Interview de Doriand  

Propos recueillis par IdolesMag.com le 14/10/2011.
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Doriand © Youri Zacovitch

Doriand revient avec un magnifique quatrième album, « Lieu-dit », qui sonne comme un retour aux sources. Un opus dans lequel il se met à nu. C’est d’ailleurs la première fois qu’il écrit et compose quelques titres seul, de A à Z. Au cours de cette interview, il nous expliquera ce qui a fait qu’il a eu envie d’un album «  back to the roots », il évoquera aussi son parcours d’auteur (il a écrit sa première chanson à 7 ans) et ses nombreuses collaborations, de Lio à Mika en passant par Sylvie Vartan. Rencontre avec un artiste sensible et touchant qui nous livre aujourd’hui probablement son album le plus authentique.

IdolesMag : Depuis quand mûris-tu ce nouvel album « Lieu-dit » en toi ? Y a-t-il eu un déclic particulier ?

Doriand : Il y a eu un premier déclic qui est venu il y a quelques années. Il y a bien cinq ans. C’est venu avec la chanson « Ici », qui ouvre d’ailleurs l’album. C’est une chanson qui m’est venue en retournant vers mes racines, c’est-à-dire près de la maison dans laquelle j’avais grandi et où j’avais passé mes vacances pendant mon enfance. C’est une petite maison près des vignes de Saint-Émilion. Mes grands-parents étaient de petits exploitants viticulteurs. J’ai passé très souvent mes vacances chez eux quand j’étais gamin. J’ai été bercé par tout ça, par ce décor, par cette façon de voir les gens travailler, c’est-à-dire de façon artisanale, avec leurs mains, avec leurs angoisses, les intempéries, les récoltes qui sont bonnes une année et pas la suivante… Quand je suis parti à Paris pour enregistrer mon premier album, j’étais plein de complexes, les complexes du provincial qui déboulait à la capitale. Et j’ai évolué dans un univers parisien un peu branché pendant longtemps dans lequel j’arrivais à me sentir à l’aise, mais en même temps j’avais toujours ce sentiment que je n’étais pas totalement moi. Je pense que le fait de revenir d’où je venais après quelques coups durs, des disques qui ont moins bien marché, ça a été l’élément déclencheur de ce disque… J’avais besoin de revenir à la base, « back to the roots » comme on dit.

Doriand, Lieu-ditC’était le fait de revenir à tes racines, une certaine authenticité, en fait.

Oui. Revenir vraiment à mes racines, à ce qu’il y avait de plus intime. Et puis, évidemment, il y avait aussi l’envie de transmettre ça à mes enfants. J’avais envie de transmettre quelque chose que j’avais vécu et qui m’avait donné aussi une force. Je pense que ces valeurs paysannes que j’ai reçues, ces valeurs à la terre et à la nature, c’est quelque chose qui m’a permis de ne pas perdre la tête à Paris en arrivant aussi  jeune avec un album [« Contact »] et une chanson [« Au diable le paradis »] qui avaient bien marché. J’avais 22/23 ans, et ça m’a permis aussi de ne pas partir en vrille comme j’aurais pu le faire peut-être. C’est déjà arrivé à d’autres gens et ça aurait très bien pu m’arriver aussi. Je pense que ces valeurs m’ont aidé à rester moi-même malgré tout à Paris.

Après cette première chanson que tu as écrite, « Ici », as-tu écrit le reste de l’album en Gironde ou bien l’as-tu écrit un peu partout ?

Je l’ai beaucoup écrit là-bas. La maison dont je te parlais, la petite maison au milieu des vignes, là où mes grands-parents faisaient le vin, je l’ai retapée petit à petit. Et c’est devenu une maison de vacances. Mais aussi et surtout, c’est devenu une maison pour travailler avec mes amis et des gens avec lesquels j’ai envie de travailler. Keren Ann vient très régulièrement passer ses vacances là-bas depuis des années. Edith Fambuena aussi. Et donc, naturellement, on s’est mis à écrire des chansons le soir à la veillée après un bon dîner, une bonne bouteille de vin et une balade dans la campagne autour. Comme tu vois, des choses très épicuriennes. Le plaisir est très important. Il y a un bien-être, une plénitude et quelque chose de très rassurant là-bas qu’on voulait vraiment communiquer dans cet album, parce qu’on l’a fait dans ces conditions.

Tu as signé l’album sur le label de Marc Collin, avec qui tu as travaillé à tes débuts. Était-ce aussi une façon de revenir aux sources ?

Exactement. Avec Marc, nous nous sommes rencontrés sur le premier album. Et justement, pour ce nouvel album, je ne te cache pas que j’ai eu du mal à trouver une production. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous l’avons produit ensemble avec Edith Fambuena. Et donc, c’était formidable que Marc me tende la main. C’était un peu comme si la boucle était bouclée. Il y avait comme un retour aux sources jusqu’au bout : de l’écriture du disque dans le sud-ouest qui m’est cher à la signature sur le label de Marc Collin qui est celui avec qui j’avais commencé. Il y avait donc un retour aux sources dans tous les sens…

Doriand © Youri Zacovitch

Quand on écoute l’album, les mélodies semblent couler de source. Pourtant derrière des chansons qui paraissent « simples », entre guillemets, on devine un travail d’orfèvre.

C’est sûr que quand tu écoutes « La mariée », c’est une chanson qui, quand on l’écoute, peut paraître simple, mais c’est loin d’être une grille simple. C’est quelque chose d’assez sur le fil. Par contre, il y a des titres comme « Ici », « Le pardon du chevreuil » ou « La recette du clafoutis parfait » qui sont des titres que j’ai composés seul. Et comme je ne suis pas instrumentiste, peut-être ont-ils une fluidité très simple et très naïve qui peut paraître couler de source ? Parce que justement je ne cherche pas à faire des choses compliquées ou des accords tordus. Ce sont des mélodies que je voulais aussi… pas enfantines, mais presque. Je les voulais dans une sorte de mélancolie naïve, quelque chose comme un torrent qui coule, sans à-coup, enveloppantes, rassurantes…

C’est donc la première fois que tu composes et écris seul autant de titres. C’était un nouveau challenge.

Oui. Keren Ann et Edith ont co-écrit plusieurs musiques avec moi, mais la moitié du disque, je l’ai composée seul. C’est quelque chose de nouveau pour moi. C’était une façon de livrer autre chose de moi. Sur les albums précédents, je me planquais un peu plus au niveau des compositions en travaillant avec d’autres gens. J’avais un peu peur de me jeter à l’eau en composant seul. Mais le faire m’a aussi libéré. Et c’est vrai que ce n’est pas quelque chose de si travaillé que ça, effectivement. Je mets du temps, mais j’aime que ça reste spontané. J’enregistre toujours les premiers jets et les premières idées, souvent il y a quelque chose d’important à garder. Certaines chansons sont venues très vite, très naturellement. Je dis toujours d’une chanson qu’elle existait déjà mais qu’il fallait juste la faire apparaître. J’aime bien cette idée que les chansons sont déjà là et qu’il faut les faire apparaître comme le ferait un magicien pour leur donner un visage. Une fois qu’on les a créées, j’aime bien avoir le sentiment qu’elles ont toujours existé. C’est là la force d’une musique, c’est quand on a le sentiment qu’elle nous a toujours accompagné, qu’elle a toujours fait partie de notre vie.

Doriand © Youri Zacovitch

L’album tranche d’avec les trois premiers. Il est plus doux quelque part. On sent que tu t’y es plus mis à nu, sans fard.

C’est une prise de conscience de ce dont on parlait. À vouloir chercher mon identité là où elle n’était pas, je me suis éloigné de moi. Je pense que de revenir aux sources, à ce que j’avais peut-être un peu caché jusqu’à présent, m’a permis de retrouver ma vraie identité justement.

Écris-tu beaucoup ?

Oui… mais je n’écris pas 25 textes pour n’en garder qu’un. Mes textes, je les écris déjà dans ma tête, et si j’ai le sentiment qu’ils valent la peine, je les tape sur mon ordinateur, mon iPhone ou je les écris sur une simple feuille de papier. Mais il y a déjà une sélection qui se fait dans ma tête. J’aime bien laisser aux idées le temps de faire leur chemin. Des fois, j’ai une idée qui peut me trotter dans la tête pendant des années, et puis un jour, j’en fais une chanson. Mais tant que l’idée ne me semble pas être suffisante pour en faire une chanson ou un texte, je la laisse grandir en moi, m’accompagner et se nourrir de ce que je vais vivre.

Tu as commencé à écrire jeune ?

Oui très jeune. Je devais avoir 10 ans, quelque chose comme ça. Mais c’est à 7 ans que j’ai écrit mon tout premier texte. Il s’appelait « Amitié perdue ». Ce devait être mon gros problème de la cour de récréation à l’époque ! (rires) J’ai commencé en écoutant des faces B instrumentales de 45 tours que j’achetais. J’écrivais mes propres textes sur les mélodies existantes. Ces faces B instrumentales me donnaient une base pour écrire un texte et poser ma voix. Je vampirisais en quelque sorte ces chansons-là pour en faire mes propres chansons. Mes premiers textes, je les ai chantés sur les instrumentaux de Louis Chédid ou de Lio… C’était une mode dans les années 80 de mettre l’instrumental en face B, et je m’en servais pour écrire mes chansons. C’est ainsi que j’ai développé mon sens de la mélodie et de l’écriture. Ça me permettait d’avoir un aperçu finalisé qui ressemblait à une chanson tout de suite. Sinon, j’étais frustré d’avoir un texte et de devoir le chanter a cappella sans pouvoir m’enregistrer sur une cassette. J’avais besoin d’avoir le sentiment d’avoir créé une vraie chanson. Comme je ne jouais pas vraiment d’un instrument et que je ne venais pas d’une famille de musicien, c’était le seul moyen que j’avais trouvé pour avoir rapidement une satisfaction…

Doriand © Youri Zacovitch

Tu me parles des 45 tours que tu achetais… Je ne peux pas ne pas te demander qui étaient tes idoles ?

Après les disques enfantins, le premier 45 tours que j’ai acheté, c’était « Main dans la main » d’Elli & Jacno. Je suis tombé amoureux littéralement de la vague pop post punk des années 80. J’étais un fan absolu de Lio, d’Elli & Jacno, et un peu plus tard de Taxi Girl, Daho, Chamfort… Tous ces gens qui ont servi la pop que j’aime. Lio… On sous-estime aujourd’hui trop souvent en France l’importance de son personnage et de son répertoire. C’est une vraie icône.

J’imagine que ça a été une immense joie pour toi de travailler avec Lio quelques années après. [L’album « Dites au Prince Charmant »]

Oui. On l’a coréalisé avec Peter Von Poehl. Je trouve que c’était aussi pour elle un album « back to the roots », un véritable retour aux sources. Pourtant, on l’a emmenée en Suède pour l’enregistrer ! Elle s’est retrouvée dans un tout petit studio tout paumé, personne ne savait qui elle était là-bas. Et elle s’est retrouvée dans la même situation que celle de l’enregistrement de son tout premier album. C’est elle qui nous l’a dit. On a enregistré cet album un peu comme des gamins qui se retrouvent dans une cabane et qui font uniquement ce qu’ils ont envie de faire. Je vais te dire, ma première idole, c’était Lio, et je le revendique vraiment.

C’est avec « La recette du clafoutis parfait » que tu fais la promo de l’album. Pourquoi ce choix pour le moins original ?

Tu sais, les goûts varient tellement d’une personne à l’autre… et moi, j’aime toutes mes chansons. Le premier single, c’était « Ici » qui est une chanson assez générique, une façon de découvrir l’album et d’en annoncer la couleur. « La recette du clafoutis parfait », c’est aussi une chanson sur l’usure du couple… comment faire pour continuer à surprendre l’autre ? On peut la voir comme une chanson très légère, très premier degré. Mais elle a plusieurs lectures, comme la plupart de mes chansons en général. On a bien aimé l’idée d’exploiter cette chanson parce qu’elle symbolisait bien le côté épicurien et le côté sentimental qu’il y a dans l’album. Et puis, elle a quelque chose de joyeux cette chanson. Après une chanson un peu mélancolique comme « Ici », j’avais envie d’une chanson plus joyeuse.

Doriand © Youri Zacovitch

Tu as écrit beaucoup pour d’autres artistes, dont « Les Bords de Mer » pour Julien Doré. Pourquoi as-tu voulu reprendre ce titre sur l’album ?

J’ai co-écrit cette chanson avec Edith Fambuena qui a réalisé « Lieu-dit ». Et je crois qu’on avait envie d’en faire notre version avec Edith, tout simplement parce que c’est une chanson qui nous a surpris. On a composé la chanson en une demi-journée à la guitare. Ça a été très vite. Et le texte est venu plus tard. Je voulais vraiment écrire ce texte pour Julien Doré. En même temps, il a fallu faire une maquette et je me suis donc mis à la chanter. En la chantant, avant de la lui envoyer, je me suis rendu compte que j’avais un plaisir fou à la chanter. Et donc voilà, j’ai eu envie de la mettre sur mon album. Julien la chante super bien, je suis super content qu’il en soit le premier interprète. Mais après, je trouve que les chansons, c’est bien aussi de les faire exister de façons différentes. Cette reprise est peut-être un peu plus dans la veine de ce qu’Edith Fambuena a l’habitude de faire. On avait envie de donner notre propre regard sur cette chanson.

On ne peut pas ne pas évoquer Mika. Tu lui as écrit « Elle me dit » qui fait un carton. Est-ce toi qui lui as soufflé qu’il devrait chanter en français ?

Non pas du tout. Mika  voulait chanter en français depuis son tout premier album. Il avait demandé à deux ou trois auteurs à l’époque de lui proposer une adaptation en français de « Grace Kelly ». Il a retenu mon texte et donc nous nous sommes rencontrés. De fil en aiguille, nous sommes devenus amis et l’envie de chanter en français ne l’a pas quitté. On a continué à travailler de façon très artisanale ensemble, comme je le fais toujours. Mika aime travailler de cette manière aussi. On s’est enfermés pendant plusieurs jours et on s’est mis autour d’un piano. On a écrit quelques chansons dont « Elle me dit ». On est ravis du succès et de l’accueil que cette chanson a reçus. C’était vraiment important pour lui de chanter en français. Il aime beaucoup la France et il avait vraiment envie de faire ce cadeau de chanter en français. On est super heureux que le public ait suivi.

Doriand © Youri Zacovitch

Tu as collaboré avec tellement d’artistes qu’il nous faudrait des heures pour les évoquer tous. J’aimerais juste évoquer un instant Sylvie Vartan. Tu l’as croquée comme personne avec « J’fais la moue ». Faisait-elle partie de tes idoles elle aussi ?

De mes idoles, non. Pourtant elle avait des chansons que j’adorais quand j’étais petit, comme « Nicolas » ou « Qu’est-ce qui fait pleurer les blondes ? », etc… Mais elle n’est pas forcément de ma génération. Comme je te l’ai dit tout à l’heure, j’étais plus dans le style de Lio, etc… Par contre, j’ai toujours trouvé que Sylvie avait une attitude très pop. Dans mes choix artistiques, la seule condition pour que j’écrive pour quelqu’un c’est qu’il soit pop. Il y en a qui ont l’attitude pop, d’autres non. Mika a l’attitude pop, Camélia Jordana aussi, Lio aussi, Sylvie aussi… On ne peut pas me reprocher le contraire, je ne peux écrire que pour des gens qui sont pop. Et Sylvie Vartan, pour moi, c’est également une icône de la pop. J’avais envie aussi de jouer avec son personnage et son identité très forte. Cette moue fait partie d’elle, elle la caractérise. Sylvie peut avoir un côté glaçon par moment et j’avais justement envie de jouer avec l’humour. Parce que dans la vie, je trouve que c’est quelqu’un de très drôle. Elle est très spontanée, très cash dans sa manière de parler. Et j’adore ce côté-là chez elle. On a donc co-écrit cette chanson avec Keren Ann, qui a réussi à apporter de l’humour aussi dans la compo. Quand j’ai évoqué la moue de Sylvie avec Keren Ann, elle a trouvé ça génial. On est partis là-dessus et tout est venu très naturellement après. Le personnage de Sylvie est tellement fort à la base qu’il ne reste plus qu’à l’habiller. Souvent, je dis qu’être auteur c’est un peu comme être styliste. Jean-Paul Gaultier, qu’il habille Madonna ou une autre, il fait du Jean-Paul Gaultier tout en la mettant en valeur, elle. Il faut toujours avoir un regard de styliste sur les artistes et leur mettre un vêtement qui leur va bien. Donc, avec Keren Ann, nous avons voulu proposer à Sylvie Vartan des robes dans lesquelles elle serait bien, elle serait elle-même. Ce disque est un véritable dressing de robes qui la mettent dans un décor qui fait qu’on la capte bien et qui fait qu’on la voit comme nous on l’aime.

Tu fais actuellement les premières parties de Keren Ann. Est-ce quelque chose d’essentiel à tes yeux, la scène ?

Ah oui. Sinon, il ne faut pas faire ce métier. C’est vraiment sur scène qu’on prend conscience de l’impact de nos chansons. Et puis, c’est là aussi qu’on apprend notre métier. C’est là qu’on prend du plaisir à chanter, qu’on a le sentiment de donner quelque chose d’unique aux gens qui nous soutiennent et qui viennent nous voir. C’est un rendez-vous qui est essentiel pour moi.

Doriand © Youri Zacovitch

Une tournée perso est-elle prévue ?

Oui, des dates solos sont prévues. Il y a donc d’abord une quinzaine de dates en première partie de Keren Ann d’ici la fin de l’année. Et puis, l’année prochaine, au premier trimestre 2012, il y aura des  dates solos, à Paris et en province et notamment à Bordeaux.

On va terminer cette interview avec une phrase extraite de ton album, « Que c’est beau les blessures, c’est une signe de vie ». Te rappelles-tu des circonstances dans lesquelles tu l’as écrite ?

Oui. Tout à fait. C’était il y a exactement quatre ans. C’était au moment de la naissance de mon premier enfant. Cette chanson, « Le pardon du chevreuil », parle vraiment du sentiment de culpabilité qu’on peut avoir dans la vie. Je suis du genre de ceux qui disent pardon quand on leur marche sur le pied. « Le pardon du chevreuil » parle de ça… C’est le côté craintif, un peu méfiant et en même temps malin. C’est un peu une vision de l’enfance que j’ai pu avoir. C’est peut-être une métaphore sur comment j’ai grandi. Et j’avais envie de transmettre ça aussi dans cette chanson. Les blessures, c’est quelque chose qui nous rend plus fort, mais qui nous rapproche des autres aussi. Avoir une faiblesse, ça nous rapproche des gens qu’on aime. Ce sont nos failles qui nous rapprochent des autres.

Propos recueillis par IdolesMag le 14 octobre 2011.

-> Site officiel : http://www.doriand.fr/








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