Interview de Amélie Morin

Propos recueillis par IdolesMag.com le 18/03/2010. © Reproduction, même partielle, interdite sans autorisation écrite de IdolesMag et/ou Dehmar SARL.



 Amélie Morin - © Photo OSIBO-Artwork OSIBO 2010

Très peu de chanteuses ont réussi à devenir « culte » comme Amélie Morin. Elle était « venue pour dire bonjour » au début des années 80, elle nous invite aujourd'hui à partir en voyage avec son nouvel album, « Astral Gramme », sorti en digital le 1er mars 2010, album que nous avons adoré. Lors de cette interview exclusive, nous aurons l'occasion de revenir sur les débuts de la carrière de chanteuse d'Amélie, mais aussi sur son parcours artistique très riche : Amélie fait beaucoup d'adaptations et de doublages, elle a notamment été la voix mythique de Candy. Amélie évoquera bien entendu la création de son nouvel album qui sonne comme une invitation au rêve sur des textes profonds et des thèmes graves. Amélie nous avouera aussi que le Prince des Collines est resté son meilleur ami... Quelle chance! Quand on discute avec Amélie Morin, elle nous emporte dans son univers si particulier, comme si temps avait été suspendu. Rencontre astrale et onirique avec une artiste profondément touchante, humaine, mais aussi drôle... et surtout extrêmement talentueuse! Merci, Amélie pour ces instants précieux...

IdolesMag : Vous avez vécu votre enfance au Canada. Que vous reste-t-il de ces années? Y avez-vous gardé des attaches?

Amélie Morin : Oh oui! J'y ai ma famille, mes amis... J'y ai tous mes premiers souvenirs d'école, ma première au théâtre, mes premières comédies musicales, mes premières télévisions. J'ai toute une vie là-bas encore. Ce sont plus que des attaches, on peut dire que c'est mon deuxième « chez moi »!

Dans quelles circonstances avez-vous rencontré Jean-Yves Luley?

Je quitte le Canada, je végète un petit peu... Ce n'est pas évident tous les jours. Et un jour, je me rends au Studio de Milan [NDLR : Studio fondé par Gérard Manset et Alain Kremski] pour enregistrer un jingle. Jean-Yves Luley qui était en train d'y enregistrer un album pour RCA cherchait une voix féminine. Comme j'étais là, j'ai fait un essai. Et donc, j'ai chanté sur son album une chanson qui s'intitule « J'y vois bien dans ta tête ». A partir de là, une collaboration s'est installée. Et puis, on a décidé d'écrire un album.

Comment est née la chanson « j'étais venue pour dire bonjour »? Pouvez-vous nous raconter l'histoire de cette chanson?

Elle est née de la constatation que j'étais un véritable « déclencheur de catastrophes »! Enfin... petites catastrophes!! (rires) C'est une vision que Jean-Yves avait eue de moi. Çà m'avait d'ailleurs fait beaucoup rire à l'époque. En même temps, pour moi, c'était amusant de jouer un personnage. C'était comme si j'interprétais un rôle. Disons que cette chanson est née du regard que Jean-Yves portait sur moi à l'époque.

Tout le monde se souvient de votre mine un peu boudeuse à l'époque et de votre univers enfantin. Y avait-il une volonté de votre part ou de celle de votre entourage artistique de créer un personnage à part?

Absolument pas! C'était tout à fait naturel. J'ai une formation de comédienne et donc, je prenais mes chansons comme des petites pièces, des petites comédies. C'était ma manière de les interpréter. Ce n'était pas du tout calculé d'avance. Je ne me disais pas à l'avance, « tiens, je vais faire çà ou çà ». Tout était naturel et c'était juste une question d'interprétation.

Vous avez sorti 2 33 Tours et quelques 45 Tours entre 81 et 84. Et puis « Silence Radio », si je puis me permettre, jusqu'en 2006. Pourquoi avoir laissé la chanson de côté à cette époque?

On peut le dire! C'était vraiment « Silence radio »! C'était une drôle de période. Il y a beaucoup de choses qui se sont passées dans ma vie à ce moment-là. C'était une période de mutation, de questionnement. Comme j'avais commencé très très tôt, j'ai éprouvé le besoin de vivre d'autres choses et d'aller voir ailleurs. Je ne voulais pas me laisser enfermer dans une case. J'ai donc fait beaucoup de doublages, pas mal de pièces à Radio France, etc... beaucoup de choses comme çà, mais toujours dans la branche artistique. En fait, c'est une partie de mon parcours... Vous savez, j'ai été élevée en Amérique du Nord où finalement, on fait de tout. On n'est pas cantonné à ne s'adonner qu'à une seule discipline. Ce n'est pas parce qu'on est chanteur qu'on le reste jusqu'à la fin de ses jours... En fait pour moi, quand quelque chose se présentait, si çà me plaisait, je le faisais!

Votre premier album « J'étais venue pour dire bonjour » est sorti au Japon. Avez-vous été visiter nos amis nippons?

Non, pas du tout, je ne suis pas allée au Japon. C'est assez incroyable d'ailleurs. Ce sont les Japonnais qui sont venus à moi. Ils m'ont filmée et ont réalisé par mal d'interviews, d'émissions, télé, etc... A l'époque, je trouvais çà rigolo!

Comment êtes-vous devenue la voix de la mythique « Candy »?

Avant de m'installer en France, j'avais doublé la première saison de Candy au Québec. J'avais doublé les 22 premiers épisodes. Or, en France, ces 22 premiers épisodes avaient été doublés par une comédienne, Sylviane Margollé, qui a épousé un Américain et est partie vivre au Etats-Unis. Tout ceci se passe donc au moment où je suis arrivée en France. Et donc, à ce moment la boîte de doublage m'a contactée pour me demander de faire la suite. J'ai donc doublé Candy sur 90 épisodes.

Entre nous, êtes-vous tombée amoureuse du « Prince des Collines »?

Non seulement, j'en suis tombée amoureuse, mais c'est toujours mon meilleur ami ! (rires) On ne s'est jamais quittés depuis ce temps-là! C'est incroyable, non?!...

Qui a eu l'excellente idée de sortir « Double Echo », votre intégrale en 2006 et sa réédition en coffret collector en 2009?

Il faut rendre à César ce qui appartient à César! C'est Christophe Renaud qui a travaillé avec Thierry Wolf qui est spécialisé dans les rééditions et les choses comme çà. C'est lui qui m'a mise en relation à l'époque avec toute l'équipe d'Osibo (Pierre-Alek et Lorenzo). Ils ont fait toute la communication au niveau de l'image et d'internet. C'est eux aussi qui ont fait la pochette et le site d'« Astral Gramme ».

Pouvez-vous en quelques mots nous expliquer qui sont les « Tam-Tam »? (Tribu des Admirateurs de la merveilleuse et tendre Amélie Morin)

Alors, çà quand on m'en a parlé... je suis tombée de ma chaise!! (rires) C'est incroyable. Les Tam-Tam, c'est la Tribu des Amoureux de la Merveilleuse et Tendre Amélie Morin. C'est très valorisant!Et très sympathique. Ce sont des inconditionnels qui ont monté cette petite association. Ils ont un blog et tout çà...

En 1982, vous montez pour la première fois sur scène, si je ne m'abuse, au « Forum des Halles » puis au « Printemps de Bourges ». Quels souvenirs gardez-vous de vos premiers concerts? Et du contact physique avec le public?

Le « Forum des Halles », c'était ma première expérience de chanteuse seule sur scène. J'avais déjà un peu l'expérience de la scène avec le théâtre, mais ici, en tant que chanteuse, j'en garde un souvenir extraordinaire. C'était une expérience d'une telle richesse... J'ai appris beaucoup de choses sur moi. C'est sur scène que l'on voit vraiment ce que c'est que ce métier dans son aspect le plus concret et le plus réel. On est empreint d'une vraie vérité. « Est-ce qu'on va pouvoir communiquer avec le public? »... Il n'y a pas de tricherie possible. C'était fabuleux et formidable.

Le 14 mars de l'année dernière, vous êtes remontée sur la scène de la péniche Marcounet à Paris. Quelles sensations avez-vous ressenties?

Là, c'était dans d'autres conditions, çà n'avait rien à voir. Des conditions beaucoup plus difficiles, mais c'était tout de même assez sympathique.

Peut-on espérer vous revoir sur scène dans un avenir proche? On nous a parlé d'un concert avant l'été...

J'ai fait de la scène pour les 60 ans d'Emmaüs avec l'album « Astral Gramme » et puis là, c'est un de mes très grands projets. Je suis en marche vers la scène. On est en train de mettre çà sur pied. Je ne peux pas trop rentrer dans les détails.

Nous allons parler si vous le voulez bien de votre nouvel album « Astral Gramme », le troisième de votre carrière. Qu'est-ce qui ou Qui vous a donné l'envie de refaire un album?

Un ras-le-bol ! (rires) Un ras-le-bol de je ne sais quoi. Il y avait des choses qui avaient besoin d'être dites. Je ne savais plus comment les dire... Au départ, c'était assez innocent. Je me suis un peu moquée de moi sur « Taille Small », qui est la première chanson que j'ai écrite. C'est d'ailleurs la seule que j'avais écrite. Au départ, je n'avais pas du tout l'intention de faire un album. J'ai écrit trois textes. On m'a dit que c'était vachement bien. Alors je me suis dit « Tiens, et si je faisais un CD 2 Titres ? Voyons petit pour commencer, puis on verra après... ». J'ai alors recontacté Alain Goldstein avec qui j'avais déjà travaillé. Nous ne nous étions pas revus depuis très très longtemps. Je suis allée chez lui et je lui ai montré mes trois textes. Il a trouvé çà sympa et a commencé à travailler dessus. Il m'a composé des musiques qui collaient parfaitement bien et puis on s'est pris au jeu! Et toutes les semaines, je lui ramenais un nouveau texte sur lequel il faisait une musique. On en a fait comme çà six. Et au bout de la sixième, je lui dis « Tiens, fais-moi écouter des musiques à toi ». C'est là qu'il m'a fait écouter « A côté de la Lune » « Il suffirait de... ». Il avait donc quelques musiques sur lesquelles j'ai écrit des textes. Ensuite, Alain a trouvé quelqu'un pour co-produire l'album et tout s'est fait très simplement, le plus naturellement du monde. Ensuite, je suis rentrée en studio et tout s'est fait très rapidement finalement. Entre le moment où j'ai commencé à écrire, en septembre, et celui où je suis rentrée en studio, en juin de l'année suivante, tout a été très rapide. Je n'avais franchement pas calculé de refaire un album. Et tout s'est enchaîné complètement naturellement.

Si « Astral Gramme » devait rentrer dans le dictionnaire, quelle définition lui donneriez vous?

Un petit iota de merveilleux et un gramme de ciel.
L'album est assez lourd de par les thèmes abordés. Le titre « Astral Gramme » permettait d'alléger un peu les thèmes abordés. Il permet aussi de ne « pas faire peur » au premier abord.

Effectivement, les thèmes abordés sont très lourds, mais musicalement, l'album est très enjoué.

Effectivement, on a ce contraste... de ce que je suis d'ailleurs. C'est probablement ma marque de fabrique! Mais même quand on me voit, il y a toujours une chose et son contraire. C'est ma nature profonde. D'ailleurs, je suis gémeaux, çà doit jouer un peu...
Dans « Astral Gramme », je parle d'infidélité, je parle de rupture, de harcèlement au travail... Je parle de différentes choses sur des musiques et des arrangements extrêmement légers. C'est ce que j'aime en fait : parler de choses graves légèrement. Je pense que c'est peut-être la meilleur façon de faire passer un message. Même dans la vie en général. Il ne faut pas être trop pesant...

Question déco à présent : Quand vous êtes au désespoir, préférez-vous la soudure ou le marouflage?

Franchement, je préfère la soudure... çà fait des étincelles!! (rires)

Astral Gramme d'Amélie Morin - © Photo OSIBO-Artwork OSIBO 2010

Il y a tout un travail magnifique qui a été fait au niveau de la pochette d'« Astral gramme ». Qui a eu cette idée?

C'est toute l'équipe d'Osibo : Pierre-Alek, Lorenzo et Arnaud. Ils ont été extraordinaires. Tout le concept vient d'eux. Lorenzo a fait les maquettes, Pierre-Alek a donné la direction à suivre. On a fait des photos. A l'intérieur, on me voit, mais la pochette est un dessin fait à partir d'une photo qu'ils ont retravaillée. Ils ont essayé de créer un univers très coloré, toujours en contraste avec les thèmes relativement noirs de l'album. On a voulu une pochette très colorée, très vivante et très tonique! Ce sont eux aussi qui ont fait le site internet (http://www.amelie-morin.com/index-astral.php). Ils se sont occupés de tout ce qui était communication par l'image... Il sont vraiment fabuleux!

Les papillons ont-ils une signification particulière pour vous?

Un papillon, c'est éphémère. Çà a une forme de légèreté. C'est beau. Çà ne vit pas longtemps. Çà volette dans le ciel. Çà incarne le côté poétique que j'ai voulu amener dans toute cette lourdeur.

« Astral Gramme » est sorti en édition physique fin 2008 et en digital le premier mars 2009. Quel regard jetez-vous sur l'évolution de votre métier du vinyle au mp3?

C'est une évolution qui semble logique. On peut être nostalgique du support physique, parce que le mp3, çà reste virtuel. Je suis cependant vraiment heureuse que l'album existe physiquement et que l'on puisse se le procurer. Maintenant, le MP3, c'est l'évolution. Mais il faut que tout le monde s'y retrouve, et notamment les artistes. Il faut qu'on continue de nous permettre de créer, parce que là... on n'a plus vraiment les moyens! Mais il n'y a rien de dur. Tout évolue inéluctablement et c'est normal. L'évolution a déjà eu lieu quand on est passé du vinyle à la cassette, et au CD...

Mais à cette époque, on avait encore un support physique, qu'on n'a plus maintenant...

Je pense que le public aura besoin à un moment donné d'un support physique. Parce que c'est vrai que le virtuel, c'est génial, c'est formidable, c'est pratique... Mais trop de virtuel tue le virtuel. Le numérique est un moyen de diffusion extraordinaire, mais, moi, mon seul soucis, c'est que çà tue la création. C'est ce qui me tracasse dans le numérique. Parce que autrement, je ne trouve pas que çà soit triste. Il faut faire avec. C'est l'évolution. En fait, je n'aime pas trop la nostalgie... Maintenant, il faut voir comment tout ceci va être exploité et les moyens qui vont être mis en oeuvre pour protéger les artistes...

Avez-vous déjà eu envie d'écrire pour d'autres artistes? Si oui, lesquels?

Oui! J'ai déjà beaucoup écrit pour le doublage. J'ai fait beaucoup d'adaptations pour des films et des séries Américaines. C'est donc un exercice que je connais bien. C'est un exercice très difficile d'ailleurs.
Franchement, je n'ai jamais écrit de chansons pour un autre artiste, mais c'est quelque chose qui me plairait beaucoup.

Quels sont les artistes que vous aimez le plus? De qui vous sentez-vous proche?

Ceux qui me touchent. Pas forcément ceux qui me ressemblent. Mais ceux qui arrivent à m'émouvoir. Il faut que je puisse me sentir proche d'eux.
Dans la chanson Française, il y a Calogero.  Je le trouve grandiose de par ses textes et ses mélodies.
Il y a aussi Zazie que j'adore énormément.
J'aime beaucoup le jazz aussi. Je suis assez éclectique dans mes goûts, en fait. J'aime tout un tas de choses.
Au niveau des univers, j'ai été bercée par la musique que mes parents écoutaient : Brel, Brassens et compagnie. Je suis très sensible aux mots (maux?). Les mots, pour moi, c'est quelque chose de très puissant. Alors, quand en plus, ils sont soutenus par un talent musical évident... çà prend des proportions énormes.
Je suis émue par la vérité et la sincérité. J'aime quand les artistes travaillent avec leur coeur. Et je me sens proche d'eux dans ce sens là.
Parce qu'ils me touchent... c'est pour çà que j'en suis proche... S'ils étaient loin, ils ne me toucheraient pas! (rires)

Amélie Morin - © Photo OSIBO-Artwork OSIBO 2010

Quel est le dernier CD que vous avez acheté?

J'ai acheté dernièrement « Melody Nelson » de Gainsbourg. C'est un vieil album, mais je ne l'avais pas en CD. J'ai aussi acheté le dernier album de Prince, que j'adore, celui de Norah Jones aussi...
Il y a aussi une chanteuse de jazz qui s'appelle Madeleine Peyroux que j'adore et qui est extraordinaire. J'aime aussi beaucoup découvrir des artistes pas super connus dans le jazz et autre...

Quel est votre livre de chevet actuellement?

« La divine matrice » de Gregg Braden. C'est un livre sur la physique quantique.

Quels sont vos auteurs préférés?

Maupassant! Je suis une fan inconditionnelle de Maupassant! Quel langage! Quelle imagerie! C'est bien simple, quand je lis Maupassant, je sens les odeurs de ses descriptions, le goût de ses aliments, je vois les personnages... C'est tellement bien écrit! Je suis vraiment fan et depuis très très longtemps. Ses récits me touchent énormément. Il a un énorme talent, il est grandiose!
A côté de Maupassant, je lis beaucoup de livres de philosophie, je suis assez branchée la-dessus. J'aime beaucoup les livres qui traitent de spiritualité aussi.
J'ai beaucoup aimé Tolkien aussi à l'époque avec le « Seigneur des Anneaux ». J'aime beaucoup toute la littérature fantastique en général.
J'ai beaucoup aimé Paulo Coehlo aussi.
J'aime beaucoup d'auteurs en fait!

Après la sortie d' « Astral Gramme » en digital, la préparation d'une scène... Quels sont vos autres projets pour 2010?

C'est déjà beaucoup. Surtout le spectacle qui va me prendre beaucoup d'énergie et beaucoup de temps.
Je suis aussi en train de terminer le doublage et l'adaptation de la cinquième saison de la série américaine « Weeds ». Je le fais avec une autre auteure, Vanessa Chouraqui.
Mais mon plus grand projet cette année, c'est de monter sur scène. Il faut que je me maintienne en forme et que je fasse de la gym tous les jours! (rires)

En presque 30 ans et seulement trois albums, vous êtes devenue une artiste culte. Comment expliquez-vous çà?

Je ne me l'explique pas du tout. Ce n'est pas de mon fait. Je n'ai jamais pensé que je deviendrais culte!! Bientôt, je me ferai empailler! (rires) ce sera vraiment sympa!!

Et qui est vraiment l'énigmatique Amélie Morin?

Et bien, je cherche encore. Je pense que je pourrais vraiment vous répondre lors de mon dernier souffle. Pour l'instant, je m'étonne encore de moi-même, de mes choix, de mes directions. J'avance comme je peux, en fait. J'essaye en tout cas de rester sincère. C'est tout ce que je peux vous dire sur moi au jour d'aujourd'hui.

Enfin, je vais vous donner quelques mots, pouvez-vous nous dire ce qu'ils évoquent instinctivement pour vous :

Cloclo et Bibi
Les vacances!... avec Claude Léveillée et Gérard Manset... C'est loin tout çà! [NDLR : en 1973, Amélie participe avec sa maman à ce fameux disque « Cloclo et Bibi en vacances »]

Côte Ouest
Je râlais parce que je n'aimais pas mon personnage! [NDLR : Amélie a doublé le personnage de Olivia Cunningham Dyer, jouée par Tonya Crowe)]

Colifichet
Le jour où j'ai dansé dans la rue entre Notre-Dame et Beaubourg. Çà ne m'était jamais arrivé, c'était la première fois...

Mimi Cracra
... l'eau elle aime çà! (rires) C'était très amusant à faire!

Naftaline
Ils ont fait les dessins sur ma bouche. C'était assez marrant aussi. C'était un drôle de petit personnage.

Drôle de Dream
c'est un peu mon existence...

Terry
« Le prince des collines »! [NDLR : Nous dit-elle avec la voix de Candy]. C'est Thierry Bourdon, mon meilleur ami.

Potager
« Le Potager », c'est une pure vengeance cruelle et méchante. Mais qui fait tellement de bien! [NDLR : « Le Potager » est une chanson qui figure sur « Astral Gramme »]

Taille Small
C'est une façon de me moquer de moi dès que je prends 300 grammes! Et que j'en ai assez et ras-le-bol de penser à çà. C'est vraiment une façon de me moquer de moi!

Bazooka
C'est une chanson qui a été écrite il y a très longtemps et qui malheureusement est toujours d'actualité. Les armes ont changé, mais le fond reste le même, et c'est assez désolant.

Propos recueillis par IdolesMag le 18 mars 2010

-> Biographie d'Amélie Morin
-> Astral Gramme d'Amélie Morin

-> www.amelie-morin.com






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