Interview de Dick Rivers

Propos recueillis par IdolesMag.com le 30/08/2011.
© Reproduction, même partielle, interdite sans autorisation écrite de IdolesMag et/ou Dehmar SARL.








Dick Rivers © Jezz

Dick Rivers fête ses 50 ans de carrière. Rien que ça ! Il sera sur tous les fronts en cette rentrée… Il revient dans un premier temps avec un nouvel album, « Mister D. », excellent soit dit en passant, dont la plupart des textes ont été écrits par Jean Fauque et les musiques composée par Oli le Baron et Joseph d’Anvers. Il sera également sur la scène du Casino de Paris le 21 novembre, puis en tournée à partir de 2012. D’autre part, l’intégralité de sa discographie va ressortir en CD et une biographie de Sam Bernett sera publiée à l’automne. Au cours de cette interview, nous reviendrons sur le parcours de Dick Rivers, un artiste authentique qui a traversé les époques en restant lui-même…

IdolesMag : Qu’est-ce qui a donné l’impulsion de ce projet « Mister D »? Aviez-vous envie de marquer le coup de vos 50 ans de carrière, ou le disque aurait-il pu sortir un peu avant ou après ?

Dick Rivers : ça aurait très bien pu arriver avant ou après. Les choses ne sont pas aussi compliquées que ça… Je ne suis pas torturé au niveau du marketing ! C’est un copain qui m’a demandé l’année dernière ce que je comptais faire en 2011 ! Je lui ai demandé pourquoi. Et il m’a répondu « Mon vieux, ça fera 50 ans que tu chantes ! » Je me suis rendu compte que le bougre avait raison. Mon premier disque était sorti le 24 avril 1961, le jour de mes quinze ans. Et j’ai envie de dire que je suis un éternel débutant depuis…

Dick Rivers, Mister D« Mister D » est une fois de plus très différent de vos précédents opus.

Je me remets toujours en question et à mon avis, c’est pour ça que les albums que je fais depuis quelques années sont très différents les uns des autres, ils ont des univers différents. C’est parce que depuis des années, j’ai su m’entourer de gens très différents qui m’apportent quelque chose. Je suis comme un vampire, vous voyez…

Vous vous êtes une fois de plus entouré d’Oli le Baron.

Le Baron, je l’ai connu il y a deux albums, quand on a fait le « Dick Rivers » éponyme, sorti en 2006. Il était simplement musicien sur l’album, mais nous avons très rapidement sympathisé parce que nous avons des goûts communs sur la musique et nous avons les mêmes idées sur l’évolution de la musique. Il a des racines très rock et très blues. Et puis il a commencé à m’écrire des chansons… Cet album, il a dû commencer en 2006 pour lui, au niveau de la composition. C’est un multi-instrumentiste, un sublime guitariste, il sait jouer de tout. À partir du moment où il a commencé à me proposer les chansons, elles étaient déjà très avancées au niveau de leur élaboration et de la production. Après, évidemment, il a fallu faire écrire des textes, poser ma voix, etc… Il a fallu faire plein de choses qui sont de mon ressort. Je suis une sorte de cerise sur le gâteau, si vous voulez. Et j’espère être une belle cerise ! (rires) À partir du moment où on me propose des choses qui me touchent, j’essaye de toucher les autres.

Quand on vous propose une musique, savez-vous tout de suite si ça va coller ?

Pas du tout, non ! Il faut que j’essaye, c’est ce qu’on appelle la pré-prod. C’est-à-dire qu’il faut qu’on se mette dans un petit studio très succinct, pas le truc professionnel. Et c’est là que j’essaye de m’approprier les textes quand ils sont finis. Il faut voir aussi ce que ça donne  avec ma voix…

Joseph d’Anvers est à nouveau de la partie.

Nous nous sommes rencontrés aux Francofolies de La Rochelle. Et nous avons pas mal travaillé ensemble. Comme je ne suis qu’un interprète, dès que je rencontre quelqu’un avec qui j’ai des affinités ou avec qui je partage des points de vue artistiques et musicaux, je lui dit toujours « Si tu as une idée de chanson pour moi, tu es le bienvenu ». C’est comme ça que je travaille et que ça se construit. Je ne travaille pas avec quelqu’un parce qu’il est célèbre et qu’il va pouvoir m’apporter une notoriété ou une certaine crédibilité pour mon album. Ce peut être Pierre, Paul ou Jacques qui compose, je m’en fous à partir du moment où ça me donne le poil.

Dick Rivers © Jezz

Vous retrouvez également Jean Fauque sur cet album.

On se connaît depuis une éternité ! J’ai eu la chance dans les années 70 d’avoir comme réalisateur Alain Bashung, qui était un de mes premiers grands amis. Il me suivait partout, même quand je ne chantais pas ses chansons. Et donc, j’ai toujours été très sensible à l’univers d’Alain. Les gens parlent toujours de l’éternelle trilogie « Johnny, Eddy et Dick », moi, j’ai toujours dit que je me sentais beaucoup plus proche d’un mec comme Alain que des deux autres. D’ailleurs, et j’en suis souvent le premier surpris, j’ai la chance d’être respecté et aimé par beaucoup de mecs de la nouvelle génération.

C’est probablement dû au fait que vous vous renouvelez à chaque album, que vous vous lancez à chaque fois des défis.

Vous savez, dans notre boulot, il faut surprendre. Et je pense qu’avec « Mister D », je vais pouvoir réunir les inconditionnels, parce que l’album est tout de même très rock dans ses sonorités et dans ses textes, et en même temps appelons ça la nouvelle génération sensible à la bonne musique.

Ça reste du Dick Rivers, tout en changeant à chaque fois.

Ça s’appelle la personnalité, je pense ! (rires) C’est certainement ce qui a fait que j’ai eu une longue carrière que je qualifierai d’honorable. Mais il faut toujours que je m’auto-surprenne. Si ma femme m’entendait elle m’engueulerait, mais j’ai souvent dit que j’ai une sorte de dédoublement de personnalité depuis le premier jour où je me suis entendu chanter. Je devais avoir 13 ou 14 ans. Je ne me suis pas reconnu, par rapport à la voix que j’imaginais dans ma tête. Et ça n’a pas changé. Quand j’enregistre, il y a à la fois le Dick qui chante et le Dick qui écoute le Dick.

Dick Rivers © Jezz

C’est drôle ça…

(rires) Mais ce n’est pas le cas sur scène. Sur scène, je suis moi à 200%. Là, j’ai un contact direct avec le public, c’est différent. Mais quand j’enregistre, sans vouloir paraître prétentieux, il faut que je me plaise à moi d’abord. Et après, je plairai aux autres. Il faut que je me dise « Là, tu as atteint le maximum de ce que tu peux donner sur cette chanson ». En sachant, comme nous en parlions tout à l’heure, que c’est un éternel recommencement. Au prochain album, si prochain album il y a, j’essayerai aussi de m’étonner encore plus.

Pourquoi l’avez-vous appelé « Mister D » ?

C’est tout simple ! Au début, on voulait l’appeler « Reverse », du nom du premier titre de l’album. Et puis j’ai dit à mon manager que les médias allaient une fois de plus me targuer de me servir de mon nom… Comme ça avait été le cas pour « Very Dick », « AuthenDick » ou « AutoRivers ». Alors qu’en vérité, ça n’a rien à voir, puisqu’ici, il s’agit de « Reverse ». Mais bon, ça sonne pareil… Tout le monde m’a dit que j’avais raison. Après, j’ai voulu l’appeler « Histoire de Vie », parce que c’est le titre d’une chanson de l’album que j’aime beaucoup et qui ressemble un peu à ma carrière. Et puis, Le Baron m’a dit que ça faisait trop film ! Et comme lui, quand il m’envoyait des courriers par internet ou des Cds, indiquait toujours « Mister D », j’ai choisi de l’appeler « Mister D ». Et ce n’est pas une mauvaise idée, je pense…

Prendre le titre d’une chanson, c’est aussi un peu la facilité…

Oui… mais non ! (rires) Il faut que ça colle. Quand on a pris comme titre pour le précédent album « L’homme sans âge », c’est bien entendu parce qu’une chanson portait ce titre, mais aussi parce que ça collait bien avec mon personnage de mec qui a 65 ans aujourd’hui. Les gens me demandent souvent, et ça me fait plaisir, comment je fais pour ne pas vieillir… Avec de l’humour et du second degré, je me suis dit qu’on allait l’appeler « L’Homme sans âge ». Là, c’est « Mister D » (prononcez Mister Di) parce que Le Baron m’appelle toujours comme ça. Mais ça va se terminer en « Mister D » (Mister Dé) de toute façon… Mais c’est tout de même plus beau quand on le prononce à l’anglaise, enfin, je trouve…

Vous avez terminé l’enregistrement au « Yellow Dog » à Austin.

C’est un endroit que j’adore. Et ça nous a permis d’avoir des gens comme mon grand copain Charlie Sexton, qui est un guitariste sublime (le guitariste, entre autres, de Bob Dylan). Il y a aussi Dony Win, un batteur de Louisiane. Ils ont apporté un petit plus à l’ambiance de l’album. Quand on est arrivés à Austin, à part les voix qui n’étaient pas terminées, l’album était fait à 50%. Tout le reste a été le fruit de rencontres. Austin, c’est en plus une ville que j’adore. Elle est très électrique, très rock et très blues au sens propre du terme. Donc, on s’y sent bien et je m’y sens bien. J’y vais depuis 1991, mais ça faisait longtemps que je n’y étais pas retourné. J’aime bien changer d’univers et revenir à d’autres aussi. Par exemple, il y a un studio que j’adore par-dessus tout, c’est le studio ICP à Bruxelles. Tous mes albums depuis « Plein Soleil » en 1995 ont été mixés là-bas, et, même si j’adore l’endroit, c’est devenu un peu une routine. J’ai un peu l’impression de revenir à la maison. J’ai besoin d’avoir des surprises… C’est un peu comme quand on part en tournée et qu’on découvre le théâtre dans lequel on va jouer le soir. Il y a des théâtres plus accueillants que d’autres, et ça fait partie du charme de la surprise. Des fois, c’est nul aussi ! (rires) Donc, pour en revenir à l’enregistrement de l’album, et à Austin. Au départ, nous avions voulu aller à la Nouvelle-Orléans, mais Oli n’y a pas trouvé de bon studio, donc, j’ai proposé Austin, sachant que ce serait bien ! Et en plus j’y ai plein d’amis aussi ! C’est un peu une deuxième famille pour moi le Texas… enfin, plutôt Austin que le Texas en fait !… C’est une ville que j’aime beaucoup.

Vous êtes allé enregistrer à Austin, mais ça n’empêche pas que cet album a eu un joli parcours.

Bien entendu. Après Austin, nous sommes revenus au Jive Studio du Baron, qui est chez lui, près de Toulouse. Il a un ingénieur de 28 ans excellent. Et donc, nous avons finalisé beaucoup de titres à la maison. C’est assez compliqué à expliquer en détail, mais c’est vraiment un album qui s’est fait par étapes. Les premières bases ont été enregistrées en Californie, en Angleterre et même en Belgique. Après, il a réuni tout ça et il a énormément travaillé dans son home studio, où nous avons d’ailleurs fait des voix. Après, nous sommes passés à Paris au Studio Plus 9. C’est une belle aventure musicale, c’est tout ce que j’aime.

Allez-vous le sortir en vinyle ?

Oui ! Je n’en ai pas fait depuis 1991… Le vinyle revient en force en ce moment. Il est très plébiscité par les jeunes et les fans purs et durs. Mais ce n’est pas ça qui va nous rendre richissimes ! Si on en vend 500, je serai un homme heureux. Mais en plus ce qui me plaît dans le vinyle, c’est la qualité. Je ne suis pas nostalgique, mais tous les amateurs de musique vous le diront, rien n’a jamais remplacé la qualité sonore d’un vinyle. On a tout essayé, mais rien ne remplace actuellement la qualité sonore du vinyle. Là, le mastering à New-York a été fait d’après une bande analog. C’est d’ailleurs ce que j’ai toujours fait : on enregistre le plus possible en analogique, puis on passe en digital. C’est vrai qu’il y a une chaleur des basses dans le vinyle qu’il n’y aura jamais sur un CD. Enfin, quand je dis jamais, ça arrivera certainement un jour, mais ce n’est pas encore le cas à l’heure actuelle. Par contre, soyons honnêtes, le CD a un côté tout de même plus pratique ! (rires)

Dick Rivers © Jezz

Et puis la découverte d’un album passe également par la pochette et le livret, qui sont beaucoup plus prestigieux en format 33 tours.

Bien sûr ! D’ailleurs, nous avons fait une très jolie pochette. Et je pense que ça va vraiment avoir de la gueule en 30 cm. Je vous avoue franchement que quand on arrive à mon grand âge, il me faut parfois une loupe pour lire les crédits dans le livret d’un CD !! (éclats de rires) Je suis un peu comme vous, quand je découvre un disque, j’aime savoir le comment, le où, qui joue… et ça, sur un vinyle, c’est formidable, c’est comme un livre de chevet.

Allez-vous le décliner en plusieurs autres pressages ou éditions collector ?

Il va donc y avoir un CD de 12 titres classique, le vinyle et un double CD série luxe pour les fans, qui contiendra un deuxième CD avec 4 titres bonus, qui n’auraient pas collé dans l’ambiance générale de « Mister D ». Ce ne sont donc pas des titres qui manquent à l’album de 12 titres. J’ai envie de dire que le mec  qui n’a pas ces quatre titres n’est pas amputé de quoi que ce soit.

Vous serez également au Casino de Paris le 21 novembre et en tournée dans toute la France après. J’imagine que c’est un rendez-vous important pour vous.

Absolument. Vous savez, je suis né sur scène. Je n’ai pas appris mon métier à l’envers, j’ai commencé sur scène en tant qu’amateur. C’est après que je me suis aperçu qu’il y avait un autre aspect du métier, avec le disque et le marketing. Mais au départ, si je faisais des disques, c’était juste pour aller sur scène. D’ailleurs, j’ai envie de vous dire qu’aujourd’hui, malheureusement à cause du marasme du marché du disque, c’est un peu ce qu’il se passe. La plupart des jeunes chanteurs et groupes, ce n’est pas avec le disque qu’ils peuvent vivre. C’est juste un tremplin qui leur permet de se produire en public. Plus on rentre dans un monde digital et de choses impalpables, plus les gens ont besoin de réalité. Et c’est  pour cette raison que la scène marche aussi bien. Les gens aiment voir les chanteurs chanter, il ne faut pas les prendre pour des cons. Les gens savent ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas.

Dick Rivers © Jezz

Et un mp3, on ne sait même pas à quoi ça ressemble, il n’y a rien de tangible.

C’est vrai. D’ailleurs, je vais vous faire une petite confidence, j’ai demandé à mon attachée de presse de ne pas envoyer de mp3 de l’album aux journalistes. Je lui ai demandé d’attendre de recevoir des Cds pressés de New-York pour les envoyer. Parce que le mp3, c’est pratique (ça me sert pour écouter des nouvelles chansons ou des maquettes), mais au niveau qualité, quand on pense au temps que nous passons en studio pour produire le meilleur son possible, c’est une honte !

Après cette parenthèse sur le mp3, j’aimerais revenir quelques instants à la scène. Ce n’est pas habituel de commencer une tournée par Paris…

(rires) Tout s’est décidé assez vite et tout s’est précipité. Quand on a commencé  à penser aux 50 ans de carrière, il a fallu que mon producteur de spectacles trouve une salle libre. Et nous n’avons pas d’extension possible… Là, nous sommes fin août et nous sommes déjà presque plein, rien qu’avec le petit affichage qu’il y a eu dans le métro cet été. Mais nous ne pourrons pas jouer au Casino le 22… il faudra aller ailleurs.

Tout va très vite aujourd’hui, mais paradoxalement, il faut du temps pour imposer un album.

Avant on faisait une émission de radio, « Salut les Copains ! », et tous les jeunes savaient qu’on venait de sortir un nouvel album. Aujourd’hui, on n’a jamais eu autant de médias, mais la communication se fait plus lentement… c’est bizarre.

En parlant de nouveaux médias, vous avez refondu totalement votre site officiel…

Oui ! Là, il y a vraiment tout ce dont je pouvais rêver. Il y aura des clips, des extraits d’émissions, etc… C’est vraiment magnifique.

Dick Rivers © Jezz

Vous venez également de créer votre facebook officiel.

Il était temps ! Tous les facebook qui s’appelaient « Dick Rivers », c’étaient des usurpateurs ! (rires) Donc, au bout d’un moment, ça m’a gonflé et j’ai voulu créer une page officielle. Même mon propre fils m’a dit un jour qu’il m’avait envoyé un truc sur facebook, et qu’il était vexé que je n’y ai pas répondu !! Alors que je n’avais pas de facebook ! (rires) Pendant longtemps, je ne voyais pas l’intérêt d’avoir un facebook, maintenant je pense qu’à partir du moment où c’est fait avec sérieux, c’est un bon outil de communication.

Nous allons terminer cette interview en chanson, si vous le voulez bien. Qui étaient vos idoles ?

Elvis Presley. Je n’existerais pas en tant que chanteur si Elvis n’avait pas existé. Je serai éternellement reconnaissant envers ce que ce monsieur a fait pour la musique. Vous savez, tous les gens qui sont sortis à l’époque du rock’n’roll n’existeraient pas si Elvis n’avait pas existé. C’est le mec qui a fait passer une musique qui n’existait que chez les noirs, le Rythm’n’Blues, chez les blancs. C’est tout con, mais il l’a fait de main de maître. Sans lui, on n’aurait certainement jamais eu de Rolling Stones ou de Beatles… Mon raisonnement va peut-être un peu loin, mais le rock’n’ Roll, c’est un peu une nouvelle religion qui s’est créée dans les années 50 grâce à ce mec. Après, j’ai eu la chance de rencontrer pas mal de mes idoles, donc, ce côté que j’avais dans l’adolescence s’est épuré…

Dick Rivers © Jezz

Pour paraphraser votre chanson « Reverse », si on pousse sur le bouton « Play » de votre chaîne Hi-Fi aujourd’hui, on entend qui ?

Oh là! Ça va très loin. Comme vous, je suis très curieux de tout ce qui se fait en musique. J’écoute toutes les nouveautés et mes goûts sont très larges. Ils vont de Pavarotti à Woody Nelson, en passant par Willy Deville… Je ne fais pas de racisme musical. À part peut-être pour la techno (rires)… Je suis curieux de tout, j’aime les chansons qui me touchent. Je suis assez bon public et c’est pour cette raison que j’essaye que mes disques plaisent au plus grand nombre. Je ne veux pas être sectaire. Comme je vous l’expliquais tout à l’heure, je suis interprète. Donc, j’essaye d’apporter mon talent, si talent il y a, au talent de celui qui a écrit la chanson. Ce que je reproche souvent aujourd’hui, c’est qu’il y a beaucoup trop en France dans la nouvelle génération d’auteurs-compositeurs-interprètes, mais c’est à mon avis pour des raisons bassement matérielles. Souvent ils écrivent de magnifiques chansons, mais ils ne savent pas les interpréter, ou alors, c’est le contraire… Je crois que ça fait un mal énorme à la musique en ce moment. Quand vous écoutez Piaf, par exemple, ça vous prend aux tripes, ça n’a pas d’âge. Et Piaf était une très grande interprète. Elle faisait passer des sentiments et des vibrations. Je fais partie de cette école-là…

Propos recueillis par IdolesMag le 30 août 2011.

-> Site officiel : http://www.dick-rivers.com/









+ d'interviews
Inscris toi à la newsletter
Vidéos




A l'affiche
Retrouvez-nous sur Facebook
Retrouvez-nous sur Twitter
 
Retour en haut