Interview de Marie Paule Belle

Propos recueillis par IdolesMag.com le 11/10/2011.
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Marie Paule Belle - DR

Marie Paule Belle a fait appel aux internautes pour produire son nouvel album. Nous pouvons d’ores et déjà vous le dire : vous n’allez pas être déçus ! Nous ne pouvions pas ne pas contacter Marie Paule pour qu’elle nous parle de ce nouvel album qui s’annonce être une des belles surprises de cette fin d’année. Au cours de cet entretien, nous reviendrons donc sur le côté « Rebelle » que Marie Paule a toujours eu, mais qu’elle revendique peut-être un peu plus aujourd’hui. Il est beaucoup question de la Femme dans cet album, Marie Paule nous expliquera pourquoi. Ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre, Marie Paule Belle a osé se renouveler, et nous, on est conquis… Rencontre avec une artiste qui est aujourd’hui certainement plus en phase avec elle-même qu’elle ne l’a jamais été.

IdolesMag : La première question que je vais vous poser, c’est la première chose qui interpelle quand on découvre votre album. Qui a eu cette idée excellente d’une pochette aussi colorée dans l’idée des comics américains ?

Marie Paule Belle : Ah… ça me fait plaisir que vous me disiez ça ! C’est Brigitte Biondi qui a fait ça. Elle est graphiste et elle sort de la publicité, d’une très très grosse boîte de pub. Je la connais depuis longtemps. C’est moi qui ai demandé de pouvoir travailler avec cette graphiste. Vous savez, le grand avantage de travailler avec un label participatif, c’est la liberté qu’on a vis-à-vis de son projet. J’ai pu choisir toutes les personnes avec lesquelles j’ai travaillé. Je ne voulais pas qu’il y ait ma photo sur la pochette de l’album. J’en avais assez d’un portrait avec la main sur le côté du visage et un petit sourire dans les yeux… Je voulais que ça change. Pour ça, j’avais envie d’un graphisme. Et l’idée de la déclinaison d’un comic de Roy Lichtenstein ou de ma photo à la manière d’Andy Warhol m’est venue à l’esprit. Quand elle m’a proposé la pochette, j’ai trouvé ça génial. Cette idée m’a tout de suite séduite.

Marie Paule Belle, RebelleOn a plutôt l’habitude de vous voir dans un costume noir, vous nous avez assez peu habitués à des couleurs flashy comme du magenta, du cyan et du jaune canari…

C’est mon côté rebelle ! (éclats de rire)

Que signifie le « Réveille-toi » qui figure également sur la pochette ? Faut-il y voir un clin d’œil à la « belle au bois dormant », un clin d’œil à vous-même ou aux femmes ?

C’est un clin d’œil, mais en même temps, il faut qu’on se réveille. Au début, quand j’ai proposé mes chansons sur internet, ce n’était alors que des piano-voix, la chanson qui s’est détachée et qui a donné le ton à l’album, c’était « Celles qui aiment elles ». Mais je ne voulais pas que ce soit le titre de l’album parce que je ne voulais pas qu’on pense que cet album ne traitait que de l’homosexualité. C’est un sujet parmi d’autres dans l’album. On y parle de la souffrance de certaines femmes qui n’arrivent pas à vivre leur différence, mais également de la souffrance des femmes qui subissent la violence. Cette phrase, « Réveille-toi », m’a sauté aux yeux. Et en voyant la proposition du graphisme de Brigitte Biondi, je me suis dit que « Réveille-toi », c’était le concept de l’album. Vous savez, dans les années 70, j’ai défilé dans la rue pour soutenir Gisèle Halimi dans le procès de Bobigny, pour soutenir Simone Veil et sa loi sur l’avortement. On montait au créneau à l’époque. Aujourd’hui, à part quelques mouvements minoritaires comme les « Chiennes de garde » ou « Ni putes ni soumises », les femmes se sont endormies.  Elles sont devenues soumises ou extrémistes. Mais elles n’ont plus cette indépendance et cette affirmation que j’ai connues dans ces années -là.  Donc, le dessin et le « Réveille-toi » sont un clin d’œil par rapport à la princesse charmante qui embrasse la princesse endormie. Pourquoi toujours prendre un prince charmant ? On peut avoir d’autres modèles… C’est d’ailleurs ce que dit la chanson, « suivre le modèle, impossible pour celles qui aiment elles… ».Donc, sur la pochette, le modèle, c’est une princesse blonde qui embrasse une princesse brune endormie et qui lui dit « réveille-toi », « réveille-toi parce que vous vous êtes endormies dans votre confort, votre soumission et en baissant les bras. »

Pourquoi l’avez-vous intitulé « Rebelle » cet album ?

Jusqu’ici, je parlais peut-être de façon moins directe. La chanson « Assez », qui est le point d’orgue de cet album, résume assez bien toute ces révoltes. Je ne voulais pas choquer mes fidèles, je voulais que tout le monde me retrouve, mais en même temps, je voulais le dire de façon différente. C’est pour ça que j’ai travaillé avec Dominique Valls, qui est une écriture nouvelle pour moi. Elle m’habille très bien. Ça part de « Celles qui aiment elles », parce que, et je l’explique sur scène, c’est mon histoire. Je parle de ma vérité et ma propre souffrance, qui maintenant n’est plus, mais qui a pu être. Je pars donc de ma propre histoire et après, ça part comme une petite mosaïque, un petit puzzle d’histoires et de climats différents.

Il y a même une chanson érotique…

Vous savez, il y a des gens, qui pourtant ne sont ni BCBG ni bégueules qui m’ont dit qu’il ne fallait pas que je mette « Mystique ou érotique » dans l’album parce qu’elle était trop crue. Mais je suis désolée, c’est une chanson d’amour très bien écrite. La musique est très libre. Je l’avais pensée très jazz au départ. Et pourtant, celle qui a arrangé l’album ne l’a pas vue sous cet angle. Elle l’a habillé d’une contrebasse, et ça m’a surprise, mais j’ai trouvé l’idée intéressante. Il fallait que tout le monde puisse apporter sa touche personnelle. Donc, c’est vrai que la clé de voûte, c’est « Celles qui aiment elles », parce qu’elle a donné le point de départ à ce concept d’un disque pour les femmes.

En même temps, il y a tout de même beaucoup d’humour.

Oui. Dans « Solution radicale », je me moque d’ailleurs de l’attitude qui consiste à chercher à tout prix le moyen d’aller bien, coûte que coûte. Par les médecines naturelles, le Kâma-Sûtra ou le fait de rentrer dans une secte et de donner tout son argent à un gourou. Là, on va jusqu’à la caricature.

Marie Paule Belle - DR

Dominique Valls a écrit les trois premières chansons et les trois dernières de l’album. Au milieu, on retrouve vos auteurs habituels. Est-ce voulu ou est-ce le hasard ?

C’est un hasard total. Mais tant mieux. En fait, Dominique m’en a écrit 6 sur 11 et c’est moi qui me suis chargée de l’ordre des chansons. J’ai conçu cet album un peu comme un tour de chant. J’ai voulu qu’il y ait des ruptures d’une chanson à l’autre, mais j’ai aussi placé deux chansons du même arrangeur l’une à la suite de l’autre pour ne pas qu’on sorte d’un climat trop brusquement. Il y a huit chansons qui sont écrites avec un orchestre symphonique et le reste a des arrangements plus colorés, avec des guitares électriques. C’est donc assez complémentaire. Mais en même temps, que les chansons de Dominique se retrouvent au début et à la fin, c’est un réel hasard. J’ai dû faire 16 ordres avant de trouver le bon. Parce que souvent deux chansons qui se suivaient étaient dans la même tonalité, le même climat ou le même arrangement. Et je ne voulais pas lasser l’auditeur. C’était très très compliqué parce que finalement, il n’y a pas tellement de chansons humoristiques, il doit y en avoir trois. Il fallait donc créer des surprises à chaque intro qui arrivait et que l’oreille ne se lasse pas. C’est ce que j’ai essayé de faire…

C’est un hasard, mais la symbolique est jolie.

C’est vrai que Dominique Valls est vraiment la référence de la nouveauté sur cet album. C’est le côté rébellion dans l’écriture. Et en même temps, elle poursuit la tradition de ce que j’ai toujours recherché : une écriture élégante. Et d’ailleurs, quand j’ai fait sa connaissance en tant qu’auteure, j’ai montré ce qu’elle faisait à Françoise Mallet-Joris qui est toujours mon amie et ma référence littéraire. Avant-hier encore, quand elle a reçu l’album et qu’elle m’a téléphoné, elle m’a dit « Comme cette femme a un don d’écriture extraordinaire ! ». Ça me réconforte parce que Françoise n’est pas quelqu’un qui va dire des choses pour me faire plaisir ou me flatter dans mes choix. Si ça ne lui avait pas plu, elle me l’aurait dit. Et donc, ça me conforte dans mes choix et ça m’a fait très plaisir.

Son écriture est très précise.

Le choix du mot est très important pour elle. On en a d’ailleurs discuté pas plus tard qu’avant-hier, je lui expliquais que moi souvent, je me laissais aller à mon humeur, je ne réfléchis pas forcément aux mots que je vais choisir pourvu qu’on comprenne mon sentiment tout de suite. C’est étonnant parce que j’avais déjà eu cette discussion avec Françoise Mallet-Joris il y a une trentaine d’années. Et donc, elle me disait que le mot était pour elle tellement important pour la précision et le fignolage de la pensée. Et c’est vrai. Mais au-delà de ça, elle me disait qu’il fallait toujours faire attention au poids des mots parce que c’est très important. Et je peux vous dire que ses chansons sont très travaillées…

J’imagine que l’orchestre symphonique ça a été jouissif pour vous…

Ah oui ! Rien que pour les cordes. Il y a 48 pistes qui sont travaillées une par une. J’ai travaillé avec mon ingénieur du son, qui m’accompagne d’ailleurs sur scène, Yann Lemêtre, qui est le fils de Jean-Jacques Lemêtre qui a eu le Molière de la musique il y a deux ans et qui est le compositeur d’Ariane Mnouchkine. Yann a donc baigné dans la musique et le son depuis qu’il est tout gamin. Il a un réel raffinement et une grande subtilité d’écoute. On a beaucoup travaillé au niveau du son. L’arrangeuse est Marie-Jeanne Sérero. Je ne la connaissais pas, ce sont mes attachées de presse qui m’en ont parlé. Elle a beaucoup travaillé pour des musiques de film avec des gens comme Gabriel Yared. J’ai donc voulu tenter l’aventure et nous avons travaillé ensemble. C’est la première fois que je travaillais avec une femme au niveau du classique. Pour moi, c’était une référence technique et par rapport aux choix qu’elle avait faits, je pensais qu’elle avait une personnalité qui collerait à la mienne. Nous nous sommes rencontrées, je lui ai montré les chansons et ça a tout de suite collé. Elle ne peut pas travailler si votre univers ne lui parle pas. Elle rentre complètement dans votre univers et c’est en cela qu’elle a un grand talent d’arrangeur. Il faut que l’arrangeur rentre dans l’univers de l’artiste. Et sur ce disque, je pense que les deux arrangeurs, Marie-Jeanne Sérero et Serge Perathoner, l’ont très bien fait. Serge, je le connais depuis plus de trente ans. On a travaillé ensemble sur scène pendant des années, on est passés par toutes les galères du monde. Il me connait par cœur et donc, je voulais qu’il soit de la partie lui aussi. Je voulais que mes amis de cœur et de talent m’accompagnent dans ce projet.

Marie Paule Belle - DR

Marie Paule Belle et un orchestre symphonique sur scène, ce serait une idée, non ?

Je rêve depuis toujours de chanter avec un orchestre symphonique sur scène. Mais je crois que ce sera dans une autre vie, parce que maintenant que j’ai découvert la liberté du piano-voix, je ne peux plus revenir en arrière, c’est trop jouissif !

Avez-vous laissé beaucoup de chansons de côté ? Je pense notamment à « Photo de Classe ».

Oui. Quand j’ai mis sur internet certaines chansons, c’était déjà un choix. Mais j’en ai encore en réserve beaucoup. Comme je dis toujours, il y a beaucoup de chansons que j’ai écrites qui ne seront jamais entendues ni connues. Elles sont dans mon ordinateur ou même sur de vielles cassettes. Mais je les connais toutes par cœur. Quand je lis un texte, la musique me revient automatiquement. À commencer par l’opéra-bouffe que j’ai écrit avec Françoise Mallet-Joris il y a des années. Il y a des choses formidables qui ne seront jamais connues. C’est un des vices de la création : quand on crée sans arrêt, on est obligé de laisser de côté certaines choses auxquelles on s’est donné entièrement pendant des semaines, des mois et des années…

Ne seriez-vous pas tentée de les donner à quelqu’un d’autre ?

Bien sûr. Pourquoi pas ? Mais je ne suis pas quelqu’un qui frappe aux portes facilement. Mais souvent j’écris des chansons sans penser que c’est moi qui vais les interpréter. Quand une musique me vient, j’en parle avec mes auteurs, et puis on fait une chanson. Et parfois, même souvent, ce sont des chansons qui ne peuvent pas aller dans mon répertoire. C’est sûr que j’ai écrit beaucoup de chansons qui pourraient aller à d’autres personnes. À commencer par des chansons dites à voix ou en tout cas, pour des tessitures très très larges. Il y a des chansons qui pourraient très bien aller à Maurane ou même Sylvie Vartan. J’essaye justement, par votre intermédiaire en l’occurrence, de faire savoir que j’ai des chansons pour les autres dans mes tiroirs… Mais je n’ai pas envie d’aller faire le tour des éditeurs en disant que j’ai une chanson pour untel ou unetelle… (rires)

L’album a donc été produit par les internautes par l’intermédiaire d’un label participatif. Comme vous me le disiez tout à l’heure, ça a dû vous laisser beaucoup plus de liberté.

Complètement. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai fait ce choix. Tout le monde s’est étonné que j’aille sur un site participatif, qui est plutôt destiné aux jeunes ou aux gens qui n’ont pas encore de nom. Je leur ai répondu que j’en avais marre de dépendre d’un directeur artistique de 20 ans qui allait me dire ce que je devais faire, avec qui je devais travailler, etc… je suis trop indépendante pour pouvoir obéir. Donc, dans ce cas-ci, l’obéissance a été d’attendre que l’escarcelle se remplisse et que j’arrive à atteindre la somme nécessaire à la production de ce disque. Après, j’ai eu une liberté folle. J’ai choisi la graphiste, les auteurs, les arrangeurs, tout tout tout… J’ai participé à tout de A à Z, dans tous les moindres détails.

Comment avez-vous vécu la jauge ?

Au début, j’ai eu beaucoup d’angoisse, mais la fin était géniale. J’étais la vieille qui arrivait dans la jeunesse. Donc au début, ça a mis un peu de temps à démarrer, mais ça s’est bien passé. Et puis, ce qui est génial, c’est qu’il y a beaucoup de jeunes dans ces internautes, donc des gens qui me découvrent. C’était pour moi une ouverture vers un nouveau public. C’est extraordinaire de voir toute cette jeunesse qui bouge et qui a mis de l’argent dans ce disque. Des gens d’Argentine sont aussi devenus producteurs. C’est assez surprenant parce que ça touche plein de personnes très différentes les unes des autres. Et puis, bien entendu, il y a mes fidèles qui sont venus m’aider aussi…  Sur les trois derniers jours, je vous jure que je n’ai pas quitté mon ordinateur. Les gens s’excitaient entre eux pour que les autres misent un peu d’argent et qu’on termine la production. C’était exaltant  et très sympa. Il y a eu une vraie communion pour aider à la création, et ça, c’est très émouvant…

Marie Paule Belle - DR

Ce doit être galvanisant de sentir un tel engouement derrière son projet.

Bien sûr. Et là maintenant, c’est une réelle excitation en attendant que le disque sorte. Parce que les première réactions, je touche du bois, sont bonnes. Ça me fait très plaisir. Mais il y a une certaine surprise de la part des programmateurs qui voudraient que je refasse « La Parisienne », c’est plus fort qu’eux ! On ne peut pas les empêcher d’avoir cette réaction, c’est comme ça depuis 40 ans. Mais ils ont une nouvelle écoute, et ça me galvanise…

Comment le public reçoit-il vos nouvelles chansons quand vous les chantez sur scène ?

Ah… c’est génial ! J’en suis très contente. Même « Celles qui aiment elles » que je chante depuis un an maintenant. La première fois, j’ai eu très très peur parce que je jouais en matinée un dimanche devant un public familial. Je me suis dit que ça ne passerait jamais et qu’on allait me jeter. Et il y a eu trois secondes de silence après la dernière vibration du piano. Je me suis demandé ce qui allait se passer pendant ces trois secondes… et puis les gens se sont tous levés et m’ont fait une standing ovation  en plein milieu du tour de chant, ce qui n’arrive jamais. Ils hurlaient, ils tapaient des mains et des pieds. « Assez », je ne l’ai pas encore chantée celle-là…

« Les Asphodèles » recueillent un beau succès sur scène également.

Oui ! Et les gens la reprennent avec moi. Ils s’éclatent et ça me fait plaisir.

Pensez-vous réellement que « l’adultère est un péché mortel » ? [Paroles des « Asphodèles »]

Non. C’est dommage que ça existe. Parce qu’à partir du moment où on choisit une personne avec qui on est bien, on passe par tous les stades de l’amour : la découverte, la passion, la tendresse, la complicité… La même personne peut avoir tous les rôles et on peut évoluer de la même façon. Certains disent qu’on ne peut pas aimer la même personne toute une vie. Dans ma vie, j’ai eu moi-même plusieurs amours. Aujourd’hui, je me suis stabilisée et je pense que j’ai trouvé le point d’orgue à ma vie. Je suis très sereine et tranquille.

Vous tournez actuellement avec le spectacle « De Belle… à Barbara ». J’imagine que vous allez progressivement aller vers un autre spectacle qui fera la part belle à ces nouvelles chansons…

Nous sommes en train de préparer ce nouveau spectacle. Petit à petit, on va réintroduire des chansons de cet album. Je n’abandonnerai jamais Barbara, mais je chanterai un peu plus mes chansons et donc, je serai obligée de supprimer quelques-unes des siennes.

Un retour à Paris est-il prévu ?

On en parle… Mais si toutes les réactions sont comme les vôtres, je pense que oui…

Marie Paule Belle - DR

En faisant référence à « Hobbies de famille », avez-vous des hobbies ?

Oui, comme tout le monde, je pense. Mais ce sont des hobbies que tout le monde peut partager ou avoir. J’aime bien la bonne cuisine, les bons vins, le bon cinéma. Par contre j’ai des phobies, des choses que je n’aime pas du tout faire, comme marcher ou faire des efforts physiques. Je suis très paresseuse pour ça ! (rires)

Qu’est-ce que vous aimez ?

J’aime les gens drôles qui me montrent le monde d’une façon différente, avec un décalage. Je n’aime pas les gens qui sont dans la mesure. Ce qui me joue bien des tours, et dans mon métier et dans ma vie privée, parce qu’à force d’être attirée par les gens décalés, on fait des erreurs quelques fois. Mais je ne regrette rien…

C’est votre côté rebelle quelque part…

(éclats de rires) Oui, c’est ça !

Propos recueillis par IdolesMag le 11 octobre 2011.

-> Site officiel : http://www.mariepaulebelle.fr/









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