Chronique de Grand Prix le nouvel album de Benjamin Biolay

26-06-2020 - 11:18.
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Benjamin Biolay pochette de l'album Grand Prix - DR

Benjamin Biolay publie aujourd’hui « Grand Prix », son nouvel album.

De l’eau a coulé depuis « Rose Kennedy », bientôt vingt ans. Le constat est rapide : Benjamin Biolay a écrit et composé tant de belles choses. Il a publié une dizaine d’albums en solo ou en duo (Chiara Mastroianni, Melvil Poupaud), a fait chanter les icônes (Juliette Greco, Vanessa Paradis, Françoise Hardy…) et a collaboré avec les plus grands (Henri Salvador, CharlÉlie…).

Chaque nouvel album de Benjamin Biolay est une expérience, une découverte, un voyage ou un concept. « Grand Prix » ne déroge pas à la règle. Après l’excellent diptyque « Palermo Hollywood » / « Volver », véritable déclaration d’amour à l’Argentine, son deuxième pays comme il le dit, BB revient avec un album concept autour du champ lexical de la course automobile, hommage aux héros de la F1, certes, mais aussi – et surtout – au sous-texte amoureux éloquent.

Autour de lui, l’artiste a réuni une équipe triée sur le volet : coté musiciens, le guitariste Pierre Jaconelli, le claviériste Johan Dalgaard, le batteur Philippe Entressangle et Pierrick Devin au mix, et quelques-unes des femmes de sa vie, Keren Ann (« Souviens-toi l’été dernier », le point d’orgue de l’album), Chiara Mastroianni (« Visage Pâle », « La roue tourne »), Anaïs Demoustier (« Comment est ta peine ? », « Papillon Noir ») et sa fille Anna, alias Bambi (« Interlagos (Saudade) » qui clôt le disque avec brio).

Dès les premières notes de « Comment est ta peine ? », qui fut le premier extrait dévoilé de l’album et qui ouvre celui-ci, le drapeau à damier est agité : « Grand Prix » sera mélancolique, il évoquera la rupture, qu’elle soit amoureuse ou pas, d’ailleurs. La peine, aussi. Rien de négatif, pourtant, juste une mélancolie ombreuse et une nostalgie heureuse, parce que si l’artiste regarde dans le rétroviseur sur certains titres (« Grand Prix », « Vendredi 12 », « Comme une voiture volée »), il laisse toujours une fenêtre ouverte sur des lendemains qui chantent et chanteront. Peut-être. (« La roue tourne »).

Métaphore d’une vie à cent à l’heure, le concept album « Grand Prix » sur lequel plane l’ombre de Michel Vaillant, héros du gamin qu’il fut, est peut-être paradoxalement l’album de BB dans lequel l’artiste se livre le plus intimement. Il s’adresse aux femmes de sa vie. À lui-même aussi. Beaucoup. La peine de Biolay est belle et grande, elle se révèle aussi douce qu’amère, parfois. Ce qui est certain, c’est qu’elle n’est jamais tiède. Elle est comme ça…

Rappelons que Benjamin Biolay repart en tournée cet automne et l’année prochaine.

Luc Dehon









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