Peut-être ! Disons que pour l’instant, il n’y en a pas encore…

Manon : … mais on adorerait !

Silvio : Encore une fois, on en revient toujours au même, la culture pop, c’est le partage, c’est échanger des choses qui n’ont rien à voir entre elles pour faire des chansons. Donc, vraiment, on est ouvert à ça !

« California » figurera-t-il sur l’album ?

Silvio : Peut-être…

Ce serait bien pour les ventes, non ?

Manon : Oh mais quel esprit !! (éclats de rires) En tout cas, j’espère que ce sera « Fille ou Garçon » ou un autre titre qui intéressera les gens, vu que c’est ça notre musique. Après, cette reprise de « California », elle est là, elle existe, on l’assume, donc oui, elle sera peut-être sur l’album, mais pas dans le but de booster quoi que ce soit. On a plutôt envie d’attirer les gens vers nos chansons à nous…

Bien entendu, mais le public vous a découverts avec la reprise de « California », donc ce serait peut-être une façon de boucler la boucle…

Silvio : Effectivement, ce serait un beau petit clin d’œil à comment on est sortis sur internet.

Manon : ça paraît cohérent, puisque ça représente les premiers pas de Mutine, dans le monde du web, en tout cas.

De la scène est-elle prévue ? Ou des prestations en club ?

Manon : ça se précise. On a hâte de monter sur scène en tout cas. C’est quelque chose qui nous tient vraiment à cœur.

Silvio : Vraiment, vraiment. C’est pour ça qu’on en a fait notre métier. C’est pour pouvoir partager notre musique et la faire vivre le plus possible. Donc, c’est très important.

Vous pourrez aussi enfin mettre un visage sur votre public.

Silvio : À travers le web, sur facebook notamment, on remarque que les gens qui cliquent sur « j’aime » sur notre page sont vraiment très différents les uns des autres. Il y en a qui écoutent de la pop, de l’électro, de la house, du rock, de la variété… Ils viennent de plein d’horizons différents. Donc, on pense que ça peut faire de très beaux concerts, avec un public très différent qui se retrouve autour de la musique de Mutine. C’est vraiment un rêve.

Manon : On a vraiment envie sur scène de jouer avec toutes nos influences musicales. Encore plus que sur le disque. Ce sera l’occasion d’apporter quelque chose de plus à notre musique.

Silvio : Sur scène, c’est certain qu’on ne jouera pas les chansons telles qu’elles sont sur le disque. On rajoutera des parties spécifiques pour les concerts. C’est important pour nous.

Mutine © Chloé Bonnard

Vous me parlez beaucoup de vos influences musicales l’un et l’autre. Qui écoutait-on chez vous quand vous étiez enfant ?

Manon : Les Rolling Stones. Mon père était tellement fan. Quand j’entends des chansons des Rolling Stones, ça me rappelle toujours les voyages en Italie qu’on faisait tous les deux. Il y avait toujours les Rolling Stones. Je voue donc un petit peu un culte à ce groupe et à Mick Jagger. C’est une musique qui me touche énormément. Du côté de ma mère, c’était plutôt Eric Clapton et notamment son album « Unplugged ».

Et toi Silvio ?

Silvio : Moi, ma mère écoutait beaucoup de vinyles des années 70, de sa période hippie et rebelle (rires). Mon père, lui, était saxophoniste. Il écoutait donc pas mal de jazz. Et puis moi, je me suis rapidement mis à écouter des trucs assez rock. Je me suis mis à faire de la guitare avec Nirvana. Après, je me suis mis à l’électro avec les premiers albums de Daft Punk. Ce sont ces groupes qui m’ont donné envie de faire de la guitare et du son.

Qui étaient vos idoles ?

Manon : Je dois vraiment dire la vérité ?

Ah oui ! Il faut être honnête…

Manon : Soit ! (rires) Mon idole de chez idoles… J’étais amoureuse d’un coureur cycliste. C’est un peu bizarre, je sais, mais bon… Il s’appelle Jan Ullrich. Il a gagné le « Tour de France » en 1997. J’étais dingue de ce garçon… Et c’est très bizarre, les goûts changent, parce qu’aujourd’hui quand je le vois en photo, je ne le trouve pas du tout à mon goût. Mais à l’époque, c’était mon idole.

Silvio : Il y a Mick Jagger aussi…

Manon : Ah oui, c’est certain ! il est au-dessus de tout Mick Jagger ! Mais si je veux répondre très honnêtement à la question, mon idole quand j’étais ado, c’était Jan Ullrich.

Silvio : Au début, parce qu’aujourd’hui ce n’est plus forcément le cas, j’ai beaucoup aimé « Showbiz » et « Origin of Symmetry » de Muse. Matthew Bellamy, qui est un génie (il est chanteur, guitariste, pianiste, compositeur… et tout ce qu’on peut imaginer) est quelqu’un qui a beaucoup compté pour moi quand j’ai commencé la musique. Et puis, il avait aussi Kurt Cobain, évidemment.

Mutine © Chloé BonnardAvez-vous rapidement voulu faire de la musique un métier ?

Silvio : Oui. On ne peut pas dire qu’on s’est levés un matin en se disant « tiens, je vais peut-être faire de la musique aujourd’hui ». Ça a toujours été évident qu’on voulait ne faire que ça. C’est venu très naturellement et ça a toujours été présent en nous. On a toujours eu envie de s’exprimer d’une manière ou d’une autre.

Manon : On s’est toujours sentis artistes, je pense. On a toujours eu envie de s’exprimer à travers un art.

Silvio : Toi, tu faisais de la danse, du théâtre, de la musique…

Manon : Ouais !

Ça a toujours tourné autour de ces métiers artistiques et de scène.

Manon : Oui. Par contre, un truc pour lequel nous ne sommes pas trop doués, c’est la peinture ! (rires)

Qui est qu’on trouve dans votre Ipod aujourd’hui ? [Manon et Silvio sortent leur Ipod]

Silvio : Le dernier album de Lana Del Rey, Madeon, M83, des trucs comme ça…

Manon : On trouve Britney Spears, CSS, Calvin Harris, Garbage, Gwen Stefani, Indochine (j’adore), Kylie Minogue évidemment…

Propos recueillis par IdolesMag le 9 mai 2012.

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