Interview de Didier Barbelivien

Propos recueillis par IdolesMag.com le 15/09/2011.
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Didier Barbelivien © Sony Music

Didier Barbelivien revient avec un nouvel album, « Mes préférences », en forme d’hommage à quelques-uns de ses artistes préférés. Nous évoquerons donc avec lui Jean Ferrat, Nougaro, Brassens, mais aussi Barbara, qu’il a eue au téléphone un samedi matin (il nous racontera l’anecdote), et Michael Jackson  (il déjeunait avec Sylvie Vartan à Los Angeles le 25 juin 2009 quand David leur a envoyé un SMS). Didier Barbelivien sera également de retour sur scène à l’Alhambra les 27, 28 et 29 janvier prochains et en tournée. Il nous expliquera pourquoi il a décidé tout d’un coup de faire de la scène il y a tout juste quatre ans… Enfin, nous évoquerons son grand projet autour de « Marie-Antoinette » qui commence à prendre forme… Rencontre avec un auteur/compositeur/interprète qui a tant apporté à la variété française.

IdolesMag : Qu’est-ce qui a donné son impulsion à ce projet, « Mes Préférences » ?

Didier Barbelivien : Vous savez, je pense que je suis un peu comme tout le monde : j’ai mes artistes préférés et des chansons préférées. Mais l’idée de vouloir composer et enregistrer des chansons un peu « à la manière de », ou en rendant hommage à des artistes que j’aime, c’est un truc qui m’est venu assez récemment. « Atelier d’Artistes », que j’ai enregistré il y a trois/quatre ans maintenant a eu un gros succès. On a vendu plus de 200 000 albums physiques en France, ce qui est énorme. Et donc, tout naturellement, j’ai été tenté de sortir le volume 2. J’avais assez de matière pour le faire. J’ai donc commencé à enregistrer ce nouveau projet avec Tony Meggiorin. Et je me suis arrêté en cours de route au bout de trois/quatre semaines. Je n’avais pas franchement envie de le faire. Ça allait être quelque chose peut-être un peu mieux, ou peut-être un peu  moins bien qu’ « Atelier d’Artistes », en tout cas, ça ne m’apportait pas de renouveau. J’ai donc eu l’idée de faire ce disque, « Mes Préférences », d’une manière un peu originale, c’est-à-dire en essayant d’écrire des chansons un peu comme ces artistes les écrivaient, ou sous une autre forme, en leur rendant hommage avec des univers musicaux très proches des leurs.

Le premier extrait, « Jean de France », est un hommage à Jean Ferrat.

Avec Tony, on a volontairement retravaillé les arrangements, pour la  réorchestrer comme l’aurait fait à l’époque Jean Ferrat. J’ai voulu que chaque chanson ait le son de ce que chaque artiste aurait fait ou en tout cas, de ce que je pense que chaque artiste aurait voulu faire.

Didier Barbelivien, Mes préférencesC’est un gros challenge.

Énorme ! On a d’ailleurs mis un temps infini à le faire cet album. Pas écrire les chansons, parce que ça, elles me sont venues assez naturellement. Mais au niveau des sons et des ambiances. Si on écoute l’album, entre la chanson sur Brassens et celle sur John Lennon, c’est ce qu’on appelle un grand écart !!

Pour en revenir à Jean Ferrat, est-ce un artiste que vous avez toujours aimé ?

Ah oui ! La première fois que j’ai entendu une chanson de Ferrat, je devais avoir 10 ans. Et pour moi, ça a été assez naturel de lui rendre hommage. D’abord, parce que j’aimais beaucoup ses chansons et ensuite, parce que musicalement, c’est celui qui est certainement le plus proche de moi. C’est très mélodique, c’est lyrique, ce sont toujours des mélodies un peu envolées dans les chansons de Jean. Et puis, et c’est quelque chose que j’ai ressenti toute ma vie à propos de Jean Ferrat, c’est qu’on a toujours dit que c’était un auteur-compositeur-interprète engagé – certes ! – mais on oublie très souvent de dire également que c’était un très grand interprète. C’est un vrai chanteur avec une voix prenante et séduisante.

Moins attendu, vous rendez également hommage à Michael Jackson. Est-ce un artiste qui a compté pour vous ?

Je vais vous dire… en tant qu’auditeur c’est un artiste qui a énormément compté pour moi. J’adorais les chansons de Michael Jackson, j’adorais Michael Jackson tout court. Tout ce qu’il a fait, ses chansons, mais aussi ses clips, je trouvais ça extraordinaire. Et je voulais rendre hommage à cet artiste. Mais j’étais incapable, par contre, de reproduire musicalement ce qu’il faisait ou même d’approcher de très loin les « Billie Jean » ou « Bad »… Et il s’est trouvé par un hasard de la vie que le jour où il est mort, le 25 juin il y a deux ans, je déjeunais à 300 mètres de chez lui. Une demi-heure avant qu’on apprenne sa mort, j’étais passé devant sa maison à Bel-Air. J’allais rejoindre Sylvie Vartan…

Donc, c’est la réalité que vous racontez dans la chanson, votre déjeuner avec Sylvie, le SMS de David, etc…

Ah mais tout est vrai ! Et presque à la minute près. Quand je dis que je suis allé m’acheter une guitare chez Music Center, c’est vrai. D’ailleurs, je pourrais vous la montrer. C’est une guitare irréelle. Il y en a quatre dans le monde. Ma journée a vraiment commencé comme je le raconte dans la chanson. Qui n’est pas vraiment  chantée, mais plutôt parlée. Tout s’est passé exactement comme je le dis.

Je pensais que vous aviez romancé un peu l’histoire.

Pas du tout, j’habitais au « Beverly Hills ». Le 25 juin, vers 8 heure du matin, je prenais mon petit déj’ comme tous les jours et ma journée commence. Ce matin-là, je suis donc allé m’acheter ma guitare chez Music Center et devais retrouver Sylvie Vartan pour déjeuner et après, c’était freedom toute l’après-midi. Sauf que notre journée a été totalement bouleversée par cet évènement. Tout d’un coup, j’ai vu Los Angeles en état d’assiègement. Une ville assiégée par les médias à un point que je n’aurais jamais pu imaginer. Je n’avais jamais vécu ce type d’évènement. J’imagine ce qu’ont dû être le 11 septembre ou la mort de Kennedy. Une folie. J’ai vu une ville paralysée. Un truc de dingue. Le nombre d’hélicos dans le ciel, ça me faisait même mal de les regarder tellement il y en avait. Un truc de fou. À la fois il y avait un spectacle à la télévision, avec des rediffusions des clips, des interviews et des passages télé de Michael, et en même temps, il y avait un spectacle dehors. Les voitures étaient arrêtées. J’ai mis trois heures et demie à regagner mon hôtel. La ville s’est arrêtée.

Un peu comme si le temps était suspendu.

Tout à fait. Il n’y avait plus rien. À un moment, je me suis fait une remarque « Pour une fois, les gens avaient baissé leurs vitres ». S’il y a bien un truc que personne ne fait à Los Angeles, avec la chaleur qu’il y fait, c’est de baisser les vitres de sa voiture. On les laisse bien fermées avec la clim. Mais là, les voitures étaient arrêtées, les gens avaient baissé leurs vitres et tout le monde écoutait à fond la caisse la radio qui repassait les titres de Michael. Un truc de dingue.

Nous parlons de Sylvie, on ne peut pas ne pas évoquer quelques instants « Signé Sagan » qui figurait sur son album « Toutes peines confondues » et que vous reprenez sur « Mes Préférences ».

Tout à fait. Sagan, vous savez, c’est pour moi le premier auteur de littérature moderne quand j’étais adolescent. Lire Sagan avait un parfum. C’est à part dans la littérature française.

Didier Barbelivien © Sony Music

On ne va pas pouvoir citer tous les artistes auxquels vous rendez hommage dans cet album, mais j’aimerais évoquer encore Barbara. L’avez-vous rencontrée ?

Je l’ai rencontrée un après-midi en studio à l’ « Artistic Palace » où elle enregistrait à Boulogne. Mais je l’ai vue seulement, nous ne nous sommes pas parlé. Elle m’a appelé tout de même un matin au téléphone. Et j’étais tétanisé…

Pourquoi ? Qu’aviez-vous fait de si terrible ?

(rires) La veille, j’avais enregistré une émission de Patrick Sébastien dans laquelle nous arrivions tous déguisés. C’était une émission sur Depardieu. J’étais déguisé en Barbara et j’étais entouré des femmes qui avaient côtoyé Gérard dans le cinéma français… Patrick m’avait construit un numéro parfait : je devais chanter « Riri, Fifi, Loulou » de Chantal Goya à la façon de Barbara. (rires)

C’était un exercice de style étonnant !

Un exercice de style hallucinant ! (rires) Mais je l’ai fait ! [Didier chante « Riri, Fifi, Loulou »] Je me rendais bien compte du décalage, mais ça me faisait marrer, je trouvais ça drôle. Et le lendemain matin, c’était un samedi, vers 10 heures, le téléphone sonne. J’étais encore au lit. Je décroche et j’entends une voix qui me dit « C’est Barbara ». Moi, j’étais dans le coaltar, je réponds « Barbara qui ? » Et elle me répond, « Barbara la chanteuse, voyons… » Oh la la… Là, je me suis dit qu’elle avait regardé l’émission la veille et que ça allait être ma fête ! Et en fait, pas du tout. Elle m’appelait pour me remercier d’avoir fait allusion à « Göttingen » dans une chanson de Patricia Kaas qui s’appelait « D’Allemagne ». Barbara m’appelait donc juste pour me remercier…

Elle n’avait donc pas vu l’émission de la veille.

Grâce à Dieu, non !

Et vous ne lui en avez pas parlé non plus…

Non non ! On est d’une lâcheté exemplaire dans ces moments-là… (éclats de rire)

Quand on regarde tous les artistes à qui vous rendez hommage dans cet album, beaucoup sont décédés. Auriez-vous pu le faire de leur vivant ?

Franchement, je me suis posé la même question. Et je n’ai pas la réponse. Oui, j’aurais pu certainement le faire de leur vivant. Mais j’aurais peut-être été encore plus terrifié de l’accueil du disque. Par exemple, j’avais écrit une chanson sur Léo Ferré quand j’avais 24 ans.

« Léo ». Qui a d’ailleurs été magnifiquement chantée par Nicole Croisille, et qui ressort en ce moment sur sa nouvelle compilation.

Tout à fait. J’étais totalement tétanisé à l’idée de rencontrer Ferré. Et tout d’un coup, quand Drucker m’a demandé de venir sur le plateau des « Rendez-vous du Dimanche » pour voir Nicole interpréter cette chanson devant Léo, je me suis rendu compte, juste à ce moment-là, que j’avais été complètement cinglé d’écrire cette chanson. Je me suis dit dans mon for intérieur « T’imagines que Léo Ferré n’aime pas cette chanson… La galère dans laquelle tu t’es mis »… Et c’est vrai, il n’était pas obligé de l’aimer cette chanson. C’était une vision personnelle de ce que je percevais de sa personnalité. Et voilà… Je sais que j’aurais  été comme un tout petit garçon devant Nougaro ou Brassens s’ils avaient été là pour écouter les chansons que je viens d’écrire pour eux. J’aurais été tétanisé, c’est sûr.

Devant Ferrat aussi, certainement.

Bien entendu. Mais Gérard Meys, qui a été l’éditeur et producteur de Ferrat pendant trente ou quarante ans m’a dit qu’il pensait que Jean aurait adoré cette chanson. Donc, ça m’a éminemment fait plaisir qu’un intime de Ferrat me dise ça, même si c’est par producteur interposé. Ce sont des gens qui ont été tellement proches de Jean Ferrat que ça m’a fait un bien fou. De toute façon, si je n’avais pas été content de cette chanson, je ne l’aurais jamais sortie.

Y a-t-il des chansons que vous avez laissées de côté pendant la création de l’album ?

Oui, quelques-unes. Tout simplement, parce qu’elles ne me plaisaient pas, que je ne les sentais pas bien…

Didier Barbelivien © Sony Music

On retrouve une chanson dédiée à vos deux filles, « Louise et Lola ». C’est assez nouveau pour vous cette écriture autobiographique…

Je n’en ai jamais écrit autant qu’entre « Louise et Lola » et « Baobab », sur ma vie en Afrique. C’est vrai que je n’ai pas une grosse tendance à me raconter. J’ai toujours raconté des histoires, mais c’est plus dans une invention d’écriture qu’autre chose. J’écris très rarement sur des choses qui me touchent de près ou qui parlent de moi. C’est certain. Je n’ai pas été souvent dans ce genre d’exercice. Mais c’est vrai que la chanson sur mes filles est venue tout bêtement un après-midi où je jouais du piano à la maison et que je les avais dans leurs petites chaises juste à côté de moi. Tout d’un coup, je me suis dit que j’allais écrire un truc sur elles. Vous savez, c’est drôle parce qu’après coup, je me dis que c’était bien de l’avoir sortie aujourd’hui, parce qu’elles ne la comprennent pas encore. Elles sont trop petites.  Peut-être que si elles avaient eu trois ou quatre ans, je pense que je n’aurais jamais osé l’écrire. Tandis que là, je n’ai pas eu d’oreille critique ou émotionnelle puisqu’elles ne comprennent pas encore ce que je leur dis.

Mais elles vont rapidement la comprendre.

Elles vont la comprendre un jour, c’est certain. Je serai très content  ce jour-là, mais c’était plus facile de la faire aujourd’hui qu’elles ne la comprennent pas. Vous savez, c’est comme une lettre d’amour… La lire devant la personne ou la lui envoyer par la poste, c’est très différent. C’est pour cette raison que la poste a rendu de grands services aux amoureux du monde entier. C’est beaucoup plus « détendant » d’envoyer une lettre d’amour par la poste que de la lire directement à la personne.

Vous me parliez de « Baobab » tout à l’heure. Cette chanson parle de la mort, de votre propre mort. Y pensez-vous souvent ?

C’est la première fois que j’en parle. Mais j’y pense comme tout le monde, je crois, ni plus ni moins. Personne n’est éternel de toute façon. Il s’est trouvé que ce jour-là j’étais en Afrique et que j’ai imaginé ma fin de cette façon-là. Alors que peut-être ça arrivera de cette façon-là…

Elle est assez spéciale cette chanson, pas forcément plombante parce qu’elle a une jolie mélodie très douce, mais elle met un « drôle » de point final à l’album.

Ma femme ne peut pas l’entendre. Je reconnais que c’est ce qu’on appelle un peu plomber l’ambiance. En fait, j’ai écrit cette chanson parce que j’ai ressenti ça le jour où je l’ai créée. C’est vrai que si on m’enterre en dessous d’un baobab, ce n’est pas plus mal que si on m’enterre au cimetière Montparnasse. Quand je l’ai écrite, je me suis rappelé de cette chanson de Brassens qui demandait à être enterré sur la plage de Séte. Mais de toute façon, on n’écrira jamais mieux sur ce thème que ce texte que Jean-Roger Caussimon avait écrit pour Léo Ferré, « Ne chantez pas la mort », « Je la chante et, dès lors, miracle des voyelles / Il semble que la Mort est la soeur de l'amour / La Mort qui nous attend, l'amour que l'on appelle / Et si lui ne vient pas, elle viendra toujours »… Je me suis demandé où moi je voudrais qu’on m’enterre et j’ai trouvé qu’au Sénégal sous un Baobab, ce serait pas mal. Et quand je l’ai écrite, ma femme m’a dit qu’il n’en était pas question, qu’on ne pourrait jamais venir me voir ! (rires)

Vous serez sur la scène de l’Alhambra les 27, 28 et 29 janvier prochains. Ça fait à peine quatre ans que vous montez sur scène régulièrement. Avant, vous ne le faisiez pour ainsi dire jamais… Que s’est-il passé ?

C’est une histoire un peu longue et compliquée. J’étais en tournée avec Julio Iglesias dans le sud de la France. Je l’accompagnais, parce qu’en dehors d’être le grand chanteur qu’il est, c’est un ami très proche. Et le soir, il est arrivé cinq ou six fois que Julio vienne me voir pour me demander de venir chanter avec lui. Et on l’a fait un soir… Je suis arrivé comme un auteur-compositeur… et un interprète assez discret, dirons-nous. Et Julio m’a dit à la fin de la tournée « Tu es un idiot. Tu as un succès terrible et tu ne veux pas chanter sur scène… » En rentrant chez moi, j’ai réfléchi et je me suis dit que je devrais peut-être faire de la scène. J’ai donc appelé Guy Matteoni pour qu’il me monte un orchestre. Il m’a demandé pourquoi je voulais ça et je lui ai répondu que tout simplement, je voulais partir en tournée… Il m’a dit « T’en as jamais fait » et je lui ai répondu, « Il ne faut jamais dire jamais… ». Et c’est venu comme ça… Et j’y ai pris un tel plaisir que maintenant, c’est devenu mon activité première !

D’ailleurs il y a trois dates à l’Alhambra, mais il y a une énorme tournée.

Ah oui oui oui… Je m’éclate sur scène. Là, je suis en train de préparer mon programme. Je suis comme un enfant, puisque je ne l’ai jamais fait. En fait, je commence à tourner à l’âge où les autres commencent à être usés des tournées. Je m’amuse comme un fou sur scène.

Que va-t-il se passer à l’Alhambra ? Des surprises, des duos ?

Pas de duo, je déteste ça quand on dit que tel ou tel autre artiste va venir nous rejoindre sur scène… Par contre, il y aura des surprises, ça c’est certain. Ce sera un tour de chant très atypique, parce que j’ai décidé de ne pas chanter que mes chansons… Je me laisse aller à chanter les autres. Ce seront des reprises un peu, voire beaucoup, inattendues… Mais je ne vous en dirai pas plus, il faudra venir voir le spectacle. Là, nous allons commencer à le roder en tournée. Et j’en suis très excité. Je pars mardi prochain à Saint-Etienne répéter avec mes musiciens, et je suis super impatient. Rien qu’à l’idée de faire les répets, je suis tout comme un gamin ! Je suis vraiment très excité par ce nouveau tour de chant.

Didier Barbelivien © Sony Music

Je ne peux pas vous laisser partir sans vous demander où en est votre projet sur « Marie-Antoinette ».

C’est drôle que vous m’en parliez. On en a parlé avec Drucker quand on a enregistré « Vivement Dimanche » la semaine dernière. C’est totalement fini au niveau de l’écriture. Je l’ai co-écrit avec un auteur de théâtre qui s’appelle Antoine Rault, qui a une pièce qui se joue à Paris en ce moment, « L’intrus », et qui avait écrit « Le Diable Rouge » pour Claude Rich. On en a fait un mélange de pièce de théâtre et de chanson. On va dire que c’est un mix entre une pièce et un tour de chant. On en est assez content. C’est assez risqué comme entreprise.

C’est ce que j’allais dire. C’est un projet de grande envergure.

C’est une création assez… révolutionnaire. Mais ce n’est pas le bon terme. La pauvre Marie-Antoinette si on lui colle ce mot-là, elle en a déjà assez souffert. C’est en tout cas une création assez osée et surtout inattendue. Et pas simple à monter…

Ça devrait voir le jour quand ?

Nous sommes en train de voir le producteur, le metteur en scène… On cogite autour de ça. Donc, à mon avis, ce ne sera pas avant 2013. D’ailleurs je l’ai encore dit à Antoine Rault récemment, je ne suis pas certain qu’on mesure vraiment la difficulté de la tâche. Je suis très curieux de voir le résultat, parce que ce sera le metteur en scène qui sera le vrai maître d’œuvre de tout ça. Vous savez, on fait toujours la part belle aux auteurs et aux compositeurs, c’est vrai, c’est important, mais je peux vous dire que dans une entreprise comme celle-ci, s’il n’y a pas un metteur en scène génial, il n’y a rien…

Vous avez écrit des centaines de chansons pour vous et pour les autres… Avez-vous déjà connu la feuille blanche ?

Jamais ! Par contre, j’ai connu la chanson ratée ou sans intérêt… (rires) Parfois on fait des trucs en pensant que c’est bien et ça s’avère nul. Mais la feuille blanche, non. Tout simplement, parce ce que je ne suis pas un type qui se met au boulot. Je ne suis pas un mec qui se dit « Putain, faut qu’j’écrive une chanson ». Je ne fonctionne pas comme ça. C’est une chanson qui me traverse la tête et pas le contraire. Je ne cherche jamais à écrire une chanson, j’attends qu’elle vienne à moi.

Y a-t-il une chanson que vous auriez aimé écrire ?

Il n’y en a pas qu’une ! Ce sont toutes celles que je chanterai à l’Alhambra et pendant la tournée. Et encore… Il faudrait qu’on fasse plusieurs tours de chants différents, parce qu’elles sont nombreuses !

Propos recueillis par IdolesMag le 15 septembre 2011.

-> Site officiel : http://www.barbelivien.com/









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