Interview de Lorie

Propos recueillis par IdolesMag.com le 16/12/2011.
© Reproduction, même partielle, interdite sans autorisation écrite de IdolesMag et/ou Dehmar SARL.






Lorie © Michel Perez / LMD2 Production

Après quatre ans d’absence discographique, Lorie a publié en fin d’année son sixième album, « Regarde-moi », un album qui lui ressemble, très dansant, très efficace, et qui aborde des thèmes de société comme la condition féminine, l’anorexie ou l’homosexualité. Exit les textes rose bonbon, Lorie est une femme aujourd’hui, et elle le fait savoir. Grande nouveauté, elle dévoile (enfin) ses propres textes, en en signant quatre, plutôt pas mal d’ailleurs. Nous avons donc été à la rencontre de Lorie pour qu’elle nous parle de cet album qui sonne comme une renaissance. Au cours de notre entretien, nous ne manquerons pas d’évoquer sa carrière (il y a tout juste dix ans sortait « près de moi ») et sa nouvelle casquette de comédienne. Dans « L’intégrale », elle a écrit « Mon Dieu je revis ! », une petite phrase qui en dit long. Rencontre avec une artiste attachante qui reste positive et lucide en toutes circonstances.

IdolesMag : Qu’est-ce qui vous a décidée à ressortir un album après 4 ans d’absence discographique ? On vous a vue à la télé, mais en tant que comédienne…

Lorie : En fait, être derrière un micro, être en contact avec mon public, être en studio… tout ça me manquait beaucoup. C’est surtout aussi être sur scène. Effectivement, pendant ces quatre ans, j’ai fait deux téléfilms, ça a été deux très belles aventures. C’était génial. D’ailleurs j’ai envie encore de continuer dans cette direction. Mais au bout de quatre ans, waouw, ça me démangeait vraiment de me remettre en studio et de reprendre le travail habituel d’une chanteuse.

Comment « Dita » s’est-elle retrouvée en premier extrait ?

Ça a été un choix de toute l’équipe, que ce soit la production ou la maison de disques. Ça a été un choix collectif. Vous n’êtes pas trop d’accord avec ce choix, apparemment… (éclats de rires)

La chanson est très efficace, mais ce n’est pas ma préférée de l’album !

Pareil. Je suis comme vous, ce n’est pas ma préférée de l’album. Je trouve qu’il y a d’autres titres beaucoup plus forts. Mais c’était pour nous aussi une question de message et d’image.

Lorie, Regarde-moiVous aviez déjà fait appel à Fred Chateau sur votre précédent opus « 2Lor en moi ? ». Pourquoi avoir refait appel à lui pour « Regarde-moi » ?

Parce qu’on se connait bien, parce qu’on a déjà fait un album ensemble. On a fait aussi une tournée ensemble. Parce que aussi je voulais que cet album-là me représente et me reflète le plus possible. Et donc, j’avais envie de travailler avec quelqu’un qui me connaissait déjà, quelqu’un avec qui j’avais eu des fous rires, des coups de gueule, des moments de doute… en plus de tout ça, j’aimais son discours, j’aimais sa façon de voir les choses. J’aime sa façon de travailler aussi. On bosse dur, mais en même temps, on rigole vraiment bien ensemble. Et donc, voilà, c’était important pour moi d’avoir à mes côtés quelqu’un qui me connaissait. Et puis, je savais qu’il allait m’écouter, qu’il allait écouter mes désirs et mes envies… Quand je lui donnais un texte, je lui disais « voilà, là j’aimerais chanter comme-ci. Je voudrais des sons comme ça », etc… Je lui expliquais tout, parfois je lui chantais des trucs, qui se rapprochaient plus de bruits ou de sons d’ailleurs, pour qu’il comprenne ce que je voulais. On en a bien rigolé d’ailleurs. Il a vraiment suivi ce que je voulais faire, il m’a vraiment suivie dans mes folies et mes délires. Et je suis très contente d’avoir fait cet album-là avec lui.

Vous me dites que vous vouliez un album qui vous ressemble le plus possible. Vous avez d’ailleurs écrit quatre textes dessus. Écrivez-vous depuis longtemps ?

Oui ! (rires) J’écris depuis très longtemps, mais je gardais tout pour moi ! J’ai un gros classeur plein de textes à la maison. Dans mes albums précédents, j’ai toujours co-écrit, mais ça restait de la co-écriture. Je ne me sentais pas prête à signer des textes seule. Et donc, sur cet album-là, je me suis enfin lancée et j’en suis très contente. Je ne vous cache pas que j’ai eu un peu peur au début, et puis en fait quand c’est sincère, que ça vient du cœur et qu’on fait les choses avec envie, passion et travail, on arrive à des choses plutôt bien…

Est-ce que ça a été un cap difficile à franchir pour vous de montrer vos textes aux autres ?

Au début, c’était difficile. J’avais toujours peur parce que je suis très dure avec moi-même en fait. Ça,  je pense que c’est dû au sport-études. Mais à chaque fois, je me disais « Laisse faire les autres, c’est leur métier, ils le font mieux que toi, etc… » Je me rabaissais toujours un petit peu par rapport à ça. Et donc, quand j’ai fait lire mes textes pour la première fois, j’avais un peu peur qu’on me dise « Continue à écrire, mais pour toi… parce que c’est pourri… On ne comprend pas où tu veux aller » (rires) J’avais cette angoisse d’écrire un texte sur un sujet qui me tenait à cœur et que la personne ne comprenne carrément autre chose. Mais en fait, non, pas du tout. J’ai commencé à les faire lire à mes proches, qui m’ont dit que c’était super. Et puis après, je les ai fait lire à Fred Chateau et à d’autres auteurs avec qui je travaillais, pour leur demander ce qu’ils en pensaient. Et à chaque fois les retours étaient très positifs.

Dans « L’intégrale », vous avez écrit « Mon Dieu, je revis ! ». J’ai un peu l’impression que c’est le leitmotiv de l’album. Est-ce que je me trompe ?

Pas du tout. C’est tout à fait ça. Cet album signe un renouveau, une nouvelle naissance. C’est une nouvelle période. Je ne sais pas comment vous l’expliquer clairement, mais j’ai eu aussi ces quatre dernières années des moments très difficiles et voilà… au moment où j’écrivais ces textes, je me rendais compte de cette liberté que ça me donnait et de ce soulagement d’être redevenue moi-même. En écrivant mes propres textes, je me suis retrouvée en fait.

Pensiez-vous que vous vous étiez un peu enfermée dans un créneau ou qu’on vous avait enfermée dans ce créneau ?

Oui. C’est sûr qu’en France, on aime bien mettre des étiquettes. Je ne suis pas la seule artiste qui a connu ça ! J’ai été une chanteuse pour adolescentes, bien entendu, je ne le renie pas du tout. Tout ce qu’on dit de moi, je l’ai été. Mais maintenant, il faut juste que les gens comprennent que j’ai changé. Il faut qu’ils changent leur état d’esprit et leur jugement par rapport à mon évolution artistique. Oui, j’ai été une chanteuse pour adolescents, mais aujourd’hui je ne chante plus les mêmes titres qu’avant. Je suis la même personne, mais avec quelques années de plus. Et donc, c’est sûr qu’artistiquement, ça se ressent aussi…

Lorie © Michel Perez / LMD2 Production

Vous avez écrit un texte sur l’anorexie, « Histoire sans faim ». Qu’est-ce qui vous a poussée à écrire sur ce sujet ?

Ça fait 10 ans maintenant que je suis Madame Chirac avec « Les pièces jaunes ». Et donc, j’ai fait énormément de visites dans les hôpitaux. Je suis allée visiter beaucoup d’enfants et d’adolescents. Et un jour, j’avais rendu visite à des adolescentes qui étaient atteintes de cette maladie. Et comme d’habitude, on a passé un bon moment ensemble, on a discuté, on a chanté, on a dansé. Mon rôle à moi, c’est de leur faire oublier un peu tout ça, leur changer les idées et leur faire comprendre qu’au milieu de tout ça, il y a de l’espoir. Rien n’est jamais fini, il faut se battre. Et donc, voilà, j’ai passé une journée avec elles et quand je suis rentrée à la maison, et je ne sais pas pourquoi, parce ce genre de visites, j’en avais déjà fait énormément de fois, j’ai commencé à avoir des mots qui me venaient. J’avais plein d’incompréhensions, je reste toujours avec des questions sans réponse… et je pense que je n’aurai jamais la réponse, parce que si on ne vit pas cette maladie, on ne peut probablement pas la comprendre. J’ai donc commencé à écrire des phrases, des textes, des mots qui me venaient. J’ai écrit un texte au départ parce que ça me faisait du bien. Et ensuite, j’ai contacté Delphine Dobrinine avec qui j’ai co-écrit ce texte. Et quand j’ai commencé à le faire lire à d’autres personnes, je me suis rendue compte qu’il faisait du bien aussi aux autres. C’est certes un texte qui parle d’anorexie, mais c’est aussi un texte assez général. Quelqu’un qui n’est pas forcément anorexique, mais qui est mal dans sa peau, qui ne se sent pas bien, peut très bien comprendre ce texte et le prendre pour lui. Et donc, je me suis rendu compte qu’un texte pouvait faire du bien aux gens… Je parle bien entendu d’un sujet très grave, mais moi ce que j’aime, c’est toujours donner une petite touche d’espoir…  C’est la « Positive Attitude » qui ne me lâche pas ! (rires) Je suis comme ça et on ne me changera pas. On a fait sept ou huit versions de ce texte avec Delphine avant d’en être vraiment satisfaites toutes les deux. Et je trouve que c’est une chanson très belle et pleine d’émotion.

Il y a un autre texte dont vous avez signé les paroles, « Têtu », qui parle d’homosexualité. Vous aviez d’ailleurs déjà sorti une chanson sur ce thème il y a quelques années « 1 garçon ». J’ai l’impression que c’est un thème qui vous touche également beaucoup.

Oui. Comme je vous le disais tout à l’heure, c’est un album qui me ressemble beaucoup. Tous les thèmes que j’y aborde sont des choses que j’ai vécues ou alors que des amis à moi ont vécues. Je me suis vraiment inspirée de ma vie quotidienne et de tout ce qui m’entoure. Et donc pour moi, écrire un texte sur l’homosexualité était tout à fait normal parce que je suis très entourée d’homos que ce soit dans ma vie personnelle ou professionnelle. C’est tout à fait normal d’avoir un texte comme celui-là. En plus, quand je reçois des messages de jeunes fans gays qui me disent « grâce à toi on affronte le regard des autres, c’est plus facile de le dire… », je suis contente de pouvoir les aider à ma manière dans une étape de leur vie qui peut ne pas être évidente…

Aimeriez-vous écrire pour d’autres personnes ?

Ah oui, j’aimerais beaucoup…  Ce serait un exercice très différent. Ce serait une commande, donc, ce seraient peut-être des textes moins personnels. Se mettre dans la peau de quelqu’un pour pouvoir écrire, ça me plairait beaucoup…

Nous en parlions d’ailleurs avec Thierry Gali l’autre jour, il serait question que vous écriviez des textes pour lui…

Oui ! On ne peut rien vous cacher à vous ! (rires)

Vous avez enregistré sur son album, « Il était une fois… » le conte de « Peter Pan ». Comment ça s’est passé ?

Super ! Avec Thierry, de toute façon, c’est toujours un pur bonheur. Il m’a parlé de ce projet il doit y avoir un an et demi maintenant, et j’ai tout de suite dit oui parce qu’on se connait depuis très longtemps. C’est un garçon que j’aime beaucoup, qui est toujours sincère, qui a beaucoup de cœur et qui est très généreux. Et donc quand il m’a parlé de ce projet d’album, avec en plus une partie pour l’UNICEF, j’ai dit oui tout de suite. C’était juste évident. Surtout qu’il m’a demandé quel conte je voulais raconter et je lui ai répondu tout de suite celui de « Peter Pan », parce que c’est celui que je préfère en tout cas. Ça a été une très belle aventure. On a beaucoup rigolé pendant l’enregistrement. Je le suis avec ce projet depuis quelques temps. Avec tous les artistes qui y participent, il a fallu un petit moment avant qu’il ne voit le jour ! Et c’est génial parce qu’en plus son album est sorti le même jour que le mien, et maintenant on se retrouve pour la promo sur des plateaux de télés ou à la radio… et on s’entraide ! Il parle de mon album, et moi de mon côté je parle du sien (rires). Donc voilà, c’est quelqu’un que j’aime beaucoup. Nous sommes très proches l’un de l’autre. Et son projet est vraiment vraiment super. C’est bien de le mettre en avant.

Après cette petite parenthèse, on va revenir à votre album. Personnellement, je le trouve excellent, mais la critique n’est pas toujours franchement tendre avec vous…

Oh ! Je commence à avoir l’habitude, vous savez !!  (éclats de rires)

Comment le vivez-vous ?

Soyons honnêtes, pour cet album-là, j’ai tout de même eu des critiques assez positives. J’en suis d’ailleurs assez contente. Après, les critiques négatives, on se rend compte souvent quand on les lit que ce sont des gens qui n’ont pas écouté l’album. Donc, ce n’est pas bien grave… Mais c’est vrai que je suis très fière de cet album et du résultat. C’est ce que je voulais. Je voulais qu’il me ressemble. Je voulais un album de qualité aux sonorités électro, mais sans que ça soit des titres un peu DJ avec trois mots qui reviennent avec des boum boum. Non ! Je voulais vraiment qu’il y ait du contenu. Je voulais des textes profonds. Je voulais aussi aborder des thèmes qu’on n’a pas forcément l’habitude d’entendre en chanson. Et en même temps, je voulais du rythme. Je voulais un album très punchy, très dansant. C’est moi en fait cet album. Tous mes amis proches me l’ont dit quand ils l’ont écouté. J’en suis très contente.

Lorie © Michel Perez / LMD2 Production

Avec un album aussi dansant, j’imagine qu’une tournée est prévue…

Oui. En ce moment, je me concentre surtout sur la promotion de l’album. Mais on va commencer à se pencher sur une tournée. Et oui… j’ai bien envie de partir en tournée. Surtout que c’est un album très visuel aussi. C’est-à-dire que quand on l’écoute et qu’on ferme les yeux, il y a plein d’images qui viennent, il y a plein de choses qui se passent. Quand j’étais en studio, je prenais déjà mes petites notes pour la mise en scène de la tournée…

Quel couturier rêveriez-vous qui vous habille pour cette tournée ?

Vaste question… En ce moment, je travaille avec Eric Tibush, qui est un super couturier. Je trouve qu’il n’est pas assez connu par rapport au travail qu’il fait. Il sublime vraiment la femme d’une façon extraordinaire. Il a bossé des années et des années avec Jean-Paul Gaultier. Donc, je pense que je suis un peu dans cette lignée-là en fait… (rires) J’aime beaucoup ce qu’il fait. Je ne serais pas la première, c’est sûr, Madonna l’avait repéré depuis le départ avec son fameux corset. Mais j’aimerais beaucoup que Jean-Paul Gaultier m’habille…

Pensez-vous plutôt repartir vers un gros show ou un spectacle plus intimiste ?

J’aime bien faire des shows… Je pense que c’est ce que le public et les fans attendent aussi. Ils me connaissent en tant que showgirl et quand ils viennent me voir, ils aiment s’en prendre plein les oreilles et plein les yeux. J’aime bien mélanger aux chansons du cirque, des tours de magie, j’aime faire des mises en scène, j’aime les tableaux qui s’enchaînent. Donc voilà, moi, c’est ce que j’aime faire aujourd’hui. Après, ça n’empêche pas qu’un jour je pourrai faire des choses plus intimes, j’y ai déjà goûté il y a quelques temps d’ailleurs. J’ai fait un showcase, un petit set acoustique, il y a deux ou trois semaines, au Queenie, un petit bar à côté du Queen pour la sortie de l’album. J’ai chanté quelques titres piano-voix et guitare-voix. J’y ai chanté « Une histoire sans faim », « Juste à tes côtes » et « Dita ». C’était juste génial. Parce qu’en fait personne ne m’avait jamais entendue chanter comme ça en acoustique. Et même pour moi, c’était vraiment super parce que je me suis éclatée. Et ce qui est drôle c’est que j’ai fait ce live acoustique à 19 heures et le même jour, à 2 heures du matin j’ai chanté les mêmes titres version DJ remix au Queen cette fois-ci. C’était un tout autre public, une toute autre ambiance. J’avais des danseurs et une petite mise en scène. C’était vraiment super parce que c’était la journée show dans tous les sens du terme, c’est-à-dire un show plus intime et après un show plus festif !

Vous avez tourné quelques téléfilms. Est-ce quelque chose qui vous a plu et que vous avez envie de refaire ?

Oui. Beaucoup. Jouer, ça a été une très belle expérience. Je suis très contente parce qu’à ce niveau-là, toutes les critiques ont été très bonnes sur mon jeu. Je pense que si ça avait été l’inverse, on ne m’aurait pas loupée !! (rires) Donc, oui, je suis assez contente de ces expériences. J’ai très envie de continuer et d’ailleurs j’ai des propositions qui vont dans ce sens pour 2012.

« Près de moi » est sorti il y a 10 ans maintenant. Vous avez vendu plus de 7 millions d’albums. Quel regard jetez-vous sur ces 10 premières années de carrière ?

J’en suis très fière. Et je suis moi-même la première étonnée de tout ce que j’ai pu faire et vivre en 10 ans. Je suis très fière de ces millions de disques vendus, de ces tournées qu’on a faites aux quatre coins du monde. On a joué à Nouméa, à Tahiti, à la Réunion… On a rempli des stades entiers à Nouméa. On a joué devant 10 000 personnes. Pour moi, c’était juste, waouw, énorme. Et puis j’ai aussi eu le privilège de rencontrer des personnes comme Jean-Jacques Goldman qui m’a écrit une chanson et avec qui je suis restée en contact. Il est devenu un peu mon conseiller. Dès que j’ai des doutes ou des questions, je lui envoie un petit mail. Il me répond toujours gentiment. C’est juste génial. Quand j’ai joué la comédie, pour mon deuxième téléfilm, j’ai eu la chance de donner la réplique à un monstre sacré comme Alain Delon, alors qu’il y a des comédiens et des comédiennes qui doivent attendre des années et des années pour lui donner la réplique, ou qui ne la lui donneront jamais d’ailleurs… C’est juste énorme. Johnny Hallyday est venu me voir en concert au Zénith de Paris. Quand mon producteur m’a dit que Johnny était dans la salle le soir, je n’y croyais pas. Je lui ai dit « Johnny… Johnny ? Le vrai Johnny ? » Je n’y croyais pas. En plus, il me l’a dit juste avant que le spectacle ne commence, histoire de bien me mettre la pression ! Enfin voilà, c’est juste extraordinaire quand j’y repense. Tout ce que j’ai pu vivre, c’est formidable. Je suis très fière de tout ce que j’ai pu faire jusqu’ici.

Lorie © Michel Perez / LMD2 Production

Je ne peux pas vous laisser partir sans vous demander si vous aviez des idoles.

Ah oui !

Et c’était qui ?

Mes idoles, c’étaient Michael, Madonna et Mylène, trois artistes qui font le show. Ils ont été des références au niveau show et au niveau musical. Je me souviens, j’étais toute petite, je devais avoir trois ou quatre ans, et le clip de « Thriller » de Jackson passait à la télé. J’étais terrorisée et en même temps, je  regardais les chorégraphies en me disant que c’était super…

Et aujourd’hui, dans votre iPod, il y a quoi ?

Bonne question !! Il y a Jean-Jacques, ça c’est inévitable. Il y a aussi Bruno Mars, Sia, Beyoncé bien sûr, Lenny Kravitz, Selah Sue, Coldplay, Adele… Je devrais tout de même vous citer un peu de français, peut-être aussi ! (rires) J’aime beaucoup Brigitte, ce que fait Grégoire, Zaz aussi. Zaz est d’ailleurs devenue une amie. J’écoute aussi beaucoup Gaëtan Roussel… Mais je cours tellement à droite et à gauche en ce moment que je n’ai même plus le temps d’écouter de la musique !

On va terminer cette interview avec la chanson qui clôt votre album, « J’en fait trop ». Est-ce que vous pensez vraiment que vous en faites de trop ? Êtes-vous une boulimique de travail ?

Oui ! C’est exactement le terme parfait. Je n’ai pas l’impression de travailler. Quand on a la chance de vivre de sa passion et de faire ce qu’on aime, on n’a jamais l’impression de travailler. Donc, on a tendance à ne jamais s’arrêter. Mais il faut le faire de temps en temps tout de même… C’est vrai que je n’arrête jamais, que j’ai mille idées à la minute et parfois même mon équipe en a marre, c’est vous dire !! (rires) Ce n’est pas que je les harcèle, mais je suis toujours derrière à demander s’ils ont appelé un tel ou fait telle ou telle chose. Je ne m’arrête jamais en fait… Mais c’est plutôt bien dans le fond…

Propos recueillis par IdolesMag le 16 décembre 2011.

-> Site officiel : http://www.lorieofficiel.com/









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