Interview de Gums

Propos recueillis par IdolesMag.com le 30/09/2011.
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Gums - DR

Grégory Gumbs, aka Gums, a fait pendant longtemps du tennis de très haut niveau. Et pourtant, au fond de lui, une petite voix le conduisait vers la musique… C’est quand il est venu jouer à Roland Garros qu’il a fait la connaissance de Cutee B (Bob Sinclar, Leslie, Oxmo Puccino,…) Il redémarre une nouvelle vie. Son premier single, « Don’t give up », a très vite rencontré le succès, le deuxième, « In My Life » est en train de suivre le même chemin. Nous avons donc voulu en savoir un peu plus sur ce jeune prodige du dancehall et du reggae.

IdolesMag : Peux-tu me raconter dans les grandes lignes ton parcours?

Gums : Alors… Je suis né sur la petite île de Saint-Barth’ et à la base, je suis tennisman professionnel. J’ai commencé le tennis à Saint-Barth et la fédération de tennis m’a repéré là-bas par le biais de mon entraîneur. Ils ont trouvé que j’avais du potentiel. Je suis donc allé d’abord en Guadeloupe pendant deux ans. J’étais en famille d’accueil. Et puis, ils m’ont envoyé en France, au centre de formation de Boulouris. À partir de ce moment-là, j’ai commencé à avoir des titres en France. J’ai commencé à participer à des compétitions internationales au sein de l’équipe de France. Du coup, j’ai été à l’INSEP, c’est là qu’ils recrutent les meilleurs tennismen de chaque tranche d’âge. J’étais avec Jo Wilfried Tsonga, Gaël Monfils, etc… tous les tennismen d’aujourd’hui, en fait. Jusqu’à 17 ans, j’étais à l’INSEP, après, vu mes résultats, j’ai été recruté aux États-Unis par un milliardaire de Miami qui m’a pris en charge. J’ai continué à faire du tennis avec un coach personnel et j’ai beaucoup voyagé à travers le monde pour les tournois ATP. Jusqu’au jour où je suis revenu en France jouer à Roland Garros et que j’ai rencontré Cutee B…

Pendant toute cette période où tu jouais au tennis professionnellement, faisais-tu déjà de la musique ?

Oui… Comme j’habitais à Miami, j’allais souvent en Jamaïque. J’aimais beaucoup le reggae et le dancehall, j’étais un grand fanatique. La musique, c’est ce qui me permettait de ne pas lâcher mon tennis. Quand j’étais en voyage, j’avais toujours mon mp3 avec moi. J’étais branché en permanence à toutes les nouveautés reggae / dancehall. J’écrivais tout le temps, que ce soit entre les matchs, dans les aéroports, dans les avions. Jusqu’au jour où j’ai pu m’exprimer vraiment, c’est-à-dire aujourd’hui…

La musique est vraiment en toi et avec toi depuis toujours.

Voilà. Je voulais trouver un moyen pour pouvoir m’exprimer pour le grand public.

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Qu’est-ce qui t’a poussé à mettre le tennis de côté ?

La musique ! (rires) La musique parce que j’ai toujours voulu faire ça, et c’est en arrêtant le tennis que j’ai pu m’y consacrer à fond. Je me suis dit qu’on n’avait qu’une vie, et qu’il fallait que je me lance. Le tennis, j’aimais beaucoup ça, mais… je voulais faire autre chose dans ma vie. Donc, je me suis mis dans la tête qu’il fallait que j’arrête le tennis pour faire de la musique.

Toi qui as beaucoup voyagé dans ta vie, penses-tu que toute cette diversité culturelle que tu as vécue, apporte quelque chose à ta musique ?

Totalement. Ça aide beaucoup de voir de ses propres yeux tout ce qu’il se passe dans le monde. Voir les différentes cultures, les différentes mentalités, ça t’aide à ne pas rester bloqué sur une seule chose. Partager tes connaissances avec celles des autres, c’est magique. En tant qu’artiste, j’essaye d’exprimer tout ce que j’ai vu de mes propres yeux. La musique, c’est un partage.

Avant de parler de ta rencontre avec Cutee B, j’aimerais te demander qui étaient tes idoles.

J’avais beaucoup d’idoles. Au début, c’était Patrick Rafter. Toujours stylé. Il faisait le show à chaque fois. J’ai connu Yannick [Noah] aussi, dès l’âge de six ans. Il venait tous les étés à Saint-Barth. Je l’ai beaucoup admiré et aujourd’hui encore. Quand on voit tout ce qu’il a fait !… Il y avait tous mes potes de tennis qui étaient des idoles quelque part, comme Monfils, etc… J’ai toujours eu des idoles, en fait, des gens qui m’ont ouvert l’œil, comme on dit… Des gens qui dégageaient une énergie positive.

Dans ta bio, tu dis que tu as rencontré Cutee B dans un magasin de sport. Est-ce que c’est vrai ou c’est pour faire genre ?

C’est tout à fait vrai ! C’était il y a deux ans, j’étais venu pour faire Roland Garros. Je suis allé dans un magasin pour faire recorder mes raquettes et j’ai parlé musique avec le cordeur. Il m’a dit qu’il avait un gros producteur qui venait dans le magasin, qu’il était pote avec lui et que ce serait cool que je lui fasse écouter ma musique… Je me suis dit « pourquoi pas ? » J’y suis retourné le lendemain. On s’est rencontré… on a échangé quelques balles… il a écouté ma musique et il a trouvé ça super.

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Tu avais donc déjà des maquettes à cette époque.

Bien sûr. Il m’a dit ce qu’il en pensait et on a commencé à collaborer ensemble.

J’imagine que tout s’est accéléré à ce moment-là.

C’est le moins qu’on puisse dire. On a fait quelques titres, dont « Don’t give up » et « In My Life » qu’on peut écouter en ce moment. Et d’autres morceaux qui arrivent…

« Don’t give up » a tout de suite assez bien fonctionné. Comment as-tu vécu cet engouement ?

C’est une musique qui vient du cœur. Et je pense que les gens qui ont entendu le morceau ont ressenti la même chose. Donc, ça a pris très vite. Dans la vie, il y a des choses qui arrivent au bon moment. Mais j’étais déjà prêt avec le tennis. J’étais déjà un des meilleurs français, donc, ça n’a pas changé grand-chose dans ma vie de tous les jours (éclats de rire). J’ai juste envie de faire plaisir aux gens avec ma musique.

Gums - DREn deuxième single, tu as sorti « In My Life ».

Tout à fait. Elephant Man, qui était mon idole, est venu chanter avec moi sur ce titre. Chanter avec lui, c’était magnifique, c’était vraiment comme un rêve pour moi. Une collaboration avec lui, je ne pouvais pas rêver mieux. J’espère d’ailleurs que le titre fera un carton.

Comment l’as-tu rencontré ?

Par l’intermédiaire d’amis en Jamaïque. J’ai cherché à le contacter et puis on a fini par se rencontrer. Vraiment, c’était magique. On a d’ailleurs très rapidement voulu collaborer ensemble.

Maintenant, tu travailles sur ton premier album, « Sunshine ». Peux-tu déjà m’en parler ? Dans quelle direction vas-tu aller ?

L’album, ce sera vraiment moi. Ce que j’ai vécu, par rapport au tennis notamment, je suis parti de chez moi à l’âge de 10 ans. J’ai envie de faire découvrir aux gens ce qu’a été ma vie et ce dont j’ai besoin dans ma vie. J’ai besoin de soleil, d’amour et de musique. À chaque musique, ce sera moi. Je vais raconter chaque épisode de ma vie.

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Quelle couleur musicale aura-t-il ? Vas-tu rester dans des sonorités très électro et dancehall ou y aura-t-il des ballades ?

Il y aura des ballades, bien sûr. Il y aura vraiment un peu de tout. Des ballades, mais toujours avec un esprit soleil. Je suis né à Saint-Barth et j’ai vécu à Miami, ce sont des endroits chauds. L’album ne s’appellera pas « sunshine » pour rien !

Y aura-t-il des titres en français ?

Non. Aucun.

Pour quand est-il prévu ?

On n’a pas de date précise. On va dire très bientôt. (rires)

Tu en es où ? As-tu déjà beaucoup de titres ?

Tous les morceaux sont prêts, en fait. Et on distille des singles pour le moment. On essaye de les faire découvrir au public, via les radios, via le net, via la télé, etc…

As-tu tout écrit tout seul ?

Non. Nous sommes deux. Mais j’ai écrit pas mal de paroles et de musiques. Et j’ai un pote que j’ai rencontré à l’âge de 14 ans qui est un fanatique de musique aussi qui m’écrit également des chansons. Nous sommes donc deux. Comme il me connaît bien, c’est facile pour lui d’écrire des musiques qui me ressemblent.

Le travail de studio te plait-il ?

Ah oui… beaucoup, beaucoup…

Mieux que la scène ?

Non, quand même pas ! C’est vraiment sur scène que je m’exprime le mieux. C’est là que je veux tout donner. J’ai joué devant 150 000 personnes le mois dernier en Russie, à l’ « Europa Plus Festival ». C’était magique. La scène, pour moi, c’est ce qu’il y a de plus beau, de plus vrai. C’est là que je peux partager ma musique. C’est le meilleur moment de la vie.

Gums - DRTu reviens du Liban et de Russie, ça commence à bien fonctionner dans le monde entier.

On a été numéro deux en airplay au Canada aussi. En Finlande, en Afrique du Sud… ça commence à bien marcher un peu partout. J’aimerais que ça marche aussi ici en France (rires). On a fait tout de même pas mal de plateaux en France, mais il faut continuer.

Toute la discipline que tu as apprise en faisant du sport de très haut niveau t’aide-t-elle aujourd’hui dans la musique ?

Ah oui, c’est clair. Ça m’aide beaucoup parce que c’est pareil dans le fond. Il y a des horaires à respecter, faut bosser, faut s’entraîner, comme dans le sport en fait. C’est à peu près pareil. C’est très différent, mais il faut faire son boulot correctement. Et respecter les autres. C’est important.

Il y a plein de belles choses qui arrivent pour toi en ce moment. Dans quel état d’esprit es-tu ?

Je suis dans un état d’esprit positif. J’ai envie de partager ma musique avec tout le monde. Car je sais que j’ai le potentiel pour que ma musique soit répandue à travers le monde.

Propos recueillis par IdolesMag le 30 septembre 2011.









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