Interview de Serge Lama

Propos recueillis par IdolesMag.com le 16/09/2011.
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Serge Lama © Claude Gassian

En cette fin d’année 2011, Serge Lama termine son « Tour d’Horizons ». Il sera notamment sur la scène de l’Olympia de Paris les 7, 8 et 9 octobre prochains. Au cours de cet entretien, Serge nous expliquera comment il a construit ce spectacle à la manière d’une pièce de théâtre en trois actes, un spectacle peut-être un peu plus profond que les précédents. Nous reviendrons sur son parcours d’auteur, lui qui a écrit sa première chanson à l’âge de 11 ans et demi et qui se définit comme graphomane. Il évoquera également la mémoire de Gilbert Bécaud qui nous a quittés il y a 10 ans et nous parlera de ses projets, dont un nouvel album probablement pour fin 2012…

IdolesMag : Vous serez sur la scène de l’Olympia les 7, 8 et 9 octobre prochain. Le spectacle que vous allez présenter sera-t-il le même que celui que vous venez de présenter en province ?

Serge Lama : Oui. C’est ça. C’est le « Tour d’Horizons » que j’ai commencé il y a maintenant deux  ou trois ans qui se termine. Je le terminerai donc cette année par l’Olympia. Il y en a qui passent par la Lorraine, moi je passe par l’Olympia ! (rires) Vous savez, comme l’Olympia a une symbolique très forte pour notre génération, à chaque fois que je m’y produis, je me dis que c’est peut-être la dernière fois. Alors, je tenais absolument à porter ce spectacle que j’aime beaucoup et qui a eu beaucoup de succès, dans cette salle. C’est un spectacle assez différent de ce que j’ai fait de par le passé, même si c’est une fois de plus un spectacle assez minimaliste. Il est construit d’une façon théâtrale très particulière, et j’ai eu envie de l’amener à l’Olympia également. Parce qu’on ne sait jamais ce que la vie nous réserve et c’était très important pour moi de le faire cette année…

Ce spectacle me semble un peu plus profond, parfois même un peu plus grave que les précédents. Me trompé-je ?

Je ne sais pas. Je n’ai pas vraiment analysé tout ça quand j’ai créé le spectacle. J’ai essayé de faire un spectacle qui soit à strates, en trois parties. C’est un peu comme au théâtre, il y a trois actes. C’est vrai qu’avec le temps, et vous avez raison, on a tendance, et je pense que c’est une tendance heureuse, à aller vers l’essentiel. D’ailleurs, mes chansons, depuis trois albums, depuis que je suis revenu à la chanson en 1995, ont changé, pas tellement de fond, mais d’habillement. On sent le changement dans « Feuille à feuille », et même dans « Lama », qui avait un très mauvais titre d’ailleurs, mais je n’ai pas eu trop le choix ! La maison de disques voulait qu’il n’y ait que mon nom pour mon retour… Il y avait dans cet album déjà des chansons qui étaient traitées différemment, peut-être d’une façon un peu brusque pour le public, alors que je revenais à la chanson après 10 ans d’arrêt. Je pense qu’il y a beaucoup de choses qui ont changé à cette époque. Ce qui a changé dans un premier temps, et on ne s’en rend pas trop compte, et qui fait peut-être cette différence dont vous parlez, c’est que faisant un détour par le théâtre et « Napoléon » où je jouais aussi la comédie, j’ai appris à respecter les auteurs que je jouais…

Serge Lama © Claude GassianS’il y a bien un auteur emblématique, c’est vous…

Je me suis aperçu que j’étais un auteur !… depuis mes débuts, j’écris mes chansons moi-même, et ça personne ne le sait, ou très peu. Et donc, l’interprète s’est mis peu à peu au service de la chanson et des mots qui étaient écrits, au service du sens de la chanson. Et c’est ça qui a beaucoup changé et qui donne peut-être aussi cette impression que j’ai changé. Malgré tout, je chante « Les p’tites femmes de Pigalle », parce qu’il faut de la variété dans un spectacle. D’ailleurs, je me revendique de la variété. Je ne me revendique pas d’un autre courant. Je fais du music-hall, si on veut, mais en tout cas de la partie variété du music-hall. Donc, j’attache une importance toute particulière à ce que le public ne s’ennuie pas. Et par la même occasion, que je ne m’ennuie pas sur scène non plus ! Parce que si vous chantez 25 chansons dans une même couleur, même si elles sont très belles et très réussies, ça ne marche pas. Les gens s’ennuient très vite.  Ce qu’il faut voir aussi, c’est que mes chansons que l’on dit « comiques » sont écrites de la même manière que les autres. C’est simplement un moment pour un peu rire, parce que la vie n’est pas faite que de larmes. Alors, je ne peux pas chanter que des chansons comme « L’Enfant d’un autre » ou « Les Glycines »… à un moment, il faut que je dise aussi aux gens des choses qui les détendent. Mais d’une façon qui est toujours digne, je pense… « Les p’tites femmes de Pigalle », mine de rien, c’est la version gaie de « Je suis malade ». C’est un mec qui s’est fait larguer. Il y en a un qui le prend mal et l’autre qui le prend bien. Ce n’est rien d’autre.

Il y a aussi toutes les nouvelles chansons qui apportent une autre ambiance.

Effectivement. Elles apportent peut-être quelque chose de particulier. Et puis, je pense que l’âge fait beaucoup. Il vous enlève des choses, mais il vous en apporte aussi. Quand j’ai sorti « L’âge d’Horizons », tous les journalistes que j’ai rencontrés m’ont dit « Ah ! Il est beau votre disque, mais il est un peu triste… » Alors que tous mes disques sont tristes !… Malgré l’image que j’ai, et qui vient d’ailleurs de la télévision, parce que je ris fort (alors que c’est plus un moyen de défense qu’autre chose), les gens ont vu plutôt en moi un boute-en-train. J’ai toujours eu des chansons pas forcément très comiques. Quand on prend l’exemple d’un de mes premiers titres, « Et puis on s’aperçoit », c’est un titre qui est d’un tragique épouvantable. « Je suis malade » n’est pas très drôle non plus… Je n’ai pas de chanson comique dans mon répertoire, ou peut-être deux ou trois. Mes chansons un peu plus gaies ont eu beaucoup de succès, parce que les gens en avaient besoin, ils ont été les chercher. On a l’impression que je suis comme ça. Mais elles sont peu nombreuses. Ça représente à peine 15% de mon répertoire. C’est une image, en fait, qui est fausse. Et aujourd’hui, l’âge fait ressortir d’autres choses. Parce que quand on a la tête que j’ai aujourd’hui, tout paraît plus triste. Les chansons désespérées, je les écris depuis que j’ai 20 ans et même bien avant. Ma première chanson était une chanson profondément désespérée, j’avais 11 ans et demi.

Vous écrivez donc depuis que vous êtes tout gamin.

J’écris depuis toujours, depuis que je sais écrire. Ma première chanson, je l’ai écrite à 11 ans et demi, et je n’ai pas arrêté d’écrire jusqu’à maintenant. J’écris des tas de chansons chaque année. J’en ai conservé quelques-unes de ces très anciennes chansons, ce serait d’ailleurs marrant de les mettre dans un disque comme ça très simplement accompagnées, juste pour s’amuser. Mais vous seriez surpris de voir comment elles sont écrites et ce que je dis dedans. Ce sont des chansons que j’ai écrites entre 11 et 16 ans.

L’auteur est donc en vous depuis toujours.

Vous savez, je pense que si mon père avait réussi sa carrière dans l’opérette ou dans la chanson, j’aurais été auteur et pas chanteur. Je pense que je me serais tourné vers l’écriture de pièces de théâtre ou de romans. J’ai été un peu pris entre le marteau et l’enclume, entre le besoin de m’exhiber pour venger un peu la non-réussite de mon père et celui de m’exprimer par l’écriture. J’étais pris entre deux choses qui étaient aussi importantes l’une que l’autre à mes yeux. Peut-être que l’écriture l’était encore d’avantage…

Le spectacle de l’Olympia va-t-il être capté pour un futur DVD ?

Non. On l’a demandé à ma maison de disques, mais ils ont répondu que le DVD ne se vendait plus. Quand ils ont dit ça, ils ont tout dit. C’est vrai que les DVD ne se vendent pas, mais c’est pas mal non plus d’avoir des « mémoires » ou des repères des chanteurs qu’on a dans une maison. Mais l’industrie est devenue ce qu’elle est. Vous savez, le métier tel que je le pratique encore aujourd’hui, existait bien avant l’industrie du disque. Et il survivra à l’industrie. C’est l’industrie qui est en train de mourir. Alors, bien évidemment, je suis né quand l’industrie existait déjà et j’ai vécu dans cette période-là. Mais je continuerai à jouer l’indiscipliné comme le faisait à l’époque Yvette Guilbert. Je suis un troubadour, je me revendique de ça. Ce n’est pas le disque qui était mon désir le plus grand. J’écrivais des chansons, mais une fois écrites, il fallait les enregistrer. Donc, j’allais en studio. Mais je n’ai jamais pris mon pied, comme certains de mes collègues, dans un studio d’enregistrement. J’ai des collègues qui passent parfois des mois et des mois dans leur cave à enregistrer des choses. Moi, ce n’est pas du tout mon cas. Je ne prends pas mon pied. Vous savez, je ne comprends pas pourquoi je chante dans un studio. Je ne comprends pas ce qu’il m’arrive. Il n’y a pas de public, il n’y a personne, donc, j’ai un peu de mal à me centrer pour arriver à trouver pour qui je chante.

Et puis le public apporte une lecture différente aux chansons.

Le public réinvente les chansons. Il y a des chansons qui sont écrites d’une telle manière, et puis, après, quand on les a chantées pendant six mois devant un public, elles deviennent d’autres chansons. Car le public, avec les ondes qu’il vous envoie, les refaçonne à sa façon. Au bout du compte, c’est un peu comme s’il vous faisait créer une autre chanson. On ne s’en rend bien évidemment pas compte aussi fortement que comme je vous le dis là, parce que les choses se font au jour le jour. Il y a des chansons qui n’étaient pas des hits au départ, mais qui le sont devenues parce que le public et moi avons fait l’effort ensemble. Je pense à une chanson comme « L’Esclave », par exemple, qui n’avait rien pour  devenir une chanson populaire au départ. Cette chanson, aujourd’hui, si je ne la chante pas, je me fais assassiner. Je l’ai proposée au départ au milieu de toutes les autres, et c’est grâce à toutes les autres qu’elle a réussi à s’imposer. Il y a tout un échange à faire avec le public. Si on veut qu’un public populaire adhère à des choses un peu plus élitistes, ou tout ce que vous voudrez comme mot, il faut aussi faire un échange de bons procédés. J’ai toujours dit que j’écrivais 50% pour moi et 50% pour le public, et que j’essayais de trouver une espèce d’osmose…

Serge Lama © Claude Gassian

Comme vous venez de m’en parler, vous avez réussi à vous construire un répertoire petit à petit, avec des chansons parfois plus faciles d’accès, d’autres moins. Pensez-vous qu’un jeune artiste aujourd’hui pourrait avoir ce cheminement ?

Je n’en suis pas certain. Par contre, ce dont je suis certain, c’est qu’à une époque, il n’y avait pas le disque. Et pourtant, il y avait des artistes, et on les connaissait. Il y avait des journaux. Aujourd’hui, on a internet, il y a des moyens de communication qui ont leurs qualités et leurs défauts, mais qui ont le mérite d’exister. Je pense que les artistes devront exister dans le futur d’une façon un peu différente. Peut-être le public est-il saturé de musique ? Il en entend partout, que ce soit dans les ascenseurs, dans les magasins, dans la publicité à la télévision, etc… Partout, on entend de la musique, alors… peut-être qu’on sature à un moment donné. C’est peut-être pour cette raison qu’on a perdu l’envie d’aller acheter un disque et d’écouter 40 ou 50 minutes de musique chez soi en rentrant le soir. En revanche, ils ont envie d’aller voir des chanteurs sur scène. À l’époque de Piaf, tous les artistes n’écrivaient pas des chansons nouvelles tout le temps. Piaf avait trois ou quatre nouvelles chansons quand elle faisait une rentrée, parce qu’elle chantait 40 minutes, en deuxième partie. Et ça, ça a changé ! On a tout poussé à l’extrême. Alors, évidemment, les choses n’ont pas forcément été dans le bon sens… Brassens l’avait prévu, quand on avait inventé le 33 tours longue durée sur lequel on pouvait mettre douze titres, il a dit « Vous êtes en train d’assassiner les artistes ! Ce n’est pas ça qu’il faut faire… » Il trouvait que les 45 tours quatre titres étaient bien suffisants. Et il avait raison. Parce qu’il faut le temps que les choses se digèrent pour le public et il faut le temps d’écrire et de trier pour les artistes. Alors, je pense que ça reviendra de cette façon-là, pour répondre à votre question. C’est-à-dire que sur le net, on proposera dix chansons, ils en écouteront un bout et puis, ils achèteront l’une et pas l’autre…

C’est un peu dommage, parce que justement quand on écoute un album, certaines chansons vous tapent tout de suite dans l’oreille, et d’autres pas. Et puis, en le réécoutant plus tard, on découvre des chansons à côté desquelles on était passé…

Vous avez raison, c’est là tout le problème… ça me fait le même effet quand j’écoute l’album de quelqu’un que j’aime bien. Au départ, il y a des chansons qui ne vous plaisent pas du tout, et au fur et à mesure, elles vous plaisent d’avantage. Il y a des chansons que je n’aimais pas du tout au départ et que j’adore depuis. Et c’est vrai que si on achète un titre ou l’autre, on ne découvrira pas ces autres titres… Mais ça passera certainement par la scène. C’est très difficile de prévoir l’avenir. On peut avoir de vagues idées ou même quelques idées possible, mais de là à dire qu’elles sont certaines, non. Ce dont je suis certain, par contre, c’est que le spectacle vivant continuera à exister…

La scène, c’est un peu la seule chose qui reste vraie.

Disons que c’est la seule chose qui garde un contact humain, qui vous fait passer des émotions et des ondes. Sur scène, on a quelqu’un d’humain en face de soi qui fait passer des émotions et des ondes qui lui sont personnelles et qui sont irremplaçables. Vous savez, j’ai des souvenirs de spectacles qui sont encore dans mon corps et dans ma tête d’une façon exceptionnelle. Piaf, Brel… Ce sont des souvenirs qui ne s’effacent pas, c’est d’une violence telle !... Aznavour, quand il a créé « Je m’voyais déjà » à l’Alhambra au début des années 60, ce sont des moments qu’on n’oublie pas!

Bécaud était aussi un homme de scène.

Bécaud, qui est injustement oublié aujourd’hui, était un chanteur extraordinaire. Il a fait des chansons magnifiques et il se retrouve dans un purgatoire bien injuste…

On n’en parle presque plus, alors qu’il reste un artiste ô combien emblématique.

Il a fait des chansons magnifiques. Je pense que c’est un Gilbert Bécaud d’aujourd’hui qui devrait arriver pour régénérer la chanson française. Quelqu’un qui soit tonique et qui en même temps dise des choses. Gilbert Bécaud, c’est le seul chanteur, si vous l’écoutez bien, qui est vraiment gai et joyeux. Il a de vrais textes joyeux. Parce que Trenet, c’était le rythme qui faisait croire que les chansons étaient joyeuses. Mais dans le fond, ce n’était pas vraiment gai. Alors que Gilbert avait de vraies chansons de fête. « Quand Jules est au violon », c’est vraiment joyeux. Les « Tantes Jeanne », c’est amusant. C’est le seul. Il avait de grands auteurs aussi…

Même à la fin de sa vie, quand il montait sur scène, même si ça n’allait pas, on sentait qu’il était heureux d’être là.

Vous savez, pour Gilbert, son métier, c’était tout. Il était investi à 200% là-dedans et il a voulu mourir avec ça. C’était sa raison de vivre. C’était parfois même presque trop pour les gens qui le fréquentaient dans la vie, parce qu’évidemment, ce n’était pas drôle tous les jours de vivre avec quelqu’un comme lui. Le moment où il s’exprimait le mieux, c’était sur scène. Dans la vie, il ne s’exprimait pas extrêmement bien. Il n’était pas comme Aznavour, Brel ou Brassens. Quand on l’interviewait, il avait une espèce de maladresse et de timidité. Il suffit de regarder ses interviews, on n’a pas grand-chose de Bécaud, alors qu’il était très loin d’être un con, mais il ne savait pas le faire passer…

Serge Lama © Claude Gassian

Vous communiquez pas mal avec votre public que ce soit par l’intermédiaire de votre blog ou de facebook. Est-ce quelque chose qui vous plaît ou y allez-vous un peu par obligation ?

Ces nouveaux outils de communication ont autant de qualités que de défauts. Mais c’est un truc qui me convient assez bien. J’aime assez communiquer en général, et là, j’ai trouvé un moyen de communiquer qui n’existait pas et qui est assez dans ma nature. Donc, je ne me force pas. Ça me plaît même et ça m’amuse !

Il y a donc cet Olympia qui arrive, la tournée qui se termine, votre opération de la hanche en début d’année, mais j’imagine qu’il y a également un nouvel album en préparation pour l’année prochaine. Travaillez-vous déjà dessus ?

Vous savez, je travaille tout le temps. Mais ce n’est pas du travail. J’ai réellement besoin d’écrire constamment que ce soient des poèmes ou des textes. Avant de faire cette interview, j’ai écrit trois textes. Alors, je ne sais pas ce qu’ils deviendront, peut-être des poèmes, peut-être des chansons ?... C’est un peu comme une manie chez moi, je suis graphomane. J’ai réellement besoin d’écrire des mots sur du papier ou de les taper sur mon ordinateur. J’ai besoin de ça depuis maintenant près de 60 ans. J’ai écrit mes premiers poèmes à 10 ans, ma première chanson à onze ans et demi comme je vous l’ai expliqué tout à l’heure. Depuis, je n’ai pas arrêté, c’est presque une manie pour moi. Donc, quand il est question de faire un disque… je ne sais plus dans quel tas choisir !

Il y a donc énormément de « tas de textes » chez vous.

C’est vraiment le mot ! Je reprends d’ailleurs souvent des bouts de papier pour les retravailler. Parce qu’il y a évidemment des trucs pas mal, et puis d’autres moins bons. Alors, je suis obligé de retravailler. Après, je donne le texte à mon compositeur, Yves Gilbert ou d’autres, et puis la chanson me revient. C’est à ce moment-là que je trouve que certains passages du texte ne vont pas bien avec la musique. Donc, soit je retravaille le texte, soit je renvoie la musique à l’atelier (rires). Alors soit Yves Gilbert trouve une autre musique, ou c’est moi qui réajuste mon texte si je considère que la musique est supérieure. Et c’est tout un travail qui se fait jusqu’à l’arrivée du disque, où parfois les chansons sont complètement saccagées parce que ce n’est pas le bon arrangement… Ce qui m’arrive beaucoup moins maintenant, parce que je travaille avec des gens que je connais et que j’ai un peu plus mon mot à dire ! Avant, quand on arrivait au studio, les arrangements étaient faits et on n’avait rien à dire… C’est une chose qui a bien évolué, c’est tant mieux ! (rires)

Propos recueillis par IdolesMag le 16 septembre 2011

-> Site officiel : http://serge-lama.com/









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