Philippe Barbot est bien entendu le célèbre journaliste musical qui a travaillé pendant 20 ans à Télérama et qui officie aujourd’hui dans Serge, Rolling Stones, Cd’aujourd’hui sur France 2, Yahoo Music et SFR Music. Ce que le public sait moins, c’est que Philippe est chanteur… Ce n’est donc pas le journaliste que nous avons rencontré, mais l’artiste. Au cours de notre entretien, Philippe Barbot reviendra sur la genèse de ce premier album « Point Barre », d’ores et déjà disponible au téléchargement et dans les bacs (chez Fnac en exclusivité) dès le 27 février, un opus dans la plus pure tradition de la chanson française qu’on aime, où il est beaucoup (beaucoup) question d’amour. IdolesMag : Dans quel état d’esprit es-tu aujourd’hui avec ce premier album, « Point Barre », qui sort ? Philippe Barbot : Je suis ému. D’abord parce que ça fait tout de même longtemps que j’attends ce moment. C’est un vieux fantasme… enfin, un vieux rêve, je préfère le mot ! (rires) Et puis, je suis très étonné et très charmé de l’accueil qu’il reçoit. Je ne m’attendais vraiment pas à ça, honnêtement. Je m’attendais à plein de condescendance, surtout de la part des confrères. En France, tu sais, on n’aime pas beaucoup que quelqu’un passe « de l’autre côté du miroir », comme je l’ai lu plusieurs fois. On aime bien que les gens restent à leur place. Je pensais que j’avais quelques risques de ce côté-là. Et j’ai été vraiment étonné, ému, charmé et ravi de l’accueil qui, pour le moment, est plutôt positif.
C’est pour ça que j’ai attendu un peu longtemps… (rires) Tu sais, je fais de la musique depuis l’adolescence et j’ai joué dans des tas de groupes, mais pas forcément de façon professionnelle. En fait, le déclic date d’il y a à peu près cinq ans. C’est un grand Monsieur qui s’appelait Max Amphoux, qui était entre autres éditeur de Bashung, de Kent, de Clarika, etc… qui a écouté quelques maquettes que j’avais faites et qui m’a vraiment encouragé. Il m’a dit que ça méritait d’être porté à l’attention d’un public. Donc, à partir de ce moment-là, je me suis dit « pourquoi pas ? » Comme tu sais, j’ai bossé pendant 20 ans à Télérama, et je venais de quitter. Ça m’a donné un peu plus de recul et de temps aussi, pour mettre au point ce projet. Max Amphoux, qui était également mon éditeur, est hélas décédé brutalement en chemin, j’ai décidé de continuer ne serait-ce qu’en son hommage. En tant que journaliste, comment vis-tu le fait d’être « de l’autre côté du miroir » ? C’est très bizarre. C’est très étrange. Je n’ai pas encore vraiment réalisé. D’habitude c’est moi qui pose des questions, et ça me fait tout bizarre d’y répondre. Mais ce n’est pas désagréable ! Surtout que l’accueil est plutôt gentil et indulgent, voire enthousiaste par moment. J’en suis ravi. La promo, c’est quelque chose que tu aimes ? Ou bien est-ce un peu le passage obligé ? Tu sais, j’ai toujours entendu les chanteurs et les artistes que j’ai interviewés maugréer contre les obligations de la promo. Moi, je trouve ça plutôt chouette… On me pose des questions, on prend soin de moi… je trouve ça plutôt agréable. Et puis tu peux parler de ton travail d’artiste… Bien sûr. Même si je n’ai pas encore trop l’habitude, mais ça va venir ! Moi qui ai parlé du travail des autres pendant tant d’années… et qui continue à le faire d’ailleurs… je tiens à le signaler parce que j’ai lu pas mal de chroniques de l’album qui disaient « l’ex-journaliste musical… » ! (rires) Pourquoi l’as-tu appelé « Point Barre » ? Était-ce une façon de dire « Voilà, c’est bon, je l’ai fait. Un point c’est tout ! » ? Oui, c’est un peu ça. Et puis, je trouvais que ça sonnait pas mal. Il y avait aussi une petite allusion au bar, que je ne fréquente pas spécialement. Mais si on écoute bien mes chansons, il y a souvent des petites allusions à… l’alcool dirons-nous pour aller vite. Mais je ne pense pas être alcoolique ! (rires) Il y avait également la consonance, Point Barre / Barbot. PB, ce sont aussi mes initiales. C’est venu un soir comme ça avec un copain qui m’a dit que je devrais l’appeler « Point Barre » et prendre une photo devant un bar… Je trouvais que ça sonnait pas mal, que ça sonnait même bien, et j’ai gardé l’idée. Et bien entendu, il y a également cette signification « c’est ça, et c’est pas autrement ! »
Quand tu écris un texte de chanson, es-tu plutôt un instinctif ? Ou cherches-tu longtemps le mot adéquat comme dans ton travail journalistique ? Je suis plutôt du genre à revenir souvent dessus et a changer tel mot ou tel adjectif, comme quand j’écris un papier. L’exercice est tout de même très différent parce que là, il y a un rythme qu’il faut tenir. J’ai toujours fait la correspondance entre écrire un papier et une chanson, parce que j’ai toujours pensé qu’un article sans rythme (je ne parle pas de rime), qui ne va pas bien en bouche, c’est néfaste pour la lecture. Je considère donc l’écriture de chanson de la même façon. Et puis en plus, j’aime bien avoir des limites. C’est pour ça que je suis journaliste et pas écrivain. Quand on est journaliste, on nous impose un cadre, une longueur et un délai. J’ai un peu besoin de ça pour bosser. La chanson, c’est la même chose, il y a les contraintes des couplets et du refrain, le nombre de pieds, etc… Tu sais, je suis plutôt de l’école Brassens, très respectueux de la rime, du tempo et de la métrique. Donc, je ne dirais pas que ma façon d’écrire est laborieuse, mais plutôt précautionneuse. Tu as le souci du détail. Oui. J’essaye, exactement comme quand j’écris un article, de trouver le mot juste. Tu écris beaucoup ? Tu veux parler de chansons ? À ton avis ? On va parler de tes chansons aujourd’hui… (éclats de rire) Oui quand même. J’ai commencé à 18 ans, donc, j’ai un paquet de chansons dans les tiroirs. Mais des chansons correctes, c’est autre chose ! On va dire que là, j’ai fait un petit tri sur une cinquantaine de trucs avec mon ingénieur du son. On a choisi les treize les plus écoutables va-t-on dire.
Ferré m’a beaucoup marqué à l’adolescence. Je n’ai pas essayé d’écrire comme lui, parce que ça me semblait hors de portée… J’ai été également un grand fan de Brassens. J’ai d’ailleurs eu la grande chance de l’interviewer en tant que journaliste à mes débuts. Je crois même que ça a été ma toute première interview ! Waouw ! Ah oui ! C’est un souvenir extraordinaire. Sinon, ce qui m’a donné envie d’écrire également, c’est la même chose que ce qui donne envie de jouer de la guitare quand on est ado, c’est de se faire remarquer et plaire aux filles... Comme tu l’as remarqué dans mes chansons, le schéma est un peu toujours le même, c’est l’amour, avec ses peines et ses joies. C’est ce qui m’inspire le plus. C’est tout de même un sujet éternel, l’amour. C’est inépuisable aussi. Je suis totalement d’accord. D’ailleurs, je ne sais pas si je serais capable d’écrire sur la politique ou le social. Je viens d’interviewer Zebda, là, et eux ont un réel message social. Moi, je ne me sens pas capable d’écrire sur ça. C’est un registre particulier la chanson engagée. Tout à fait. Mais certains y arrivent particulièrement bien.
Comment as-tu réuni tous les musiciens qui jouent sur l’album ? Sont-ce des gens que tu connais depuis des années ou plutôt des gens que tu as rencontrés pour ce projet précisément ? Certains, je les connaissais déjà, d’autres on me les a amenés par relation. Tout a démarré avec Robert Wyatt. J’ai toujours adoré Robert Wyatt, j’ai toujours admiré ce bonhomme. J’ai eu aussi la chance d’ailleurs de l’interviewer pour Télérama il y a quelques années en compagnie de Jean-Louis Murat. On était restés en relation. J’avais écouté ce petit morceau de piano qui m’avait ému. J’ai écrit un texte et je le lui ai envoyé. Sa réaction a été tellement enthousiaste que là aussi je me suis dit « maintenant que j’ai Robert Wyatt, je ne peux pas ne pas faire le disque… » Ça c’est pour Robert Wyatt. Sinon, j’ai enregistré dans un studio qui se trouve à Montreuil en banlieue parisienne, le « Melodium ». Et il y avait à demeure un multi-instrumentiste américain qui s’appelle Scott Bricklin et qui joue vraiment de tout. Il a joué d’ailleurs la plupart des instruments sur l’album, que ce soient les batteries, les basses, les guitares électriques et même les claviers. Ensuite, je connaissais Dominique Cravic, qui était le guitariste d’Henri Salvador et qui est le leader des « Primitifs du futur », dans un genre musette et java. Je lui ai confié « G la N » que je voulais un peu dans un style musette. Il m’a apporté des musiciens qu’il connaissait et que je ne connaissais pas forcément, comme Hervé Legeay, qui est le guitariste de Sanseverino. Et puis, Fred Pallem, lui, je le connaissais, et je lui ai demandé de réaliser les chansons. Ça s’est fait un peu comme ça, par accointances. Et AnnCardona qui chante en duo avec toi « 1-2-C-4 », comment est-elle arrivée ? Je l’ai connue sur MySpace, qui à l’époque, il y a 5/6 ans, était le complément indispensable pour un musicien sur internet. On a vite sympathisé. Elle faisait des concerts, elle m’avait invité en première partie. Comme je voulais une voix féminine pour ce duo, ma première idée a été de l’appeler. Là, elle a un nouveau groupe, « Hidden Garden », elle fait la première partie de mes concerts.
C’est une longue histoire… Au départ, je l’avais écrite à 35 ans, quelque chose comme ça, et elle s’appelait « 40 ans ». Je m’étais dit que j’allais faire une chanson sur comment je serais à 40 ans. Et puis, j’ai eu 40 ans, et je n’avais toujours pas terminé la chanson (rires). J’ai ajouté un couplet en parlant de mes cinquante ans… Bon après je vais arrêter sinon, tu vas me demander quel âge j’ai ! (rires) Mais quand j’ai eu cinquante ans, je n’ai toujours pas terminé la chanson. Et puis, après, ma mère est décédée et je me suis dit pourquoi ne pas faire tous les âges de la vie ? Comme une espèce de lettre à ma mère, une sorte d’hommage. La chanson s’est finalement constituée comme ça au fur et à mesure. Je ne sais pas si tu l’as remarqué, mais au début de la chanson, on entend une voix de femme qui dit « Je vais faire un essai, je ne sais pas comment ça marche… » Il s’avère que c’est la voix de ma mère que j’ai retrouvée sur un dictaphone. J’ai donc mis cette phrase en introduction. C’est devenu une chanson pour ma maman, alors qu’au départ, ce n’était pas du tout l’idée. Je trouve qu’elle donne une belle conclusion à l’album. Je suis content que tu me dises ça, parce que justement, on m’a dit qu’il ne fallait pas la mettre, qu’elle était trop longue, qu’il ne se passait pas grand-chose, qu’elle ne ressemblait pas au reste… Moi, je tenais vraiment à ce qu’elle figure sur l’album. En plus, elle se termine par « à la prochaine ! », je trouvais que c’était bien pour terminer l’album.
Deux titres de chansons, « G la N » et « 1-2-C-4 » sont en langage SMS… C’est assez étonnant venant de ta part. On t’imagine plutôt attaché à la langue française… (rires) C’est vrai ! Mais je trouvais que graphiquement, c’était pas mal. C’est Prince qui a commencé à faire ça, et je trouvais ça rigolo. Regarde « G la N », c’est plus rigolo et plus amusant que « J’ai la haine », non ? Idem pour « 1-2-C-4 ». En plus, celle-là, je l’ai conçue un peu comme une comptine. J’ai gardé l’écriture en chiffre. Mais le choix est juste graphique. Je n’écris jamais avec des abréviations, je te rassure ! Il y a un fort joli clip pour le titre « Pour te plaire ». Qui en a eu l’idée ? C’est mon fils, Guillaume Barbot, qui est comédien et réalisateur, et sa compagne Rebecca Bonnet qui ont eu l’idée. Ils m’ont proposé de me faire un clip. Je ne savais pas du tout ce qu’ils allaient faire. Ils m’ont demandé quelle chanson je voulais. « Pour te plaire » me paraissait la plus évidente pour le moment. Ils ont travaillé de leur côté et m’ont apporté le résultat final. Sur lequel je n’ai pratiquement rien changé… si ce n’est que je leur ai dit qu’il fallait tout de même que j’apparaisse à un moment donné ! (rires) Il fallait qu’on me voit tout de même un tout petit peu dans le fond ! Ils ont fait ça image par image, ce qui explique le tressautement d’un genre dessin animé. Ça a été un sacré boulot pour eux. C’est du bricolage, mais je suis très content du résultat, je trouve ça mignon et romantique ! L’album va-t-il sortir en physique ou non, finalement ? Oui ! Ça y est, enfin ! Il va sortir exclusivement dans les Fnac à partir de 27 février. Ça a été très long et très douloureux pour trouver une distribution physique. D’ailleurs, 1-2-C-4, je pousserai un coup de gueule contre ces gens indépendants qui ne répondent jamais… Ils ne prennent même pas la peine de te répondre non, ils ne répondent même pas ! Je ne vais pas citer de noms aujourd’hui, mais ça m’a mis assez en colère… Je comprends maintenant toutes les difficultés qu’on rencontre quand on autoproduit un album, ce qui a été mon cas. Je n’ai pas de label, j’ai tout fait tout seul. On s’aperçoit que c’est un vrai chemin de croix. C’est très compliqué… Mais bon, passons cet épisode, le CD sera en vente dans les Fnac à partir du 27 février. Ce sera une exclusivité Fnac. J’imagine que pour toi, c’était important qu’il sorte en physique. Très très important ! Je ne suis pas du tout client du numérique. D’ailleurs, si c’était possible, je n’achèterais que des vinyles. C’est tout de même autre chose.
C’est beau un vinyle, plus qu’un CD. On peut faire un super travail graphique sur la pochette… Tout à fait. D’autant qu’en plus, pour les gens de ma génération, le disque, c’est du vinyle, ce n’est pas du CD. Quand j’avais 20 ans, j’achetais des vinyles, pas des CDs. Toi, tu vas me parler de la pochette bientôt ! (rires) Oui. Alors… pourquoi cette pochette un peu « sévère » ? Au départ, je n’étais pas trop pour cette pochette, qui est une photo de Richard Dumas. Il a fait pas mal de pochettes de disques, notamment pour Miossec, Bashung, etc… Il a ce style de prendre des gros plans. Ce n’est pas toujours très flatteur les gros plans. Au départ, je n’étais pas très pour cette pochette, j’aurais préféré autre chose. Mais finalement, je ne regrette pas le choix. La pochette est sobre et elle se remarque. Elle colle bien avec l’idée du « Point Barre », avec un regard très déterminé. Et puis, il faut assumer sa gueule après tout ! (éclats de rire) Allez, on va repartir quelques années en arrière… Qui étaient tes idoles ? C’étaient les Beatles et les Stones, évidemment. Mais j’imagine que tu attends plutôt des idoles françaises… Comme tu veux… Ma première idole, c’était Hugues Aufray. Je l’ai interviewé il y a quelques mois. Ça m’a fait tout drôle… À l’époque, dans la province française, on entendait plutôt de l’accordéon et de la variété de papa. Lui a été un des premiers à faire du folk en France. Il m’a fait découvrir Dylan. J’ai vraiment été très fan d’Hugues Aufray, j’ai acheté tous ses 45 tours. Je découpais les photos dans « Salut les copains ! » à l’époque. On peut vraiment dire qu’il a été ma première idole.
Je n’ai jamais réellement songé à devenir musicien professionnel. D’abord, parce que je n’ai fait aucune étude musicale, à part quelques cours de piano ou ce genre de truc. Par contre, j’ai monté un groupe dès mes 18 ans, et oui, j’aurais bien aimé qu’on devienne les Rolling Stones français. C’est sûr ! Mais je n’y ai jamais songé sérieusement en termes de métier ou de carrière. J’ai fait une école de journalisme juste après le bac parce que j’aimais écrire. Je ne me débrouillais pas trop mal en français et ça me semblait être une voie toute trouvée. Mais la musique a toujours été plus qu’un passe-temps. Un passe-temps, ça fait toujours un peu club de bridge ou pêche à la ligne ! (rires) Disons que ça a toujours été une passion. Tu l’as toujours fait en parallèle. Complètement, je n’ai jamais arrêté. Tu vas être sur la scène du Sentier des Halles le 6 mars prochain. Quel est ton rapport à la scène ? C’est quelque chose de douloureux ou quelque chose de formidable à tes yeux ? C’est totalement terrifiant et en même temps totalement excitant. Je me dis que sauter en parachute, ce que je n’ai d’ailleurs jamais fait, ça doit ressembler à ça. Mais j’adore ça finalement. Je déteste les deux jours avant. Je ne dors pas de la nuit… Je me joue dans ma tête le concert en pensant toujours que je vais péter une corde ou que je vais chanter faux. Et ma grande trouille, c’est les trous de mémoire, ça vient peut-être de l’âge… (rires) Mais c’est vrai que ça m’arrive assez souvent, même sur des trucs que je crois connaître par cœur. Quand on est sur une scène, on n’est plus dans les mêmes conditions, tout devient un peu irréel. Mais sinon, c’est une sensation extraordinaire. Là, j’ai un petit groupe, alors qu’avant j’ai souvent joué seul. Donc, là, me sentir épaulé et appuyé et ne pas être le seul point de mire des spectateurs, c’est très confortable et rassurant.
D’autres dates sont-elles prévues ? À part le « Sentier des Halles », rien d’autre pour le moment. J’aimerais bien trouver d’autres dates, parce qu’à partir du moment où on a bossé et qu’on a monté un répertoire avec des musiciens, c’est un peu dommage de s’arrêter. C’est du gâchis. Disons que je n’ai pas de tourneur actuellement, j’espère qu’un va venir me voir et aura envie de me faire jouer à Bercy ! (rires) Ou le Stade de France ? Ben voyons ! Pourquoi pas ? Quoique non, il fait un peu trop froid là-bas !!
C’est la question piège, ça… Bien qu’étant francophile, la plus grande chanson d’amour pour moi, elle est anglo-saxonne. C’est « God Only Knows » des Beach Boys. C’est une chanson absolument magnifique et merveilleuse. Sinon, côté français, je trouve que la chanson de William Sheller, « Un homme heureux », est un summum… Plus que « Ne me quitte pas », dont je n’aime pas trop le côté geignard. Si un jour j’arrivais à écrire dans ma vie une chanson du niveau de « Un homme heureux », je crois qu’après, je n’aurais plus rien à faire… Es-tu déjà reparti sur de nouvelles chansons ? Pour être franc, non, mais j’en ai en réserve. C’est Jean-Louis Murat qui a écouté le disque l’un des premiers et qui m’a fait des petits commentaires… Il me disait « C’est très bien mon vieux, mais le vrai verdict, c’est le deuxième album. Alors, au boulot ! » (rires) Ça fout les jetons. Je ne sais pas si on en fera un deuxième, mais sûrement… En tout cas, j’ai des chansons en réserve et si j’ai la chance de refaire un deuxième album, j’aimerais qu’il soit un peu différent. Dans quelle direction ? Essayer de trouver d’autres arrangements. J’ai déjà quelques petites idées. Ce que je sais, c’est que je ne voudrais pas refaire le même en moins bien. Ça, c’est certain ! Propos recueillis par IdolesMag le 3 février 2012. -> Site officiel : http://www.phbarbot.com/ Tweet |
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