Interview de Célis

Propos recueillis par IdolesMag.com le 07/09/2011.
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Célis - DR

Célis a sorti son premier single, « Je t’ai choisi », cet été. Très beau succès en club, il faut dire que le morceau est taillé pour ça, et le remix de Willy William était excellent. Nous avons donc été à la rencontre de Célis, pour qu’il nous parle de son parcours (il ambitionnait de devenir footballeur professionnel avant un accident à l’âge de 16 ans) et de sa vision de la musique. Il nous parlera bien évidemment de ses projets, une tournée et un album sont en préparation. Rencontre avec un jeune artiste qui bosse dur pour faire connaître sa musique.

IdolesMag : Dans quelles circonstances est née l’aventure « Je t’ai choisi » ?
Célis
 : Cette chanson est née tout simplement dans une chambre. J’étais avec un ami, Doug, qui est le compositeur de « Je t’ai choisi ». Il composait une mélodie qui me plaisait, alors, je me suis mis à écrire. J’ai gratté, gratté, gratté. Et le texte est arrivé très rapidement.

Et puis que s’est-il passé ?
On en a fait une maquette, et je l’ai faite écouter à mon manager. Quand il l’a entendue, il a tout de suite bien accroché. Il est rentré en contact avec Doug et l’aventure a commencé.

Célis - Je t'ai choisiLe clip a été tourné à Marrakech. Comment s’est passé le tournage ?
Mon manager m’a appelé en me disant que deux jours plus tard, nous nous envolions pour Marrakech. J’ai fait mes bagages et puis hop, je me  suis retrouvé au Maroc. Ça a été une très chouette aventure. C’était tout de même assez éprouvant, même si ça ne se voit pas à l’image ! (rires) C’était vraiment non-stop, lever à 8 heures, coucher après minuit pendant deux/trois jours. Donc, c’était un peu fatigant, mais c’était une belle expérience. J’ai vraiment beaucoup aimé et j’espère recommencer maintes et maintes fois.

Y a-t-il eu un petit truc marrant qui s’est passé  et que tu aurais envie de nous raconter ?
Quand le real a failli se noyer dans la piscine ! (rires) On n’a pas vraiment eu trop le temps de s’amuser, mais c’est le truc qui m’a marqué. Il n’avait pas pied dans la piscine… (éclats de rire)

Tu as fait une reprise de « Hold You » de Gyptian récemment.
Tout à fait. C’est toujours avec Doug. On avait bossé sur ce morceau ensemble, sur la version originale. J’ai voulu la refaire en zouk. On fait toujours tout en famille, avec des amis. D’ailleurs je ne peux faire de la musique que dans ces conditions-là. Je me suis rapproché d’un autre ami, DJ DIDS, qui a remixé le son original. Ça donne un petit zouk sympa façon Célis. Pour info, celui qui a fait l’instru, c’est le grand frère de Mathieu Edward.

Il y a un mini clip qui a été tourné en Guadeloupe pour cette chanson.
Ce n’est pas vraiment un clip. Ce sont des images qu’on a enregistrées pendant mes vacances en Guadeloupe cet été.

Célis - DR

Il y a le single « Je t’ai choisi », quelques reprises… J’imagine donc aisément que tu es en train de travailler sur un album. Peux-tu déjà un peu me dire dans quelle direction il va aller ?
Je suis assez ouvert d’esprit comme mec. J’écoute vraiment de tout. Et j’ai envie de faire un album qui me ressemble. J’aimerais que ça sonne bien R’n’B, mais avec un mélange de soul, de reggae… Tout ça me plairait beaucoup. Mais toujours tournant autour de l’amour. Et n’importe quel type d’amour, que ce soit l’amour qu’on a pour sa mère, pour un ami, pour une amie, la passion homme-femme. C’est ce qui me touche. J’arrive à en parler assez facilement. Donc, ça va tourner autour de ça…

Pour l’album, travailles-tu toujours avec ton cercle d’amis proches ?
Au début oui, mais je suis tout de même obligé de m’ouvrir à d’autres univers. C’est bien de travailler entre amis, mais il faut aussi voir un peu plus loin. Il y a Ivar Linsiki et Bruno Lopez qui nous ont filé un petit coup de main. Ivar nous a hébergés chez lui en Suède. Pendant deux jours, on a travaillé non-stop sur deux titres, qui feront partie des surprises de cet album. Il sera vraiment à mon image, et ce sont deux morceaux qui me représentent pas mal. Il nous a beaucoup aidés. Toujours dans la bonne humeur, et ça, c’est vraiment cool.

Célis - DR

Tu me parles beaucoup de sonorités zouk, reggae, etc… Mais vas-tu garder le côté club que l’on retrouve dans « je t’ai choisi » ?
Oui, bien entendu il y aura des morceaux club. Club afro, club électro, house, etc… Après, il y a toujours les remixes, bien évidemment. On refera d’ailleurs peut-être appel à Willy William, qui sait?!... Je vais essayer de toucher le plus de monde possible.

Célis - DRY aura-t-il également des ballades ?
Bien évidemment, des ballades piano-voix pour prouver aussi à tout le monde que même sans autotune je peux chanter aussi. (rires) J’en ai entendu pas mal des comme ça. Il faut que les gens comprennent que ma voix ce n’est pas un ordinateur, c’est une voix, une vraie ! Donc, oui, des ballades guitare-voix et piano-voix, il y en aura. Même pendant les shows, il y aura également des passages semi-acoustiques. Pour bien rappeler que je sais chanter et que c’est bien moi qui chante. Maintenant, la musique est devenue très électronique. Il y a pas mal d’effets et de bidouillages comme on dit. Donc, je ne pense pas ce soit une erreur, mais je suis rentré dans la tendance avec « Je t’ai choisi ». Ça plait ou ça ne plait pas. On accroche ou non. Mais c’est certain que sur les prochains titres, je montrerai que je peux me défendre.

Pour quand est-il prévu, cet album ?
[Célis regarde son manager] Le deuxième semestre 2012 ! Mon manager est plus au courant que moi !

C’est souvent comme ça !
Tu sais, moi, je suis un artiste, donc, je suis dans ma bulle. Après, les dates et tout ça, ça n’a pas d’importance pour moi. L’important c’est que cet album soit un beau bébé, qu’on travaille bien dessus, et qu’il plaise à un maximum de gens. Je veux que cet album me ressemble et que le public se rende compte de qui je suis à travers le message que je vais faire passer.

Tu écris beaucoup ?
Dès qu’on me propose une instru ou une prod qui me plait bien, je gratte. Parfois, on m’envoie des trucs sur lesquels je ne sais pas trop quoi écrire, mais en ce moment, j’ai pas mal d’inspiration, c’est cool. J’en profite, et j’écris beaucoup beaucoup.

Célis - DR

On parlait de la scène tout à l’heure, je pense que des dates sont déjà programmées, notamment en club.
La tournée va commencer début octobre. Donc, en ce moment, je me concentre sur le show. Je veux un beau show bien construit, bien élaboré, afin de donner le maximum aux gens. Là, on travaille d’arrache-pied en ce moment dessus.

Tu as le trac ?
Légèrement. Mais je pense que c’est le bon trac.

Ce n’est pas un trac qui va te paralyser.
Non, c’est un bon trac. C’est plutôt l’envie de ne pas décevoir. Une fois que je serai sur scène, j’ai envie d’envoyer un max.

Célis - DR

En parlant de trac, tu as posté la vidéo de ta signature chez Sony sur le net. Qu’as-tu ressenti ce jour-là ?
(rires) Je suis arrivé dans les bureaux, et j’ai vu tous les disques d’or de Michael Jackson… J’ai eu la pression. J’étais un peu stressé, même beaucoup. Pour tout te dire, j’étais en plein déménagement à l’époque. Et ça m’a super impressionné. Franchement, c’est dingue… J’avais le boss de chez Sony en face de moi qui me félicitait de signer chez lui… Je ne savais pas trop quoi répondre. Mais j’ai pris sur moi ! Ça a été une super expérience dans le fond. Et je peux te dire que ce jour-là, je ne l’oublierai jamais. J’ai appris pas mal de choses, dont le serrage de mains. Ça se voit dans la vidéo d’ailleurs !!

Célis - DRC’était un grand jour pour toi.
Oui. C’était un rêve, il n’y a pas d’autres mots. On a fait péter le champagne. J’ai gardé le bouchon et j’y ai inscrit la date. À chaque fois qu’il y a un moment important dans ma vie, il y a une bouteille de champagne qui va avec. Et je garde les bouchons… C’est mon petit rituel.

Avant de devenir chanteur, tu as voulu devenir footballeur, je pense.
Oui. J’étais en centre de formation jusqu’à mes 16 ans. Et puis, j’ai eu une blessure aux adducteurs. Ce qui m’a beaucoup freiné sur le foot, j’ai même dû arrêter. Il fallait que je mette mon énergie dans quelque chose. Depuis tout petit, je faisais plein de sport, que ce soit du Taekwondo, du basket, du ping-pong, etc… J’ai vraiment fait beaucoup de sport. J’étais donc toujours très très occupé. Et là, le fait de me retrouver à ne rien faire, ça m’a vraiment rongé. Tout naturellement, j’ai commencé à écrire, écrire, écrire. Avec une bande de potes, on s’est mis à fond dans le mouvement qui était à la mode à l’époque, la dancehall. Donc, oui, j’ai fait de la dancehall et du reggae, j’avais des tresses et tout ! (rires) J’ai donc commencé par ça, et j’ai commencé à écrire des textes. Et puis un jour, j’ai rencontré DJ P.pet. Ce mec-là m’a poussé à écrire dans une nouvelle direction. Il est décédé quelques temps plus tard de la drépanocytose. Ça a été un grand tournant dans ma vie, parce que ça m’a fait prendre conscience de beaucoup de choses. Après sa mort, je me suis impliqué à 300% dans la musique. Et aujourd’hui, si je chante, c’est aussi pour lui. En parallèle, je travaillais évidemment. Mais quand j’ai terminé mon CDI… certains font un crédit voiture, moi, j’ai fait un crédit musique ! J’ai acheté mon petit mac, mon petit disque dur, ma carte son et mon micro. Et j’ai commencé à maquetter.  Et de fil en aiguille, on est arrivé à « Je t’ai choisi ».

D’après ce que tu me racontes, tu sembles être un boulimique de travail.
J’ai mes périodes, en fait. On va dire ça. Il y a des moments où j’ai envie de bosser jour et nuit, presque à en crever. Et puis à d’autres moments, je n’arrive à rien et je glande complètement. Mais je pense que c’est un peu pareil pour les autres artistes. Mon manager ne comprend pas toujours que je puisse avoir un manque d’inspiration, mais bon… [Il le regarde en rigolant] Pour info, j’ai repris le sport, mais la musique passe vraiment avant. Il y a eu  une vraie revalorisation des priorités.

Avant ton « accident » à l’âge de 16 ans, écrivais-tu déjà un peu ou pas du tout ?
C’était le sport, le sport, le sport… Je ne te cache pas que vers mes 10/12 ans, parfois, le dimanche après-midi, je me mettais devant l’aquarium et je reprenais Richard Cocciante ou Tracy Chapman. Je prenais le livret des CDs et j’apprenais les paroles par cœur. Je les chantais devant les poissons. J’avais un petit poisson qui s’appelait Ophélie et elle semblait contente ! (rires)

Tu me parles de Richard Cocciante et Tracy Chapman. Étaient-ce tes goût musicaux ou plutôt ceux de tes parents ?
Ma mère les écoutait beaucoup. Mais elle écoutait pas mal de trucs très différents. Ça allait du zouk de Kassav à Francis Cabrel en passant par Lionel Richie… C’est ma mère qui les écoutait, mais j’aimais beaucoup. Elle passait beaucoup de musique dans la voiture. La chanson « Elle a fait un bébé toute seule » de Jean-Jacques Goldman, c’est un truc que je n’oublierai jamais. Qu’est-ce que j’ai pu la souler avec ça ! Ce sont de bons souvenirs…

Célis - DRDonc, la musique t’a toujours accompagné.
Toujours. Au collège, je me souviens, les petites radio portables faisaient un carton, et j’ai été le premier à en acheter une pour pouvoir écouter Skyrock et compagnie. Il a toujours fallu que j’aie une petite note dans l’oreille. La musique, c’est vraiment mon truc.

Tu m’as cité pas mal d’artistes qu’on écoutait chez toi, mais qui étaient réellement tes idoles ?
Michael Jackson, bien sûr. Après , il y a eu Admiral T, que j’ai pas mal écouté et je me suis d’ailleurs beaucoup imprégné de ce qu’il a fait. J’adorais Lionel Ritchie également. C’étaient eux trois mes idoles. On peut peut-être leur ajouter Jean-Jacques Goldman qui a vraiment une plume de dingue…

Que va-t-il se passer maintenant, tu prépares ton album, tu pars sur scène… Mais y a-t-il un nouveau single prévu ?
Il arrive. Ça ne va pas trop tarder à arriver dans vos oreilles. Mais en attendant, je bosse sur l’album et sur des covers aussi. Quand je suis chez moi, j’adore faire des covers. J’appelle un de mes potes, je lui demande de me faire un morceau sans R’n’B, sans beat rien de tout ça. Il me le fait et je bosse de mon côté. Après, on le mets sur le net. Il y a un assez bon retour, donc ça me fait plaisir. La prochaine cover, ce sera une de « Roll Up » de Wiz Khalifa.

C’est chouette de poster des covers sur le net, parce que ça montre aussi d’autres facettes de toi.
Oui, parce que ça allie les chansons que j’écoute et ce que j’aime faire, c’est-à-dire du zouk, du R’n’B… Wiz Khalifa, c’est un chanteur de hip hop rap, et le refaire en zouk, je trouve ça pas mal. « Hold You », c’était du Reggae/dancehall, et pareil, je trouve que ça sonne pas mal du tout en zouk. Ça montre aux gens ce que j’écoute et ce que j’aime faire. C’est une façon de parler un peu de moi, en fait…

Propos recueillis par IdolesMag le 7 septembre 2011.

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