Interview de Christophe Cirillo

Propos recueillis par IdolesMag.com le 12/01/2012.
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Christophe Cirillo - DR

Après deux albums sortis sous le pseudo de Monsieur Clément, Christophe Cirillo revient avec un nouvel opus, « Funambule », signé sous son propre nom, une façon comme une autre de remettre les compteurs à zéro. Nous avons donc été à la rencontre de Christophe Cirillo afin qu’il nous explique pourquoi il a abandonné Monsieur Clément en cours de route et dans quelles circonstances il a écrit ce nouvel album. Rencontre avec un artiste mélancolique, un observateur de la vie…

IdolesMag : Tu as sorti deux albums sous le pseudo « Monsieur Clément » (un premier album éponyme en 2005 et « Comme un enfant » en 2007), qu’est-ce qui t’a poussé à sortir ce nouvel album « Funambule » sous ton nom, Christophe Cirillo ? Est-ce une façon de remettre les compteurs à zéro ?

Christophe Cirillo : Sans doute. Il y avait de ça. En fait, ça me semblait assez naturel. J’ai eu l’impression qu’une page se tournait à l’issue de mon deuxième album. Je pense aussi que quand je me suis remis à faire des chansons, je suis parti sur quelque chose d’assez différent. Et puis, j’ai changé de maison de disques. Je me suis dit aussi qu’il était temps que je m’assume plus en tant que chanteur. Et donc, c’était l’occasion de couper court avec ce pseudonyme, ne plus me cacher derrière. C’était l’occasion d’un nouveau départ.

L’occasion d’être aussi un peu plus authentique, peut-être.

Peut-être. Ça, il faudrait poser la question à ceux qui ont vu que je changeais de nom. Je ne sais pas si c’est un gage d’authenticité le fait de reprendre son vrai nom, mais en tout cas, j’avais envie d’avancer à visage découvert.

Tu as donc changé de label. Qu’est-ce qui t’a poussé à t’inscrire sur My Major Company ?

En fait, c’est mon éditeur qui a fait le lien avec l’équipe de My Major Company. Il pensait que mes nouvelles chansons pouvaient les intéresser. De mon côté, j’étais attentif au label participatif. J’étais assez enthousiaste par rapport à ce nouveau concept de production d’album. Et ma rencontre avec les créateurs du label m’a vraiment convaincu. J’ai aimé leur discours. Je n’ai pas tergiversé longtemps, j’ai signé rapidement. Le principe, c’est qu’on met à disposition du public quelques titres sur le site. Et les internautes peuvent devenir partie prenante du projet en achetant des parts de production. En trois mois et demi, la somme de 100 000 euros a été réunie et ça a permis de lancer la production de l’album.

C’était important pour toi d’avoir un retour direct des internautes sur tes maquettes ?

Oui. On n’est pas dans le flou jusqu’à la sortie de l’album comme c’est le cas habituellement. Là, ça permet d’avoir un retour sur les chansons qui sont encore dans l’œuf, si je puis dire, même si ce n’est pas trop joli comme formule. Et ça, c’est vraiment intéressant. Et puis au quotidien, c’est rassurant aussi. C’est un long processus de créer un disque et de l’enregistrer avant d’en faire la promo. C’est vrai que les internautes, dès lors qu’ils se penchent sur un projet, ils le suivent jusqu’au bout. Ils ne lâchent rien. Et ça, c’est vraiment agréable de se sentir soutenu au quotidien. Et puis, ça permet aussi d’amener du contenu pour se faire connaître plus largement qu’à travers ses chansons.

Christophe Cirillo, FunambuleTu les consultais régulièrement ?

Oui, bien sûr. Et en général, je me suis aperçu que les avis étaient très souvent conformes à ce que je m’étais imaginé. Que ce soit sur la qualité d’une vidéo, d’un doute sur le choix d’une photo pour la pochette du disque… En général, ça permet d’être conforté dans son idée ou de se rendre compte qu’on s’est raté sur tel ou tel truc. Et donc oui, les internautes ont vraiment été concertés sur tous les choix qui ont été faits. Enfin, pas sur les choix artistiques, parce que ce ne sont pas eux qui font les chansons, mais ce sont eux qui disent les chansons qu’ils aimeraient voir mises en avant sur l’album et ce genre de choses.

« Comme un enfant » est sorti en 2007. T’es-tu remis tout de suite au travail ou t’a-t-il fallu un petit laps de temps ?

Non. Je me suis remis tout de suite à refaire des chansons. Je ne voulais pas gamberger. En revanche ce qui a été difficile, ça a été d’accepter les chansons que j’écrivais. En fait, j’ai travaillé sur une première série de chansons et puis, je les ai mises de côté. Ça a été un peu long pour arriver à écrire des chansons qui trouvent grâce à mes yeux. Et puis après avoir signé avec MMC, j’ai continué à écrire des chansons. Ça ne s’est pas arrêté à ce moment-là non plus. Donc, il y a pas mal de chansons qui ont été mises de côté…

Et ces chansons que tu as laissées de côté, penses-tu y revenir un jour ?

J’ai vraiment du mal à revenir sur une chanson après coup. Je prends beaucoup de plaisir à écrire des chansons, c’est vraiment une phase exaltante, mais une fois qu’elle est faite, je passe à autre chose. Je n’ai plus d’empathie pour cette chanson après coup. C’est lié aussi au besoin de toujours faire quelque chose de nouveau, de se remettre en cause, etc… En revanche, après c’est plaisant de pouvoir les chanter, de voir comment les gens réagissent et si ça plaît. Et là tout d’un coup, il y a une nouvelle affection qui se crée, au travers de l’adhésion (ou non, d’ailleurs) du public. Ça c’est autre chose…

Au niveau des textes, es-tu plutôt instinctif ou du genre à travailler et retravailler dessus ?

Il y a plusieurs phases. La toute première phase est assez instinctive justement. Il y a un mot ou une phrase qui me vient assez spontanément. Après, il y a tout de même toute une phase de travail qui peut être assez longue. Mais avec le temps, je me suis tout de même aperçu que si on revenait trop longtemps sur un texte ou qu’on a un mal fou à le mettre en musique, il valait mieux le mettre de côté et passer à autre chose. Ce n’est pas forcément bien de s’acharner. Au final, ça peut se ressentir. Le côté laborieux, je n’en suis pas convaincu. Enfin, ce que je te raconte est valable pour mes chansons, d’autres artistes te diront peut-être le contraire. Donc, oui, pour en revenir à ta question, je suis dans le fond assez instinctif dans l’écriture. C’est une espèce d’envie qui me prend comme ça…

Tu as confié la réalisation de l’album à Jean-Louis Piérot. Pourquoi as-tu fait appel à lui ?

En fait, depuis toujours, j’épluche les livrets des albums que j’aime et il y a eu quelques albums qui m’ont beaucoup plu sur lesquels son nom revenait à chaque fois. Je me suis dit qu’il y avait un truc. Je trouvais que ce réalisateur avait vraiment le mérite de respecter les artistes et l’image qu’on pouvait se faire d’eux en tout cas, dans les arrangements qu’il leur proposait. Je trouvais qu’il les mettait en valeur, tout simplement. Il a vraiment une élégance dans ce qu’il fait. Et puis, il a une culture pop anglo-saxonne qui me plaisait énormément. Je me suis tout de suite dit qu’il pouvait vraiment m’apporter un truc. Et par chance, il a eu envie de travailler avec moi. Franchement, ce n’est pas de la fausse modestie ou que sais-je, mais je ne pensais pas qu’il s’intéresserait à mes chansons. Il a tout de même travaillé avec Bashung, Daho, Miossec, Renan Luce… « Fantaisie militaire », par exemple, c’est tout de même un album exceptionnel. « La nuit je mens » est pour moi une chanson… euh… c’est LA chanson. C’était génial de travailler avec Jean-Louis. J’ai vraiment beaucoup appris à ses côtés. Je pourrais en parler longtemps… En plus, on a passé vraiment beaucoup de temps dans son studio, il a pris le temps nécessaire. Il n’a pas pris le projet comme ça pour que ce soit vite fait bien fait. Pas du tout. J’ai adoré faire ce disque dans ces conditions, en toute décontraction en plus.

Et les musiciens, travaillais-tu déjà avec eux auparavant ?

Il y a un des musiciens avec lequel j’avais déjà travaillé sur des maquettes. Mais c’était déjà quelque chose d’assez lointain. Par contre ce sont des musiciens que je connaissais tout de même. Jean-Louis m’a proposé de travailler avec eux, et je n’ai eu aucune réserve parce que ce sont des musiciens qui sont vraiment au top. Mais je les connaissais juste de nom, à part le batteur avec qui j’avais déjà travaillé.

Pourquoi l’as-tu appelé « Funambule », ce nouvel album ?

C’est le titre d’une chanson de l’album, et je trouvais que c’était un joli titre. Mais ça ne fait pas tout. J’aime bien l’idée que ce mot rappelle que la vie ne tient qu’à un fil. Et puis aussi, le funambule pour moi, c’est un peu une métaphore de l’artiste. Quelqu’un qui est là, qui essaye de prendre un peu de hauteur, et qui regarde en bas et sur le côté pour observer le monde qui l’entoure. C’est assez évocateur. Cet album, c’est un peu ça, il parle beaucoup de la fragilité de chaque chose et de la nécessité de les vivre pleinement parce qu’on ne sait pas de quoi il en retourne exactement…

Et toi, dans la vie de tous les jours, tu es également observateur ?

Oui. Complètement. Même trop à certains moments parce que ça me met dans des états très mélancoliques. D’ailleurs, j’ai essayé de gommer un peu ça sur l’album. J’ai essayé d’aller un peu plus vers des choses lumineuses, d’être moins sur la mélancolie, même si la tentation était grande. Et en plus, j’adore les artistes mélancoliques. Ou en tout cas qui font des chansons mélancoliques. Je pense à Souchon notamment. Bashung et Raphael aussi…

Christophe Cirillo - DR

Tu as été un peu plus vers la simplicité dans tes textes.

J’ai eu à cœur dans les textes d’aller vers quelque chose de moins métaphorique que de par le passé. Avant, j’écrivais des choses plus alambiquées. Et moi-même j’ai fait le constat sur certaines chansons, que je ne savais plus ce que j’avais réellement voulu dire. J’ai voulu épurer mon écriture et être un peu plus simple.

Qui a choisi « J’aimais mieux avant » en premier extrait ? Un choix perso, un choix de label, un choix des producteurs ?

C’est vraiment un choix de tout le monde. Il n’y a pas eu de tergiversation là-dessus. Ça a été naturel de choisir cette chanson pour lancer l’album.

Tu viens de publier le clip. As-tu  reçu beaucoup se synopsis différents ? Ou bien avais-tu une idée bien précise au départ ?

Tu veux parler de quel clip ? parce qu’il y en a eu plusieurs. (rires)

Celui où tu en es à ta 28ème séance chez le psy.

Ah ok ! C’est le clip officiel ! C’est un peu compliqué d’en parler de ce clip… On a reçu pas mal de synopsis. Je pense que le clip aurait pu se rapprocher davantage de ce qu’il aurait été naturel de faire sur cette chanson. Mais c’est compliqué d’utiliser des images d’archives pour un clip. Ça aurait été trop onéreux d’après ce que j’ai compris. Donc, on est partis sur autre chose. Et on a pris l’option de partir sur le second degré. Pour être tout à fait honnête, je ne suis pas totalement emballé par le résultat. Mais c’est l’avis général de toute façon. Donc, il n’est pas exclu qu’on reclippe cette chanson autrement à un moment donné.

Je te posais la question, parce que je trouve également qu’il ne met pas en valeur toute la portée poétique de la chanson.

On est d’accord. Je vais avoir un peu de mal à le défendre d’ailleurs. Mais c’est le sentiment général. Ce n’est pas évident de faire des images aujourd’hui.

L’album est prêt depuis un bon moment maintenant… depuis fin 2010. Comment as-tu géré le temps ?

Simplement en écrivant un nouvel album… Dans ce métier, c’est très facile de se mettre à gamberger et de se bloquer. Donc, j’ai continué à faire ce que je savais faire, c’est-à-dire des chansons. Et je ne me pose pas trop de questions. J’ai donc bien avancé sur l’écriture de chansons, j’ai fait des maquettes… Tout seul dans mon coin pour l’instant. Mais ça ne veut pas dire que je m’assois sur ce disque, mais disons que pendant un an, je n’allais pas me tourner les pouces. Ça m’a permis de penser à autre chose et de travailler tout simplement.

Tu n’as pas été tenté de modifier deux/trois petites choses sur les chansons ?

Non. Franchement, je pense qu’il faut décider à un moment qu’on arrête de bosser sur un album et qu’il est prêt. Revenir dessus x fois, ça peut durer longtemps. Je crois qu’à un moment donné, il faut accepter qu’il soit terminé, surtout si on en est content. Il ne faut pas aller chercher la petite bête. Je préfère me projeter sur de nouvelles chansons que de revenir sans arrêt sur des anciennes. Et puis, ce qui est difficile, je trouve, c’est de ne modifier que deux/trois petites choses. Je ne crois pas trop à ça. Je crois plutôt aux grands changements. À un moment donné, s’il y a un doute sur la façon dont ça a été arrangé, c’est que souvent il y a un problème de fond.

Christophe Cirillo - DR

Pendant cette année d’attente, tu as posté sur le web des reprises étonnantes de Michael Jackson (« Beat it »), Nirvana (« Smells like teens spirit »), Lady Gaga (« Born this way »), Black Eyed Peace (« I Gotta Feeling »), Mariah Carey (« Without you »). Est-ce un exercice que tu aimes ?

Pas trop en fait, pour être tout à fait honnête. C’est-à-dire que c’est une proposition qu’on m’a faite et que je trouvais sympathique. Pour moi aussi, c’était un bon exercice parce que je ne suis pas coutumier des reprises. Je n’étais pas trop à l’aise avec ça parce que justement quand j’aime une chanson, je l’aime pour ce qu’elle est, donc, ce n’est pas pour la reprendre, mais plutôt la respecter en tant que telle. Une reprise d’ailleurs, c’est souvent moins bien que la version d’origine. Mais là, c’était tellement conceptuel… l’idée était de choisir des artistes que par ailleurs j’aime, mais qui sont à des années lumières de ce que je fais, et puis de les jouer dans une version minimaliste qui n’avait plus rien à voir avec l’originale. Donc, l’exercice m’a plu et je pense que ça a plu à certains, mais ce n’était pas quelque chose d’essentiel à mes yeux, ces reprises.

Qui écoutait-on chez toi quand tu étais gamin ?

J’assume moyennement ce qu’écoutaient mes parents en fait… (rires) Enfin, non, je dis tout de même une grosse bêtise en te disant ça. Ils écoutaient tout de même The Beatles.

C’est plutôt pas mal ça…

Oui, oui. Là tout va bien ! (rires) Ils écoutaient aussi beaucoup de variété française comme Eddy Mitchell, Michel Jonasz, Véronique Sanson… et un peu de variété internationale genre Supertramp, Phil Collins,… Je me souviens de choses comme ça. Mais je ne pense pas que ça fasse vraiment partie de mes influences. Disons que ce ne sont pas ces artistes-là qui m’ont donné envie de faire de la musique.

Justement, qui sont les artistes qui t’ont donné envie de faire de la musique ?

Je le cite toujours, mais ça a été un tel choc pour moi, c’est Jimi Hendrix qui m’a donné envie de faire de la guitare. Et c’est parti comme ça. Après, quand je m’y suis mis, je me suis rendu compte comme c’était difficile et que pour jouer du Jimi Hendrix… on n’improvisait pas ! Je me suis dit qu’il fallait que je trouve un moyen de pouvoir m’exprimer sans être totalement abattu par ce que j’allais faire. Donc, je me suis un peu détourné de mon premier choix, qui était de devenir guitariste et je suis venu à l’écriture de chanson. J’ai mis un peu la guitare de côté.

C’est quel âge l’époque des premières chansons ?

17/18 ans. En même temps à peu près que j’ai découvert Hendrix. Après, j’ai écouté plein d’autres choses, mais je cite toujours Hendrix comme un moment clé.

Hormis Jimi Hendrix, avais-tu des idoles ?

Plus jeune, sans aucun doute Michael Jackson. C’est un peu convenu de le citer, mais gamin, c’était lui…

Dans quelles circonstances as-tu rencontré Louis Chédid ?

Louis, je lui ai envoyé mes premières maquettes. Et en fait, ça lui a tellement plu qu’il m’a mis en relation avec un éditeur. J’ai signé mon premier contrat comme ça. Mais je l’ai rencontré par la suite en fait. On a longtemps d’abord échangé par mail, et puis on s’est rencontré après.

Christophe Cirillo - DR

Il y a un concert prévu le 20 mars au Divan du Monde. Tu n’as jamais fait énormément de scène tout au long de ton parcours. Quel est ton rapport à la scène ? Es-tu traqueur ?

Oh oui ! Je pense d’ailleurs que je manque un peu d’expérience à ce niveau-là, sinon, j’appréhenderais les choses un peu autrement, je pense. C’est vrai que j’ai très envie de faire beaucoup de concerts, justement pour acquérir une certaine légèreté et une certaine facilité par rapport à ça. La scène, ce n’est pas un truc facile pour moi. Je n’ai jamais eu de mauvaise expérience, mais c’est vrai que jusqu’à maintenant, à quelques exceptions près, ça n’a pas été très jouissif, dans le sens où j’étais plus dans le contrôle, que je voulais bien faire les choses. Il me manque la tournée de 50 dates qui me permettrait de lâcher un peu plus les choses ! (rires) Et de l’apprécier à sa juste valeur.

Tu me disais que tu manquais un peu d’expérience sur scène. Est-ce par la force des choses ou plutôt un choix personnel ?

 En fait, je n’ai pas le parcours classique qui veut qu’on monte un groupe avec des copains à l’adolescence et qu’on écume les bars de la région… Moi, ça n’a pas du tout été ça. Il se trouve que j’écrivais mes chansons dans mon coin, je maquettais chez moi, je touchais un peu à tous les instruments. Et j’ai fait mon premier album sans jamais avoir fait de scène, sans jamais avoir monté de groupe. C’est venu après. Donc, quelque part, dans mon parcours, ça reste comme ça. La scène, c’est un peu secondaire. Et je n’ai pas fait suffisamment de dates pour me sentir aguerri à ce niveau-là. J’en parlais tout à l’heure avec Louis Bertignac qui est tout de même un spécialiste de la scène. Il me disait qu’à chaque nouvel album, il lui fallait au moins 50 dates à lui et son groupe pour commencer à bien jouer… Donc, c’est ça qui me manque, de la pratique !

Une tournée va suivre ?

J’espère. Mais tout ça est très lié à l’accueil que va recevoir le disque. Mais j’adorerais partir en tournée, vraiment.

Propos recueillis par IdolesMag le 12 janvier 2011.









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