Interview de Amanda Lear

Propos recueillis par IdolesMag.com le 30/06/2011.
© Reproduction, même partielle, interdite sans autorisation écrite de IdolesMag.com.

 

IdolesMag fait peau neuve et change d'extension ! (le .com devient .NET)

-> Retrouvez nous sur IdolesMag.NET

 

Amanda Lear - DR

Amanda Lear sera sur tous les fronts en cette rentrée 2011! Elle sera sur les planches, et jouera « Lady Oscar » au Théâtre de la Renaissance, aux côtés de Sébastien Castro et Alban Lenoir. Elle sort un album dont le premier single, « Chinese Walk » donne le ton. Elle est également l'égérie de la réédition du « sac 69 » de Paco Rabanne. Il ne nous en fallait pas plus pour aller à la rencontre d'Amanda pour qu'elle nous parle de cette triple actualité. C'est avec un plaisir non dissimulé que nous avons réalisé cette interview, Amanda n'a pas sa langue en poche! Rencontre avec Amanda Lear, qui aimerait que les Français se souviennent un peu qu'elle a été chanteuse avant d'entamer sa carrière à la télé, la radio et au théâtre...

IdolesMag : Qu'est-ce qui vous a donné envie de ressortir un disque?

Amanda Lear : J'ai rencontré un super compositeur qui s'appelle Marin, qui est un peu fêlé, un peu dépressif et qui vit en Bretagne dans un phare. Il m'a approchée et j'ai trouvé qu'il avait un talent fou. Il m'a joué au piano différentes choses... c'est vraiment un virtuose! Il m'a proposé 5/6 titres que j'aimais beaucoup. Il me les a joués aussi avec son violon pizzicato. J'adore ce terme « Pizzicato »! Et ça changeait beaucoup de tous les morceaux qu'on m'a proposés depuis très longtemps. On me propose toujours du disco, du boum boum ou des machins comme ça. Et donc, ça changeait... et ça me plaisait! On s'est alors demandé ce que nous allions bien pouvoir écrire comme paroles... Je suis préoccupée par l'invasion chinoise, comme tout le monde d'ailleurs. Petit à petit, ils ont tout repris! On va tous devenir chinois. Et donc, je me suis dit qu'on pouvait écrire un truc rigolo sur ce thème. De là est née l'idée du clip, avec le petit Thibault Guérin qui m'a déguisée en chinoise. C'était très rigolo. Il faut d'ailleurs vraiment écouter « Chinese Walk » en regardant le clip.

Amanda Lear - Chinese Walk« Chinese Walk » a rapidement décollé... et pas qu'en France.

Bien entendu, je ne m'attendais pas du tout à un triomphe, mais curieusement, on a reçu des appels de Hong Kong très enthousiastes! Ils sont ravis qu'on parle d'eux, je pense! (rires) Le titre a beaucoup plu aussi dans les pays anglo-saxons.

Et en France? Quel accueil avez-vous reçu?

La France est toujours un peu derrière, parce que pour les Français qui aiment bien mettre des étiquettes, Amanda Lear, c'est toujours la télé ou les « Grosses Têtes ». Maintenant, c'est aussi un peu une actrice de théâtre! Ils oublient tout de même un petit peu que derrière tout ça il y a aussi une carrière de chanteuse... J'ai tout de même sorti 14 ou 15 albums, je ne sais plus et vendu quelques millions de disques. Mais ça, curieusement, les Français ont un peu tendance à l'oublier! C'est certainement le fait que je sois chanteuse, actrice, peintre, ... qui dérange. Donc, ils ne savent pas trop où me caser! (rires) Mais ce n'est pas grave, je m'en accommode tout à fait bien!

On aime bien mettre les artistes dans des cases...

Effectivement, d'ailleurs comme je le dis toujours, Jean Cocteau, lui on lui a permis de tout faire... Et vous savez ce qu'on me répond?

Non

« C'est normal! Lui, c'était un génie! » (rires) Ça fait toujours plaisir! Mais je connais plein d'acteurs et de chanteurs qui font d'autres choses à côté. Regardez Sylvester Stalone fait de la peinture, Macha Meryl fait de très bons livres de cuisine... On a envie de faire plein de choses qui nous intéressent. Mais mon premier amour, c'est la peinture. J'étais mannequin quand j'étais aux beaux-arts. Et puis, j'aime bien être actrice. Une chanteuse est d'abord une actrice. On joue une chanson sur scène, on la vit. Il y a pas mal de jeu d'acteur dans la chanson...

Amanda Lear - DR

Pour en revenir à la chanson, j'imagine qu'on vous propose toujours de rentrer en studio pour rechanter vos anciens titres disco...

Vous avez tout compris! (rires) Et ça ne m'intéresse pas du tout de rechanter disco. Pourquoi voudriez-vous qu'après 30 ans de carrière disco, je rechante disco ou que je remixe mes anciens titres? Même si c'est Bob Sinclar qui les remixe et leur redonne une couleur plus moderne. À quoi ça sert? Ce sont de vieux titres, pourquoi les remixer moderne? Laissons-les comme ils étaient il y a 20 ans.

Vous vouliez chanter de nouveaux titres en fait.

Oui. Je privilégie vraiment de travailler avec des jeunes gens, des gens qui ont la pêche et l'enthousiasme, qui ont envie de faire des nouvelles choses. On a eu des Australiens qui nous ont envoyé des titres en anglais. Vous savez, là-bas en Australie, mais aussi en Angleterre et en Italie, il y a encore des tas de jeunes qui adorent Amanda Lear, qui la découvrent. C'est encore une idole ou une icône! (rires) Et ça, c'est très intéressant... Mais tout cet enthousiasme qu'il y a autour de moi dans ces pays, je ne le trouve pas trop en France... Donc, je travaille avec ces gens-là.

Et donc, 5/6 titres par-ci, 2/3 titres par là... ça sent l'album, ça!...

Vous êtes drôlement futé, vous! (rires) On est rentrés en studio, et on vient juste de terminer un album qui sortira très bientôt. Il y aura une dizaine de titres plus effarants les uns que les autres sur un terrain sur lequel on ne m'attend pas. On m'attend certainement plus sur des reprises, ou en massacrant le répertoire sud-américain comme l'a fait une de mes collègues chanteuses! (rires) Mais, non, je veux faire des choses nouvelles que je n'ai pas encore faites jusqu'à présent, un peu plus rock et un peu plus électro. Et ça m'excite beaucoup.

Amanda Lear - DR

Il faut dire que reprendre « Follow Me » et tous les autres titres, ce n'est pas forcément super intéressant à la longue.

Pas du tout. C'est vrai que c'étaient de très bons titres, mais on ne peut pas passer toute sa vie à chanter tout le temps la même chose. J'aime bien prendre des risques. On me proposerait de faire un duo avec un rappeur très connu... Pourquoi pas? Il faut, dans la vie, prendre des risques. Je n'aime pas le côté train-train routine. Comme c'étaient des titres efficaces, ça marche toujours, mais il faut changer dans la vie!

Et donc, cet album aura des sonorités très électro. Mais y aura-t-il un peu d'acoustique?

Il y aura  beaucoup d'électro. Un peu de rock aussi. On a trouvé un guitariste absolument génial, un Jimmy Hendrix français! (rires) Il est vraiment formidable. Et comme j'ai toujours eu envie d'aller vers des sons un peu plus rock'n'roll, ça tombait bien...

Il y a d'ailleurs un titre qui s'appelle « I Don't like Disco ».

Oui! (rires) Comme ça j'annonce la couleur! Assez du boum boum, assez du tagada tsoin tsoin fait en Allemagne. J'ai envie d'autres choses, d'autres sons. Des sons plus rock, plus agressifs, plus déchirants, plus méchants...

Et tout simplement plus nouveaux, aussi.

Bien sur. Il y a un titre qui est assez formidable avec des guitares un peu malsaines, qui fait un peu penser à Lou Reed. Et ça ce sont des choses qui me plaisent beaucoup et que j'avais très envie de faire.

Il y a aussi une chanson très chouette, c'est « La Bête et la Belle »...

C'est un beau titre. Ça me plaît beaucoup l'idée. C'est une chose un peu vécue... C'est à dire qu'après le concert, je rentre à mon hôtel toute seule et je fais du sexe au téléphone avec un mec qui me dit des horreurs! (éclats de rires) Je suis donc la belle et lui, c'est la bête! C'est un titre assez érotique...

Amanda Lear - DR

Vous avez travaillé avec Pierre Faa également.

Oui. Il m'a proposé une très jolie chanson. D'ailleurs, j'aime beaucoup son album! Vous savez, je suis prête à travailler avec des gens que je ne connaissais pas il y a dix minutes. Si on me fait écouter un morceau et que ça m'enthousiasme, pourquoi pas? Je suis complètement open!

Vous avez été longtemps sous contrat avec une maison de disques allemande... Ce devait être plus rigoureux!

Les Allemands ont toujours eu la volonté de vous mettre à la discipline et de dominer le monde. Ils m'ont beaucoup traumatisée. Il fallait absolument que je fasse ce que me disait ma maison de disques à Munich. Il fallait que j'obéisse. Je devais chanter les titres que eux me proposaient. Ils avaient décidé que je devais être la reine du disco et donc, dans chaque album, il fallait que je sois la reine du disco. Au bout d'un moment, j'en ai eu vraiment marre. J'ai donc rompu mon contrat parce que je voulais être libre. Je voulais essayer autre chose. Sinon, on est catalogué à mort, à vie, à chanter la même chose...

Et puis, vous connaissant un peu, obéir, ce n'est pas ce qui vous caractérise le mieux!

Voilà! (rires) J'ai un petit problème avec la discipline et tout ce qui est politiquement correct. Ça m'est un peu difficile. Je suis un peu rebelle sur les bords...

Est-ce qu'une scène, en tant que chanteuse, est prévue?

On n'arrête pas de me contacter à ce sujet. Il y a quatre / cinq jours, on m'a demandé d'aller chanter en Sibérie. Hier, c'était pour la Suède. Tout le monde veut me revoir sur scène. Mais aujourd'hui, avec les Lady Gaga, les Madonna ou les Kylie, les gens ont tellement vu de super shows, qu'on ne va pas arriver avec quatre misérables petits danseurs et leur faire 10 chansons. Si je remonte sur scène, je veux proposer un vrai show. Je n'ai ni le temps, ni les moyens, de monter un tel spectacle. J'aimerais beaucoup refaire une tournée mondiale, c'est certain... Mais ce n'est pas ce que je recherche. Je préfère faire du théâtre. Après, peut-être remonter un spectacle, mais un vrai spectacle comme il se doit, pourquoi pas? Mais ce n'est pas prévu. Le directeur de l'Olympia n'arrête pas de me faire la cour depuis au moins cinq ans pour que je me produise dans sa salle ne serait-ce qu'un soir. Ça fait un peu Line Renaud... Non, non! (rires)

Ça ferait pourtant plaisir à votre public de vous retrouver.

Oui! D'ailleurs de temps en temps, je fais des scènes. En Italie, deux, trois années de suite, je suis allée participer à un festival show, une méga production, devant 80 000 spectateurs. Il y a une super sono, de super lumières, des danseurs et tout et tout... Alors là, ça me fait plaisir. J'y suis encore allée l'année dernière chanter cinq/six titres. C'est vrai que je retrouve alors l'excitation et l'adrénaline d'être sur scène. Ça me plaît de voir ces milliers de spectateurs devant moi. Mais c'est quelque chose de très bien organisé. En France, on ne fait pas ce genre de festival ou de grand spectacle. C'est dommage.

En parlant de scène, vous serez à l'affiche de la pièce « Lady Oscar » au Théâtre de la Renaissance.

Oui! On a fait un tabac pendant trois ans avec « Panique au Ministère », à Paris et en Province. Ça fait deux mois que j'ai arrêté. Et donc, on vient de commencer les répétitions de « Lady Oscar » depuis un mois. C'est Guillaume Mélanie, qui avait écrit « Panique au Ministère » qui a écrit cette pièce pour moi. Maintenant, il me connaît bien. Il connaît mon humour, il sait comment j'aime balancer les vannes. Il sait aussi le genre de personnage que j'aime jouer. Donc, il m'a écrit un rôle sur mesure.

Justement, parlez-moi un peu de votre rôle.

C'est une femme complètement odieuse, une espèce d'Anna Wintour du « Diable s'habille en Prada », une papesse de la mode, une « madame je sais tout » à la tête d'un grand magazine féminin. C'est une vraie peau de vache à qui il va arriver une série de catastrophes complètement épouvantables dans une même journée. Donc, elle pète les plombs complètement. Et son pétage de plomb va durer deux heures. Je serai tout le temps en scène. Ce sera vraiment très drôle. En plus, elle vient d'arrêter de fumer, donc elle a des patchs un peu partout. (rires) J'ai signé pour un an! Et après, j'ai déjà signé au palais Royal pour une autre pièce, jusqu'en 2014. Et après, on verra...

Amanda Lear - DR

Vous êtes devenue une vraie comédienne aux yeux de beaucoup de personnes.

Là, je touche du bois, c'est un réel moment de bonheur depuis que j'ai réussi à conquérir le public de théâtre, parce que ça, ce n'est pas évident! J'avais mon public de télévision et de discothèque. Mais le public de théâtre, c'est vraiment autre chose. Ce sont des gens qui vont voir toutes les pièces, on ne peut pas tricher avec eux. Au théâtre, on ne peut pas faire de play-back. Et donc, ce public m'adore. Certains m'ont même dit qu'ils avaient enfin retrouvé une nouvelle comédienne de boulevard dans la lignée des Maria Pacôme ou Sophie Desmarets. Du coup, maintenant, les producteurs s'intéressent à moi. Parce que c'est comme ça que ça marche : jusqu'à présent, Amanda Lear, c'était ringard, elle travaillait en Italie et tout ça. Mais aujourd'hui c'est différent, les producteurs qui n'y croyaient pas au départ, voient les chiffres de vente à la billetterie. Ils se sont rendus compte qu'Amanda Lear remplissait un théâtre. Du coup, ils m'appellent tous, on me propose des pièces de théâtres, des films... on m'a même proposé une série télé sur TF1. C'est très curieux comment ça marche en France... Disons que « Panique au Ministère » m'a ouvert de nombreuses portes!! (rires) Maintenant, j'ai le loisir de choisir des rôles intéressants...

« Panique au Ministère » était tout de même votre toute première pièce de théâtre. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps avant de monter sur les planches?

Je me le demande moi-même! (rires) Parce que ça fait plus de dix ans qu'on me propose des pièces de théâtre. Jérôme Savary m'avait contactée, Bernard Tapie voulait faire une pièce avec moi il y a cinq ans. Comme j'étais très gâtée par la télévision italienne et que j'étais très bien payée, je n'avais jamais donné suite. Et puis, j'avais très peur du théâtre. J'avais peur de ne pas être bonne. Et soyons honnête, j'avais peur aussi d'être mal payée, parce qu'on n'est pas très bien payé au théâtre! Donc, j'ai hésité longtemps. Et je me suis lancée dans l'aventure il y a trois ans à la suite d'une rupture sentimentale. J'ai largué mon fiancé italien et donc, comme je ne voulais plus mettre un pied en Italie de peur de retomber sur lui, je me suis dit que la seule chose qui risquait de me bloquer complètement à Paris pendant un an, c'était le théâtre, puisque je suis obligée d'y aller tous les soirs. J'ai donc signé pour un an en étant certaine de ne plus mettre les pieds en Italie pendant un an. C'est parti comme ça sur un coup de tête... Et il y a des coups de tête qui marchent...

En plus, quand on vous voit sur scène, on a l'impression que vous avez fait du théâtre toute votre vie.

C'est ce que tout le monde me dit. Mais au départ, je n'y croyais pas trop. Je trouvais le rôle un peu ridicule. Je jouais une couguar qui fume, qui boit, qui se bourre la gueule, qui se tape des petits jeunes... Tout le monde me disait « c'est toi ma chérie! » et moi je répondais, « Mais pas du tout! » (rires) Je ne fume pas, je ne bois pas, je ne drague pas... (rires) Pour finir, on m'a convaincue que ce rôle était pour moi. Je me suis donc dit pourquoi pas? Et finalement, je m'en suis très bien sortie. C'est un rôle qui faisait beaucoup rire les femmes aussi. Il ne faut pas se les mettre à dos. Toutes me disaient qu'elles aimeraient être comme moi à mon âge! Vous avez remarqué, on rajoute toujours ça, « à son âge », « j'aimerais bien être comme elle... à son âge! ». On me vieilli un peu vite! (rires) Mais c'est important d'avoir un public féminin...

Amanda Lear - Lady Oscar

« Lady Oscar » est donc une pièce de Guillaume Mélanie. Mais qui allez-vous avoir à vos côtés?

Il y aura Sébastien Castro, qui est un super acteur que vous avez certainement vu aux côtés de Palmade dans « le Comique ». Il joue actuellement à la Gaîté Montparnasse, il est à mourir de rire. Il a une espèce de tête de croque mort que j'adore! Et il y aura aussi une bombe atomique, Alban Lenoir. Il joue mon coach... et quand il arrive pour me masser, il se déshabille et là... Ouh Ah! Des muscles, des tatouages... Waouw! C'est toujours bien dans une pièce qu'il y en ait pour tout le monde! Toutes les filles et les garçons du Marais vont être amoureux de mon coach, j'en suis certaine!

Vous êtes sur tous les plans, musique, théâtre et mode!... Vous êtes également l'égérie de la réédition du sac 69 de Paco Rabanne.

Oui! Alors ça, c'est vraiment sympa de la part de Paco. Quand j'étais mannequin, il y a quarante ans, je défilais pour Paco Rabanne et je suis restée copine avec lui. C'est un fou furieux, mais je l'adore. Là, il a pas mal vieilli, il a 80 ans passés, je l'ai vu hier et je l'ai trouvé un peu fatigué. Mais je l'adore. Il nous raconte toujours des choses effrayantes comme la fin du monde, etc... Quand je défilais pour lui, il aimait déjà choquer et provoquer. J'aime bien les créateurs qui n'ont pas froid aux yeux, qui aiment défier tout ce qui est politiquement correct. Quand Paco est arrivé avec ses robes métalliques avec lesquelles on ne pouvait pas mettre de bas, parce que ça les déchirait, avec lesquelles on crevait de chaleur parce que le métal chauffait... bref, ses robes étaient immettables..., il a révolutionné la mode. Maintenant, on redécouvre Paco 30/40 ans après en relançant son fameux « sac 69 » que tout le monde s'arrache. Et ils m'ont demandé d'être l'égérie de ce sac 69, j'ai accepté tout de suite. Je ne sais toujours pas pourquoi il a appelé son sac 69, mais ça c'est le grand secret de Paco Rabanne! (rires)

Vous avez toujours beaucoup aimé la mode.

Oui. Il y a Riccardo Tisci de chez Givenchy qui m'adore aussi. On a fait des photos et j'ai fait mes six pages dans Vogue cette année. Givenchy est aussi une maison pour laquelle j'avais défilé. C'est bien de garder des contacts avec le monde de la mode et de la couture. Ce sont des gens qui sont devenus très importants. L'autre jour au défilé Givenchy, j'étais assise à côté de Usher et Kanye West. Je me rends compte que de plus en plus, le monde de la musique est très lié au monde de la mode.

Amanda Lear - DR

Vous me parlez de stars Américaines, mais qui étaient vos idoles?

Quand j'étais petite, je trouvais Elvis Presley très sexy. Il avait des pantalons bien moulants, on voyait bien qu'il avait une grosse zigounette! (rires) Après, quand est arrivée toute la période rock'n'roll, j'étais très branchée Led Zeppelin, Rolling Stones, etc... J'habitais Londres et je fréquentais plutôt des rockers. Il y avait plein de gens que je trouvais merveilleux. Je n'aimais pas trop Bob Dylan, mais j'aimais beaucoup Donovan, lui aussi était très sexy. Aujourd'hui encore un de mes chanteurs préférés de cette période, c'est Harry Nilsson qui avait écrit « Midnight CowBoy » [Amanda chante]. Je trouvais qu'il avait une voix merveilleuse. C'étaient les idoles de ma jeunesse. Je n'ai jamais été très Johnny Hallyday, Clo Clo et tout ça... Comme j'habitais à Londres, je ne suivais pas trop les idoles françaises.

Et aujourd'hui, vous écoutez qui?

J'écoute un peu de tout sur mon Ipod, ça va de Barbra Streisand à Ben l'Oncle Soul. En fait, il y a un peu de tout, il y a aussi du Bob Sinclar, du jazz. J'aimais beaucoup les Scissor Sisters, je pensais qu'ils allaient devenir les nouveaux Pet Shop Boys, mais finalement ce n'est pas le cas! (rires)

Propos recueillis par IdolesMag le 30 juin 2011

-> Site officiel : http://www.amanda-lear.com/

 

IdolesMag fait peau neuve et change d'extension ! (le .com devient .NET)

-> Retrouvez nous sur IdolesMag.NET

 

+ d'interviews
 
Retour en haut