Biographie de Oh La La

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Oh La La Photo © DR

«Ça n’me fait pas froid dans le dos », proclame avec une assurance indolente et vaguement amusée Natasha Le Jeune dans « Rendez-vous avec un salaud », un des tubes manifestes du premier album de son nouveau groupe Oh La La ! Elle n’a pas froid aux yeux non plus : en fait et pour tout dire, cette fille appartient même à la catégorie, pas si répandue malgré les apparences, de « celles qui en ont ».

Car il en faut, pour balancer ainsi sans crier gare le pur ovni qu’est ce CD : un disque à l’énergie rock, mais sur lequel on peut danser, onze chansons brutes et sexy teintées d’électronique, à la fois drivées par des rythmiques d’enfer et frappées au sceau d’une évidence pop telle qu’on se surprend à les fredonner partout, tout le temps.

Pour les amateurs d’étiquettes et autres journalistes - Oh la la ! - citons en vrac les Talking Heads et Metronomy, Devo et Animal Collective, sans oublier les Rita Mitsouko pour le côté bidouille inspirée en binôme. D’ailleurs, les chansons joliment glam de Oh La La ! sont nées de la collaboration entre Natasha et son alter-ego bassiste Benjamin Lebeau, pointure es-machines et membre de The Shoes qu’elle a rencontré trois ans plus tôt, en 2007.

Quant aux textes… Oh la la, les paroles que chante Natasha ! Elles sont en français la plupart du temps, et elle n’y va pas de main morte : « Fous le camp de là » par ici, « Fais pas ta pute » par-là, autant dire que l’auditeur se fait sacrément chahuter. « Les paroles expriment un point de rupture », explique la parolière. « Mais avec humour: je ne me prends surtout pas au sérieux ! »

Elles peuvent également laisser perplexe : qui parle, un gars ou une fille ? C’est pas clair, au point que la question posée dans l’enjôleur "Nu dans ton Jean" pourrait aussi bien s’appliquer à Natasha elle-même : «Qui es-tu toi l’androgyne? »

Quiconque a un jour vu Natasha sur scène, par exemple avec les AS Dragons dont elle fût la front-woman pendant quelques années lors de la décennie précédente, s’est interrogé : entre Fantômette et Nijinski, cette
danseuse de formation, qui comme Madonna a fréquenté l’école de Martha Graham à New York, déploie sur les planches une fascinante animalité toute en sauvagerie espiègle et ambivalence sexuelle rare –de celle qui fait les grands performers.

Parlant de performance, et puisque Oh La La ! n’a pas attendu la sortie de cet album pour en jouer les chansons sur toutes les scènes consentantes, preuve est d’ores et déjà établie que la formule trio (avec Antoine Boistelle à la batterie et Clément Fonio à la guitare) retranscrit idéalement l'énergie dépouillée et minimaliste du disque. De quoi multiplier les occasions d’écouter Natasha chanter de sa voix pointue les pratiques sexuelles les plus extrêmes, comme dans « Un poing c'est tout » (une chanson dont Philippe Katerine a signé le texte) sans perdre une once d’élégance féline.









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