Maxime sort son premier album solo, « Dis-moi maman », un album très girly et définitivement optimiste, à son image. Nous avons été à sa rencontre pour qu’elle nous parle de ce premier album, dont elle a écrit la quasi-totalité des textes. Elle évoquera aussi sa collaboration avec Franck Authié, Pierre-Dominique Burgaud et Jean Fauque. Grégoire lui a également offert une chanson. Enfin, nous reviendrons avec elle sur son parcours, elle qui a commencé à chanter à 19 ans dans le girls band « Foxies » et qui travaille actuellement en tant qu’instit. Attention, avec Maxime un vent de fraîcheur débarque sur les ondes ! IdolesMag : Tu as écrit la quasi-totalité des textes des chansons qui figurent sur l’album. Quel genre d’auteure es-tu ? Écris-tu tous les jours, ou plutôt par période ? Écris-tu beaucoup ou assez peu dans le fond ? Maxime : C’est effectivement plus par périodes que j’écris. Mais que j’écris dans le sens que je lâche quelque chose de mon crayon sur le papier. En général, j’ai des cahiers que je trimbale avec moi partout. En revanche, c’est un processus à maturation lente. C’est-à-dire qu’en permanence, je suis en train d’observer autour de moi les gens qui se parlent entre eux, les évènements de la vie, qu’ils soient heureux ou malheureux, une anecdote sur le trottoir, dans le métro… je suis également instit, donc je regarde aussi mes petits élèves et je vois dans les yeux des enfants quand il se passe quelque chose… ou les interactions entre les uns et les autres, comment ils se développent… Tout ça, c’est en permanence dans ma tête, et puis curieusement, il y a des phases où j’écris toutes ces choses. Un peu comme s’il y avait eu une longue phase de gestation. Et quand je commence à écrire, j’écris des mots ou des petits bouts de phrase. Et après, je reviens sur ces petits bouts et je développe l’idée. Soit, je sens que ça prend, et c’est super, c’est que j’ai des choses à dire. Soit, parfois ça reste un petit bout et ça ne va pas plus loin. Mais tu vois, après toute cette période de latence, mais riche en idées qui se développent dans ma tête, j’ai des grands moments d’écriture.
C’est difficile de te répondre. Par exemple, « Normale » qui figure sur l’album est une chanson très personnelle. J’ai écrit plusieurs textes s’approchant du définitif, mais ils étaient pourtant assez différents. Je n’étais jamais contente du résultat… Je suis assez perfectionniste ! (rires) Mais tant que je ne suis pas contente de tous les mots qui sont à l’intérieur, tant que je ne suis pas convaincue que ce sont les mots justes qui vont le mieux, je retravaille. J’essaye d’utiliser des mots qui n’ont pas été trop galvaudés. Du coup, pour cette chanson, « Normale », j’ai dû écrire trois ou quatre textes et quand je dis textes, ce ne sont pas des moutures, ce sont de vrais textes, même assez différents les uns des autres, avant d’arriver enfin à ce texte-là. Et là, ça a été clair tout de suite : c’était comme ça que je voulais m’exprimer. Du coup, c’est venu assez vite… Mais c’est venu assez vite certainement parce que j’avais fait toute cette recherche en amont, et que j’avais élagué tout ce qui ne me convenait pas. Quand as-tu écrit les chansons qui figurent sur l’album ? Sont-ce des chansons que tu as écrites en pensant à l’album ou bien certaines sont-elles beaucoup plus anciennes ? Il y a des chansons qui sont effectivement plus vieilles. Je les ai écrites parce que tout simplement j’aime écrire. Ce n’était pas forcément en vue de faire un album. Ça, c’est l’avantage d’un premier album, je pense. C’est que tu mûris un truc pendant de nombreuses années et que tu ne sais pas trop finalement si ça va voir le jour… Rien n’est moins sûr ! Surtout en ce moment. Ce qui n’est pas du tout le cas pour un deuxième album. Parce que si tu sors un deuxième album, c’est que le premier aura marché, du moins un peu. Et donc, pour un deuxième album, tu as certainement plus de pression et plus de pression quant au timing aussi… Alors que là, pour un premier album, tu n’as pas vraiment la pression de te dire « ça doit sortir à tel moment. » Pour en revenir à ta question, il y a des textes plus anciens. Ce sont en fait des textes très spontanés qui correspondent chaque fois à un moment que j’ai vécu, et que j’ai voulu coucher sur le papier. C’est Franck Authié [Grégoire,…] qui a composé la quasi-totalité des chansons et a réalisé ton album. Comment travaillez-vous ensemble ? Ça fait dix ans qu’on se connaît avec Franck, c’est un ami avant tout. On s’est connu à l’époque via la musique et pour faire de la musique ensemble. Et au fur et à mesure, on est devenus amis. C’est donc assez naturel de travailler avec lui. Prenons l’exemple de « Dis-moi maman », c’est un texte que j’ai écrit et que je lui ai envoyé. Il l’a trouvé génial. Du coup, il a été inspiré et il a composé une mélodie. Pour « Les Filles », ça a été un peu différent. Il a commencé à composer quelque chose en faisant des « lalala ». Et je me suis mise naturellement à chantonner « Ferrara, Coppola,… ». Et donc, on a écrit la chanson en parallèle. C’est la compo qui m’a donné l’idée. Était-ce une évidence pour toi de lui demander de réaliser l’album ? Oui. Je ne me suis même pas posé la question. Comme tu le sais, j’étais dans un girls band [Foxies] quand j’étais plus jeune. J’ai travaillé avec plein de personnes différentes. On a fait pas mal de maquettes. Mais avec Franck, ça a été très clair depuis le départ. En plus, tu sais, les maquettes qu’il fait sont déjà hyper produites, il fait tout de suite la recherche de l’univers qui colle à la chanson, donc, après la question ne s’est pas posée. Il était évident qu’il devait réaliser l’album. Ce n’est pas comme si tu avais des maquettes piano-voix ou guitare-voix et que tu te demandais quel magicien allait pouvoir faire les arrangements les plus adéquats. Là, les chansons avaient déjà toutes leur ambiance. Franck est hyper perfectionniste, il avait déjà mis les petites introductions qui allaient bien, etc… Il avait mis les bonnes guitares aux bons endroits. Bref, ses maquettes étaient très abouties. C’est pour ça que je n’avais pas envie d’aller voir quelqu’un d’autre. Et puis surtout, comme nous travaillions ensemble, la question ne se posait même pas d’aller demander à quelqu’un d’autre.
Grégoire t’a écrit « Dessine-moi ». Comment l’as-tu rencontré ? Par le biais de Franck ? Oui ! Quand on s’est rencontré la première fois, on a accroché tout de suite. C’est comme si on était copains depuis dix ans. Peut-être que c’était le fait qu’on connaissait Franck tous les deux depuis longtemps, mais la communication a été très naturelle et très facile. Grégoire est vraiment quelqu’un d’hyper sympa. Il a écouté les maquettes des chansons à l’époque et il a adoré mon univers, qui est pourtant assez éloigné du sien. Comme il a beaucoup aimé apparemment, il m’a écrit une chanson. J’ai été super touchée. C’est Franck qui me l’a envoyée en me disant « C’est Grégoire qui a écrit cette chanson pour toi. » Tu ne lui a donc rien commandé. C’est lui qui t’a écrit une chanson de son propre chef. Ah non, je ne lui ai rien demandé ! Comme on était encore en pleine écriture de l’album et qu’on n’avait pas toutes les chansons, il a dû discuter avec Franck… Je ne sais pas exactement comment ça s’est fait. Grégoire, c’est quelqu’un qui écrit beaucoup, c’est quelqu’un de très prolifique. Il est tout le temps en train d’écrire. Et du coup, il a envoyé « Dessine-moi » à Franck. C’était une version guitare voix qu’il chantait lui-même, ce n’était pas du tout la même chose que ce que la chanson est devenue !! (rires) Quand j’ai entendu la chanson, je l’ai trouvée vraiment super chouette. J’étais étonnée, parce que autant au niveau de la mélodie, elle collait bien à ce que Franck avait composé pour moi, autant au niveau texte, on reconnaissait vraiment la plume de Grégoire. Et pourtant, je trouve qu’elle me va super bien cette chanson, je me sens hyper bien dedans en fait. De la version guitare-voix de Grégoire super grave, Franck a réussi à me l’adapter et faire que cette chanson me colle à la peau. Il a monté la tonalité et a créé de super arrangements. Je n’ai vraiment pas l’impression qu’elle dénote dans l’album, au contraire… Elle apporte quelque chose de très différent puisque bien évidemment, ce n’est pas la même façon d’écrire, mais elle s’insère vraiment bien aux autres. C’était un beau cadeau en tout cas… Et je vais te faire une révélation, ce sera le deuxième single !
En ce qui concerne Pierre-Dominque Burgaud… J’étais signée en tant qu’auteur à l’époque chez BMG Publishing et je l’ai rencontré là-bas un jour par hasard. Il est assez discret et en même temps, il a un cerveau qui fuse de partout et des tonnes d’idées plus géniales les unes que les autres. Depuis notre rencontre, on n’a pas arrêté de s’échanger des mails. Je le considère un peu comme un grand frère. Dès qu’il y avait des moments où je n’étais pas trop sûre de moi, que je trouvais que ma formulation n’était pas très heureuse, ou que je sentais qu’il y avait mieux à écrire mais que je tournais en rond, hop, je lui envoyais un mail et lui me trouvais illico pile poil le bon mot qui cadrait bien. Et toujours, ça s’accordait parfaitement avec mon idée. Dans « Les Filles », j’avais tous les couplets et je n’arrivais pas à trouver un refrain qui soit intéressant et rigolo, et qui cadre avec le reste. Il m’a envoyé le refrain et j’ai trouvé ça génial. Il écrit super bien. « Une parenthèse », c’est carrément lui qui a écrit tout le texte. C’est un sujet très personnel, j’avais essayé d’écrire mais je n’y arrivais pas. Peut-être parce que c’était justement trop personnel ou trop émouvant pour moi. Je lui ai envoyé un mail en lui disant que j’avais écrit ça, ça, ça et ça, mais que je ne trouvais pas ça bien. Je lui ai expliqué de quoi j’avais envie de parler, mais je n’y arrivais pas. Il m’a renvoyé le texte d’ « Une parenthèse » et il était parfait. Franchement, j’en ai pleuré quand je l’ai lu. J’aurais voulu l’écrire moi-même, je n’aurais pas pu faire mieux. C’étaient les bonnes tournures, les bonnes images, le chevalier blanc, la fée aux épaules trop fines… c’était superbe. Très beau cadeau que j’ai eu également de sa part… C’était comme une partie de ping-pong avec Pierre-Dominique Burgaud. Tout à fait, c’était ça. Et c’est ça qui est génial. De mails en mails on avançait, ça allait de mieux en mieux. J’ai trouvé cette expérience géniale. Et Jean Fauque ? Lui, il m’a été présenté par Franck [Authié]. On a travaillé sur « Si tu nous voyais », qui est aussi une chanson très personnelle qui parle de mon enfance. C’était un texte que j’avais écrit, et il m’a aidé à retravailler dessus. Il m’a appris ce qu’était vraiment la finesse dans l’écriture, le choix de chaque mot. J’ai compris en travaillant avec lui que chaque mot avait son importance. Comme il me l’a expliqué, en fonction du mot qu’on choisit, ça peut faire basculer la phrase et du coup, bousculer l’évolution même du texte et de la chanson. J’ai pris une exceptionnelle leçon d’écriture grâce à Jean Fauque. On a passé une belle soirée à travailler tous les deux sur ce texte-là. Du coup, ça a amené le texte vers quelque chose de plus pur, ou en tout cas de plus juste et de plus millimétré. C’était très chouette…
Comme tu le sais, je suis instit par ailleurs. Je suis pas mal occupée. Donc, le temps ne m’a pas tellement paru long… Tu bosses donc toujours en tant qu’instit. Oui, oui. Demain matin, je récupère ma classe ! 28 petits bouts de quatre ans et demi ! C’est mon métier aujourd’hui. Enfin… ça ne fait pas si longtemps que je suis instit : je suis une grande globetrotteuse professionnelle ! (rires) Ça fait deux ans que je fais ça. J’adore ce métier. C’est super enrichissant le contact avec les enfants. Et puis, leur apporter quelque chose, c’est vraiment gratifiant. Maintenant, le jour où ça marchera dans la musique… je ferai une parenthèse dans ma carrière d’instit ! C’est évident. Parce que ça fait 15 ans que j’attends ça tout de même ! (rires) D’un côté tu as un métier super sérieux et de l’autre, le métier de saltimbanque… Ce n’est pas la même chose ! Bien sûr ! C’est vachement différent… mais il y a des points communs tout de même. On ne s’en rend pas compte mais… Figure-toi que quand tu es instit, tu es tous les jours en représentation devant ta classe ! (rires) Tu as le trac quelque part. Il faut anticiper, il faut savoir ce que tu vas dire… Il faut avoir un certain positionnement, une certaine attitude. Alors, même si ce n’est bien évidemment pas la même attitude que tu sois chanteuse ou instit, il y a une petite ressemblance. Il faut savoir s’exprimer, il faut faire attention à ce que tu dis. Tu dois être naturelle pour donner une bonne image et qu’il y ait une bonne ambiance dans la classe, etc… Et puis, ce sont deux métiers créatifs quelque part, surtout que cette année, je suis en maternelle ! Je fais faire plein de trucs créatifs à mes petits élèves, du dessin, etc… Il y a quand même quelques ressemblances, même si la façon de faire n’est pas vraiment la même. C’est sûr qu’aller chanter ses chansons sur scène, faire des concerts ou aller à l’école, ce n’est pas pareil, mais bon… il y a des points communs. Tu sais, la chanson, c’est en moi depuis très très longtemps !
Tu étais encore gamine quand tu as voulu devenir chanteuse ? Ou bien est-ce venu plus tard à l’adolescence ? J’ai commencé la piano très tôt : j’avais 4 ans ! J’ai fait du piano classique comme beaucoup d’autres enfants. Après, à l’adolescence, j’ai fait du chant en chorale. Je trouvais ça génial. Et comme toutes les adolescentes, dans ma chambre, je chantais les tubes de l’époque. Mais je le faisais comme ça sans me dire que j’allais devenir chanteuse, parce que je trouvais ça un peu difficile… Ensuite, j’ai pris des cours de chant classique. Et à 19 ans, je suis rentrée dans le projet Foxies. Ça m’a mis le pied à l’étrier. C’est vraiment à cette époque que je me suis dit que c’était possible. Après, ça ne m’a plus quitté ! Qui étaient ces idoles que tu écoutais dans ta chambre ? Vers 9 / 10 ans, j’écoutais les 33 tours d’Alain Souchon. Je l’adore. Pour moi, c’est le plus bel auteur français de tous les temps. J’adore vraiment ce qu’il fait. J’adorais Brel et Barbara aussi… Bien sûr, ces artistes que je viens de te citer, je les ai connus par mes parents. Mais je les adorais vraiment. Je les ai écoutés beaucoup en étant enfant et pré-ado. Après à l’adolescence, j’ai accroché sur Madonna. J’avais une grande sœur qui écoutait Bruce Springsteen, alors évidemment, je trouvais ça super. Et puis, j’ai eu la chance d’être ado dans les années 80. J’adorais Kim Wilde, Culture Club, Kate Bush. Et puis tous les trucs français comme Luna Parker avec « Tes états d’âme Éric » ! Waouw ! J’adorais aussi « Eve lève-toi », « En rouge et noir » de Jeanne Mas… Tous ces trucs-là, je les ai adorés ! C’était une super époque. Hervé Cristiani, je l’ai adoré aussi… … et tu as fait un duo avec son fils, Jérémie Cristiani… … Oui ! J’ai eu la chance de le rencontrer quelques années plus tard quand j’ai eu la vingtaine. Avec son fils, Jérémie, on a fait une reprise de « Il est libre Max », ça n’a pas marché malheureusement. C’était une reprise un peu reggae en duo. C’était rigolo de faire ça, ça a été une belle surprise de la vie cette rencontre. Hervé, c’est un mec super. Il est totalement sur sa planète, mais il est plein de talent et de gentillesse. À 19 ans, tu intègres le girls band « Foxies » [avec Aurélie Konaté, entre autres]. Quels souvenirs en gardes-tu ? De très bons souvenirs ! Je l’ai vécu comme un évènement magique dans ma jeunesse. Quand tu as 19 ans, que tu vas pour la première fois de ta vie faire une audition et que tu es retenue… C’est juste énorme ! J’allais en fac de médecine à l’époque, et il y a eu une énorme grève de la RATP. Donc, j’étais un peu coincée chez moi, j’habitais à l’autre bout de Paris et je ne pouvais pas y aller à pieds. Un jour, j’ouvre un magazine, et je tombe sur une petite annonce pour une audition. À l’époque donc, je chantais déjà dans ma chambre et je prenais depuis quelques temps des cours de chant classique. Ça me titillait. Je suis allée à cette audition et j’ai rencontré des gens là-bas. J’ai sympathisé avec une autre nana et puis on s’est dit qu’au lieu de lancer une chanteuse solo, ce serait plus sympa de faire un groupe de filles. À l’époque, on ne parlait pas encore de girls band, il n’y avait pas encore eu la déferlante Spice Girls. L’idée a germé. On a appelé une troisième larronne et voilà, c’était parti. On a signé très vite chez Universal, je ne sais pas si tu te rends compte… La chance ! Jamais, ça ne se passe aussi facilement. Ils nous ont envoyées en Angleterre pendant un mois et demi dans un studio de rêve pour enregistrer notre album. Après, un premier single est sorti. À l’époque, on mettait beaucoup de moyens… On est parties toutes les trois à Los Angeles pour un voyage de presse. On était avec toute la presse jeune. On a été à Hollywood, etc… On a tourné le clip là-bas. C’était la grande vie. C’était super chouette. On a fait quelques plateaux et quelques galas. C’était vraiment très intéressant. J’en ai gardé une expérience de la scène, une petite expérience, parce que je n’en ai pas fait beaucoup, mais je sais que c’est un réel bonheur de pouvoir chanter des chansons devant un public. Parce que la musique, quand tu la donnes en live aux gens, il se passe toujours un truc. « Foxies », c’était une très très bonne expérience, même si ça n’a pas débouché. Parce qu’il ne faut pas se voiler la face, ça n’a pas marché du tout. L’album n’est même pas sorti dans le commerce. C’était tout de même une très belle expérience humaine. Ça m’a donné l’envie d’aller plus loin. J’écrivais déjà quelques trucs à l’époque, j’ai continué mon petit bonhomme de chemin…
Yes ! Je connaissais bien Séverine Ferrer, on était très copines à l’époque. On a passé pas mal de temps ensemble. Et depuis, de rencontres en rencontres, je suis arrivée à Franck [Authié]. On va dire que c’était un peu la rencontre décisive ! Qu’est-ce qui t’a poussée à t’inscrire sur My Major Company ? Est-ce lui qui t’y a encouragée ? C’était le système démocratique qui me plaisait ! Je trouvais tout de même un peu injuste que pour percer dans le monde de la musique, il fallait faire de tes pieds et de tes mains. Ce n’est pas facile d’obtenir un rendez-vous, ni même d’arriver à faire écouter ta musique ! Et si tu as la chance d’obtenir un rendez-vous… Tu vas rencontrer un type qui en deux secondes va te juger en te disant « je prends » ou « je prends pas ». Parce qu’il ne faut pas croire… ils écoutent deux secondes ! Je trouvais le système un peu injuste. Alors qu’ici, ce sont les internautes qui te jugent. Les internautes, c’est le vrai public. Et donc, si on leur plaît… c’est déjà pas mal ! Je trouvais l’idée super. Je leur ai proposé mes chansons en me disant que si ça marchait, tant mieux, sinon, tant pis. C’était à eux de décider si mon univers et mes chansons leur plaisaient ou non. Après, j’ai rencontré Sevan Barsikian, le boss de MMC, et j’ai été convaincue. Tout s’est fait très simplement et très rapidement. Tu as donc fait un peu de scène avec « Foxies », mais pas tant que ça. De la scène est-elle prévue avec ce projet ? (éclats de rires) Pour l’instant pas trop, pour la bonne et simple raison que mon petit ventre est en train de s’arrondir doucement et que je vais accueillir un petit bébé dans quelques mois. Je ne peux pas booker une tournée en ce moment. Par contre, je serai opérationnelle à la rentrée. Ça devrait bouger à partir du mois de septembre. Là, il va tout de même y avoir un concert pour la sortie de l’album au mois de mars. Et après, il y aura de la promo. Mais c’est quelque chose que tu attends avec impatience. Ah oui, bien évidemment. J’ai hyper hâte de jouer mes chansons devant un public ! je n’attends que ça.
Pour terminer l’interview, je vais te poser quelques petites questions hautement intellectuelles, afin de bien percer ta personnalité… Vas-y ! (rires) Tu es plutôt anti-rock star ou pop star ? En fait, je suis plutôt pop star. Ce sont les autres qui me traitent d’anti-rock star. Je préfère être une pop star ! Coppola ou Ferrara ? [Maxime hésite…] Coppola quand même ! Ferrara, c’est chouette, mais c’est très dur et très violent. Jus d’agrumes ou jus de cerises ? Jus d’agrumes sans hésiter ! Caïpirinha ou Margarita ? Alors là, c’est un vrai dilemme ! Magarita, tout de même. Fraises Tagada ou Carambar ? Fraises Tagada ! Et enfin, poupée de chiffon ou matriochka ? Matriochka sans hésiter ! J’adore… Je suis d’origine russe en fait… Propos recueillis par IdolesMag le 25 janvier 2012. Tweet |
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