Interview de Pascale Borel

Propos recueillis par IdolesMag.com le 25/03/2011.
© Reproduction, même partielle, interdite sans autorisation écrite de IdolesMag.com.








Pascale Borel © Pierre & Gilles

Pascale Borel, égérie du groupe Mikado dans les années 80, revient sur la scène du Sentier des Halles le 25 mai prochain. Un concert au cours duquel elle présentera, entre autres, de nouvelles chansons extraites de son deuxième album solo à paraître cette année. Nous avons pu écouter en avant-première ce nouvel album, qui devrait s'appeler « Moyennement Amoureuse » et pouvons vous dire qu'il est le digne successeur de « Oserais-je t'aimer? » sorti il y a 6 ans déjà. Au cours de notre entretien, Pascale reviendra sur ce nouvel album et sur cette date au Sentier des Halles, mais aussi sur l'aventure Mikado, qui reste aujourd'hui encore un groupe culte. Pascale ne manque pas d'humour, inutile de dire que nous avons pris un plaisir non dissimulé à l'interviewer...

IdolesMag : Vous allez être sur la scène du Sentier des Halles le 25 mai prochain. Êtes-vous excitée par ce rendez-vous?

Pascale Borel : Extrêmement excitée et particulièrement contente... Parce que ça fait un petit moment que je n'ai pas fait de concert toute seule. Ça doit faire un an et demi au moins. Et puis, je suis vraiment heureuse de présenter de nouvelles chansons que je n'ai encore jamais chantées sur scène. Il y aura aussi des anciennes bien évidemment. Mais je chanterai la plupart des chansons qui formeront le prochain album.

Aimez-vous « tester » vos chansons sur scène?

J'aime beaucoup! D'abord, je trouve que ça donne une approche différente de la chanson. Même si elle est déjà enregistrée et que la version définitive est gravée, je trouve que la chanter sur scène lui donne une autre dimension. La réaction du public est parfois très différente de celle que j'imaginais en l'enregistrant! Donc, ça m'est arrivé de temps en temps d'enregistrer une nouvelle version de la chanson, parce qu'elle avait été reçue de telle ou telle manière par le public. Et je la rechante différemment. Après, il y a aussi des raisons purement techniques. Par exemple, si on accélère le tempo d'une chanson sur scène, il arrive qu'elle tourne mieux, ou vice-versa. C'est une chose que j'aime beaucoup, dévoiler mes chansons en primeur sur scène!

Pascale Borel © Jérémie Lefèbvre

J'imagine aussi que quand le public découvre une nouvelle chanson sur scène, son écoute est très différente.

Complètement! J'ai la chance d'avoir un public qui me connaît un tout petit peu et qui m'est assez fidèle... donc, quand ils entendent une chanson qu'ils ne connaissent pas du tout... ils sont dans un autre état! C'est très agréable cet effet! (rires) À l'Essaïon, ça m'était arrivé en chantant « Rater ma Vie », qui sera d'ailleurs sur le prochain album. C'était la première fois que je la chantais en public, et c'était génial! (rires) Les gens réagissaient tout de suite à chaque phrase. C'était vraiment chouette. Quand on maquette une chanson et qu'on l'enregistre, il y a la part d'interprétation que je me fixe dans ma tête. Mais je ne me rend pas compte de l'effet que la chanson peut faire sur les gens qui l'entendent en direct. Donc, l'approche est différente. Là, d'ailleurs, pour le concert au Sentier des Halles, j'ai vraiment fait attention d'en garder quelques unes que personne ne connaît, pour avoir le plaisir de les faire découvrir au public.

Quelle formation allez-vous avoir?

Nous allons avoir une formation assez importante! Nous allons être six sur scène. Il va y avoir un percussionniste (Philippe Casabianca), un guitariste bassiste (Eryk Amah), une flûtiste (Marie Lefebvre) et un clavier (Matu). Sans oublier Jérémie [Lefèbvre] qui est mon auteur compositeur, mon producteur et directeur artistique. Il viendra certainement jouer de la guitare basse sur certains morceaux.

Pascale Borel - Droits Réservés

C'est chouette d'être dans une formation un peu plus grande.

Ouais! C'est vraiment chouette. Et nous pouvons nous le permettre parce que la scène du Sentier des Halles est finalement, pas super grande, mais suffisamment pour contenir six personnes. Dès que je peux avoir cette formation, c'est ce que je préfère. Dans les concerts qu'on me propose, j'essaye toujours en priorité d'avoir une formation complète. Après, il est toujours possible de jouer en acoustique à trois, guitare-voix-percu, mais je vous avoue que je trouve ça un peu frustrant.

L'énergie est différente.

Très. Alors, bien entendu, on peut sans aucun problème adapter une formation acoustique sur certaines chansons. Sur les chansons les plus intimistes, ça passe très bien.

Sans dévoiler de surprises, pouvez-vous m'en dire un tout petit peu plus sur ce qui va se passer?

Il y aura un ou deux duos avec Jérémie. Mais je ne pense pas avoir d'invité extérieur cette fois-ci. Les derniers concerts que j'ai faits, il y avait des invités. Ici, j'ai eu envie de faire cette scène toute seule. Peut-être que je me trompe, mais je pense que c'est aussi une demande des gens qui viennent me voir régulièrement sur scène. Je pense qu'ils seront contents de me retrouver un peu toute seule.

Vous avez un public très très fidèle...

Je crois oui... [dit-elle tout timidement] Mais vous savez, je ne fais pas beaucoup de concerts non plus...

... Vous ne sortez pas non plus énormément de disques!

Non, effectivement! (rires) Mais malgré ça, ils sont patients, et ils sont toujours là quand je fais quelque chose. J'ai beaucoup de chance d'avoir ce public... Beaucoup...

Pascale Borel © Michel AmetEst-ce un choix de sortir peu d'albums?

Pas vraiment. Parce que j'aimerais en sortir un tout petit peu plus souvent. Ce qui est ennuyeux en sortant peu de disques, c'est qu'on a assez vite l'impression qu'on chante toujours les mêmes vieilles chansons. Et on a envie de passer à autre chose tout de même. Là, par exemple, on est dans une période où on commence à réécrire de nouvelles chansons. On pense déjà au troisième album, alors que le second n'est même pas encore sorti. Mais bon, en même temps, il ne faut pas non plus sortir des albums à tour de bras. Un album tous les deux/trois ans, ce serait pas mal... Mais tout dépend des périodes, nous ne sommes pas des machines. Parfois, on va écrire cinq chansons d'affilée et puis ne plus rien faire pendant deux mois.

Comment vivez-vous la sortie d'un album? Comme une petite mort ou plutôt comme le début d'une nouvelle aventure?

[Pascale réfléchit] Une petite mort, c'est peut-être tout de même un peu fort! Mais je pense qu'il y a un peu de ça, pour être sincère. En tout cas, le moment où l'album sort, c'est un moment où je lâche prise. Il devient quelque chose qui appartient complètement aux autres, qui ne m'appartient plus. Même si paradoxalement ça va être le moment où je vais être le plus exposée et où je vais le plus en parler, pour moi, dans le fond, je suis déjà passée à autre chose. Mais ce qui est intéressant, c'est d'avoir le ressenti des autres.

Quand va-t-il sortir ce deuxième album?

(rires) Alors... il devrait sortir courant 2011. Je ne peux pas encore être précise sur les dates, mais avant la fin de l'année, il devrait être dans les bacs... j'ai un manager depuis très peu de temps et je suis très contente car c'est lui qui va s'occuper de cette sortie. Essayer de trouver un label, etc... C'est très compliqué tout de même. Je suis heureuse d'avoir trouvé un manager, parce que c'était très compliqué pour moi de m'occuper de tous ces problèmes qui ne sont pas artistiques. C'est quelque chose que je ne faisais pas bien.

Chacun a son métier! Le marketing et l'artistique sont deux choses complémentaires sur un projet, mais très différentes l'une de l'autre.

Complètement. Et je ne suis pas très douée pour le marketing... (rires)

Justement, parlons-en de ce deuxième album que nous avons pu écouter... Il y a une chanson qui s'intitule « J'ai 18 ans », qui fait un peu écho à « 12 ans » qui était sur votre précédent album sorti il y a 6 ans aujourd'hui... Donc, question timing, il est vraiment temps qu'il sorte...

(rires) Ah la la... C'est vrai, ce que vous me dites... Je ne l'avais même pas remarqué!

Ah bon? Vous connaissant, je pensais que c'était un peu fait exprès... (rires)

Ce n'était pas voulu au départ. Parce que je ne parle pas de la même personne! Il faut que je fasse attention dans les chansons du troisième album, alors... parce que si je chante « 24 ans », je devrai encore attendre 6 ans!! (rires) [Pascale chantonne « 24 ans » sur la mélodie de « 18 ans »]

Vous aviez déjà chanté « Moyennement Amoureuse » en duo avec Lio, le titre figurait d'ailleurs sur son album « Je garde quelques images pour mes vies postérieures ». Ici, la chanson se retrouve en solo...

Je l'avais déjà chantée toute seule en concert. C'est Lio qui a eu envie que nous la chantions en duo à l'Essaïon. Elle a eu raison. Parce qu'elle trouvait qu'il y avait une dimension un peu universelle dans cette chanson-là, qu'elle s'adressait un peu à tout le monde. Donc, la faire en duo en se renvoyant chaque phrase l'une à l'autre, c'était assez intéressant. Ça fonctionnait bien. Et cette chanson va d'ailleurs certainement aussi donner son nom à l'album...

Sur votre site internet, il est pourtant noté « L'album qui n'a pas encore de nom »...

Rhoooo... C'est vrai aussi! Mais je pense sincèrement qu'il s'appellera « Moyennement Amoureuse » tout de même! Parce que je pense que c'est une chanson qui ressort dans les nouveaux titres. Les gens qui ont écouté l'album m'en parlent assez souvent. Elle a l'air de marquer les gens un peu plus qu'une autre.

C'est un peu comme dans le précédent album, « Oserais-je t'aimer? »... « Douze ans » a un peu fait l'unanimité.

Oui, effectivement. C'était celle qui ressortait le plus. Elle m'a donné l'impression de toucher le plus grand nombre de gens. Les femmes se sont senties concernées par le côté maternel, l'adolescence qui commence aussi. On m'a beaucoup parlé de cette chanson. Et c'est drôle parce que ça rejoint un peu ce je vous disais tout à l'heure, à savoir que quand l'album est sorti, il ne m'appartient plus. C'est la chanson pour laquelle j'ai eu le plus de mal à l'enregistrement. J'ai mis du temps à me sentir bien dans cette chanson et à pouvoir jouer le rôle de la mère. Pourtant, j'étais mère d'adolescents à cette époque-là. Mais ça a été difficile de trouver l'interprétation qui fallait.

Vous avez des garçons, vous, je pense?

Oui! (rires) C'est peut-être pour ça que c'était un peu difficile, vu que je m'adresse à une fille... Et bizarrement, c'est celle qui a touché le plus. Est-ce parce que c'est un titre qui m'a demandé plus de travail que les autres? Que le résultat final est plus réussi? Je ne sais pas... On ne le saura jamais...

Sur le nouvel album, il y a aussi un duo avec Valérie Lemercier, « J'ai un mari ». Vous connaissez-vous depuis longtemps?

Pas très. Enfin si, on se connaît depuis longtemps, du moins, on se croise depuis longtemps, depuis l'époque Tricatel. C'est l'époque où elle a sorti son premier album. Nous nous connaissons depuis le début des années 90, mais pas bien du tout. Quand on a cherché qui pourrait chanter ce duo avec moi, Valérie Lemercier s'est imposée assez vite en fait. Je n'avais pas son contact direct, mais je me suis débrouillée pour l'avoir. Je lui ai donc envoyé la chanson et dans la journée elle a tout de suite accepté. C'était super! Elle a été partante tout de suite. Pourtant nous ne nous connaissions pas bien du tout. Elle connaissait bien entendu Mikado, et elle avait travaillé avec Grégori Czerkinsky. Ça m'a fait très plaisir qu'elle soit partante tout de suite. Je pense que la chanson lui plaisait et que ça l'amusait de le faire.

Vos deux univers collent très bien ensemble.

Elle dit tout le temps qu'elle n'est pas chanteuse, qu'elle est comédienne. Elle est toujours un peu inquiète là-dessus, mais moi je trouve que c'est une vraie chanteuse. Elle sait très bien interpréter les chansons. Et cerise sur le gâteau, elle est extrêmement professionnelle. Elle est d'une rigueur et d'une précision exemplaires.

Vous faites deux reprises sur ce nouvel album : « You Can Leave Your Hat On » de Joe Cocker et « Baby One More Time » de Britney Spears. Vous sentez-vous plus proche de Joe ou de Britney?

(éclats de rires) C'est difficile comme question... Le choix est difficile! Mais je vais tout de même vous répondre Britney.

Plus sérieusement, comment avez-vous choisi ces deux titres?

Dans un cas comme dans l'autre, le choix s'est fait par rapport à la mélodie. En fait, jusqu'à présent, lorsque nous avons choisi de faire une reprise d'un titre, c'est essentiellement par ce qu'il y avait quelque chose dans la mélodie qui ne ressortait pas forcément dans la version originale. C'est un choix artistique qui est fait en fonction de la mélodie. Ça s'est fait de la même manière pour « Into the Groove » de Madonna, sur le précédent album.

« Baby One more Time » de Britney est devenu un duo.

Oui, nous trouvions que ça collait bien à un duo. C'était amusant de faire à deux.

« You Can Leave Your Hat On », vous l'aviez déjà chantée sur scène.

Oui. Nous l'avons  jouée sur scène, à la Scène Bastille. J'avais deux musiciens, un guitariste et un flûtiste. Et nous avions eu l'idée d'habiller la chanson avec un visuel un peu drôle, avec deux garçons qui faisaient un strip-tease. C'était rigolo. J'aime bien faire des petites mises en scène ponctuelles comme ça sur un spectacle.

Pascale Borel © Jérémie Lefèbvre

Ce sera votre tour au Sentier des Halles...

Pour le strip-tease?

Oui.

Mais bien sûr!! (rires)

Vous avez toujours fait pas mal de reprises. Il y a eu aussi à l'époque de Mikado « Attends ou va-t-en » de France Gall et « Les Enfants du Pirée » de Dalida...

C'est une très jolie chanson, « Les Enfants du Pirée ». Ça fait d'ailleurs très longtemps que je n'ai plus réécouté la reprise que nous avions faite avec Mikado. Mais vous savez, j'aime assez faire des reprises en général...

Aviez-vous des idoles quand vous étiez ado?

Ah oui! David Bowie! Le tout premier disque que j'ai dû acheter, c'est « Aladdin Sane ». On était en 1973/1974. Je suis aussi allée voir pas mal de concerts de lui. Et après Bowie, il y a eu Prince. Ce sont eux mes deux idoles.

Étiez-vous du genre à mettre des posters dans votre chambre?

Ah oui! Tout à fait! Du genre à en mettre partout, même... Et du genre à écouter les albums en boucle aussi!! (rires)

Dans quelles circonstances avez-vous rencontré  Grégori [Czerkinsky] ?

Lorsque je suis arrivée à Paris, au début des années 80, j'ai commencé à faire de la musique avec un chanteur qui s'appelle Lala, qui est le frère d'un copain à moi, Didier Lestrade. Il m'a présenté son frère aîné qui était chanteur et qui commençait à faire des petits concerts underground dans Paris. J'ai donc commencé très vite à faire des concerts avec Lala. Nous étions deux choristes, les Lalettes. Et un jour, Grégori est venu remplacer le batteur, donc lui aussi est rentré dans le groupe de Lala. Nous nous sommes rencontrés comme ça. Et nous avons commencé à faire de la musique ensemble. Il avait déjà dans l'idée de composer des chansons, et comme j'écrivais des textes, on a commencé à écrire des chansons ensemble. On était vers les années 83... et le premier album de Mikado est sorti  quelques années plus tard.

Vous avez eu avec Mikado un joli succès au Japon. Était-ce un hasard ou bien était-ce voulu?

C'est un hasard total. Nous n'y pensions pas du tout... Il faut savoir que « Mikado », c'est le nom de l'empereur au Japon. Quand on a décidé de nous appeler Mikado, beaucoup de gens nous ont mis en garde en nous disant qu'avec un nom comme ça il ne fallait pas espérer percer au Japon! Comme nous n'y pensions pas, on se moquait de ce qu'on nous disait... Et le fin mot de l'histoire c'est que nous avons commencé à avoir du succès là-bas. En fait, c'est dû à un concours de circonstances. Le petit label belge sur lequel nous avions signé le premier album, « Crépuscule », avait été contacté par un organisateur de concerts au Japon afin de trouver deux ou trois groupes belges pour aller faire un petit festival et une petite tournée là-bas. Nous faisions partie des groupes sélectionnés, même si nous n'étions belges ni l'un ni l'autre. Et c'est parti comme ça... Une fois là-bas, le public japonais s'est avéré particulièrement sensible à la musique que nous faisions. Donc, tout s'est fait par hasard...

On ne va pas retracer toute l'épopée de Mikado, mais je ne peux pas faire l'impasse sur l'imagerie de Mikado, que l'on doit à Pierre & Gilles. Comment les avez-vous rencontrés?

Je connaissais leur travail, parce que j'aimais beaucoup ce qu'ils faisaient. Ils avaient notamment fait toute une série de portraits très colorés que j'aimais beaucoup. Quand il a été question de sortir l'album, nous avons tout de suite pensé à eux. Et c'est par l'intermédiaire de Didier Lestrade que nous nous sommes rencontrés. Nous sommes allés les voir et nous leur avons fait écouter notre album. Je crois que ça leur a plu, même beaucoup... Et ils ont été partants tout de suite. Et très vite, c'est devenu plus qu'une collaboration, nous avons été très liés. D'ailleurs Mikado et Pierre & Gilles sont indissociables, je pense.

Avez-vous accepté tout de suite quand ils vous ont mis une barbe pour la photo « Sainte Affligée »?

(rires) Oui, tout de suite! Ils m'ont tout de suite prévenue, ils ne m'ont pas prises en traître. De toute façon, avec Pierre & Gilles, soit on accepte leur idée, soit on ne la fait pas!

Avec le recul, quel regard jetez-vous sur l'aventure Mikado?

Pascale Borel © Michel AmetMikado, c'est quelque chose dont je suis extrêmement fière. C'est quelque chose d'extrêmement précieux pour moi, dans ma vie. J'y tiens beaucoup. C'est quelque chose que j'ai envie de protéger. C'est un moment particulier dans nos vies avec Grégori et ce moment doit rester tel qu'il est. Il ne faut pas y toucher. J'aurais peut-être envie de rechanter l'une ou l'autre chanson de Mikado, mais je n'ai pas envie qu'on me le demande. C'est une petite bulle très précieuse à laquelle je n'ai pas envie de toucher. Mikado, correspond à une période très particulière et relativement courte et c'est bien que ça reste comme ça... Et ce qui est bien, c'est que sur ce point, Grégori et moi sommes totalement d'accord. Ça nous est arrivé une seule fois de rechanter des chansons de Mikado tous les deux, « La Fille du Soleil » et une autre beaucoup moins connue, c'était à l'occasion d'un concert de Grégori. On l'a fait une seule fois et je pense que ça ne se reproduira pas.

Vous n'aimeriez vraiment pas reprendre l'une ou l'autre chanson de Mikado?

Si une ou deux. Notamment une, « L'Amour est un peu fragile », qui n'est pas connue du tout. J'aimerais voir ce que ça donnerait et j'aimerais surtout la faire découvrir au public. J'aimerais la refaire d'une façon très détachée de la version Mikado. Simplement comme si je reprenais une chanson de quelqu'un d'autre. Dans la même idée et le même état d'esprit que ce qu'on a fait pour « Baby One More Time », « You Can Leave Your Hat On » ou « Into The Groove ».

Vous avez réussi avec Mikado à marquer les esprits, parce que 20 ans après, le groupe est toujours aussi culte.

C'est vrai. C'est drôle. Il y a aujourd'hui des gens très jeunes, qui ont 25 ans à tout casser, et qui me parlent de Mikado... Nous avions une belle complémentarité, Grégori et moi, et ça c'est quelque chose d'assez magique. Ses musiques, ses arrangements et mes textes faisaient corps. Il y avait une belle alchimie entre nous, c'est probablement ce pourquoi le groupe reste connu aujourd'hui. Déjà à l'époque nous étions des OVNI!

Pascale Borel au Sentier des Halles © Jérémie Lefèbvre

On va terminer l'interview par quelques petites questions plus légères...

Ok!

Sur le précédent album, il était question de vache, sur le second de poisson rouge. Duquel vous sentez-vous la plus proche?

(éclats de rires) Je me sens assez proche de la vache...

Et pourquoi?

J'aime beaucoup les vaches. Je trouve qu'elles ont beaucoup de chance. J'adore les regarder à la campagne... Elles ont un regard et des yeux magnifiques. « Souvent, je rêve que je suis une vache », c'est vrai! (rires) Tandis que la vie du poisson rouge dans son bocal n'est pas très rigolote.

Il y a 6 ans, vous lisiez Kant près d'Alicante, aujourd'hui, vous êtes à Paris, vous lisez qui?

Jérémie! Vous remarquerez que ça rime aussi!
C'est Jérémie Lefèbre, dont le second roman devrait être édité cette année aussi. Je suis en pleine relecture.

Quand vous allez à la plage, faites-vous encore des colliers de varech?

Non, malheureusement, parce qu'il n'y a plus de varech... c'est dommage. Je suis obligée de me rabattre sur les colliers de coquillages...

En parlant de plage, êtes-vous plutôt falaises ou côte landaise?

Plutôt falaise.

Vous aimez toujours la sardine?

Ah oui, bien sûr, j'adore la sardine, ma p'tite boîte à combines!

Et la dernière question... Dans votre lit, préférez-vous avoir un amant ou un mari?

Je préfère avoir un amant. C'est pour ça que je ne me suis jamais mariée avec mon amant!

Propos recueillis par IdolesMag le 25 mars 2011.

-> Plus d'infos sur Pascale Borel : http://chezpascaleborel.free.fr/









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