Interview de Tal

Propos recueillis par IdolesMag.com le 10/10/2011.
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Tal - DR

La jeune Tal sort son premier album, « Le droit de rêver », le 5 décembre prochain. En hébreu, Tal signifie « rosée du matin », inutile de dire qu’un vent de fraîcheur va nous envahir dans la grisaille de l’hiver. Au cours de cette interview, nous reviendrons sur le court mais déjà riche parcours de Tal. Elle a fait partie de la troupe des « Sales gosses » et est déjà montée sur scène en première partie de Christophe Maé ou Alicia Keys. Elle nous expliquera comment Sean Paul est venu faire un duo avec elle sur son album. Rencontre avec Tal, une jeune fille pleine de vie et d’envies…

IdolesMag : Votre album sort dans quelques jours. Dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Tal : Très excite, en fait! Impatiente de connaître les impressions des fans et des gens qui me suivent. Je vis vraiment un rêve éveillé. C’est un rêve qui se réalise. C’est quelque chose que j’ai toujours voulu depuis que je suis petite. C’est la concrétisation de tout le travail que j’ai fourni jusqu’à aujourd’hui. Je suis très très contente…

Tal, Le Droit de RêverVous ressemble-t-il ce premier album ?

Tout à fait. Je me suis vraiment investie au niveau de la composition. L’Aura Marciano est compositrice de tout l’album, je bosse avec elle depuis trois ans. On a travaillé entre autres sur différents styles musicaux afin que je trouve vraiment le mien. Pour les textes, j’ai collaboré avec des auteurs auxquels j’ai beaucoup parlé. Ce sont des auteurs avec lesquels j’ai eu des conversations à propos de tout et de rien, justement pour qu’ils comprennent qui je suis réellement. Je me suis vraiment impliquée dans les séances d’écriture. Donc, oui, cet album me ressemble à 100% et j’en suis très contente.

Avez-vous écrit certains textes ?

Non. Je n’ai pas écrit. Mais un jour, j’espère vraiment pouvoir le faire. L’écriture, ça n’a pas été quelque chose de naturel chez moi. Ce qui vient naturellement, c’est la musique. Je joue de la guitare et du piano. Je m’investis aussi dans les compositions, les mélodies et les harmonies.

Pourquoi l’avez-vous baptisé « Le droit de rêver » ?

En fait, ça rejoint plus ou moins tous les thèmes que je développe dans l’album. Tous les titres sont assez positifs. Ce sont des thèmes d’espoir, donc de rêve. Ça reflète mon univers et mon histoire. Je suis quelqu’un qui aime le partage, qui a vraiment envie d’avancer, je suis très ouverte d’esprit. J’avais envie d’un album qui soit dans le partage avec les autres et le mélange des cultures. Cet album parle aussi d’où je viens et où j’en suis arrivée aujourd’hui.

Il y a une belle cerise sur le gâteau dans cet album, c’est un duo avec Sean Paul…

Oui… [dit-elle d’un ton enjoué]

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Nous nous sommes rencontrés cet été à Saint-Tropez. Il chantait au « VIP Room ». Après, j’ai eu la chance de dîner avec lui et nous avons pas mal parlé ensemble. Il a écouté un peu mon album et il l’a beaucoup aimé. Après, ça a été très vite. On s’est retrouvés une semaine après… C’était inimaginable pour moi. Le titre sera un peu ragga, et j’adore danser le ragga ! C’était vraiment un gros rêve qui se réalisait. Un duo avec un artiste international, c’est juste énorme !

Va-t-on retrouver les titres que vous avez sortis en 2010 ?

En fait, les seuls titres sur lesquels nous avions travaillé avec L’Aura Marciano il y a deux ans que nous avons gardés sont « On avance », « Le Sens de la Vie » et « Le droit de rêver ». Ces trois titres-là, je les avais chantés dans un bar à Paris et j’ai eu la chance que des gens de chez Warner viennent me voir ce soir-là… Et une semaine après, j’ai signé chez eux. Ça a été vraiment rapide.

Que se passe-t-il dans votre tête quand vous signez chez Warner ?

C’est assez spécial. On se dit dans sa tête que « Waouw ! Quelle chance d’être ici ! » C’est une chance de pouvoir rencontrer le PDG de Warner et de pouvoir signer avec une maison de disques aussi prestigieuse. J’étais vraiment heureuse. Je ne sais d’ailleurs pas très bien comment vous expliquer les sensations que j’ai ressenties à ce moment-là.

Tal © Pierre Dal Corso

Comment est-ce que ça s’est passé ?

J’ai chanté avec ma guitare devant le PDG. Et je pense qu’il a aimé que je chante dans son bureau tout simplement.

Des concerts sont-ils prévus ?

Pour l’instant, non. On attend que l’album sorte. C’est déjà énorme. Après la sortie de l’album, j’espère vraiment pouvoir faire quelques dates et quelques showcases.

Est-ce quelque chose d’essentiel à vos yeux la scène ?

Ah oui ! Tout à fait. D’ailleurs je le dis dans le titre « le sens de la vie », j’ai trouvé le sens de ma vie, c’est la scène. Mais je n’oublie pas d’où je viens, ma mère est toujours à côté de moi. C’est vrai qu’en tant qu’artiste, on attend toujours d’être en tournée. En ce qui me concerne, j’aime beaucoup le partage avec le public. J’aime sentir l’énergie du public. C’est vraiment magique. Je suis comme tous les artistes, je n’attends que ça.

Vous avez fait les premières parties de Christophe Maé et Alicia Keys. Quels souvenirs gardez-vous de ces soirées-là ?

Je n’oublierai jamais. Vous savez Alicia Keys, pour moi c’est… [Tal ne trouve pas ses mots] Depuis que je suis toute petite, je suis une grande fan d’Alicia Keys. Quand on m’a dit que j’allais faire sa première partie, je n’y croyais pas. En plus, c’était la première fois que je chantais devant autant de monde. C’était au Palais des Congrès à Paris. Ça a été un stress en plus. Après, j’ai eu la chance de la rencontrer dans les backstages, nous avons parlé ensemble quelques instants. Et elle m’a dit « Your voice is great ». C’était le plus beau compliment que je pouvais recevoir. J’étais là devant elle et je ne me rendais pas vraiment compte qu’elle était en train de me dire que j’avais une belle voix. C’est quelque chose d’inimaginable pour moi et qui va rester gravé à jamais dans mes souvenirs. Parce que Alicia Keys, ce n’est pas n’importe qui, c’est vraiment une des plus grandes pour moi.

Tal - DR

Et Christophe Maé ?

Quelqu’un de très généreux. Il a un public très chaleureux et très accueillant. C’était vraiment très  sympa. Il est monté sur scène et m’a présenté à son public en disant « Je vous présente ma copine » [Tal imite Christophe Maé]. C’était vraiment sympa de sa part de venir me présenter. J’ai été touchée. C’est lui aussi un très grand artiste, mais je ne l’avais encore jamais vu en live. Là, j’ai vu son concert, et franchement, j’ai été très impressionnée et bluffée. Je suis vraiment contente d’avoir fait ces deux premières parties, Christophe Maé et Alicia Keys. Je n’oublierai jamais.

Vous dansez sur scène. Était-ce important à vos yeux d’intégrer la danse à votre tour de chant ?

Pour moi, la danse est autant un moyen d’expression que le chant. C’est aussi naturel que le chant, en fait. Depuis toute petite j’aime danser. J’ai pris des cours de chants depuis l’âge de 10 ans. J’ai fait deux ans de modern jazz, après, quatre ans de hip hop et ragga. La danse, c’est vraiment quelque chose qui fait partie de moi. Quand j’étais petite, avec mon père, on imitait souvent Michael Jackson dans le salon. Donc, oui, la danse est quelque chose qui fait partie de moi et c’est important de le faire partager au public sur scène. En plus de ça, j’aime proposer un véritable show. J’aime beaucoup faire le show, et la danse aide énormément…

On a parlé d’Alicia Keys tout à l’heure, on vient de parler de Michael Jackson. Mais qui étaient vos idoles ?

(rires) Mon idole, c’est vraiment Michael Jackson. C’est mon idole de toujours. C’est un grand artiste que j’ai toujours écouté, et que j’écoute toujours d’ailleurs. Mais j’écoutais aussi un peu tout ce qui passait à la radio… J’ai toujours écouté un peu de tout et des choses très différentes les unes des autres. Je suis assez éclectique dans mes goûts. J’aime beaucoup Amy Winehouse. Je peux écouter du jazz comme du pop/rock ou de la bossa nova. Je suis très ouverte dans la musique.

Tal © Pierre Dal CorsoVous avez fait pas mal de théâtre il y a quelques années. Est-ce quelque chose qui vous tenterait aujourd’hui encore le théâtre ou le cinéma ?

Ah oui, bien sûr ! En fait, j’ai fait partie de la troupe des « Sales gosses ». Nous faisions des sketches, ce n’était pas du théâtre de répertoire. J’ai toujours aimé la comédie et faire rire. Même dans la vie de tous les jours, je suis une grande déconneuse. Donc, oui, j’aimerais beaucoup refaire de la comédie.

Vous êtes d’origine israélienne. Avez-vous déjà été chanter en Israël ?

Non, jamais.

Aimeriez-vous ?

Ah oui, pourquoi pas ?... Toute ma famille est là-bas, donc, j’aimerais leur faire partager mon univers, même s’ils peuvent voir mes clips par internet, ce n’est pas pareil… Donc, oui, ça me ferait plaisir d’aller chanter en Israël.

Une dernière question pour paraphraser votre chanson « On avance ». Pensez-vous qu’aujourd’hui « on marche sur une faille » ?

(rires) Dans « On avance », je parle de ma génération. Oui, on marche sur une faille. On est un peu perdus, on ne sait pas trop où aller. Mais on garde l’espoir d’un avenir meilleur. On avance…

Propos recueillis par IdolesMag le 10 octobre 2011.









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